Les papotages d’une Fan de JJG et d’une femme dans son époque : dédicace à Papotine

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Mai 2007 , une nouvelle venue vient enrichir les échanges de ce blog. Papotine déboule sur le blog avec sa fougue, son humour et des indignations. Papotine qui danse avec nous sur les musiques qu’elle aime sur ce blog. Au détour d’un billet sur les détestables glissements sémantiques, témoins d’une époque durant laquelle au nom du refus des tabous et d’un rapport décomplexé aux mots le monde politico médiatique se laissait aller à ce qui auparavant relevait de la transgression républicaine, au détour de ce billet Papotine livre son regard, ses mots, et son avis.

C’est l’occasion pour moi de découvrir les papotages de Papotine en me rendant à mon tour sur son blog. Elle a des coups de gueule qui sont repertoriés dans la rubrique « papotine râaaaaaaaaaale). Quelquefois en passant chez elle je découvre des informations qui m’avaient totalement échappées ou dont je n’avais pas perçu le sens. Dans cette rubrique elle parle aussi bien de l’ISF que la profession d’avocat, en passant par le voyage « hyper écologique » d’un ministre pour voir sur place le réchauffeemnt de la planète. Papotine raaaaaaaaaaaaaale et l’on entend en filigrane « mais de qui se moque t-on ? ». Papotine râle disséquant avec verve les incongruités de la société.

Papotine dont les mots ironiques ou exaspérés livrent son regard sur une société inégalitaire qui la fait râler. Si l’un d’entre-vous a des vélléités de faire le décompte des démissions d’un cabinet ministériel dont le symbole est une balance, foncez chez Papotine. Papoine ne se contente pas de râler, elle »papote »,  »pouffe », « voyage » etc. Si vous voulez vous faire une idée de l’univers de Papotine qui entre autres choses est fan inconditionnelle de Jean-Jacques Goldman foncez chez elle en cliquant sur le lien qui suit  http://papotins.canalblog.com/.

Elle dit les choses avec humour, fausse naïveté, second degré quelquefois. Papotine m’a fait l’amitié et l’honneur de reprendre in extenso un billet publié ici, mettant en lumière mes mots, mon regard et mon blog.

Merci Papotine pour ce que tu apportes par tes mots parsemés ça et là sur mon blog, pour ce que tu livres sur le tien. Et comment ne pas rendre un hommage appuyé à madame le présidente du fan club le plus select de notre siècle.

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Je t’embrasse

Petite dédicace en espérant avoir fait le bon choix. C’est un chanson de JJG que j’aime et qui me touche depuis bientôt vingt ans.

Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars

http://www.dailymotion.com/video/1358wakrKqWmz2Hls



15 octobre 2007 : il y a 20 ans Thomas Sankara…

sankaraarticle.gif picture by maddyspace Le 15 octobre 1987, un seïsme d’une magnitude indicible secoue les fondations des espérances de bien de jeunes africains d’Afrique ou de la diaspora. Un homme est mort et avec lui nous avons l’impression que c’est le rêve d’une Afrique différente qui sinon est mort, tout au moins est entré pour un moment dans un coma profond. Dans une Afrique dont les voix dominantes sont celles de Houphouet Boigny, Omar Bongo ou Abdou Diouf, la voix dissonante de celui qui vient de succomber suite à un coup d’état aux ramifications suspectes avait allumé des espérances dans une grande partie de la jeunesse négroafrcaine. Thomas Sankara dont la voix résonnait pour secouer les jougs du paternalisme et de la vassalisation subséquente. Thomas Sankara est mort. Avec lui des rêves d’Afrique semblent être tombés sous les coups de boutoir de l’immobilisme d’une certaine Afrique, celle que l’on ne veut plus voir. Thomas Sankara est mort.

 

Thomas Sankara figure du changement comme pour d’autres la figure réecrite d’Ernesto Che Guevarra. Thomas Sankara, une figure marquante pour les africains de ma génération, probablement mythifié par nos attentes et nos espérances de changements dans une Afrique livrée aux proxénètes institutionnels habillés en chefs d’Etats qui vendent l’Afrique au plus offrant et pérorent dans les sommets des Nations Unies en prétendant parler au nom de ceux qu’ils ne connaissent pas, et qui de surcroît ne les intéressent pas : nous peuple d’Afrique. Au milieu du requiem joué par les sinistres musiciens d’alors, la voix de Sankara apportait une dissonance qui nous était mélodie d’espérance.

 

15 octobre 1987 de sinistre mémoire.

 

Thomas Sankara est mort, et son successeur a rejoint l’orchestre funeste. Le requiem s’est enrichi. En entendez-vous le son au Libéria et en Sierra Léone ? Thomas Sankara est mort, emportant avec lui pour longtemps notre rêve d’Afrique. Depuis son retrait forcé de la scène des vivants, aucune autre voix ne s’est élevée sur la terre mère avec la même force, avec la même audience, avec le même impact, une voix qui ait les résonnances de celle de Thomas Sankara. J’ai conscience que « mon » Thomas Sankara n’est qu’un aspect, une facette de celui qui a pendant quatre ans dirigé le pays baptisé après son accession au pouvoir Burkina Faso (le pays des hommes intègres). Je me souviens du temps où j’étais étudiante (il y a bien une demi éternité Clin doeil), j’avais un camarade de fac qui venait du Burkina Faso et qui habitait dans un foyer d’étudiants du Burkina dans le 20ème arrondissement de Paris. Nous faisions souvent la route ensemble, habitant moi même le 20ème. Son regard sur Sankara, de même que celui d’autres étudiants du foyer en question, était différent du mien et de celui d’Africains des autres nations que je connaissais. La manière dont Thomas Sankara mettait en oeuvre ses idées nobles au demeurant était vécue de l’intérieur par plusieurs comme despotique et brutale. Cette appréhension de l’homme par certains de ses compatriotes m’a donné un autre regard pour sortir du rêve et réfléchir à la réalité de l’apport de cette figure politique qui reste majeure bien que n’ayant occupé sa fonction présidentielle que durant quatre années. L’intérêt de cette nécessaire confrontation entre le mythe et le réel est que l’on peut quitter le terrain de la tentation de la déification ou « l’angélisation » d’un homme pour en sonder l’apport sur le terrain des idées.

 

Consciente que la frontière entre le mythe et la réalité est des plus labiles je vous laisse découvrir la voix de Sankara telle qu’elle a résonné à nos espérances. Quelle qu’ait été la probable complexité de l’homme assassiné le 15 octobre 1987, il n’en demeure pas moins que sa voix a été une voix salutaire et c’est une voix qui inspire, et qui, si on la laisse résonner inspirera encore des générations d’humains avides de libertés.

 

Je vous laisse découvrir Thomas Sankara à la tribune des nations unies le 4 octobre 1984. Force est de constater que (« malheureusement ») son discours est d’une incroyable actualité. Vous comprendrez aussi pourquoi sa voix a résonné si fort et résonne encore magnifiquement dans une jeunesse qui rêve de secouer tous les jougs qui annihilent nos libertés d’être et de faire.

 

Hommage à Thomas Sankara mort à 38 ans. Thomas Sankara, une voix qui continue à compter, une voix qu’il est bon et utile de réentendre, une voix qui inspire par delà les frontières de l’Afrique et de l’africanité.

 

Un homme est passé, le rêve continue. thumbsanka03.jpg picture by maddyspace

 

Discours de Thomas Sankara du 4 octobre 1984 aux Nations Unies

 

(trouvé sur le site d’Afrikara.com : http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=260)

 

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part.
Je parle
au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal
.
Je souffre
au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame
au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste
et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.
Je parle
au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.

 

Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.
Je parle
au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants
de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.
Je parle aussi
au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim
et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système. .
Je parle
au nom des artistes – poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs – hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

 

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

 

 

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

 

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

 

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim…

 

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

 

Photos trouvées sur : http://www.thomassankara.net/galerie/

 



Le métissage est mon pays et mes racines plongent dans la terre du Cameroun

Les fidèles visiteurs de ce blog que je remercie ont lu cet article au mois de janvier. J’ai envie de le faire remonter juste pour permettre à ceux qui nous ont rejoint en cours de route de découvrir cette part de moi qui m’est essentielle. Les racines… C’est étonnant combien ce qui ne se voit pas est fondamental. Un chêne ou un baobab sans racines c’est un arbre mort. Les racines de ces arbres immenses ne sont pas ce qui frappe le regard au premier abord mais sans elles il n’y aurait rien à regarder. Mes racines me sont essentielles. Me rappeler d’où je viens et qui je suis m’aide à rester constante dans le changement, à ne pas avoir peur de l’altérité car je la vis comme dispensatrice d’enrichissement. Le monde est en mouvement vers le metissage, je suis dans ce mouvement sans crainte parce que ce qui ne se voit pas nécessairement est profondément ancré en moi et m’ancre profondément dans le monde dans lequel j’ai le privilège de passer. Bonne lecture à vous mes amis et je vous envoie une salve de pensées amicales. Oui oui une salve (hi hi).

 

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« Je suis né quelque part Laissez moi ce repère

 

 

 

Ou je perds la mémoire « 

 

 

Maxime Leforestier

 


Ce soir je me laisse aller à une certaine nostalgie. Elle n’est pas mélancolie. Mais en prenant le temps de parcourir les sentiers de la mémoire, ils me conduisent par delà les océans, dans le pays où je suis née, au centre de l’Afrique. Mon pays. Mon cher pays appelé « Afrique en miniature » parce qu’on y retrouve tous les micro climats de l’Afrique. C’était le temps de l’innocence, le temps de l’enfance. C’était le temps où les rêves n’avaient ni frontières ni limites. Je grandissais dans mon pays natal et le monde m’appartenait. Tout était possible, je vivrais où je voudrais et rentrerais toujours chez moi. Les chemins de la vie ont donné un cours différent à ma vie et je me souviens. Je me souviens des comptines qui ont accompagné mon enfance. Je me souviens des bruits du voisinage. Je me souviens des ballades en famille pour regarder les courses de pirogue sur le pont du Wouri, le fleuve qui nourrit la ville de Douala. Il y avait les fêtes traditionnelles auxquelles nous prenions part vêtus de pagnes pour les hommes et de grandes robes aux couleurs chatoyantes pour les femmes. Je me souviens et ma mémoire voyage… Le Cameroun, mon pays que nous chantions le lundi avant la classe.

 

 

Si loin de moi physiquement et dont « l’exil » m’éloigne. Il change et je change et j’ai peur qu’on se perde en route lui et moi. Vivre loin de chez soi a forcément un coût parce que loin du pays l’on change et ceux qui restent changent aussi. C’est étrange la situation du migrant. Il n’est plus tout à fait de là-bas, et pas tout à fait du pays d’accueil. Il habite un nouveau pays celui de l’exil s’il s’abandonne à la mélancolie, ou celui du métissage s’il décide de rendre positif le vécu migratoire en choisissant de s’ouvrir à l’autre pour le recevoir et s’enrichir de la multi culturalité.

 

Le métissage est riche parce qu’on est le fruit de deux races, de deux cultures, de deux mondes différents, et l’on est riche de deux regards. Il devient crise quand l’on se laisse happer par un côté en niant l’autre, le rejetant comme s’il fallait choisir l’un où l’autre. Dans la migration on change forcément et si l’on fait le choix de ne pas regarder la nouvelle culture comme destructrice de son identité fondamentale on peut s’enrichir d’elle.

 

Ce que j’aime dans mon pays à moi, à « Métisland », c’est que l’on peut faire le choix de ce qu’on laisse entrer en soi. On peut choisir ce qu’on trouve bon, grand, et s’en inspirer et l’on est armé pour résister à ce qu’on trouve négatif. Bon je vous le concède, on ne contrôle pas tout. Quand je suis au Cameroun et que je parle avec les gens là-bas, très vite je suis dévoilée on sait que je ne suis plus tout à fait de là-bas. Mon accent me trahit (sourire) et pas seulement mon accent. On change au contact du pays d’accueil.

 

Le métissage culturel me permet de côtoyer les grands esprits occidentaux et cette découverte me donne envie de creuser encore plus ceux qui ont marqué l’histoire culturelle de ma terre natale, Mama Africa. Ce métissage est riche et n’est pas schizophrène parce que sachant d’où je viens, mes racines étant solidement ancrées dans ma terre, je n’ai pas peur de me perdre en m’ouvrant à l’autre. Tout ce que j’ai à y gagner c’est de m’enrichir de la différence de celui qui me reçoit.

 

Entre la terre d’exil et la terre métisse j’ai fait mon choix. Mon pays c’est le métissage et mes racines plongent en profondeur dans la terre d’Afrique, au Cameroun. « O Cameroun berceau de nos enfances, va debout et jaloux de ta liberté »

 

Ce sont les premiers mots de l’hymne national du Cameroun.

 

 

 

 

Cameroun o mulema wuma yese ponda yese (le Cameroun au cœur toujours, partout) Chante Etienne Mbappe (chanteur à découvrir http://www.etiennembappe.com/).

 

C’est le chant de mon cœur pour le pays dans lequel j’ai grandi et ai été construite dans une atmosphère dans laquelle l’amour était l’oxygène. Mon Cameroun. En cliquant sur le lien ci-dessous vous pouvez rencontrer la terre de mes racines.

 

http://www.souvenirducameroun.com/

 

 



La délicatesse dans le regard et au bout des doigts : dédicace à Fleur de Sel

cadremagnifique.jpg picture by maddyspace 

Le blog «  Un Autre Regard  » est né en septembre 2006. Je faisais mes premiers pas dans un univers dont je ne connaissais pas les règles. J’avais envie de partager des choses, mon regard sur les choses, d’échanger. Mais échanger avec qui ? je ne savais pas comment nouer l’échange avec d’autres bloggers et encore moins avec des visiteurs de passage. Comment inciter les personnes à déposer un commentaire pour entamer un dialogue ?

Pendant de nombreux mois ça a été le calme plat et s’il y a eu des visiteurs, ils sont passés sans rien laisser comme trace de leur passage. Je continuais d’écrire sans grand espoir d’être lue. L’écriture ayant une dimension cathartique quelques fois,écrire n’était pas en ce sens une perte de temps. 

Au début du mois de janvier les choses ont commencé à bouger. J’ai eu des visites qui ont commencé à établir un échange. Le blog de Fleur de Sel je l’ai découvert au tout début du mois de janvier en passant chez Marie Christine et c’est ainsi que j’ai découvert un univers magnifique avec des photos qui depuis ne cessent de m’éblouir. Je n’ai pas eu besoin de me forcer pour y retourner.

En effet Fleur de Sel pose un regard magnifique sur le monde et nous le restitue en photos de manière sublime : une plage, un coquillage, un château de sable, le ciel, une fleur rose2.jpeg, etc. se nimbent de poésie devant son objectif et nous livrent des facettes invisibles avant. Le regard de l’artiste, le regard de celle qui a la sensibilité d’approcher la verité des choses telle que perçue par elle.  Elle me donne sans cesse l’impression de redécouvrir des choses que je croyais connaître parce que son regard aura eu la délicatesse de s’attarder sur une pierre, sur une fleur, sur un mouvement de la mer…

Quand je regarde ses photos j’ai l’impression d’entendre chanter la nature. La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. La nature est belle dans le regard de Fleur de Sel. Il y a de nombreuses photos de bord de mer et aussi du ciel. J’aime regarder le ciel au travers de son regard. Il livre des langages surprenants de beauté, de poésie.

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Les nuages et le soleil entament un ballet au rythme d’une berceuse magnifique qui invitent à rêver alors qu’on ne dort pas encore. Quand on regarde ses photos, on a envie de lever les yeux.

En plus de faire de magnifiques photos Fleur de Sel elle peint des tableaux que je trouve magnifique. Je n’ai pas les mots et encore moins la compétence pour parler de peinture, mais je sais quand mes émotions sont touchées. Voyez vous-mêmes la poésie qu’il y a dans les escaliers qu’elle peint. Voyez vous comme moi ce voile de délicatesse ?

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 Dans tout ce que je vois chez elle j’ai le sentiment que le point commun est la délicatesse. La délicatesse d’un regard qui effleure sans agresser les sujets qu’elle restitue en peinture ou en photo. La délicatesse d’un regard qu’elle pose sur les autres et que l’on retrouve dans ses interventions d’un blog à l’autre. Fleur de Sel est une de ces belles rencontres dont on se dit qu’en franchissant le mur du virtuel on pourrait l’avoir pour amie. Elle fait partie de ces personnes dont j’ai appris à attendre la visite comme on attend la visite d’un ami sachant que même en une seule phrase ce qu’elle offrira par ses mots fera du bien. Je ne peux pas prétendre la connaître mais le peu que je perçois d’elle me laisse une impression de douceur et de délicatesse, en accord avec le Petit nid douillet qu’est son blog. Je vous encourage à vous y rendre et vous ne devriez pas en être déçu(e)s : http://fleurdesel.unblog.fr/

Merci à toi Fleur de Sel pour tout ce que tu m’a apporté par tes visites quasi quotidiennes, parsemant ça et là les billets de tes commentaires. Merci pour tes encouragements à la lecture de mes poèmes et de mes nouvelles. Merci d’avoir reçu avec une belle ouverture d’esprit les musiques que je voulais partager. Merci d’avoir voyagé à la rencontre de mon Cameroun natal. Merci pour la beauté et la poésie qui s’offre à mes regards toute le fois que je me pose chez toi. Tu es pour moi, et je l’ai dit bien des fois, une belle rencontre.

Je t’embrasse et t’adresse mes pensées les plus amicales et en t’offrant un moment de musique avec ma Gladys à mouahhhhhhhhhhh ! J’espère que tu apprécieras : Gladys Knight : I don’t want to know

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Kurt Carr and Singers – Awesome Wonder

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Je suis toujours là…

Merci à TOI.

Kurt Carr and Singers – Awesome Wonder 

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Des traits entre les points d’une identité en pointillés

Bonjour à vous,

Comme convenu en cette période anniversaire, entre deux dédicaces à vous mes chers convives, je fais remonter des billets anciens. Celui ci date du 25 décembre dernier. Les questionnements qu’il aborde m’apparaissent fondamentaux pour la construction de soi dans l’expérience de l’ailleurs. Qu’en pensez-vous ? Je serais heureuse d’avoir vos impressions sur le sujet. Bonne lecture à vous et bonne journée. Amitiés.

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Une anecdote que m’a racontée mon cousin me revient ce soir. J’ai des cousins qui ont passé une partie de leur enfance à New York. Leur papa haut fonctionnaire dans une organisation internationale avait été envoyé là-bas et il s’y était installé avec toute sa famille. Mes cousins vivaient en milieu protégé, allant à l’école avec les enfants de parents au profil professionnel proche de celui de leur père. Ils portaient un uniforme soooooooooooo british !!! L’un de mes cousins m’a raconté un jour une histoire qui à l’époque m’a effarée et qui aujourd’hui m’interpelle. En effet, la lecture que j’ai de cette anecdote perçue alors est insolite est, par la force des choses différente.  Et de vous à moi, heureusement que j’ai changé il paraît qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.  Bon revenons à l’anecdote : mon cousin m’a raconté le choc qui avait été le sien le jour où il a réalisé qu’il était noir et le séisme que cela a été pour lui. Je crois comprendre qu’à l’époque il ne se posait la question de sa race, il était un enfant parmi d’autres enfants, probablement majoritairement blancs mais avec qui il avait une identité commune. Et là, patatras ! Au détour d’un programme de télé, sa négritude lui explose en pleine figure et son assomption se révèle dramatique. Cette nouvelle réalité qui est entrée en lui avec violence ressort par des flots de larmes. L’entendre me raconter cela m’avait été bien étrange. En effet je ne me souvenais pas d’un moment au cours duquel j’aurais réalisé j’étais noire. Je l’étais un point c’est tout. A bien y réfléchir, cela a dû m’arriver, ne serait-ce que par la prise de conscience de l’altérité de ceux qu’on appelait les coopérants. Si je ne m’en souviens pas, c’est probablement parce qu’il n’y a pas eu de séisme. Des référents positifs noirs j’en avais. Je grandissais au cœur de l’Afrique, dans une famille faite de personnes fières et à mes yeux intelligentes (parents, oncles, tantes, amis de parents, parents d’amis) qui étaient les projections de l’adulte que je n’avais pas peur de devenir. Mes cousins étaient dans un environnement différent et l’image qui leur était renvoyée notamment par les médias de ceux de leur race était telle qu’ils ne pouvaient probablement pas s’identifier à eux. Leurs héros étaient Superman, Spider Man, l’homme qui valait trois milliards et que sais-je encore. Ils n’avaient probablement aucun référent idéal positif de cette race là, tout au moins dans les médias auxquels ils avaient accès. Ils n’avaient pas l’âge de voir les films « noirs » des années 70 avec Pam Grier, Jim Brown, Richard  Roundtree ou Fred Williamson. Une des figures positives noires de la télé dans les années 70-80 était « Huggy les bons tuyaux » un informateur de la police !!!!!!!!! Bon concédons que le commissaire Dobey était noir et c’était d’ailleurs à l’époque un sacré pas en avant, pour autant que je le sache, dans la scénarisation de la figure du noir à la télévision américaine. 

N’est-il pas étrange qu’un enfant de cinq ans peut-être, dont les parents et les frères et sœurs sont de race noire ne se les soit pas appropriés comme tels ?  Comment est-il possible que sa négritude lui ait explosé en pleine figure comme une surprise et comme un drame ? 

Aussi bizarre que cela puisse paraître c’est non possible mais tout à fait compréhensible et explicable : les enfants, plus que d’autres ont besoin de héros, de figures positives auxquels s’identifier, de héros qui les tirent vers le haut, des héros qui leur donnent envie de se dépasser, des héros qui les ouvrent à un idéal.  Cet enfant était dans un environnement dans lequel les héros positifs étaient sinon tous, au moins majoritairement blancs. La représentation qu’on lui donnait des noirs symbolisait l’échec, l’incapacité à accéder au « rêve américain » et s’identifier à cette représentation du noir voulait dire s’identifier à l’échec. Il ne le voulait pas, il ne le pouvait pas le conceptualiser mais il se refusait à embrasser cette représentation et se voir comme ceux qui défilaient sous ses yeux via la télévision, voire les informations. Il a grandi depuis et vu depuis ma lorgnette il semble épanoui et heureux d’être celui qu’il est.  Heureusement pour lui n’est-ce pas ? 

Cette histoire qui m’est revenue bien des années après qu’elle m’ait été contée  me fait réfléchir à l’importance d’enraciner nos enfants dans leur histoire, dans l’histoire de ceux qui les ont précédé. A  l’importance de leur raconter l’Afrique,
la vraie.  Pas celle caricaturée par ceux qui ont intérêt à n’en faire qu’une terre de laissés pour compte de tout ce qui est positif. L’Afrique est porteuse d’une histoire riche et pleine de trésors enfouis qu’il nous appartient d’aller chercher pour nous en saisir et aussi pour la raconter aux enfants Leur raconter leurs racines, leur parler des richesses, de la sagesse et leur dire que porter leur africanité n’est pas porter une tare. Etre descendant d’Afrique c’est porter l’héritage riche et varié d’un continent certes meurtri, blessé, souvent pillé mais qui peut porter avec fierté son passé. Les afro américains et autre afro caribéens peuvent aussi regarder leur passé avec fierté. Ils n’ont même pas besoin de plonger dans
la lointaine Afrique mais regarder à ce que ceux qui les ont précédé et à ce qu’ils ont apporté à l’humanité. 

Nous avons le privilège d’avoir été précédés par quelqu’un comme Cheikh Anta Diop qui par ses recherches a pu scientifiquement démontrer l’antériorité des civilisations nègres et dont nos pouvons sonder les écrits. D’autres chercheurs ont prolongé sa pensée et il ne tient qu’à nous d’en faire une lecture critique et encourager les enfants à s’instruire pour construire leur esprit critique et se construire. Si l’Afrique courbe l’échine face au savoir c’est parce qu’elle s’est voilée ou s’est laissé voiler  la vérité quant à sa participation au progrès de  l’humanité. Soyons encouragés à sonder nos racines pour nous construire. Nous construire pour nous et non contre d’autres, nous relier à notre histoire écrite jusqu’ici en pointillés et mettre enfin des traits entre les points de notre identité. 

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Dédicace à Enroel – Livrer des bouts de soi à en visitant la mythologie

rosespourunepersonnespciale.gif picture by maddyspaceAu mois d’avril, le blog a eu le privilège de recevoir un monsieur nommé Enroël. Il s’est signalé à nous en laissant un commentaire sur un poème mélancolique «  pluie et pleurs  »

Les mots du poème disaient :

« Pluie et pleurs un cœur se meurt

D’avoir aimé et espéré

Elle a eu foi elle s’est trompée

Les mots se hissent et puis s’abîment

Au bord des lèvres au bord de l’âme […]« 

 

Et sans forcer le trait, en une phrase il a livré une sensibilité qui allait se confirmer avec le temps. Avec Arnaguedon (The Cat), il est de ces messieurs qui m’ont fait l’amitié de prendre le temps de lire les nouvelles et les poèmes publiés sur le blog. J’ai pu voir la réceptivité de mes mots par des personnes du sexe opposé. Ils me montraient par leurs réactions que ce que j’écrivais n’était pas hermétiquement réservé aux femmes et aux filles. Ou alors sont-ce simplement des hommes qui laissent la part féminine de leur être saisir des mots jaillissant d’un incurable cœur de fille ? Je n’ai pas la réponse mais je sais que cette réceptivité m’a encouragée. Je me souviens aussi de Saxifrage (qui a fermé son blog et) qui recevait mes nouvelles avec un regard bienveillant. Il y avait Marc (moins présent sur la blogosphère) qui m’offre sans cesse un regard bienveillant et gentil que je sais ne pas mériter. Comment pourrais-je ne pas remercier ceux qui sans le savoir m’ont tant apporté et m’apportent encore ? Merci à vous messieurs, et les dames ne sont pas oubliées. Je suis reconnaissante des progrès dans l’écriture que je vous dois. Merci Enroel pour tes encouragements à publier, tes enthousiasmes précieux pour l’auteur en herbe (voire en pissenlit) que je suis. Je sais te devoir un exemplaire dédicacé de mon premier roman ou recueil publié. Comment ne pas avoir la tête à l’envers ? Grâce à toi Enroel et à quelques autres sur le blog j’ai pu embrasser un rêve que je n’osais plus faire, que j’avais laissé enfoui dans les méandres d’une enfance sous l’équateur. Oser rêver, réapprendre à rêver sa vie autrement. Merci à vous mes amis.

Le blog d’Enroel sur lequel je teste à chaque visite mon seuil d’incompétence (et il est bas si vous saviez à quel point ! ! ! hi hi…) est un blog riche d’anecdotes mythologiques. Il raconte à la manière d’un feuilleton (suspense garanti, frustration pour ceux qui n’ont pas compris que la patience est une vertu. Mais pourquoi vous me regardez tous  comme ça ?) les héros mythologiques Grecs, Egyptiens et Nordiques. Il raconte ses voyages et ses voyages intérieurs. Consciemment et quelquefois non, en portant ses regards sur des héros de ces mythes fondateurs de la civilisation dans laquelle nous évoluons sa sensibilité affleure. On le découvre dans ses sympathies pour certains héros. Sa façon de raconter Freya que j’ai découverte chez lui (un puits d’inculture je suis vous dis-je. Ca frise la correctionnelle mes amis d’autant qu’Enroel peut témoigner de la récidive dans le cas d’espèce. Hum hum mon ADN et moi allons nous mettre au vert quelques temps hi hi ! ! ! !) dévoilent un homme qui porte sur la femme, sur les femme un regard respectueux que l’on avait perçu ça et là sur ce blog et chez Pivoine par exemple. Je ne saurais trop vous encourager à faire un tour chez Enroel pour découvrir la mythologie par son regard et par là même découvrir un peu de que cet homme sensible veut offrir de lui. Ecoutez par quels mots vous serez accueillis sur son blog :

«  En Langue Sacrée de l’Egypte Ancienne, « ir herou nefer » a pour traduction « faire un jour heureux » . Cette expression courante signifie qu’on accomplit un jour à la fois bon, beau et parfaitement réussi.

Je suis heureux de vous accueillir ici. J’espère que vous y passerez un bon moment. N’hésitez surtout pas de me laisser votre avis, vos impressions et vos remarques! Puissent mes lignes, embellir vos journées…  »

Comment résister à une telle invitation n’est-ce pas ? A bientôt chez Enroel en allant sur le lien : http://irherounefer.over-blog.com

Bises à toi ami et merci d’accueillir avec bienveillances mon immense méconnaissance de ce dont tu parles. Et j’en apprends des choses…

Malaïka

Ps : te souviens tu qu’en avril tu as dit : «  moi aussi je veux une dédicace  ». Il en a fallu du temps n’est-ce pas ? Je ne connais malheureusement pas tes goûts musicaux, alors je te fais un clin d’œil au second degré. Je regrette de n’en savoir pas plus. J’espère que tu apprécieras le clin d’oeil et, connaissant ton respect pour l’Egypste que ce clin d’oeil ne t’offusquera pas.

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Dédicace à Pivoine – Le talent de la légereté des mots pour dire des choses profondes

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Au mois de mars dernier, en passant par le blog de Marie-Christine, Pivoine a fait son entrée parmi les visiteurs réguliers du blog. Elle avait été retenue par un billet qui parlait de prolonger le rêve de Martin Luther King. Le rêve du pasteur King était entre autres choses le suivant :

« Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve que, un jour […] les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve ! »

Il se trouve que ce rêve, relayé par ce billet a retenu l’attention de la Piv pour la bonne raison que parce que c’est aussi le sien. C’est le rêve qu’elle communique à ses enfants. Pivoine qui s’indigne quand devant l’école de son fils elle découvre qu’un homme d’origine maghrébine, un homme qu’elle trouve plein de délicatesse,  est victime de discrimination. Pivoine qui sort de ses gonds quand elle réalise que la discrimination frappe l’école maternelle. Pivoine dont l’histoire personnelle lui a permis la rencontre et la cohabitations d’idées et de convictions différentes. Une école du respect et de la tolérance. Pivoine qui laisse le contact de l’autre mettre de l’huile dans les rouages de sa vie, cette huile, née au pressoir de la confrontation des univers, qui permet de mieux faire coulisser nos portes intérieures qui, si on les laisse ouvertes laissent entrer l’autre avec ses richesses et sortir de nous les préjugés et autres entraves qui empêcheraient la rencontre. Pivoine est quelqu’un de relationnel. L’atmosphère qui règne sur son blog, la manière dont elle raconte les choses, la manière dont elle se raconte témoigne d’une femme ouverte aux autres, sympathique et pétillante. Elle a des délires surprenants et des indignations paroxystiques. Je me souviens de la colère non retenue qu’elle a exprimée quand elle estimait qu’il y avait en un homme politique en pleine campagne présidentielle une insultante imposture à instrumentaliser le rêve de Martin Luther King. J’entends encore son indignation écrite ou parlée alors qu’outrée elle répétait à l’envi combien elle trouvait honteuse cette «  récupération  ». Mais Pivoine telle que je la perçois n’est pas que ça. Elle écrit des billets plein d’humour et de pêche dans lesquels elle raconte sa vie de maman, de maman célib, de femme,. Une vie avec ses moments ensoleilés et des moments plus sombres sans pour autant verser dans le pathos. Elle raconte ses rencontres avec des humains ou avec des idées, elle nous invite dans ses voyages réels ou intérieurs. Elle parle de ses aventures avec son cercle d’amies dont elle décline l’identité sous des pseudonyme empruntés aux Desperate Housewives.

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Si vous voulez connaître laquelle des desperate est la Piv, je ne vois qu’une solution : http://www.liliroseangel.com/un clic de souris et ensuite vous naviguez sur son blog. Si vous trouvez laquelle est Pivoine, pourquoi ne pas nous le dire en commentaire de ce billet qui lui est dédié ? Il y a un billet qui m’a particulièrement bouleversée, c’est le billet qui lève le voile sur la blessure qui a donné son nom à son blog. Un nom donné comme une affirmation de vie face à l’indicible. Pivoine c’est de l’énergie, de la tendresse, une grande curiosité des gens et des choses. Elle a une soif de savoir et de connaître et s’y attelle avec une touchante gourmandise. Cette capacité de s’émerveiller que beaucoup perdent en prenant de l’âge, elle l’a encore et c’est beau. Je vous encourage à lui rendre visite sur son blog à la vitalité renversante.

Merci à toi Pivoine pour ce que tu as apporté à ce blog en offrant un regard forcément militant : militant de la vie, de la fraternité. Merci pour ta réception de mes écrits et tes encouragements à publier. Merci d’avoir été la première à faire une recherche pour me suggérer un éditeur. Merci pour la sincérité de tes interventions : outrées, touchées, amusées, merci. Je suis heureuse que passant chez Marie-Christine tu aies eu envie de passer ici et de te poser. Je te souhaite, ainsi qu’à tes trésors de belles choses dans tous les domaines de vos vies. Du bonheur aussi pour leur papapouf. Je vous souhaite des bonheurs en majuscule. Et des voyages en bus instructifs. Et puis comment ne pas faire une spéciale dédicace une une personne qui s’est lancée à la recherche de Denzel Washington rien que pour moi ?  Je suis votre obligée chère amie (révérence digne des siècles passés…aïe mon dos !).

Je te propose Piv un petit voyage vers le passé, au temps de ton adolescence, le temps où tu aimais George Michael. J’espère que tu aimais cette chanson aussi et que tu auras plaisir à l’écouter : Faith

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                                             3051.jpegavatarpiv.pngje_suis_contente_de_te_connaitre.gif picture by maddyspaceGros bisous Pivoine et merci de t’être arrêtée ici.

Ps : tu les entends d’ici se demander ce que fait Harry Roselmack sur un billet consacré à Pivoine ? Mais de quoi je me mêle dis ?!? (rires).



Dédicace à une jeune femme sensible : Nadège V.

amitispasdefrontires.gifQu’on se le dise « l’Apartheid ne passera pas par moi ». Si en lisant l’interminable billet consacré à l’anniversaire du blog, certains se sont figuré que le monde ici était partitionné en bloggers et non bloggers, une seule réponse « que nenni » ! Ma pensée est d’honorer chacun de vous, vous qui faites vivre cet espace, bloggers ou non.  Il va de soi que l’estime n’est bien entendue pas proportionnelle à la longueur du billet.Clin doeil Qu’on se le dise avant de se mettre en quête de quelque boudoir pour y cacher son dépit (hi hi). La longueur du billet dépend de quelques facteurs : l’état de forme, l’heure de la rédaction, l’irruption d’une crise aigüe et incoercible de logorrhée. Nous sommes d’accord ?Rire

 Un matin de mai, un commentaire sensible et généreux fait exister sur le blog une personne dont depuis j’apprécie les visites. Savez-vous qui nous a mises en contact ? Seal. Oui vous ne rêvez pas. Je n’ai pas dit Mylène Farmer, juste Seal, sans intermédiaire. Décidément la musique aura conduit ici bien des personnes et m’aura occasionné de jolies rencontres. Nadège cherchait les paroles du chant Love’s divine : je dois réécouter cette chanson en urgence, il y va de l’équilibre de l’écosystème et de l’alignement des planètes. Ai-je besoin de préciser que je n’ai pas, mais alors pas du tout le sens de l’exagération Clin doeil? Et ce sens inexistant de l’exagération se couple avec une digressite aiguë (souffrez que je m’autorise quelques néologismes privilèges nés d’une langue qui n’est pas encore figée dans quelque immutabilité). Reprenons le fil du billet. Nadège cherchait les paroles du chant dont je n’ose plus citer le titre de peur qu’il ne provoque en moi quelque pâmoison. Tout compte fait je vais prendre le risque pâmoiser (si ce n’est pas faire vivre une langue ça hi hi) et écrire ce billet en écoutant le fameux Love’s divine. Caramba et carambistouille v’la t’il pas que je plane. Ce billet est écrit au cœur des étoiles. Effet consommation abusive de moquette ? Mais non !!! Juste les effets de la musique et de la voix de Seal. Quand la musique me touche elle me transporte et je m’envole. Bon comme je suis généreuse je met la vidéo au cœur du billet comme ça vous pouvez lire en musique et me rejoindre dans les étoiles.

 http://www.dailymotion.com/video/5Gm2whrwORGtodA4F

«  Love is what I need to know my name […] Love can help me know my name.  »

Cette phrase me met la tête à l’envers parce qu’il raconte ma plus belle histoire. Mais ce n’est de moi qu’il est question dans ce billet. Revenons à Nadège et Seal. La voix de Seal a conduit Nadège a chercher les paroles du chant sur Internet. Sa recherche la conduit sur cet espace et heureusement pour moi les mots qu’elle y rencontre lui donnent envie de revenir. Nous nous découvrons hors Seal quelques points de convergence d’appréhension du monde. Nous avons consciemment ou non hérité d’un rêve qu’a fait en son temps MLK, celui d’une humanité fraternelle dans laquelle la couleur de la peau ne serait plus exclusive de l’autre. Un monde dans lequel on ne définirait pas l’autre sur la base unique de sa couleur, mais dans lequel cette dernière ne serait qu’une information au milieu d’autres de ses caractéristiques physiques. Nadège caucasienne dont les racines se trouvent aussi bien en Italie, en Allemagne, en France et en Flandre. Métisse européenne et ouverte sur le monde, qui accueille l’autre dans ce qu’il est et dans ce que son cœur propose. Malaïka l’africaine, dont les racines plongent dans les profondeurs de son Cameroun natal mais métisse par l’entre-deux (voire les entre-deux) culturel(s) dans lequel elle a baigné depuis sa naissance et vit. Par ailleurs nécessairement métisse parce que n’en déplaise aux chantres d’un Apartheid mental le métissage du monde est le sens de l’histoire. Merci à Seal qui a permis la rencontre de nos deux métissages et qui nous permet de participer ensemble à un arc en ciel fraternel. Je t’apprécie Nadège bien plus que ce que peuvent dire les limites de mes mots et je suis heureuse que tu aies envie de revenir déposer des bouts de toi qui nourrissent ces bouts de nous qui parsèment ce blog.

Tendresses à toi princesse dont la pierre précieuse du cœur est une matière magnifique pour livrer un joyau aux mille facettes parmi lesquelles l’amour, la fraternité, le respect.

Encore deux chants que tu aimes…

 Balavoine : Tous les cris les Sos

 http://www.dailymotion.com/video/2RSGR1JNo7lBIeyJH

 Manatthan Kaboul : Renaud & Axelle Red

http://www.dailymotion.com/video/OAqoukHsn2w0FaeiQ

bisou.jpg image by maddyspace



Combattre pour la dignité de l’humain : le combat permanent de Nelson Rolihaha Mandela

Je fais remonter un hommage à un homme que j’admire profondément, un homme dont la vie m’inspire, un homme en majuscule qui a su apprivoiser les tentations de la vengeance et de la haine pour embrasser la paix et la réconciliation. J’ai envie en cette période d’anniversaire du blog de mettre en lumière une vie que la haine de l’autre avait mise à l’ombre 27 années durant, un homme qui de sa prison projettait des rayons de lumière et d’espoir sur ceux qui espéraient en la restauration de la justice. Son peuple l’appelle affectueusement Madiba. Je l’appelle Madiba…

madibaetunenfant.jpg picture by maddyspace

 » Unanimement cité comme la personnalité la plus admirée au monde , l’ex-leader de la lutte anti-apartheid s’implique aujourd’hui dans la lutte contre le sida. « 

J’ai lu cette phrase dans un article d’un journal gratuit de la semaine dernière. Et j’ai en envie de parler de Lui, cet homme qui m’impressionne.

Pour ceux qui me connaissent où qui fréquentent cet espace depuis quelques temps savent que j’ai pour Nelson Mandela une admiration sans bornes et un profond respect. Il fait partie de ces hommes (j’utilise le mot homme dans son acception générique) qui m’inspirent et me donnent envie de me dépasser et d’espérer encore en une humanité plus belle. Que dire de cet homme qui a pris à bras le corps de combat pour la dignité de l’homme en Afrique du Sud. Il n’y a pas si longtemps, en Afrique du Sud, le fait d’être de race noire interdisait l’accès à la citoyenneté dans son expression la plus simple. Des hommes comme Steve Bantu Biko, Nelson Mandela et bien d’autre qui ont laissé pour certains leurs vies et pour d’autres leur liberté se sont battus et ont refusé de plier face à un régime intolérable. Nelson Mandela a offert à ce combat 27 années de sa vie qui ont fait de lui en son temps le plus vieux prisonnier du monde. Je me souviens du temps ou Johnny Clegg et Savuka nous offraient un  » Asimbonanga «  qui nous remuait et nous rappelait la longue absence de Nelson Rolihaha Mandela.

Je me souviens qu’alors, je ne pensais pas le voir vivant, même si j’espérais vivre la fin de l’Apartheid. J’ai déjà raconté dans un autre billet mon émotion quand le 11 février 1990, le héros, le symbole de la résistance de tout un continent, celui qui en refusant de plier ou de négocier a sapé le fondations d’un régime abject. Qui se souvient qu’en ce temps pas si lointain des résistants à ce régime se  » suicidaient  » de multiples balles dans le dos ? Ainsi est mort Steven Biko. Cet homme dont les résultats de l’autopsie sont une insulte à l’intelligence. Le régime confiant sur de la pérennité de ses fondations se moquait de livrer des résultats d’autopsie grossiers. Je me souviens qu’à l’époque quand on était camerounais la République Sud Africaine était l’un des deux pays dans lesquels on n’avait pas le droit de se rendre. Je me souviens que la prise de conscience de l’existence de ce régime m’est venue à la lecture du contenu de mon premier passeport. L’Apartheid avait fait de la république sud africaine une tâche honteuse, une souillure sur le continent africain et sur les consciences du monde.

Johnny Clegg ! Je le revois virevoltant sur les plateaux de télévision. On l’appelait à l’époque le Zoulou blanc. Il demeure à mes yeux un visage qui montrait que la partition de l’Afrique du Sud cachait des femmes et des hommes blancs qui résistaient de l’intérieur à la négation de la citoyenneté voire de l’humanité à ceux qui étaient de race différente. Il y a eu des hommes comme Donald Woods ami de Steve Biko. Il y a eu bien des blancs qui ont dû s’exiler loin de l’Afrique du Sud parce qu’ils n’acceptaient pas de profiter des privilèges réservés aux blancs que leur offraient le régime tandis que des déclassés de fait perdaient la vie, l’espoir et des membres de leurs familles dans les ghettos de Soweto et d’ailleurs.

Johnny Clegg était pour moi et pour d’autres sûrement l’antidote au manichéisme racial dans lequel il est facile de tomber en réponse à l’abjection d’un régime raciste. Merci à ces hommes et femmes qui ont offert ces visages de la résistance blanche à l’Apartheid nous permettant de ne pas rejeter les hommes en retour.

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Faisons un voyage dans un passé pas si lointain pour nous remémorer ce qu’était l’Apartheid.

Qu’était en fait ce régime ?

L’apartheid (mot afrikaans ou néerlandais emprunté du français, signifiant  » le fait de tenir à part  » ) est une politique de ségrégation raciale mise en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national afrikaner, et abolie le 30 juin 1991. La doctrine de l’apartheid s’articule autour de la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain et de la population sud-africaine répartis en quatre groupes ethniques distincts (Blancs, métis, Bantou, Indiens) et la primauté de la communauté blanche.

Par extension, le terme peut également désigner toute politique de ségrégation.

La politique d’apartheid est l’aboutissement du nationalisme afrikaner débuté dès la fin du XVIIème siècle, magnifié par le Grand Trek et la guerre des Boers. Il s’agit pour les Afrikaners d’asseoir définitivement le contrôle de leur communauté sur l’ensemble de l’Afrique du Sud.

Minorité raciale, les Afrikaners sont cependant la communauté blanche la plus importante du pays. La politique d’apartheid a été pensée d’abord via le seul prisme des intérêts de leur communauté avant d’y englober les seules autres communautés blanches du pays.

Les principales lois d’apartheid

  • Loi sur l’interdiction des mariages mixtes (1949)
  •  

  • Loi d’immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre blanc et non blanc.
  •  

  • Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur race.
  •  

  • Loi d’habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d’habitation.
  • Loi sur les laissez-passer (‘Pass Laws Act’) de 1952 faisant obligation aux Noirs ayant plus de 16 ans d’avoir sur eux un laissez-passer en l’occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s’ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans certains quartiers.
  •  

  • Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics.
  • Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953).
  •  

  • Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches.
  •  

  • Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail.
  •  

  • Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant les bantoustans sous administration des non blancs.
  •  

  • Loi de citoyenneté des noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté sud-africaine aux noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés.
  •  

  • Décret sur l’Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, même noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d’Histoire et de géographie du niveau secondaire.
  •  

  • Loi sur l’interdiction aux Noirs l’accès à la formation professionnelle (date)
  • (La définition de l’Apartheid et les principales lois générées par ce régime sont tirés de http://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid site à visiter pour plus d’informations)

Est-il besoin de redire que ce régime était immonde ? En revisitant ces lois je suis consternée et en même temps je me dis que même un régime démocratiquement élu peut engendrer des choses innommables. En regardant quelques unes de ces lois intolérantes et intolérables je ne peux que m’incliner respectueusement devant ceux qui ont renversé ce régime par la résistance intérieure et extérieure. Merci à la grande Miriam Mabeka qui a porté dignement et douloureusement par un exil forcé la résistance à l’indigne apartheid. Merci aux visages connus et inconnus de la résistance. Merci à ceux qui n’ont cessé de permettre à la voix des opprimés d traverser les barbelés derrière lesquels étaient retenues les espérances d’enfants noirs des ghettos de Soweto. Merci à Desmond Tutu et aux autres et merci à mon héros, Nelson Mandela dont le sourire malicieux et les yeux rieurs me rappellent que la vie triomphe de la mort, la liberté de la prison, l’espoir des désespérances. Madiba, héros contemporain, visage de la dignité de la grandeur et de l’humilité, visage d’un combattant des temps modernes.

Mandela, en sortant de 27 ans de captivité fait un discours qui est la répétition de son dernier discours lors du procès de Rivonia  » J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai rêvé d’une société libre et démocratique, où tous le monde vivrait en harmonie avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel je veux vivre et que je veux réaliser. Mais s’il le faut, c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir « .

Mandela reprend ses derniers mots d’homme libre pour se les réapproprier en homme de nouveau libre. Les vingt-sept années n’ont pas flétri l’idéal qui l’a conduit à renoncer à la liberté. La reprise de ce discours, cette réappropriation de ses propres mots après avoir subi les pires privations et des traitements odieux du régime de Pretoria n’est pas anecdotique. Dans une population sud africaine noire assoiffée légitimement de vengeance Monsieur Mandela rappelle que la lutte qui l’a conduit en prison est contre la domination blanche et aussi contre la domination noire. 27 ans de vie volée plus tard, Nelson Mandela , celui dont la porte de prison portait le numéro 46664 est prêt à donner sa vie pour qu’aucune race ne domine sur l’autre. Bravo à lui ! TY_5.gif image by maddyspace

Nelson Mandela, en accord avec ses principes et dans un respect scrupuleux de sa parole n’a été président que le temps d’un mandat et il est retourné à la vie civile laissant dans son sillage un respect qui ne passe pas. Aujourd’hui, âgé de 89 ans, le combattant pour la dignité de l’homme n’a pas désarmé. Il a pris à bras le corps un autre combat. Combat contre un mal qui a infecté environ 22% de la population de son pays par le HIV. Dans un monde et plus particulièrement sur un continent sur lequel le tabou du sida est encore très prégnant, il a brisé la loi du silence en 2002 en confiant que trois membres de sa famille étaient séropositifs. Il y a deux ans, ce mal terrible a emporté l’aîné de ses fils. Ecoutez les mots du combattant qui prend le pas sur le père éprouvé et déclare le lendemain de la mort de son fils  » il faut rendre ce virus public et ne pas le cacher, parce que la seule façon de le considérer comme une maladie normale, comme la tuberculose ou le cancer est d’en parler et de dire que quelqu’un est mort à cause du sida. Et les gens arrêteront e le voir comme quelque chose d’extraordinaire « . Mandela sublime sa douleur pour embrasser celles de toutes les autres familles marquées par la maladie. Il publicise sa douleur intime pour briser le joug de la honte et participer à rendre au malade, à ‘humain la dignité que lui nie la maladie et le regard que l’on porte sur celle-ci. Respect !

Aujourd’hui le combat pour la dignité de l’homme que porte Nelson Mandela est celui de la dignité des malades du sida et de leur accès aux soins. Il a épousé ce combat avec une telle conviction qu’au travers de la fondation qui porte son nom, il récolte des fonds de par le monde pour mener à bien ce combat. La conviction de l’homme, l’importance de ce combat, la place qu’il lui donne est telle que Nelson Mandela a donné à sa campagne de sensibilisation sur le sida le numéro de sa cellule de prison, le n° 46664. En revisitant sa vie et ses combats, même de manière sommaire je me dis que mon cœur ne s’est pas trompé en tombant en admiration devant cet homme. Mes respects à cet homme dont le sourire plein de vie est à lui seul un message d’espoir pour ceux qui sont encore retenus ça et là dans des chaînes de servitude physique et/ou mentale.

Nelson Mandela un héros de notre siècle…

GTYOU2.gif picture by maddyspace

14 02 2007



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