Harry Belafonte chante Martin Luther King

mlk.jpgJe ne résiste pas à la tentation de vous partager un moment qui me bouleverse. J’écoute cette chanson en boucle depuis des heures sans pouvoir passer à autre chose, comme si elle m’invitait à étreindre ce passé pas si lointain. Un passé dont la violence, la haine et l’ignominie ont assassiné sur un balcon à Atlanta un messager de paix. Il n’avait que 39 ans ! 

Après sa mort, Harry Belafonte lui a rendu un hommage en chanson que je découvre.

 

Pour mémoire Belafonte était un compagnon de lutte de MLK. Il était avec lui dans les marches, les combats, utilisant sa notoriété au service de cette cause.

La mort de MLK est pour lui une blessure qu’il chante. Et voici que son chant semble toucher en moi quelque chose de plus grand que moi, quelque chose tapi au fond de mes entrailles. Cette mélopée m’est une évidence comme si elle avait toujours été en gestation en moi, comme si elle m’attendait pour pouvoir dire l’admiration et la mélancolie qui accompagnent ma relation à Martin Luther King. Il m’a été donné à admirer une après midi de 1981. Je l’ai découvert en regardant un reportage qui enquêtait sur ses combats et sa mort. Sa mort et sa vie forment un tout indissociable en moi, l’espoir et les larmes marchent avec ma relation à lui. Alors cette complainte m’est catharsis et hommage.  Elle rencontre ce quelque chose qui fait que je trouve ma place dans le blues et dans le jazz.  Elle touche un  indicible qui m’invite dans les voix de Billie Holiday, de Mahalia Jackson , de ou de Sam Cooke.   Cela ne s’explique pas. C’est en moi, comme un trait d’union qui m’unit aux Afro-descendants  sous toutes les latitudes et qui doit relever de la mémoire du peuple noir.
 
harryb1.jpgJe vous laisse découvrir ce chant.  Ecoutez le merveilleux témoignage de l’impact de Martin Luther King sur la vie de Harry Belafonte. Il témoigne de ce que Martin Luther King l’a sorti de l’errance et de la colère et lui a parlé d’une manière qui l’a touché davantage que la musique. MLK a su le ramener à la maison, le sortir des voies de la guerre pour embrasser celles de la paix. Et plus de 40 ans après le souffle qui l’animait continue de nous inspirer. Il continue à nous rappeler que le choix de la haine n’est pas la solution. Il continue de nous rappeler que tendre la main à celui qui agit mal peut être une porte vers la liberté pour lui et pour nous. La figure magnifique d’un autre héros Madiba nous le rappelle. Les balles de la haine ne pouvaient pas arrêter MLK parce qu’il était plus grand que les limites de son enveloppe corporelle, de son être physique. Heureusement.

Hommage à un homme magnifique, à une homme que je remercie de m’être une inspiration. Merci à lui d’avoir su dépasser de légitimes colères pour se faire messager de paix. merci à lui de nous avoir partagé son rêve.
A sa mort Harry Belafonte lui rendra un bel hommage en disant que Martin King avait un rêve, mais n’était pas un rêveur.
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Etrangement, cet homme me manque.
« Sweet Martin Luther King I miss you »

 

 

 

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As I wondered round the world so lost and angry,
He called me home and reached out for my hand,
He spoke with words that sounded more like music,
The words my heart could finally understand.

He showed me pride and said I could feel better,
But no better than the smallest of the small,
He showed me victories where no one loses,
He showed me the answer for us all.

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,

And as we walked the people gathered round him,
Open arms the only weapons that they bore,
He wore us into cloth of many colors,
And armed with love he marched us off to war.

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King.

The more he spoke of love the more they feared him,
The more he spoke the truth their lies would grow,
Then suddenly with no good-byes we lost him,
My sweet black prince of peace,
I miss you so

They cut his dreams down thinking they would not flower,
But he planted seeds everywhere he’d gone
So that someday in an endless field of colors,
A million dreams would bloom to carry on.

And the song I sing.
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for You, sweet Martin Luther King,

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, my sweet prince of peace,
My sweet prince of peace.



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