Savez-vous que ? Une histoire du racisme et de la xénophobie au quotidien

Savez-vous que l’autre jour en sortant de chez moi je me suis fait agresser verbalement par un homme qui a utilisé des mots abjects pour me signifier que je n’étais pas chez moi et que je devais par conséquent rentrer dans ce chez moi qu’il devinait hors d’ici à la couleur de ma peau ? L’homme n’avait ni l’excuse de l’extrême jeunesse ni celle qu’on prête à l’âge avancé qui déraisonne. C’était un homme jeune d’environ vingt-cinq ans qui n’a rien trouvé de mieux à faire qu’agresser verbalement une femme un matin. Propos outranciers et grossiers, déversement d’une haine plus grande que lui. Savez-vous qu’un jour en sortant du RER à la station Nation j’ai croisé une dame d’un certain âge qui faisait la manche. Je lui ai donné une pièce et il s’est produit une chose surréaliste. La femme s’est mise à m’insulter et à vociférer contre « la m… qu’avait ramenée le Général de Gaulle d’Afrique ». Elle me sommait avec haine de rentrer chez moi. Violence de mots sur un quai de gare. Histoire banale d’une personne dite « de couleur » (expression que soit dit en passant, j’exècre), face à la violence des mots. Histoire banale parce qu’elle se répète prenant des visages différents mais portant la même violence et les mêmes séismes. Histoire qui devient répétitive, qui se banalise dans les faits mais à laquelle je ne peux m’habituer.

 

 

Pour revenir à ce jeune homme et à cette dame d’un certain âge qui m’ont envoyé mon altérité pour l’un et mon africanité pour l’autre à la figure comme une insulte obscène. Ils se sont basés sur ma couleur de peau pour déduire que je n’étais pas d’ici. Tiens tiens !!! En se basant sur la couleur de peau d’une femme à Paris, un homme et une femme d’âges différents en on conclu qu’elle était d’ailleurs et devait y retourner. Aïe ! ça cache un présupposé effarant si l’on sait que l’être français n’est pas le fait d’avoir une couleur de peau.

 

 

Je peux décider de me cacher derrière la raison pour laisser derrière moi la dimension émotionnelle de l’offense mais je n’en ai pas envie parce que la banalisation de la parole raciste n’est pas qu’un fait divers lu dans la presse, rapidement dénoncé, le temps de remettre la tête dans le sable comme une autruche en se répétant « tout va bien, le racisme est marginal dans la société » au point de finir par y croire. Oui mais la vérité est qu’il n’est pas marginal, il l’est de moins en moins, des femmes et des hommes s’autorisant impunément la parole qui blesse, agresse et/ou humilie l’autre. Il se trouve que cette banalisation affecte le quotidien de plusieurs personnes. Moi je ne suis qu’un épiphénomène, une goutte d’eau dans l’océan de cette violence verbale qui parfois se transforme en actes.

 

 

Je me souviens que le jour où le charmant monsieur dont je parlais plus haut m’a agonie sa haine matinale, ma hantise était qu’il sache où j’habite (je n’étais qu’à quelques mètres de chez moi) et qu’il revienne convertir ses mots en violence physique. Le problème c’est que je ne suis pas capable de le reconnaître, je le croiserais que je ne le reconnaîtrais pas. Il était dans mon environnement de vie. Ce n’est pas rassurant. Je veux croire que je ne le croiserais plus.

 

Je ne peux pas brider les émotions que l’on ressent dans un tel cas et prétendre constamment atteindre des sommets de « zenitude ». La violence du racisme entraîne des déflagrations internes dans celui qui en est la victime.

 

Le racisme au quotidien c’est entendre un agent de la préfecture de police au service des étrangers me dire du temps où j’étais étudiante « pourquoi faire autant d’études puisque dans votre pays on peut être ministre avec le BEPC ». Le racisme au quotidien c’est de rester pétrifié devant cette femme qui se trouve drôle et qui pourtant ne l’est pas, et qui éclate de rires aidée de ses collègues dans un absolu sentiment d’impunité. Elle a le pouvoir, je mendie le droit de rester en France à ses yeux. Peu importe si j’ai tous les documents nécessaires eu renouvellement de mon titre de séjour, elle se sent en position de tenir des propos humiliants pour moi et pour mon pays. Le racisme au quotidien c’est ne pas pouvoir dire les mots qui me montent aux lèvres parce qu’elle a le pouvoir administratif de me pourrir la vie de différentes manières et a de fait développé la détestable mentalité de « petit chef » dont nous sommes tous un jour victimes à un moment où à un autre. Ca fait plus de quinze ans , et son visage ne m’a pas quittée. Le racisme au quotidien c’est sortir d’un service public avec ce sentiment d’humiliation et d’impuissance, c’est de ravaler sa colère et ses larmes éventuelles, de redresser la tête et de se dire que ça ne nous atteint pas. Le racisme au quotidien c’est n’avoir commis aucun délit et ne pas se sentir protégé quand la police déboule de peur d’être criminalisé par sa couleur. Les conséquences du racisme au quotidien c’est l’intériorisation de cette insécurité comme allant de soi. Les conséquences du racisme au quotidien c’est le sentiment qu’il faut raser les murs pour être toléré.

 

Le racisme au quotidien c’est d’entendre quelqu’un me dire « oui mais toi tu n’es pas comme les autres, tu n’as pas d’accent (j’en ai un désolée et je l’assume d’autant plus qu’il me raconte, il raconte mes origines et l’endroit où je vis, il est une synthèse de la personne que je suis avec ses voyages et son histoire), tu ne t’habilles pas comme eux. En un mot « toi au moins tu es une africaine acceptable ». Le pire c’est que ceux qui disent ces mots ne réalisent même pas que ce n’est pas un compliment, mais que c’est une offense absolue. Mon africanité n’est pas une tare, ni une injure n’en déplaise aux abrutis. Mon rêve secret n’a jamais été de m’en défaire, n’en déplaise aux sots.

 

Alors quand j’entends de certains hommes politiques et intellectuels irresponsables qui criminalisent à mots couverts les origines et la culture des autres je trouve ça de plus en plus insupportable. Je voudrais crier que derrière la figure de l’immigré, investi aujourd’hui à tort de la responsabilité de bien des problèmes de la nation, il y a des humains désécurisés au quotidien par la levée de tabous qui libèrent l’expression de la haine.

 

Derrière la figure de l’immigré « vorace et dangereux » pour le pays qui l’accueille il y a des personnes qui ont eu la faiblesse d’aimer un pays d’accueil et de vouloir construire une histoire commune avec lui. Derrière la figure du « profiteur » décliné sous toutes les formes dans les meetings politiques, il y a des individus qui ont une histoire autre que celle caricaturée par ces personnes aspirant aux plus hautes fonctions de l’Etat et qui sans gêne nous instrumentalisent pour être élus sans se soucier de l’humain derrière le mot tant galvaudé de l’immigration. Derrière cette figure, il y a moi et il y a d’autres qui vivent cette campagne électorale comme un doigt accusateur pointé sur eux comme cause de tous les maux qui prennent aux « ayant droit » travail et logement. Savez-vous que je me suis surprise à me sentir fautive d’avoir un travail ? A force de mots, à force de violence, voici un exemple de ce qui est semé dans un cœur d’humain derrière la figure de l’étranger prédateur. Les hommes politiques véhiculent sans vergogne ces images d’Epinal et monsieur et madame tout le monde fragilisé par la misère et la peur du lendemain ou nourri au biberon des thèses haineuses se sentent libres de tagger les murs d’un médecin dont la « faute » est d’être noir, d’insulter une personne qui vous fait l’offense de lui faire l’aumône alors qu’elle n’est que cette « m… ramenée d’Afrique par que général de Gaulle », ou de vomir sa haine matinale sur une femme qui sort de chez elle pour aller travailler.

 

J’en ai vécu des campagnes électorales en France, mais je ne vous cache pas que celle- ci m’est la plus intolérable. Pourtant il y a eu le 21 avril 2002. Il y a eu l’amalgame honteux et sournois entre immigration et insécurité. Le problème c’est que dans l’esprit de plusieurs aujourd’hui les deux mots se confondent comme une évidence criminalisant l’altérité. Jusques à quand ? Ils ont gagné les vecteurs de haine, mes regards se tournent vers un ailleurs parce et je sais qu’à terme, pour mon propre salut je partirai. Pourtant ce pays j’avais choisi d’y rester parce qu’il avait, et continue d’avoir un place particulière dans mon cœur. Tant pis pour une histoire d’amour apparemment à sens unique entre ce pays et moi. Tant pis pour les murs d’incommunicabilité érigés à coup de phrases et de bon mots par le monde politico médiatique. Je ne veux pas porter la figure du parasite, je refuse de l’intégrer. Partir pour ne pas périr, ou au moins rêver d’un ailleurs pour ne pas être détruit et se dire qu’une autre vie reste possible. Dérisoire refuge de l’altérité.

 

C’est le coup de gueule d’une personne sans voix et sans visage et qui n’a aucun poids ni aucune importance dans les enjeux du moment, mais qui existe, oh oui qui existe derrière le fantasme et les généralisations absurdes et imbéciles.

 

Paris le 31 mars 2007

 



Kathie Tunstall à découvrir !

Un soir, confortablement installée devant la télé je regardais l’émission Taratata. Et au milieu des autres que j’ai oubliés depuis j’ai été stupéfaite par la performance de cette jeune femme. Toute seule elle fait les voix et les instruments en se servant d’une sorte de « truc » qu’elle a sous le pied. Pardon pour le « truc » mais j’ai une panne intempestive de vocabulaire. Rire

J’ai aimé sa voix rauque, son énergie et sa créativité. Je vous laisse la découvrir. Regardez comment elle enregistre par avance les percussions et les coeurs en direct avant de commencer à chanter. C’est impressionnant son inventivité non ? Elle a du talent la demoiselle ! En concert ça doit être quelque chose les amis.

Si j’avais 20 ans je dirais elle déchire grâaaaaaaaaaaaaaave !!!!Clin doeil

Big black horse and the cherry tree

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I want you back (une reprise des Jackson Five)

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Quelques citations sur le racisme

 « Le racisme est bien l’infirmité la plus répugnante parmi les diverses laideurs de l’humanité ». Claire Martin

 « Toute espèce de racisme conduit inévitablement à l’écrasement de l’homme ». Jean-Paul II  « Le sexisme et le racisme commencent par la généralisation, c’est à dire la bêtise »  Christiane Collange « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre » Jacques Chirac 



En France et en Belgique des actes racistes intolérables

Les murs d’un médecin noir du Pas de Calais recouverts de Tags racistes

 

Le Dr Thierry Zanfonhouede, un généraliste d’origine béninoise s’est installé à Villers-au-Bois, dans le Pas-de-Calais, il y a quatre ans. Quatre ans qu’il vit avec son épouse dans ce village de 500 âmes où, selon le maire Jean-Pierre Blancart, « il ne pose de problèmes à personne et où personne ne lui pose de problèmes« . « Il est parfaitement intégré, ça se passe très bien, c’est un homme charmant« , martèle le maire. L’élu de gauche soupire, un ange passe dans le fil du téléphone. « Ça se passait très bien jusqu’à samedi à 4h15 du matin. » A 4h15, des « couillons » selon les mots du maire qui n’en trouve pas d’autres pour décrire « le niveau zéro de l’intelligence« , des « couillons » donc, ont couvert la maison du médecin de tags racistes : des slogans en allemand et des signes nazis. Un cocktail molotov a également été balancé dans le jardin du médecin. Un voisin ayant entendu la déflagration a prévenu les secours, personne n’a été blessé.

 

La même chose il y a deux-trois ans « Je suis scandalisé et je peux vous dire que nous mettons tout en oeuvre pour retrouver le ou les auteurs de ces actes« , a déclaré à l’AFP le procureur, Jean-Pierre Valensi. « Malheureusement, il n’y a pas de témoin« , a-t-il ajouté. La gendarmerie indiquait lundi enquêter en « vérifiant certains emplois du temps« . « Quand on n’a que des sigles connus de tout le monde c’est une chose, mais là ce sont des inscriptions particulières« , qui nécessitaient une certaine connaissance de l’allemand, a-t-on ajouté de même source. Selon le maire, des faits similaires étaient survenus il y a deux-trois ans. Cette fois, c’était la maison d’un Algérien qui avait été visée mais sans cocktail molotov. « Lui aussi vivait dans le village, il était très bien intégré« , se souvient l’élu.

 

Une voisine du Dr Thierry Zanfonhouede avait appelé à un rassemblement lundi en fin d’après-midi devant la maison du médecin. « Il n’a pas souhaité effacer les tags, précise le maire. Il faut que ça se sache. Dans le climat actuel où certains revendiquent des tas de choses sur la nationalité, le droit du territoire, j’en passe et des meilleurs, il faut en parler. Il faut que les gens sachent que dans les petits villages aussi, qui n’ont pas de cas sociaux, pas de difficultés particulières, il y a aussi un racisme ordinaire, barbare… Et je ne sais pas si les mots sont suffisants ici… »

 

Source LCI

 

En Belgique, mariages blancs contre le racisme Par solidarité avec le maire-adjoint noir, «boycotté» par certains couples, 1 200 personnes se sont unies mercredi dans sa ville de Saint-Nicolas.

 

Le vent, le froid et les giboulées n’ont pas gâché la fête. Ils étaient plus de 1 200, mercredi soir, sur la grand-place de Saint-Nicolas, ville de 70 000 habitants située entre Anvers et Gand, venus pour un mariage de masse contre le racisme. A 20 heures, sous le carillon de l’hôtel de ville, le premier maire adjoint noir de Flandres, Wouter Van Bellingen, est apparu en chemise blanche et veston rose. «Je vous déclare unis par les liens du mariage», a-t-il déclaré à la foule, dans un néerlandais marqué par l’accent de la région d’Anvers, avant d’embrasser sa femme. Ce geste symbolique a été fait en présence de 626 couples, parents et amis, venus lui témoigner leur sympathie. Riposte médiatique. Tout a commencé en décembre, lorsque deux fiancés de Saint-Nicolas ont refusé d’être unis par un Noir. Un deuxième, puis un troisième couple, en février, ont eux aussi renoncé au mariage, plutôt que de passer devant monsieur le maire, un échevin d’origine africaine. Wouter Van Bellingen, 34 ans, aurait pu s’en offusquer. Au lieu de poursuivre les mauvais coucheurs devant la justice, ce candidat du parti de centre gauche Spirit, élu lors des dernières municipales, en octobre, a pensé à une riposte plus médiatique.

 

Né en Belgique d’une mère rwandaise, adopté à la naissance par un couple belge de Saint-Nicolas, Wouter Van Bellingen a préféré l’idée d’une grosse fête, suggérée par ses amis. Pourquoi ne pas célébrer un gigantesque mariage, avec musique, kermesse et buffet multiracial ? L’initiative, qui a plu au maire, a été fixée au 21 mars, date de la commémoration du massacre de Sharpeville, en Afrique du Sud, et journée mondiale de lutte contre le racisme. L’événement a été soutenu avec ardeur par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, une structure nationale qui dépend du Premier ministre. «Il n’y a jamais eu de société monoculturelle, il faut oublier ça», a déclaré Jozef De Witte, le directeur de ce centre, qui a fait le déplacement à Saint-Nicolas. Sur la grand-place, des couples de tous les âges et tous les horizons lui ont donné raison. Sous un ciel bas, parapluie en main, ils ont fait la queue pour s’inscrire, certains emmitouflés, d’autres en tenue de soirée ou de mariage. «Notre réponse au racisme bête et méchant, c’est que nous voulons être mariés par un Noir», témoigne un grand blond, employé de poste, son épouse à son bras et une rose à la boutonnière.

 

«Comme nous avons vécu en Afrique et que nous avons fêté nos vingt-cinq ans de mariage hier, ça nous a paru normal de venir», explique un médecin venu d’Anvers avec sa femme, infirmière. «La Belgique est aussi faite de gens comme nous», souligne Idrissa, un Sénégalais venu de Bruxelles, avec sa femme belge, tous deux en tenue africaine. «L’autre visage». A Saint-Nicolas, mercredi, il n’y avait guère de place pour les râleurs. Les commerçants ont été de la partie, deux boulangers ayant confectionné un gâteau de cinq mètres sur cinq, pour l’occasion. «Voilà comment un incident négatif provoqué par des racistes stupides est devenu un signal positif», s’est félicité Freddy Willockx, le maire, devant les nombreuses caméras de télévision, venues de toute l’Europe. «A Saint-Nicolas, il n’y a pas d’autre maire adjoint disponible pour célébrer les mariages», a-t-il répété. Wouter Van Bellingen, de son côté, a tenu à «garder la porte ouverte» à tous ceux qui voudraient se marier. Dans une région qui vote à 20 % pour le Vlaams Belang («intérêt flamand»), un parti d’extrême droite, cet élu local a réussi à montrer l’ «autre visage» de sa ville.

 

Par Sabine CESSOU

 

Source LIBERATION



Un moment de douceur avec la voix de Lalah Hathaway

When your life was low

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Killing me softly

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Someday we’ll all be free

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Diana Ross : la diva de mes jeunes années

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Ce soir j’ai envie de faire une voyage dans le passé. J’étais lycéenne, puis étudiante et j’avais une passion pour une chanteuse controversée. Elle n’a pas une grande voix et elle énerve ceux qui pensent que parmi les chanteuses des « supremes » elle n’était pas celle qui avait le plus de talent. Il se dit qu’elle doit sa mise en lumière aux sentiments de Berry Gordy (alors patron de la Motown et Pygmalion à ses heures) pour elle. Je me souviens d’une de mes amies qui préférait Donna Summer (qui de vous à moi à une voix incroyable) mais j’aimais Diana Ross et j’achetais ses albums. A la maison certains membres de la   famille sont entrés en résistance  « anti diana » probablement à cause de mes excès. Hé oui quand j’aime moi j’abuse !!!! Je me suis calmée depuis mais cette dame a accompagné tellement de jolis moments de ma vie qu’elle a toute sa place sur un blog qui me raconte un peu. Je trouve que si elle n’a pas une voix extraordinaire, elle a sur scène une présence et  la capacité de transmettre une émotion.

J’ai tellement de souvenirs que la voix de cette dame accompagne. Je revois les murs d’un appartement parisien duquel on avait une vue imprenable sur Paris et dans lequel résonnent des rires, des voix  et qui a connu des larmes. Pour quelle raison ai-je aimé Diana Ross ? Pour plusieurs raisons je pense. Je lui trouvais une classe folle et une sophistication à tomber par terre.

Pourquoi j’aime cette chanteuse, aussi parce que sur scène elle est généreuse et montre un respect pour son public. Elle rayonne et son sourire est lumineux. Les vidéos que vous voyez sont celles par lesquelles je l’ai découverte alors que je vivais encore à Douala. Je me suis repassé ce spectacle au Caesars Palace en boucle et Miss Diana Ross a fait son entrée dans mon univers.

A l’époque quand on me demandait qui était ma chanteuse préférée je disais Diana Ross sans hésiter. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, mes goûts se sont élargis et en plus je n’ai plus de chanteur préféré j’ai grandi depuisCool mais Diana Ross garde une place nimbée de tendresse dans mon univers musical parce que j’ai grandi avec elle.dianaross1.jpg

Je crois que c’est en l’entendant et en la regardant chanter « My man » qu’elle m’a touchée pour la première  fois.

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Il y a eu « upside down » un de ses mégatubes qui continue à faire danser mes souvenirs.

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The boss pour vous montrer son énergie

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Touch me in the morning l’une de mes préférées.

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Reach out and touch un message plein d’humanité composé par Ashford and Simpson et qui offre de jolis moments pendant les concerts : Reach out and touch somebody’s hand, make this world a better place if you can.

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Des amis dans le public chantent le même chant parmi lesquels ses enfants et  Marvin Gaye. Joli moment.

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Des’rée : une voix, un sourire, la classe

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La chanteuse britannique Des’ree  est née Désirée Weeks de parents d’origine caribéenne a été une des voix prédominantes de la musique soul des années 90.  Ses influences musicales vont de la soul au calypse en passant par le reggae et le rap.

Quand je pense à Des’rée je pense à son grain de voix particulier qui me touche, je pense à son sourire et à l’impression de classe tranquille qu’elle dégage. J’aime son sourire. Je trouve aussi qu’elle donne l’impression d’éprouver du bonheur à chanter. C’est agréable. Alors on reçoit sa voix comme un vecteur de communication entre celle qui chante et ceux qui écoutent.

Les fois où je l’ai vue en interview elle était d’une simplicité attachante. Si ça se trouve elle résiste toujours à la grosse tête. Je l’espère… 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs voici Des’ree !!!!!!!!!!!

Life

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Kissing you

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You gotta be

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Feel so high

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Mister Bob Marley : une conscience, une voix

 « Emancipez-vous de l’esclavage mental.

Personne d’autre que nous-mêmes ne peut libérer nos esprits« 

Bob Marley

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No woman no cry

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No, woman, no cry;
No, woman, no cry;
No, woman, no cry;
No, woman, no cry.
Said – said – said: I remember when we used to sit
In the government yard in trenchtown,
Oba – obaserving the ypocrites
As they would mingle with the good people we meet.
Good friends we have, oh, good friends weve lost
Along the way.
In this great future, you cant forget your past;
So dry your tears, I seh.

No, woman, no cry;
No, woman, no cry.
ere, little darlin, dont shed no tears:
No, woman, no cry.

Said – said – said: I remember when-a we used to sit
In the government yard in trenchtown.
And then georgie would make the fire lights,
As it was logwood burnin through the nights.
Then we would cook cornmeal porridge,
Of which Ill share with you;
My feet is my only carriage,
So Ive got to push on through.
But while Im gone, I mean:
Everythings gonna be all right!
Everythings gonna be all right!
Everythings gonna be all right!
Everythings gonna be all right!
I said, everythings gonna be all right-a!
Everythings gonna be all right!
Everythings gonna be all right, now!
Everythings gonna be all right!

So, woman, no cry;
No – no, woman – woman, no cry.
Woman, little sister, dont shed no tears;
No, woman, no cry.

I remember when we used to sit
In the government yard in trenchtown.
And then georgie would make the fire lights,
As it was logwood burnin through the nights.
Then we would cook cornmeal porridge,
Of which Ill share with you;
My feet is my only carriage,
So Ive got to push on through.
But while Im gone:

No, woman, no cry;
No, woman, no cry.
Woman, little darlin, say dont shed no tears;
No, woman, no cry.

Eh! (little darlin, dont shed no tears!
No, woman, no cry.
Little sister, dont shed no tears!
No, woman, no cry.)

Redemption Song

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Old pirates, yes, they rob i;
Sold I to the merchant ships,
Minutes after they took i
From the bottomless pit.
But my hand was made strong
By the hand of the almighty.
We forward in this generation
Triumphantly.
Wont you help to sing
These songs of freedom? -
cause all I ever have:
Redemption songs;
Redemption songs.
Emancipate yourselves from mental slavery;
None but ourselves can free our minds.
Have no fear for atomic energy,
cause none of them can stop the time.
How long shall they kill our prophets,
While we stand aside and look? ooh!
Some say its just a part of it:
Weve got to fulfil de book.

Wont you help to sing
These songs of freedom? -
cause all I ever have:
Redemption songs;
Redemption songs;
Redemption songs.

/guitar break/

Emancipate yourselves from mental slavery;
None but ourselves can free our mind.
Wo! have no fear for atomic energy,
cause none of them-a can-a stop-a the time.
How long shall they kill our prophets,
While we stand aside and look?
Yes, some say its just a part of it:
Weve got to fulfil de book.
Wont you help to sing
Dese songs of freedom? -
cause all I ever had:
Redemption songs -
All I ever had:
Redemption songs:
These songs of freedom,
Songs of freedom.



Lily de Pierre Perret

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On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo

Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des Blancs
Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur

Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents

Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir

Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur

Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur
Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
  



Continuer de rêver.

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« Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve que, un jour [...]  les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites

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filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve ! »

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Martin Luther King Junior

Cultiver le rêve pour que ne triomphe pas le cauchemar.

Rêver une humanité belle et fraternelle.

Parfois c’est difficile, quelquefois douloureux. Quelquefois l’espérance sous le poids de la bêtise, de la haine et du reste, se replie et se surprend à renoncer.

Puis je me souviens d’un sang, sur un balcon d’Atlanta, versé dans la rencontre de la haine et de l’amour. Par la rencontre d’un homme qui aimait, tombé sous les balles de la haine. Celui qui aimait est tombé. L’amour n’a pas pu mourir. L’amour a triomphé de la haine, par delà le sang versé.

Je me souviens aussi de cet autre homme, il y a bien longtemps, tué dans un théâtre, sur une impulsion haineuse, parce qu’il avait osé rêver l’humanité par delà la race, belle et fraternelle. Il avait osé rêver son pays différent.

Je me souviens de ces autres hommes et femmes courageux, qui ont mis leurs vies, au service de ce rêve.

Alors je rêve encore, par delà le cauchemar, et nourris mon espérance de ces vies magnifiques qui ont su s’offrir pour ne pas renoncer, à un rêve plus grand que les limites de leurs vie.

Alors je rêve encore.  Et j’espère continuer à rêver, la tête hors des flots de la haine, du racisme et de la bêtise.

Il paraît que le rêve est l’apanage de l’humain. Alors je fais un rêve.

Hommage aux femmes et aux hommes qui nous ont précédé et qui donnent tout leur sens aux locutions fraternité, égalité, et liberté.

Et si au delà du slogan on essayait d’aller à la rencontre du sens de ces trois mots superbes ?

Pourvu que la jeune génération fasse mieux que la mienne.

J’en rêve. J’en rêve encore.

A bout de souffle je rêve.

 



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