Mon panthéon personnel : des visages, des voix, des vies qui m’inspirent

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Ce sont des visages, des voix, et des messages qui m’inspirent, me défient, me remettent en question et me donnent envie de me lever pour avancer dans ma vie  et participer à faire avancer les choses.

Ils me sont une saine contagion, magnifique une émulation, parfois une intimidation tant leurs vies sont nobles. Ils sont de précieux carburants quand l’espérance en l’humain ou les circonstances pourraient me conduire à baisser les bras.

Certaines de ces personnes ont versé leur sang pour nous ouvrir la voie vers la liberté. Merci à eux.Au nom de leur sacrifice nous devrions avoir la quête de la liberté et de la dignité de l’homme exigeante.

Le film qui suit se veut un hommage certes imparfait, mais sincère. Il se veut un rappel pour que ces visages ne soient pas oubliés au milieu des clameurs des « héros » éphémères et auto-proclamés de notre temps. Il s’en lève chaque jour des demi-dieux en carton pâte qui habillent par la communication et les apparences un vide de sens.

J’admire les esprits brillants et engagés qui par leurs écrits, participent à structurer ma façon de penser le monde.Puissent ces vies être des vents sous les voiles de nos luttes pour accéder à la liberté, à la démocratie et à la dignité dans nos pays.

Tant d’afro descendants ont livré leur sang pour libérer leur peuple sur la terre d’Afrique ou sur d’autres continents.

L’état des lieux de la situation des fils d’Afrique fussent ils de la diaspora ou de la terre mère n’est pas à la hauteur du sacrifice de leurs vies. Ils ont payé ce prix ultime pour que nous ne soyons plus comptés parmi les damnés de la terre.

Qui se lèvera pour prendre la suite de la course ? Notre génération et celle de nos enfants peut choisir secouer les jougs qui la gardent dans la résignation ou dans une admiration passive pour décider de devenir actrice de son histoire. Ils y a tant  de terres de liberté, de dignité, de démocracitie, d’égalité à conquérir ou à reprendre.

Nous avons une responsabilité vis à vis de la génération qui nous a précédés et vis à vis de celle qui nous suit. Tel était le message de Frantz Fanon.
Respect et gratitude à vous mes héros.

Avec passion pour la terre de mon coeur.

Amandla !

Je vous laisse découvrir la vidéo que j’ai faite pour rendre hommage à ces femmes et hommes et pour les remercier d’avoir croisé ma vie, nos vies.

 

 

 

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Oh oh oh oh Mandela Day !

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 Le 11 février 1990.

 

20 ans déjà.

 

Je n’oublierai jamais

 

La force de ce jour.

 

Il nous était enfin rendu.

 

Il était magnifique,

 

Tout en lui respirait

 

Une grande sérénité.

 

J’espérais avec force

 

Qu’il ne trahirait pas

 

La force de nos espoirs

 

Et il ne l’a pas fait

 

Merci à notre héros.

 

Merci Madiba.

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« Invictus » de William Ernest Henley

 

Ce poème est magnifique. Il me touche d’autant plus qu’il est semble t-il le poème préféré de Nelson Mandela. L’on peut, à la lecture des mots qui le composent, mesurer la force de la poésie.
Invictus ne veut pas dire invincible, mais invaincu.
Mandela est pour moi un bel exemple d’un homme invaincu, d’un homme à l’âme indomptable.
A l’idée que ces mots l’ont accompagné dans les années terribles qu’il a dû traverser ils semblent se dilater et m’inviter à y puiser quelque encouragement pour ma vie, pour ma terre.

« Depuis l’obscurité qui m’envahit,
Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l’étreinte féroce des circonstances,
Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l’horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme. »

 

20150_295898101469_682081469_3996053_3685884_n dans Nelson Mandela

 

« Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul. »



Danyel Waro – MANDELA

Danyel Waro rend un hommage appuyé à Mandela sur un texte et une musique en maloya. C’est un combattant réunionais pour la reconnaissance du créole ( qui a fait 2 ans de prison pour refus de servir sous le drapeau français à une certaine époque). Cet homme chante son admiration pour un homme que nous sommes nombreux à admirer. Il n’y a pas que Natty et moi qui sommes résolument, irrévocablement et incurablement tombée en admiration devant cet homme qui s’est révélé remarquable. Et quand je le vois danser je vois dans cette victoire, dans ce sourire le signe que le cynisme, le mal, le déni des droits de l’homme ne triomphe pas toujours. Merci à vous Madiba de vous être offert à nos regards admiratifs comme un modèle qui nous inspire et qui nous aide à ne pas nous laisser contaminer par les flots de la bêtise et de la haine qui se répandent ça et là sur la planète. Merci de nous avoir montré que quand l’amour, le pardon et la tolérance font face à celui qui hait par peur ou par bêtise, celui qui choisit d’aimer peut infléchir le cours de l’histoire. Quelle est la sagesse, quelle est la dignité de Mandela demande Danyel Waro. Comme je le comprends !

Et cette chanson nous permet de nous plonger dans un peu du folklore réunionais. Sourire

http://www.dailymotion.com/video/5sPg8NXk3XrAmeLdK

MANDELA

Kwé i lé Granmounté Mandela ?
Kwé i lé Granmounté ? Amont amwin
Kinm in kalot oté Mandela
Twé la pa mèt dan la gèl banna
Twé la pèt amwin.

Kwé i lé la Dinité Mandela ?
Kwé i lé la Dinité ? Amont amwin
Kaminm i pouléré Mandela
Non twé la pa souplé
Twé la mèt amwin.

Kwé i lé Léternité Mandela ?
Kwé i lé Léternité ? Amont amwin
Vinnsétan kasoté Mandela
Kék lalmanak izé
Twé la mèt amwin.

Wo Mandela la
Kélaz li nana sa ?
Na laz Lazani sa !!
Na laz Lazani sa
Na laz Lazani sa.

TRADUCTION FRANCAISE

Qu’est ce donc que la Sagesse Mandela ?
Qu’est ce que la Sagesse ? Enseigne la moi
Même une claque Mandela
Tu ne leur auras pas rendue.
C’est moi qui l’ai reçue.

Qu’est ce donc que la Dignité Mandela ?
Qu’est ce que la Dignité ? Enseigne la moi.
Tu n’as ni gémi Mandela
Ni pleuré, ni supplié.
Je te tire mon chapeau ! Respect !

Qu’est ce que l’Eternité Mandela ?
Qu’est ce que l’Eternité ? Enseigne la moi.
Vingt sept années de prison Mandela
Que de calendriers usés
Comme simple formalité.

Oh Mandela !
- Quel âge a Mandela ?
- Il a l’âge de l’Azanie.

Danyèl Waro – Bwarouz – 1993



Combattre pour la dignité de l’humain : le combat permanent de Nelson Rolihaha Mandela

Je fais remonter un hommage à un homme que j’admire profondément, un homme dont la vie m’inspire, un homme en majuscule qui a su apprivoiser les tentations de la vengeance et de la haine pour embrasser la paix et la réconciliation. J’ai envie en cette période d’anniversaire du blog de mettre en lumière une vie que la haine de l’autre avait mise à l’ombre 27 années durant, un homme qui de sa prison projettait des rayons de lumière et d’espoir sur ceux qui espéraient en la restauration de la justice. Son peuple l’appelle affectueusement Madiba. Je l’appelle Madiba…

madibaetunenfant.jpg picture by maddyspace

 » Unanimement cité comme la personnalité la plus admirée au monde , l’ex-leader de la lutte anti-apartheid s’implique aujourd’hui dans la lutte contre le sida. « 

J’ai lu cette phrase dans un article d’un journal gratuit de la semaine dernière. Et j’ai en envie de parler de Lui, cet homme qui m’impressionne.

Pour ceux qui me connaissent où qui fréquentent cet espace depuis quelques temps savent que j’ai pour Nelson Mandela une admiration sans bornes et un profond respect. Il fait partie de ces hommes (j’utilise le mot homme dans son acception générique) qui m’inspirent et me donnent envie de me dépasser et d’espérer encore en une humanité plus belle. Que dire de cet homme qui a pris à bras le corps de combat pour la dignité de l’homme en Afrique du Sud. Il n’y a pas si longtemps, en Afrique du Sud, le fait d’être de race noire interdisait l’accès à la citoyenneté dans son expression la plus simple. Des hommes comme Steve Bantu Biko, Nelson Mandela et bien d’autre qui ont laissé pour certains leurs vies et pour d’autres leur liberté se sont battus et ont refusé de plier face à un régime intolérable. Nelson Mandela a offert à ce combat 27 années de sa vie qui ont fait de lui en son temps le plus vieux prisonnier du monde. Je me souviens du temps ou Johnny Clegg et Savuka nous offraient un  » Asimbonanga «  qui nous remuait et nous rappelait la longue absence de Nelson Rolihaha Mandela.

Je me souviens qu’alors, je ne pensais pas le voir vivant, même si j’espérais vivre la fin de l’Apartheid. J’ai déjà raconté dans un autre billet mon émotion quand le 11 février 1990, le héros, le symbole de la résistance de tout un continent, celui qui en refusant de plier ou de négocier a sapé le fondations d’un régime abject. Qui se souvient qu’en ce temps pas si lointain des résistants à ce régime se  » suicidaient  » de multiples balles dans le dos ? Ainsi est mort Steven Biko. Cet homme dont les résultats de l’autopsie sont une insulte à l’intelligence. Le régime confiant sur de la pérennité de ses fondations se moquait de livrer des résultats d’autopsie grossiers. Je me souviens qu’à l’époque quand on était camerounais la République Sud Africaine était l’un des deux pays dans lesquels on n’avait pas le droit de se rendre. Je me souviens que la prise de conscience de l’existence de ce régime m’est venue à la lecture du contenu de mon premier passeport. L’Apartheid avait fait de la république sud africaine une tâche honteuse, une souillure sur le continent africain et sur les consciences du monde.

Johnny Clegg ! Je le revois virevoltant sur les plateaux de télévision. On l’appelait à l’époque le Zoulou blanc. Il demeure à mes yeux un visage qui montrait que la partition de l’Afrique du Sud cachait des femmes et des hommes blancs qui résistaient de l’intérieur à la négation de la citoyenneté voire de l’humanité à ceux qui étaient de race différente. Il y a eu des hommes comme Donald Woods ami de Steve Biko. Il y a eu bien des blancs qui ont dû s’exiler loin de l’Afrique du Sud parce qu’ils n’acceptaient pas de profiter des privilèges réservés aux blancs que leur offraient le régime tandis que des déclassés de fait perdaient la vie, l’espoir et des membres de leurs familles dans les ghettos de Soweto et d’ailleurs.

Johnny Clegg était pour moi et pour d’autres sûrement l’antidote au manichéisme racial dans lequel il est facile de tomber en réponse à l’abjection d’un régime raciste. Merci à ces hommes et femmes qui ont offert ces visages de la résistance blanche à l’Apartheid nous permettant de ne pas rejeter les hommes en retour.

TY_8.gif image by maddyspace

Faisons un voyage dans un passé pas si lointain pour nous remémorer ce qu’était l’Apartheid.

Qu’était en fait ce régime ?

L’apartheid (mot afrikaans ou néerlandais emprunté du français, signifiant  » le fait de tenir à part  » ) est une politique de ségrégation raciale mise en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national afrikaner, et abolie le 30 juin 1991. La doctrine de l’apartheid s’articule autour de la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain et de la population sud-africaine répartis en quatre groupes ethniques distincts (Blancs, métis, Bantou, Indiens) et la primauté de la communauté blanche.

Par extension, le terme peut également désigner toute politique de ségrégation.

La politique d’apartheid est l’aboutissement du nationalisme afrikaner débuté dès la fin du XVIIème siècle, magnifié par le Grand Trek et la guerre des Boers. Il s’agit pour les Afrikaners d’asseoir définitivement le contrôle de leur communauté sur l’ensemble de l’Afrique du Sud.

Minorité raciale, les Afrikaners sont cependant la communauté blanche la plus importante du pays. La politique d’apartheid a été pensée d’abord via le seul prisme des intérêts de leur communauté avant d’y englober les seules autres communautés blanches du pays.

Les principales lois d’apartheid

  • Loi sur l’interdiction des mariages mixtes (1949)
  •  

  • Loi d’immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre blanc et non blanc.
  •  

  • Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur race.
  •  

  • Loi d’habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d’habitation.
  • Loi sur les laissez-passer (‘Pass Laws Act’) de 1952 faisant obligation aux Noirs ayant plus de 16 ans d’avoir sur eux un laissez-passer en l’occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s’ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans certains quartiers.
  •  

  • Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics.
  • Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953).
  •  

  • Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches.
  •  

  • Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail.
  •  

  • Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant les bantoustans sous administration des non blancs.
  •  

  • Loi de citoyenneté des noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté sud-africaine aux noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés.
  •  

  • Décret sur l’Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, même noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d’Histoire et de géographie du niveau secondaire.
  •  

  • Loi sur l’interdiction aux Noirs l’accès à la formation professionnelle (date)
  • (La définition de l’Apartheid et les principales lois générées par ce régime sont tirés de http://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid site à visiter pour plus d’informations)

Est-il besoin de redire que ce régime était immonde ? En revisitant ces lois je suis consternée et en même temps je me dis que même un régime démocratiquement élu peut engendrer des choses innommables. En regardant quelques unes de ces lois intolérantes et intolérables je ne peux que m’incliner respectueusement devant ceux qui ont renversé ce régime par la résistance intérieure et extérieure. Merci à la grande Miriam Mabeka qui a porté dignement et douloureusement par un exil forcé la résistance à l’indigne apartheid. Merci aux visages connus et inconnus de la résistance. Merci à ceux qui n’ont cessé de permettre à la voix des opprimés d traverser les barbelés derrière lesquels étaient retenues les espérances d’enfants noirs des ghettos de Soweto. Merci à Desmond Tutu et aux autres et merci à mon héros, Nelson Mandela dont le sourire malicieux et les yeux rieurs me rappellent que la vie triomphe de la mort, la liberté de la prison, l’espoir des désespérances. Madiba, héros contemporain, visage de la dignité de la grandeur et de l’humilité, visage d’un combattant des temps modernes.

Mandela, en sortant de 27 ans de captivité fait un discours qui est la répétition de son dernier discours lors du procès de Rivonia  » J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai rêvé d’une société libre et démocratique, où tous le monde vivrait en harmonie avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel je veux vivre et que je veux réaliser. Mais s’il le faut, c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir « .

Mandela reprend ses derniers mots d’homme libre pour se les réapproprier en homme de nouveau libre. Les vingt-sept années n’ont pas flétri l’idéal qui l’a conduit à renoncer à la liberté. La reprise de ce discours, cette réappropriation de ses propres mots après avoir subi les pires privations et des traitements odieux du régime de Pretoria n’est pas anecdotique. Dans une population sud africaine noire assoiffée légitimement de vengeance Monsieur Mandela rappelle que la lutte qui l’a conduit en prison est contre la domination blanche et aussi contre la domination noire. 27 ans de vie volée plus tard, Nelson Mandela , celui dont la porte de prison portait le numéro 46664 est prêt à donner sa vie pour qu’aucune race ne domine sur l’autre. Bravo à lui ! TY_5.gif image by maddyspace

Nelson Mandela, en accord avec ses principes et dans un respect scrupuleux de sa parole n’a été président que le temps d’un mandat et il est retourné à la vie civile laissant dans son sillage un respect qui ne passe pas. Aujourd’hui, âgé de 89 ans, le combattant pour la dignité de l’homme n’a pas désarmé. Il a pris à bras le corps un autre combat. Combat contre un mal qui a infecté environ 22% de la population de son pays par le HIV. Dans un monde et plus particulièrement sur un continent sur lequel le tabou du sida est encore très prégnant, il a brisé la loi du silence en 2002 en confiant que trois membres de sa famille étaient séropositifs. Il y a deux ans, ce mal terrible a emporté l’aîné de ses fils. Ecoutez les mots du combattant qui prend le pas sur le père éprouvé et déclare le lendemain de la mort de son fils  » il faut rendre ce virus public et ne pas le cacher, parce que la seule façon de le considérer comme une maladie normale, comme la tuberculose ou le cancer est d’en parler et de dire que quelqu’un est mort à cause du sida. Et les gens arrêteront e le voir comme quelque chose d’extraordinaire « . Mandela sublime sa douleur pour embrasser celles de toutes les autres familles marquées par la maladie. Il publicise sa douleur intime pour briser le joug de la honte et participer à rendre au malade, à ‘humain la dignité que lui nie la maladie et le regard que l’on porte sur celle-ci. Respect !

Aujourd’hui le combat pour la dignité de l’homme que porte Nelson Mandela est celui de la dignité des malades du sida et de leur accès aux soins. Il a épousé ce combat avec une telle conviction qu’au travers de la fondation qui porte son nom, il récolte des fonds de par le monde pour mener à bien ce combat. La conviction de l’homme, l’importance de ce combat, la place qu’il lui donne est telle que Nelson Mandela a donné à sa campagne de sensibilisation sur le sida le numéro de sa cellule de prison, le n° 46664. En revisitant sa vie et ses combats, même de manière sommaire je me dis que mon cœur ne s’est pas trompé en tombant en admiration devant cet homme. Mes respects à cet homme dont le sourire plein de vie est à lui seul un message d’espoir pour ceux qui sont encore retenus ça et là dans des chaînes de servitude physique et/ou mentale.

Nelson Mandela un héros de notre siècle…

GTYOU2.gif picture by maddyspace

14 02 2007



Johnny Clegg & Savuka : Asimbonanga

Je me souviens de la violence des images qui nous arrivaient d’Afrique du Sud. Je me souviens des douleurs et des indignations d’alors. Je me souviens du sentiment d’impuissance, de l’espérance mâtinée de désespoir. Je me souviens de l’arrogance des frères Botha. Je me souviens des concerts qui appelaient à la libération de Mandela. Je me souviens de Peter Gabriel, de Simple Minds, je me souviens d’un « freeeeeeeee Nelson Mandela » C’était hier…

Mandela est sorti et il n’a pas déçu les espoirs mis en lui. L’homme n’a pas trahi le mythe.

Merci à ceux qui comme Johnny Clegg ont permis que l’on oublie pas le martyr de millions de Sud africains. Merci à ceux qui ont choisi d’embrasser l’amour du prochain plutôt que de se replier sur un confort offert par le conservatisme d’alors. Merci à l’amour et au courage qui ont sapé les fondations d’un régime immonde et qui ont laissé éclore l’espoir et la liberté dont l’une des plus belles expressions est posée sur le sourire de Nelson Mandela. Oui je suis admirative et j’assume.

Dédicace à Noah.

http://www.dailymotion.com/video/6xzUlmOOGK6Vs2vlW

Asimbonanga (We have not seen him)
Asimbonang’ uMandela thina (We have not seen Mandela)
Laph’ekhona (In the place where he is)
Laph’ehleli khona (In the place where he is kept)

 

Oh the sea is cold and the sky is grey
Look across the Island into the Bay
We are all islands till comes the day
We cross the burning water

 

Chorus….

 

A seagull wings across the sea
Broken silence is what I dream
Who has the words to close the distance
Between you and me

 

Chorus….

 

Steve Biko, Victoria Mxenge
Neil Aggett
Asimbonanga
Asimbonang ‘umfowethu thina (we have not seen our brother)
Laph’ekhona (In the place where he is)
Laph’wafela khona (In the place where he died)
Hey wena (Hey you!)
Hey wena nawe (Hey you and you as well)
Siyofika nini la’ siyakhona (When will we arrive at our destination)

 

 



Monsieur Mandela !

mandela13nb.jpg picture by maddyspace

 
 

 

J’ai trouvé ce texte magnifique. C’est un extrait du discours de Nelson Mandela lors de son intronisation en tant que Président de la République.
J’aime et admire profondément cet homme et ce discours que je découvre et trouve sublime je voudrais vous le partager. Passer ce qu’il a passé et être capable de livrer ceci c’est incroyable. Hommage …

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite,

C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ”

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde,

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres,

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous,

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres »



Combattre pour la dignité de l’humain : le combat permanent de Nelson Mandela

Privilège d’anniversaire, je voudrais honorer ceux que j’admire et dont la vie m’inspire. Au mois de février ce cri d’admiration a jailli de mon coeur pour cet homme qui avec MLK est dans mon panthéon personnel à un place de choix. C’est un modèle d’une vie réussie, d’une vie qui qui aura su déjouer les pièges de la colère, un modèle pour moi. Je remonte le post pour le plaisir de mettre en lumière un homme qui en vaut la peine, celui que son peuple appelle affectueusement Madiba.

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« Unanimement cité comme la personnalité la plus admirée au monde , l’ex-leader de la lutte anti-apartheid s’implique aujourd’hui dans la lutte contre le sida. »

 J’ai lu cette phrase dans un article d’un journal gratuit de la semaine dernière. Et j’ai en envie de parler de Lui, cet homme qui m’impressionne. 

Pour ceux qui me connaissent où qui fréquentent cet espace depuis quelques temps savent que j’ai pour Nelson Mandela une admiration sans bornes et un profond respect. Il fait partie de ces hommes (j’utilise le mot homme dans son acception générique) qui m’inspirent et me donnent envie de me dépasser et d’espérer encore en une humanité plus belle. Que dire de cet homme qui a pris à bras le corps de combat pour la dignité de l’homme en Afrique du Sud. Il n’y a pas si longtemps, en Afrique du Sud, le fait d’être de race noire interdisait l’accès à la citoyenneté dans son expression la plus simple. Des hommes comme Steve Bantu Biko, Nelson Mandela et bien d’autre qui ont laissé pour certains leurs vies et pour d’autres leur liberté se sont battus et ont refusé de plier face à un régime intolérable. Nelson Mandela a offert à ce combat 27 années de sa vie qui ont fait de lui en son temps le plus vieux prisonnier du monde. Je me souviens du temps ou Johnny Clegg et Savuka nous offraient un « Asimbonanga » qui nous remuait et nous rappelait la longue absence de Nelson Rolihaha Mandela

Je me souviens qu’alors, je ne pensais pas le voir vivant, même si j’espérais vivre la fin de l’Apartheid. J’ai déjà raconté dans un autre billet mon émotion quand le 11 février 1990, le héros, le symbole de la résistance de tout un continent, celui qui en refusant de plier ou de négocier a sapé le fondations d’un régime abject. Qui se souvient qu’en ce temps pas si lointain des résistants à ce régime  se « suicidaient » de multiples balles dans le dos ? Ainsi est mort Steven Biko. Cet homme dont les résultats de l’autopsie sont une insulte à l’intelligence. Le régime confiant sur de la pérennité de ses fondations se moquait de livrer des résultats d’autopsie grossiers. Je me souviens qu’à l’époque quand on était camerounais la République Sud Africaine était l’un des deux pays dans lesquels on n’avait pas le droit de se rendre. Je me souviens que la prise de conscience de l’existence de ce régime m’est venue à la lecture du contenu de mon premier passeport. L’Apartheid avait fait de la république sud africaine une tâche honteuse, une souillure sur le continent africain et sur les consciences du monde. 

Johnny Clegg ! Je le revois virevoltant sur les plateaux de télévision. On l’appelait à l’époque le Zoulou blanc. Il demeure à mes yeux un visage qui montrait que la partition de l’Afrique du Sud cachait des femmes et des hommes blancs qui résistaient de l’intérieur à la négation de la citoyenneté voire de l’humanité à ceux qui étaient de race différente. Il y a eu des hommes comme Donald Woods ami de Steve Biko. Il y a eu bien des blancs qui ont dû s’exiler loin de l’Afrique du Sud parce qu’ils n’acceptaient pas de profiter des privilèges réservés aux blancs que leur offraient le régime tandis que des déclassés de fait perdaient la vie, l’espoir et des membres de leurs familles dans les ghettos de Soweto et d’ailleurs. 

Johnny Clegg était pour moi et pour d’autres sûrement l’antidote au manichéisme racial dans lequel il est facile de tomber en réponse à l’abjection d’un régime raciste. Merci à ces hommes et femmes qui ont offert ces visages de la résistance blanche à l’Apartheid nous permettant de ne pas rejeter les hommes en retour. 

Faisons un voyage dans un passé pas si lointain pour nous remémorer ce qu’était l’Apartheid. 

Qu’était en fait ce régime ? 

L’apartheid (mot afrikaans ou néerlandais emprunté du français, signifiant « le fait de tenir à part » ) est une politique de ségrégation raciale mise en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national afrikaner, et abolie le 30 juin 1991

La doctrine de l’apartheid s’articule autour de la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain et de la population sud-africaine répartis en quatre groupes ethniques distincts (Blancs, métis, Bantou, Indiens) et la primauté de la communauté blanche. 

Par extension, le terme peut également désigner toute politique de ségrégation. 

La politique d’apartheid est l’aboutissement du nationalisme afrikaner débuté dès la fin du XVIIème siècle, magnifié par le Grand Trek et la guerre des Boers. Il s’agit pour les Afrikaners d’asseoir définitivement le contrôle de leur communauté sur l’ensemble de l’Afrique du Sud. 

Minorité raciale, les Afrikaners sont cependant la communauté blanche la plus importante du pays. La politique d’apartheid a été pensée d’abord via le seul prisme des intérêts de leur communauté avant d’y englober les seules autres communautés blanches du pays. 

Les principales lois d’apartheid 

  • Loi sur l’interdiction des mariages mixtes (1949

  • Loi d’immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre blanc et non blanc. 

  • Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur race. 

  • Loi d’habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d’habitation. 

  • Loi sur les laissez-passer (‘Pass Laws Act’) de 1952 faisant obligation aux Noirs ayant plus de 16 ans d’avoir sur eux un laissez-passer en l’occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s’ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans certains quartiers. 

  • Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics. 

  • Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953). 

  • Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches. 

  • Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail. 

  • Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant les bantoustans sous administration des non blancs. 

  • Loi de citoyenneté des noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté sud-africaine aux noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés. 

  • Décret sur l’Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, même noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d’Histoire et de géographie du niveau secondaire. 

  • Loi sur l’interdiction aux Noirs l’accès à la formation professionnelle (date) 

(La définition de l’Apartheid et les principales lois générées par ce régime sont tirés de http://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid site à visiter pour plus d’informations) 

Est-il besoin de redire que ce régime était immonde ? En revisitant ces lois je suis consternée et en même temps je me dis que même un régime démocratiquement élu peut engendrer des choses innommables. En regardant quelques unes de ces lois intolérantes et intolérables je ne peux que m’incliner respectueusement devant ceux qui ont renversé ce régime par la résistance intérieure et extérieure. Merci à la grande Miriam Mabeka qui a porté dignement et douloureusement par un exil forcé la résistance à l’indigne apartheid. Merci aux visages connus et inconnus de la résistance. Merci à ceux qui n’ont cessé de permettre à la voix des opprimés d traverser les barbelés derrière lesquels étaient retenues les espérances d’enfants noirs des ghettos de Soweto. Merci à Desmond Tutu et aux autres et merci à mon héros, Nelson Mandela dont le sourire malicieux et les yeux rieurs me rappellent que la vie triomphe de la mort, la liberté de la prison, l’espoir des désespérances. Madiba, héros contemporain, visage de la dignité de la grandeur et de l’humilité, visage d’un combattant des temps modernes. 

Mandela, en sortant de 27 ans de captivité fait un discours qui est la répétition de son dernier discours lors du procès de Rivonia « J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai rêvé d’une société libre et démocratique, où tous le monde vivrait en harmonie avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel je veux vivre et que je veux réaliser. Mais s’il le faut, c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

Mandela reprend ses derniers mots d’homme libre pour se les réapproprier en homme de nouveau libre. Les vingt-sept années n’ont pas flétri l’idéal qui l’a conduit à renoncer à la liberté. La reprise de ce discours, cette réappropriation de ses propres mots après avoir subi les pires privations et des traitements odieux du régime de Prétoria n’est pas anecdotique. Dans une population sud africaine noire assoiffée légitimement de vengeance Monsieur Mandela rappelle que la lutte qui l’a conduit en prison est contre la domination blanche et aussi contre la domination noire. 27 ans de vie volée plus tard, Nelson Mandela , celui dont la porte de prison portait le numéro 46664 est prêt à donner sa vie pour qu’aucune race ne domine sur l’autre. Bravo à lui ! 

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Nelson Mandela, en accord avec ses principes et dans un respect scrupuleux de sa parole n’a été président que le temps d’un mandat et il est retourné à la vie civile laissant dans son sillage un respect qui ne passe pas. Aujourd’hui, âgé de 89 ans, le combattant pour la dignité de l’homme n’a pas désarmé. Il a pris à bras le corps un autre combat. Combat contre un mal qui a infecté environ 22% de la population de son pays par le HIV. Dans un monde et plus particulièrement sur un continent sur lequel le tabou du sida est encore très prégnant, il a brisé la loi du silence en 2002 en confiant que trois membres de sa famille étaient séropositifs. Il y a deux ans, ce mal terrible a emporté l’aîné de ses fils. Ecoutez les mots du combattant qui prend le pas sur le père éprouvé et déclare le lendemain de la mort de son fils « il faut rendre ce virus public et ne pas le cacher, parce que la seule façon de le considérer comme une maladie normale, comme la tuberculose ou le cancer est d’en parler et de dire que quelqu’un est mort à cause du sida. Et les gens arrêteront e le voir comme quelque chose d’extraordinaire ». Mandela sublime sa douleur pour embrasser celles de toutes les autres familles marquées par la maladie. Il publicise sa douleur intime pour briser le joug de la honte et participer à rendre au malade, à ‘humain la dignité que lui nie la maladie et le regard que l’on porte sur celle-ci. R.E.S.P.E.C.T.  ! 

Aujourd’hui le combat pour la dignité de l’homme que porte Nelson Mandela est celui de la dignité des malades du sida et de leur accès aux soins. Il a épousé ce combat avec une telle conviction qu’au travers de la fondation qui porte son nom, il récolte des fonds de par le monde pour mener à bien ce combat. La conviction de l’homme, l’importance de ce combat, la place qu’il lui donne est telle que Nelson Mandela a donné à sa campagne de sensibilisation sur le sida le numéro de sa cellule de prison, le n° 46664 En revisitant sa vie et ses combats, même de manière sommaire je me dis que mon cœur ne s’est pas trompé en tombant en admiration devant cet homme. Mes respects à cet homme dont le sourire plein de vie est à lui seul un message d’espoir pour ceux qui sont encore retenus ça et là dans des chaînes de servitude physique et/ou mentale. 

Nelson Mandela un héros de notre siècle… 

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Comme dirait Nelson Mandela

Nelson Mandela est un homme que j’admire profondément. Sa vie est un exemple de résistance à l’oppression et à l’injustice et aussi celui de la résistance à la vengeance. Il est de ces vies qui m’inspirent et qui, comme Martin Luther King, me rappellent qu’on peut ne pas céder aux sirènes de la haine et de l’exclusion de l’autre. Quand un homme qui en a été privé 27 ans parle de liberté, on peut l’écouter. Hommage à monsieur Nelson Mandela pour l’exemple. Mandela fait partie de ces inconnus qui ont une place dans mon affection, en plus de l’admiration qu’il m’inspire.

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

“Je ne suis pas vraiment  libre  si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux  dépossédés de leur humanité.”

“Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’etroitesse d’esprit.”

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »



On l’appelle Madiba

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Il y’a des personnes que j’ admire, qui m’impressionnent. Il y’en a qui m’inspirent et cet homme en est. Pendant longtemps il a été pour moi, comme pour beaucoup une photo en noir et blanc qui le figeait dans un âge et dans physique  particulier ( pour ceux qui s’en souviennent il y avait une photo sur laquelle on pouvait le voir avec une raie sur la tête) tandis qu’enfermé dans des geôles d’un régime politique immonde son nom était symbole de résistance. Nelson MANDELA.  Je me souviens de la détestation, de l’écoeurement, de la colère que m’inspiraient Pieter Botha, son frère et le régime de l’Apartheid (dont ils étaient de fiers représentants) tandis que les chaines de télévision montraient les images de la maltraitance que ce régime infligeait aux non blancs en République Sud Africaine. Je me souviens de l’histoire de Steven BIKO autre résistant (chanté dans le temps par Peter Gabriel) dont la mort horrible hante encore bien des mémoires et a heureusement permis d’ostraciser ce régime abominable.  Je n’aurais jamais cru le voir sortir de prison. Malgré nos espoirs, la force du régime sud africain d’alors semblait si grande !

Nelson Mandela source d’inspiration et modèle pour beaucoup d’entre-nous. Il avait toutes les raisons d’être rempli de haine et d’être animé par un désir de vengeance. Le 11 février 1990, comme beaucoup, devant ma télévision j’attendais de voir l’homme qui depuis mon enfance n’était qu’une photo en noir et blanc. Tant d’années de prison l’auraient probablement brisé, abimé, affaibli, amoindri. C’est avec une immense émotion  que j’ai vu cet homme marcher libre. Il sortait enfin de prison après 27 ans d’incarcération dont 15 de bagne ! Il était magnifique. Je le trouvais magnifique. L’Apartheid avait volé des années de vie sociale, de vie de famille, de vie tout simplement à cet homme, mais ce régime ignoble n’avait pas eu raison de lui. Ma joie se mêlait à celle de la foule en liesse en voyant marcher un homme qui a passé sa vie à refuser de capituler, un homme debout ! J’avoue avoir pleuré tant j’étais émue et heureuse de vivre en direct ce moment historique. Ce moment à la fois attendu et inespéré. Et Nelson Mandela marchait avec majesté. Ils ne l’avaient pas détruit ! J’avoue qu’au fond de moi, j’avais peur qu’il ne soit pas à la hauteur de sa légende, à la hauteur des attentes investies en lui, des nos espérances. Il ne m’a pas déçue, loin de là. Quatre ans plus tard, il est devenu le président de son pays et a aidé à permettre une transition complexe sans que celle-ci se transforme en Apartheid à l’envers. Mandela a su ne pas s’accrocher au pouvoir et partir alors qu’il aurait pu rester. Il a su ne pas devenir une autre président africain accroché au pouvoir et aux privilèges au mépris de l’intérêt général.  Il avait accompli sa mission accompagner une transition en douceur. Pour moi ce modèle d’homme symbolise le combat pour la liberté et la paix et non celui pour le pouvoir. Il y a des vies, des parcours qui m’inspirent, celui de Nelson Rolihaha Mandela est de ceux-là, et à juste titre. Chapeau bas monsieur Mandela !

Ecoutons parler ce monsieur et vous verrez qu’il a accompli un long chemin vers la liberté. Vous vous apercevrez qu’ il a accompli un sacré chemin vers la liberté intérieure :« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »



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