RESTAURER LA DIGNITE DES GRANDS HOMMES D’ETAT FAUSSEMENT ACCUSES D’ETRE DES DICTATEURS CORROMPUS .

Décrypter les enjeux derrière de prétendues révolutions : Gloire à Mouamar, Hosni et Zine el-Abidine et à leurs pairs d’Afrique noire

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Camarades et véritables patriotes du monde entier, l’heure est grave. Il se lève un vent curieux qui, sous des djellabas dévoilent des révolutionnaires dangereux. Vous savez cette engeance qui croit qu’à coup de vociférations elle changera le cours de l’histoire. Quels idiots ! Si la rue changeait les sommets de l’Etat cela se saurait. Ce n’est pas parce qu’un roi mou et cocu a perdu la tête en 1793 en France que des gueux vont se mettre à penser que la rue peut infléchir le cours d’une nation.  La France, grande donneuse de leçon devant les nations a prétendu se débarrasser de la monarchie pour installer via la cinquième république des présidents aussi éloignés du peuple que les rois d’antan. Des hommes plus accrochés aux apparats qu’au fait d’améliorer l’ordinaire des peuples. Ainsi vont les « révolutions », les populations payent de leur vie la reproduction sociale des élites aux sommets de l’Etat.


Alors le vent de liberté apparente qui souffle dans les pays dits arabes aujourd’hui ne cache pas des Che Guevara sous chaque djellaba. Que nenni ! Si le pouvoir appartenait réellement au peuple cela se saurait. L’on ne va tout de même pas confier les rênes des nations à des incompétents sous prétexte qu’ils vocifèrent sur une place publique !


Si ces gens avaient eu du courage ils se seraient élevés à la force du poignet comme Leila Ben Ali, une femme qui force le respect. Elle est passée en quelques années de shampouineuse à milliardaire. Qui dit mieux ? Le rêve tunisien a détrôné le rêve américain. Vive la Tunisie, terre de tous les possibles.


De surcroît, pas égoïste pour un sou elle a permis à d’autres tunisiens de connaître l’ascension. Ce sont des membres de sa famille ? Et alors ! La solidarité familiale est l’essence même de notre beau continent. On ne va tout de même pas reprocher à une shampouineuse devenue milliardaire de n’avoir oublié  ni sa famille, ni ses racines. Non ?

Ceci dit elle aurait pu conseiller son époux sur la couleur de ses cheveux. Ce noir !!! On dirait un ersatz de Moubarak.


Il est temps de remettre les choses dans le contexte pour ne pas nous laisser berner par ceux qui veulent déstabiliser nos nations.


Kadhafi le premier empereur de l’Afrique unifiée sous sa direction éclairée l’a dit. Et la parole de notre empereur (loués soient les dieux d’ici de là et d’ailleurs pour le don fait à la terre par la manifestation du glorieux guerrier, lumière de nos vies, néon qui éclaire nos nuit, astre éblouissant de l’aube, Mouamar de nos cœurs frétillants) est sacrée et a force de loi.


Depuis la révolution dite de jasmin, les esprits s’échauffent. Que n’entend-t-on dire ça et là ? Des hommes d’honneur sont livrés à la vindicte populaire, jetés en pâture au jugement des nations. Des pays qui sont depuis toujours des modèles de grandeur et de noblesse sont présentés comme des lieux liberticides et fossoyeurs de la démocratie !

Il est temps que des esprits éclairés se lèvent pour dénoncer le tourbillon médiatico-impérialiste qui veut entrainer peuples et nations dans le chaos.


Oui camarades !  Si la révolution était réelle, la France,  dépositaire universelle du brevet de la révolution réussie (foi Danton, de Bonaparte de Sarkozy et de Cohn Bendit) aurait authentifié et soutenu le mouvement. Si la Libye, l’Egypte ou la Tunisie avaient été les proies d’autocrates corrompus qui bâillonnaient le peuple, la France, chantre mondial de le défense sans concession des droits de l’homme les auraient dénoncé avec force. Il n’y a qu’à voir l’autorité avec laquelle le président français toute virilité dehors a sommé Laurent Gbagbo de quitter la présidence de la Côte d’Ivoire et l’obéissance immédiate de ce dernier qui s’est depuis exilé en nouvelle guinée où il apprend à parler le Poulpe. Vive la France de l’incantation creuse.


Visionnaire entre les visionnaires, madame le ministre des affaires étrangères a proposé le savoir-faire de la police française pour régler les questions sécuritaires liées aux manifestations en Tunisie. Elle avait tout de même survolé le pays en jet privé sans percevoir le moindre battement de cils anti Ben Ali. La révolution de jasmin n’a au vu de l’analyse pertinente des politiques français, aucune légitimité sinon la France l’aurait dit.


Oui camarades, un complot est ourdi  par les forces du mal contre l’Afrique pour l’asservir à nouveau. Il a commencé par enflammer le Maghreb et le Machrek avec pour fin de soumettre les peuples en les privant de leurs guides et protecteurs suprêmes. Félonie ! Ne l’ont-ils pas fait ces affreux du temps de Chaka ? Assassinant un de nos chefs pour posséder nos terres ?  Résistons avant que l’Apartheid ne revienne gangrener le continent entier.


Peuples d’Afrique subsaharienne levez-vous pendant qu’il est temps et protégez avec force les dinosaures qui sont à la tête de nos nations. Ils veulent contaminer nos populations par des révolutions chimériques. Heureusement que nos guides d’Afrique noire tiennent trop à la sécurité de leurs fonds détournés heu que dis-je à la sécurité de nos nations pour les laisser piller par des chacals. Gloire à eux, sauveurs suprêmes. L’on ne va tout de même pas sacrifier ces hommes d’expérience pour des chimères portées par de prétendus opposants. Gloire à nos guides qui pillent nos terres pour notre nous garder purs et protégés des excès.


Quel abus y a-t-il lorsqu’un président, guide bienveillant et suprême d’un pays décrète un état d’urgence qui dure trois décennies ?Qui a fourni la moindre preuve qu’il n’y avait pas d’urgence en Égypte depuis la mort de Sadate ? 

Pendant les trente ans de pouvoir de Hosni le magnifique pas le moindre enlèvement de pyramide ! Sans l’état d’urgence décrété par le bien aimé Rais, qui peut nous garantir qu’il y aurait encore la moindre pyramide en Égypte ? Et de vous à moi, qui irait douter d’un homme qui, à 80 ans assume sans difficulté le ridicule du cheveu noir jais, voire corbeau ?

Hosni Moubarak, grand seigneur jusqu’au bout se proposait de consentir au sacrifice suprême, confier à terme les rênes du pays à son fils, la chair de sa chair. La dynastie des Moubarak au service de la grandeur de Égypte. Par malheur le cirage avec lequel il enduisait ses cheveux aura dû couler sur ses yeux et voiler son discernement, sinon il ne se serait pas laissé tromper par son entourage et aurait rejoué la pacification de la place Tien an Men au cœur de Égypte. Si seulement il avait accepté d’être chauve ou assumé de cheveu poivre et sel… La coquetterie de trop aura privé Égypte d’un pharaon de grande envergure et à peine octogénaire.  


Comment par ailleurs peut-on trainer dans le boue le nom d’un homme honorable l’accusant de népotisme, de corruption, de gabegie, et de prévarication ? N’en jetez plus ! Tout scientifique, même le plus médiocre est informé du fait qu’il y a des phases obligatoires de test avant de mettre à la disposition du public des produits et autres découvertes. Une découverte majeure se teste sur une petite échelle. Le projet de Ben Ali le Grand était l’enrichissement exponentiel de tout tunisien. Puits de sagesse et homme prudent, le guide président a fait le choix de tester « la molécule d’enrichissement rapide » sur un groupe témoin appelé les Trabelsi. Il fallait d’une part voir si l’on pouvait passer d’un état de quasi pauvreté à celui de milliardaire en quelques années. Cette preuve faite il fallait tester les changements induits sur le groupe teste après son enrichissement. Ce n’est qu’après ces vérifications de sécurité primaire qu’il allait déployer la technique au peuple entier.  Les esprits chagrins le suspectent de népotisme sous prétexte qu’il s’agit de sa belle-famille ?  Quel être sensé enrichirait sa belle-famille au détriment de sa propre famille ? Du bon sens diantre !

Par ailleurs, le guide suprême de la nation tunisienne a mis en péril ses proches en les faisant cobayes de la croissance future de la nation. Mais il a fallu qu’un homme contrarié se prenne pour un méchoui sur la place publique et les tunisiens ingrats et sans vision ont sacrifié leur guide, digne successeur de Bourguiba (qu’il a en passant participé à destituer pour le bien de la nation) à l’émotion.

La fortune de son clan ne s’élèverait à 5 milliards de dollars après vingt-quatre années au pouvoir ? Et alors ? Ben Ali travaille. Ce qui, je le souligne en passant n’est pas le cas de Liliane Bettencourt ou de Caroline de Monaco ! Qui est descendu dans la rue pour les destituer ? Ne crions pas au racisme tout de suite mais il se lève en moi comme un soupçon. Pas joli joli tout ça !


Cinq milliards de dollars ? C’est tout ?  Une telle misère ferait rire aux éclats quelques souverains rapaces ça et là sur la planète. Comparé à d’autres c’est à peine de quoi offrir un apéritif à des malades du kwashiorkor dans Éthiopie du milieu des années quatre-vingt !

Si on lui avait laissé du temps, il aurait pu étendre l’expérience de l’enrichissement exponentiel à tout le peuple, la Chine serait venue prendre des leçons de croissance en Tunisie. Le manque de vision aura stoppé  l’histoire en mouvement. La Tunisie ne sera pas la première puissance mondiale pour cause d’autodafé inopportun.


Et voilà qu’aujourd’hui, pour tout couronner, l’on déverse comme des ordures par une benne, et sans la moindre réserve, des tombereaux d’injures sur un homme de bien : Mouamar le Merveilleux ! C’est ainsi que l’on salit la réputation d’un pacifiste, d’un homme équilibré. Cet être supérieur a durant quatre décennies consacré sa vie, son génie et son aura au service de la grandeur de Libye. L’homme et son clan auraient une fortune estimée à  120 milliards de $ (87 milliards d’euros). Est-ce cher payé pour 40 années dédiés à la grandeur de la Libye ? Est-ce cher payé pour l’artisan de  la pacification du Tchad, l’unité africaine, la protection des immigrants d’Afrique subsaharienne et la sécurité aérienne internationale ? Sans Kadhafi, la Libye ne serait pas, le monde ne serait pas, les galaxies ne seraient pas, le soleil non plus. Mouamar Kadhafi est l’Etre absolu la réponse à toutes les questions de l’univers.


De toutes les façons, si l’on considère que Moubarak et son clan ont environ 70 milliards de dollars pour dix ans de moins à la tête d’une nation, et en comptant les heures supplémentaires et les congés payés, la fortune des Kadhafi est amplement méritée et est de la roupie de sansonnet au regard des du Guide suprême (que son nom soit chanté par des vierges sur tous les continents de génération en génération)  et ses apports à la Libye et au monde.

De plus le guide visionnaire au visage remodelé -pour mieux plaire à son peuple chéri- a mis ses fils au travail pour le bien de la nation.


Comment peut-on suspecter le Guide suprême de la Grande Révolution libyenne d’être un tyran sanguinaire ? D’accord un peu excédé par les enfantillages d’un peuple aux caprices adolescents sur la place publique, il traite ces grands enfants de drogués avec des vociférations hallucinées. Nous n’allons pas pinailler sur les mots tout de même !

En effet, ne faut-il pas être sous l’effet de quelque substance opiacée ou  de quelque autre hallucinogène pour imaginer la Libye sans Mouamar l’immortel et sa famille ? Kadhafi est la Libye, cette dernière n’est pas sans lui. Qu’on se le dise.


En bon père du peuple conscient que ce dernier ne peut vivre sans lui se propose d’orchestrer le « suicide » d’une nation plutôt que de la laisser entre les mains des étrangers qui haïssent la Libye. Kadhafi a promis un bain de sang si le peuple ne retrouve pas la raison.


En effet si au final ces chochottes de Ben Ali et Moubarak n’ont pas eu la virilité affirmée et manifestée par quelque excroissance testiculaire pour rester au pouvoir, Mouamar ne cèdera pas. Il en a lui ! Et ses fils aussi. Que son look de drag queen massacrée par un chirurgien esthétique ne trompe personne. Lla diva Mouamar n’est pas une femmelette, c’est un homme, un vrai. En matière de « cojones », il en remontrerait à une escouade de zébus en rut. Il est mâle jusqu’à la déraison. Personne ne lui prendra son jouet.  Il préfèrera le bain de sang plutôt que de livrer son cher pays à des hérésies telles que la démocratie ou la liberté.


Quels sont donc ces peuples qui ne sont pas fichus de s’élever au-delà des considérations aussi prosaïques que la faim, le chômage, ou la liberté d’expression ? On accuse des dirigeants d’affamer des peuples alors qu’ils les éduquent spirituellement par l’ascèse ?


L’heure est au grand n’importe quoi et les médias dominants tordent le sens des faits pour priver des nations entières d’hommes valeureux qui ont prouvé depuis toujours leur attachement féroce à la construction de leurs nations. Comment est-il acceptable que nul ne s’offusque de ce que l’on ose qualifier ces nobles âmes  des pires qualificatifs ? Fort heureusement, la France, patrie des droits de l’homme et étalon de mesure interplanétaire du respect des droits de l’homme et du citoyen, par le soutien, la fourniture des armes et des amitiés durables avec ces êtres supérieurs rappelle à nos consciences engourdies que les « révolutions » actuelles sont illégitimes et sans fondement.


A bas les Guevarra d’opérette en djellaba, boubous ou pagnes la liberté et la démocratie sont des chevaux de Troie des puissances coloniales. Ne nous laissons pas tromper. De toutes les façons Jacques Chirac, grand visionnaire n’a-t-il pas dit que l’Afrique n’était pas mûre pour la démocratie ? Si la France, championne du monde des droits de l’homme et de la diplomatie éclairée le dit, cela doit être vrai.


C’est la France qui déroule le tapis rouge à Kadhafi, à Hu Jingtao pour décrocher des contrats et à Bongo, Biya, Compaoré, Sassou Nguesso, Nguema et les autres pour des raisons encore plus opaques pour lesquelles les peuples d’Afrique subsaharienne n’ont pas fini de payer. Qui aurait en Afrique Subsaharienne l’idée folle de s’opposer aux tentations monarchiques de Wade, Biya ou Nguesso ? La révolution de jasmin sous l’équateur ? Et puis quoi encore ?  Parce que la citronnelle est finie chez nous ?


Dormez tranquilles indéboulonnables guides de nos peuples assoupis. Continuez à vous croire intouchables. Continuez à envisager de léguer des pays qui ne vous appartiennent pas à vos rejetons.

Le jour vient, et il est proche disent les antipatriotes,  où l’on verra sur vos visages l’air hébété de Ali ou Moubarak ou pire encore l’air abasourdi et grotesque de Ceausescu au moment où il a réalisé que ses vociférations étaient désormais sans effet sur un peuple excédé. Ils disent que l’histoire est en marche et les que les peuples d’Afrique sont en passe d’écrire leur propre histoire. Eux les qui ? Tchuip.


Camarades, réveillons nous et boutons défendons nos guides suprêmes au péril de nos vies.Ils ne sont pas fous, leurs enfants sont dehors. Et au fond ayant probablement des nationalités étrangères pourquoi verseraient ils leur sang pour sauver nos pays ? Voyons …


Signé camarade Extinctor

Secrétaire perpétuel du comité

de maintien de l’ordre dans nos nations



Refuser d’être enseveli sous les blessures et briser les chaînes des mots vecteurs de maux

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Un mot, un son anodin, quelques syllabes que l’on aligne avec légèreté, peuvent pour celui qui les entend avoir de terribles conséquences.

Quelquefois on les prononce pour blesser, rire ou faire rire, sans mesure les ondes de choc dans la vie de celui qui en est, l’involontaire cible.

Combien de fois, sous le prétexte que l’on est énervé, excédé ou agacé, en tant que parents ou adultes nous nous laissons aller à infliger à de jeunes enfants des mots qui les enferment comme des sarcophages ? Tout y passe : l’enfant est tour à tour un fardeau, une déception, un raté, un abruti, un incapable, un bon à rien et que sais-je encore ! Quelques adultes se laissent aller à offrir un autre cercueil à ces êtres en construction, leur prophétisant une incapacité à plaire, une incompétence à exprimer par leur physique la moindre grâce. Une inaptitude à être aimé.  Et l’on s’étonne du nombre d’infirmes  émotionnels tapis sous les adultes que nous sommes.

Derrière l’excès apparent de confiance ou le doute maladif se logent quelquefois tant de fêlures !

Prenons-nous seulement le temps de nous poser et questionner notre rapport à l’autre et notre rapport à nous-mêmes ? De quelle manière parlons-nous des autres ? Soulignons-nous davantage les défauts des personnes que leurs qualités quand nous en parlons ? Sommes-nous embêtés quand l’on entend dire du bien des autres comme si cela nous diminuait ? Si oui nous avons intérêt à faire un travail sur nous-mêmes au regard de l’estime de soi.

Les mots, les regards, les silences, l’absence de regards tandis que l’on se construit, peuvent orienter le cours de nos existences de manière radicale. Qu’avons-nous fait des mots vecteurs de maux qui ont ébranlé nos parcours de vie ?

Quand je fais le voyage dans l’enfant que j’étais, malgré l’amour et la protection offerte par mes parents et au cœur d’une fratrie équilibrée et aimante, j’entends des mots qui enferment et qui brident des dons, qui sèment le doute dans mes capacités à être et ou à faire. Un enfant ne vit pas que dans sa cellule familiale nucléaire.

Prenons-nous le temps de dire à nos enfants combien ils sont précieux et combien ils sont beaux, intelligents, brillants, magnifiques et dignes d’être aimés juste pour ce qu’ils sont ? Prenons-nous le temps de les armer par l’amour contre la violence et le rejet ?  L’amour de soi et l’acceptation de ce que l’on est une fondation essentielle pour se construire. Édifier la confiance en soi chez l’enfant peut lui permettre  de traverser l’adolescence sans y laisser trop de plumes.

L’escale en adolescence ramène à ma mémoire les sons de quelques bris intérieurs. Se bâtir dans le doute sous les sarcasmes de ses pairs n’est pas une sinécure.

Malgré les fantasmes qui nous structurent et les proclamations de nos orgueils blessés dans le rapport à l’autre, nous avons besoin du regard des tiers et de la relation à autrui. Ceux qui clament d’ailleurs le plus fort leur absence de besoin de l’autre sont peut-être secrètement en train de gémir de solitude.

J’ai croisé dans mon existence quelques fossoyeurs. Vous savez, ceux qui vous enferment dans des définitions ou dans des limites inhérentes à leurs prétentions égocentriques à définir le monde. Quand ces personnes appartiennent au cercle de ceux qui comptent pour vous à une saison de votre existence, ils peuvent vous meurtrir profondément.

Fort heureusement, malgré des propensions féminines à se projeter dans des passions exclusives et qui consument, l’on n’est pas obligé de reproduire à l’infini la tragédie de Marguerite Gautier.

Les rejets les plus blessants ne nous obligent pas à rester dans les tombeaux de ces afflictions. Après la douleur vient le dépassement et l’on en sort grandi, voire heureux. Il y a une vie à vivre et elle vaut la peine !

Alors je dis merci à tous ceux qui pour me blesser, me détruire ou pour m’avilir se sont servi des mots comme des obus.

Merci à ceux qui auraient pu me détruire mais qui ont participé à me construire telle que je suis. Les douleurs passagères ont produit un poids éternel de gloire et de surprenantes joies. Elles m’ont enrichie, élargie, affermie. Elles m’ont appris à faire des choix entre le désespoir et la joie, l’amertume et le pardon, l’enfermement ou le dépassement, la mort ou la vie, entre leurs mots et moi. Je me suis choisie.

Après les tempêtes, c’est avec délectation que l’on profite des océans apaisés et des nouvelles perspectives de voyage.

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Je remercie ceux qui ont pris le parti de porter atteinte à ma réputation propageant des propos infâmants, distillant ça et là le soupçon et des accusations mensongères. Merci à eux de m’avoir appris à me centrer sur l’essentiel : être en paix avec moi-même et avec Celui qui est l’Essence de mon être. Merci à eux de m’avoir fait réaliser que l’essentiel est que je sache qui je suis et où réside la vérité de mon être.

Quand les définitions de soi ne sont plus prisonnières de la parole de l’autre, on a fait un pas primordial vers la liberté.

Merci de m’avoir appris ou rappelé que l’énergie qui m’habite peut être investie à des choses plus constructives que le fait de combattre les moulins à vents de la mesquinerie humaine. Peu m’importe que la vérité soit ou non rétablie aux yeux de ceux qui les auront écoutés, je sais qui je suis et ça me va. Et qu’est-ce que j’aime celle que je suis ! Le chemin aura été long et quelquefois tortueux pour en arriver là, mais aujourd’hui cette vérité est  scellée sur un fondement inaltérable.

Merci à ceux qui m’ont pris pour un vilain petit canard qui avait la prétention de nager au milieu des cygnes majestueux qu’ils étaient.  Qui sait si sans ce rejet, ce mépris, cette disgrâce proclamée j’aurais pris la peine de regarder l’autre au-delà des apparences ? Grâce à eux j’aurais appris à chercher dans ceux que je croise la beauté véritable, la grâce cachée et les richesses intérieures. Je leur dois probablement en partie d’avoir travaillé à développer des qualités humaines que j’aurais peut être négligées par ailleurs. Ils se proposaient comme des croque-morts venus embaumer ma de confiance en moi, et voici qu’involontairement, ils sont devenus des pédagogues magnifiques, m’obligeant à creuser en moi pour me trouver, à creuser dans l’autre pour le voir  et le recevoir en dépit de ses failles. Les rires moqueurs d’antan se convertissent en une symphonie dans mes souvenirs, parce que cette musique participe de la bande originale de mon existence.

En passant je remercie des involontaires tuteurs de m’avoir épargné le désagrément de m’acoquiner avec les êtres superficiels et pour le moins fats qu’ils étaient. Ben oui ne faut-il pas manquer de profondeur pour passer à côté d’un être humain sous prétexte qu’il ne ressemble pas à ses propres projections de la beauté physique ? Et de vous à moi, plus le temps avance plus je trouve la femme que je croise dans mon miroir magnifique. A mon avis cela tient à cet éclat qui vient de ce que l’on aime le compagnon de voyage que l’on est pour soi. Je me trouve belle. Pourquoi mentir ? Heu… ne soyez pas désobligeants en disant que ma vue baisse avec l’âge. Pftttt ! Cool

Merci aux les amitiés trahies, aux amours avortées aux espoirs déçus, aux illusions relationnelles, après les blessures je me suis chaque fois relevée plus riche. Riche d’avoir vécu ces choses et déployée intérieurement pour aimer davantage et pour donner encore et toujours, mais avec discernement. On ne se trompe jamais en aimant, on vit parfois les désagréments d’une escale imprévue de l’amour dans un lieu inapproprié et qui se révèle trop longue.  Mais un jour l’amour que l’on donne arrive enfin à  la bonne destination et l’on réalise que toutes les douloureuses escales traçaient le chemin jusqu’à cette plénitude amoureuse, amicale, filiale.

Non, on ne se trompe jamais en aimant. Aimer c’est le sens et l’essence de l’être. L’on se trompe davantage et l’on ne se grandit pas en se croyant autorisé à se moquer de, et à piétiner les sentiments d’un tiers sous prétexte que l’on n’éprouve pas la même chose pour lui.

Il peut être long le chemin qui ramène de certaines expériences douloureuses jusqu’à l’essentiel, une rencontre plus profonde et une relation apaisée avec soi.  Quelles que soient les épreuves d’hier et d’aujourd’hui,  ne nous laissons pas ensevelir dans un lieu ou nos espoirs sont en escale forcée. Brisons les chaînes de l’amertume. Le voyage reprendra et nous arriverons à bon port. En tout cas, moi j’avance…Clin doeil



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