Aimé Césaire au Panthéon. Et après ?

Aimé Césaire au Panthéon. Et après ? dans De quoi je me mêle 217669_180689638644942_100001117219382_442233_4417966_n

 

Ce 6 avril, l’on fait entrer Aimé Césaire au Panthéon. Il paraît que dans la république française c’est l’un des plus grands honneurs que l’on peut rendre à une personnalité importante. On est semble t-il loin des tractations au principe d’une légion d’honneur désormais galvaudée pour cause de copinage excessif.A priori Christian Clavier, Mireille Matthieu ou Didier Barbelivien ne devraient pas troubler le repos des illustres figures qui reposent au panthéon. Ceci dit sait-on jamais ? Prudent Aimé Césaire n’a pas souhaité être arraché de sa terre Martinique pour s’exiler définitivement en métropole, fut-ce par la dépouille.

Bref reconnaître l’immense apport du « nègre fondamental » au patrimoine littéraire, culturel, politique, humain et plus encore à celui des définitions de l’humanité va de soi. Celui qui à 17h a fait un discours hommage l’a t-il jamais lu ? Le doute en moi est entêté. La biographie ânonnée par le chef de l’Etat donne à penser que le souffle qui animait le poète ne l’a pas touché. Un homme peut-il lire Césaire réellement, profondément sans que son humanité et son rapport à l’autre s’en trouvent modifiés ? Peut on avoir lu Césaire et véhiculer insidieusement dans la nation des semences de division et d’infériorisation latente de l’autre ? Peut-on avoir lu cet homme et envisager des identités strapontin pour les français issus de l’immigration  ?  J’en doute.  

En citant les extraits du discours sur le colonialisme Nicolas Sarkozy était il pris dans une dissociation de soi, dans cette forme de schizophrénie propre à la France qui d’un côté exporte à grands cris des valeurs telles que la déclaration universelle des droits de l’homme et qui de la bouche d’un ancien président peut cyniquement affirmer en parlant du Rwanda qu’un génocide en Afrique n’est pas bien grave ?  Le président entendait-il ce qu’il lisait ?

Aimé Césaire à mon humble avis méritait mieux que le discours sans vie, sans grâce et ponctué de mots sur lesquels la langue présidentielle n’a cessé d’achopper. Absence de conviction quand tu nous tiens…

La mise au Panthéon de Césaire ne saurait être un enfermement de sa pensée, de son verbe de sa liberté pour n’en laisser qu’un ersatz, une coquille vide qui servirait d’alibi à des politiques de gauche comme de droite incapables de repenser leur rapport au monde, à l’autre et à l’outre-mer.

Il n’est pas anodin que les télévisions hexagonales aient montré de Césaire  à l’envi l’image d’un entretien aux apparences suranné avec Nicolas Sarkozy, ce dernier hochant la tête le regard perdu au loin, comme si la photo avec celui qui auparavant avait refusé de le recevoir avait davantage d’importance que l’échange avec cet homme essentiel, celui dont le verbe ouvrait à la liberté, à la dignité, cet homme rebelle à toute forme d’asservissement.

Celui que l’on a célébré ce jour à juste titre est irrécupérable, il n’est pas possible de l’enfermer dans un lieu glorieux qui serait un cimetière pour la vie de son verbe. Je revois l’oeil amusé avec lequel il regardait défiler les politiques hexagonaux en voyage en Martinique qui voulaient une photo avec lui comme d’autre voudraient toucher le crâne de la statue de quelque figure religieuse. Ils en faisaient un grigri électoral passant à côté d’un homme essentiel au crépuscule de sa vie, inconscients du fait que désormais sa parole était d’or.

Ne faisons pas assaut de naïveté en pensant que cet honneur fait au grand homme est dépourvu de toute arrière pensée politique. Entendre Jean-François Copé louer son amitié avec Aimé Césaire et faire le grand écart entre la vision de cet homme et son pitoyable débat (déballage) sur l’islam et la laïcité était un moment ubuesque. J’en aurais avalé mon dentier si j’en avais eu un !

Enfermer cet homme (encore que sa dépouille demeure en Martinique ouf !) au Panthéon sans libérer son œuvre et lui donner les moyens d’arriver aux jeunes consciences que l’on forme dans les écoles de la république serait une escroquerie intellectuelle. L’éducation nationale est attendue au tournant de la réalité des convictions concernant la figure de Césaire.

Son discours sur le colonialisme est un texte essentiel que bien des politiques gagneraient à lire pour sortir de visions du monde datées et stupides. Césaire de son vivant était libre, la mort ne l’aura pas rendu captif.

Il nous appartient de le laisser voler encore et toujours comme l’aigle majestueux de la pensée qu’il aura été. Il nous appartient de nous laisser rencontrer et défier par le visionnaire qu’il demeure.

Lisons et faisons lire Césaire, la transmission de son patrimoine est plus glorieuse que tous les panthéons dans lesquels on fige les êtres et les transforme en poupées de cire de la pensée ou de l’histoire. Exposons nos filles et nos fils à la pensée de Césaire. Ceci n’est qu’un avis et je vous promets que je ne le dis pas parce que je ne risque pas d’entrer au dit Panthéon (^_^).



Qu’allons-nous faire de Marie, Koffi, Mamadou, Akadjé et André ?

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Il est des nuits comme ça, qui sans vous prévenir, prennent Morphée en otage. On tourne et se retourne dans son lit espérant que par ce mouvement inutile, on finira par trouver la porte vers le sommeil.

Bien aimée Côte d’Ivoire qui ne cesse de gémir et dont les cris de douleurs habitent les veilles de ma nuit.

 

Abandonnée par Morphée mes pensées sans entraves me conduisent vers toi auprès de tes douleurs. Des femmes et des enfants de douleur agonisent. Des hommes sans vie gisent sur le bord des chemins. De précieuses existences soudain interrompues par la folie des hommes, née de leurs inextinguibles appétits de pouvoir, hantent ma mémoire. Des corps brûlés, violés, martyrisés semblent vouloir s’exprimer, dire qu’il y a en eux davantage que le fait de gésir sans vie. Par des cris silencieux ils habitent ma nuit refusant la négation d’un traitement de masse. Pourquoi me hantent-ils ? Pour quelle raison viennent-ils troubler ma quiétude ?

Ils étaient des enfants, des femmes et des hommes, avant d’être assassinés. Ils ont été embarqués dans le tourbillon d’une folie meurtrière  qui à chaque exaction dépouille les assassins un peu plus de leur humanité. Ils se laissent aller aux pillages, aux viols et aux meurtres au nom de quoi ? De quel pouvoir ? Ils se battent pour des hommes qui, le moment venu, oublieront certainement de se battre pour eux. Les connaissent ils seulement ces supporters zélés, qui prennent fait et cause pour le champion de leur camp. Ils l’appellent Alassane, comme s’il était des leurs, ou le nomment Gbagbo comme quelqu’un de la famille. Mais voici les champions n’ont jamais pris la peine, de voir en eux davantage qu’une foule sans visage, instruments animés et instrumentalisés pour asseoir leur pouvoir. Déshumanisés dans le regard des politiques, victimes ou bourreaux sur le terrain des crimes matérialisent la privation d’humanité.

Les images qui nous arrivent via le tube cathodique ou la toile d’internet dévoilent des massacres au cœur desquels des frères ivoiriens s’entretuent. Personnes uniques, humains irremplaçables, ils étaient filles et fils, ils étaient pères et mères. Pris dans la frénésie du moment qui se joue, nous aussi sans y penser, les avons dépouillés de leur humanité, les enfermant dans une terrible globalisation.

 

Des civils sans défense à Duékoué massacrés, on s’arrête au nombre insupportable des morts et l’on oublie l’air de rien, que derrière les 800 morts, il y avait autant de vies, et tout autant d’histoires individuelles arrêtées. On n’envisage pas les séismes intimes produits dans les familles, on est loin de penser à la douleur d’une veuve, à celle d’un orphelin. On oublie qu’à Duékoué un père brisé gémit d’avoir vu s’effondrer, ses rêves d’une descendance. Pornographie terrible de la violence qui fait d’êtres humains des corps que l’on expose et que l’on manipule, les livrant aux regards. Des masses de chair se déploient sous nos yeux effrayés ou révoltés. Qui pense un seul instant à poser sur ces hommes, le voile pudique que lui offrirait la reconnaissance de leur humanité niée ?  On déshumanise les morts en politisant ce qui leur est arrivé. On conceptualise, on glose, on oppose panafricanisme et néocolonialisme au dessus de leurs corps encore chauds. On s’éloigne des être et les transformons en matière.

 

Dans ma nuit sans sommeil, les corps éventrés, calcinés se rappellent à moi. Ils semblent reprendre vie, comme le temps d’un instant pour se défaire du néant totalitaire dans lequel on veut les enfermer. Ils refusent de rejoindre les charniers de l’imaginaire dans lesquels sont empilés des victimes Rwandaises, Congolaises, roumaines ou albanaises. Dépouillés du souffle de vie, ils semblent réclamer à mon esprit fébrile, un droit à l’existence.

 

Je vois se lever dans mon imaginaire cet homme inconnu qui en humanité et en africanité m’était par deux fois frère. Et mon frère inconnu se raconte à moi par des séquences de vie venues de son passé. J’entends son rire grave, et je vois le regard inondé de tendresse qu’il posait sur Fanta. Comment s’appelle t-il ? Il répondait au nom de Koffi ou d’André, Mamadou ou Akadjé.  C’était un homme total, qui souffrait et espérait, tombait et se relevait. J’imagine son regard porté sur ses enfants, je pense à ses combats pour leur rendre la vie plus belle.

 

Il git sur un trottoir.

Sur son corps calciné, glisse une caméra qui ira nourrir les propagandes des uns ainsi que celles des autres, comme l’indécence des caméras qui glissaient sur Marie, qui encore et encore racontait un viol collectif au point que les mots gommaient sa personne pour projeter ceux qui l’entendaient dans l’obscène réalité d’actes bestiaux perpétrés par ces hommes qui font des corps de femmes des terrain de pouvoir et de conquêtes guerrières.

Ma veille forcée me ramène le visage et la voix de Marie, la dépouillant des projections nées de l’outrance médiatique qui de Charybde en Scylla semble s’adresser à un parterre de voyeurs. Marie vient à moi comme une sœur profondément meurtrie, comme une vie qu’il faudra reconstruire.

Les visages de l’un et de l’autre m’arrachent de la globalisation et m’invitent à un tête à tête avec certaines des conséquences de la tragédie ivoirienne.

Indicible douleur et cruelle empathie. Le drame ivoirien ne m’est plus exogène. C’est moi, c’est mon frère, c’est mon fils et ma fille que l’on a tué là bas. J’imagine cette peine plus près de moi et cela me glace d’effroi. Ces gens ont-ils conscience du crime qu’ils commettent contre des humains d’une part et contre la notion même d’humanité ? Je n’ai plus envie de débattre

Le flot des sons, le ruissellement des images, les débats sans fin des « pour » et des « contre » m’agressent plus que jamais. Ce sont des hommes que l’on assassine et meurtrit.

Qu’on l’appelle Marie, Koffi, Mamadou, André ou Akadjé, ils sont là, établis dans mon imaginaire, demandant que par le cœur on leur ouvre le passage qui les ramènent dans l’humanité. Ensevelis sous des débats qui les nient, ils se rappellent à moi pour dire « j’existe » ou « j’existais » « ne permettez pas à leur » crime » de m’ensevelir sous un amas de corps, rendez moi mon existence, donnez moi symboliquement un sépulcre individuel comme le fut mon histoire. »

Ivoirien mon frère, ivoirienne ma sœur, m’autoriserais-tu à m’immiscer dans le cours de l’histoire qui s’écrit pour oser te livrer l’expression de mon cœur ?  Me pardonneras-tu de livrer à ton regard le fond de ma pensée ?

Ivoirienne ma sœur, ivoirien mon frère, de quelque camp que tu sois je t’adresse une supplique. Sors de la fascination qui dénie à l’autre son droit à l’existence en gommant à tes yeux son humanité.

En face de toi celui qui est ton ennemi est avant tout un frère, un fils de ta nation.

Les petits êtres qui sous tes yeux ne sont plus que fils de l’autre camp et ennemis de demain, sont de petits enfants, qui hier encore jouaient sous ton regard et t’attendrissaient.

Ne te laisse pas tromper par la folie des puissants, par leur odieux cynisme qui t’instrumentalise pour commettre à leur place des crimes odieux dont ils se hâteront de se dédouaner, passant au besoin des accords d’impunité.

Mais après la colère, la folie meurtrière, il te faudra vivre avec la mémoire, des crimes perpétrés. Ni Laurent Gbagbo, ni Alassane Ouattara, encore moins Guillaume Soro ou Charles Blé Goudé n’auront ni le pouvoir ni la préoccupation de faire taire les cris qui après la violence, hanteront tes longues nuits.

Avant de te livrer au prochain vent de folie, souviens-toi que la victime c’est ton frère, c’est ta sœur, ton fils ou ta fille, ton père ou ta mère. Et n’oublie pas qu’en fait le vrai perdant c’est toi comme tu te dépouilles de ton humanité et l’autre perdant c’est la Côte d’Ivoire ton pays bien aimé pour lequel tu te bats.

Fille d’Afrique je voudrais apprendre à prendre le temps de faire la pause dans mes certitudes, pour redonner par le respect et l’empathie de la place à mes frères au cœur d’une humanité que leur aura nié la violence de leur mort ?

Je voudrais me souvenir le temps d’un instant que derrière la politique et la géopolitique ce sont mes frères que l’on assassine. Je voudrais prendre le temps de faire la pause pour me tourner vers les ivoiriens de mes relations non pour fustiger leurs prises de position mais pour prendre de leurs nouvelles et les encourager ou les consoler quand la tragédie qui se déroule dans leur pays les atteint au plus près.

Le jour s’est levé, mes compagnons d’insomnie semblent décidés à me laisser dormir. Avant de me coucher un espoir entêté habite mon cœur : que la paix revienne enfin en Côte d’Ivoire et qu’elle ouvre à e profondes guérisons dans ce pays.

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De qui se moque t-on en Côte d’Ivoire et ailleurs ?

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De qui se moque t-on ? De qui se moquent Nicolas Sarkozy et la « diplomatie » française qui tuent les ivoiriens au nom des droits de l’homme et de la démocratie. La France chantre de la démocratie en Afrique je me chatouillerais pour rire si le sang qui coulait en ce moment dans ce magnifique pays, hier encore fleuron de notre Afrique, n’était pas habité par bien des douleurs intimes par delà le cynisme politique ambiant.

 

Au nom de quoi décide t-on de bombarder des civils pour un pouvoir que l’on veut de toutes façons aux ordres ?  De qui se moque t-on depuis l’Élysée quand l’on adoube au Gabon un pouvoir apparemment usurpé dans les urnes pour crier comme une vierge de 12 ans face à un pédophile dans la force de l’âge et à l’obscène nudité ?

L’Afrique n’oubliera pas, les ivoiriens n’oublieront pas les caresses du pays ami , le baiser mortel de ses bombes, le mépris affiché pour sa constitution.

 

De qui se moque Barack Obama qui depuis son bunker aux blanches couleurs et dans un fantasme risible de toute puissance ordonne aux uns et aux autres de quitter le pouvoir, de respecter le choix des ivoiriens, des libyens et des aspirations légitimes des peuples à la liberté et à la démocratie. L’un de vous veut-il se dévouer pour me chatouiller ? Il est urgent de rire !  Si je n’avais pas été éduquée avec pour toile de fond l’expulsion des mots et expressions grossières, si mon surmoi n’était pas aussi prégnant, je vous dirais avec des mots fleuris à quelle partie de l’anatomie humaine me font  penser les exportations de la démocratie américaine de par le monde.

 

Barack est nu, il est juste comme les autres, en pire parce qu’il fait exploser les bulles de l’espérance d’une différence, d’une politique autrement, d’un respect de l’autre. YES WE CAN repeat the same « bulshit » all over the world

 

De qui se moque t-on en Libye notamment depuis cet occident qui vient essuyer les pieds de ses impuissances sur notre sol et dans le monde arabe encore et encore ? De qui se moque ces défenseurs de la dignité des femmes qui prennent les femmes et leurs Niqab pour cibles tout en conservant leur amitié aux grands défenseurs des femmes que sont les dirigeants du Yemen, du Barhein et de l’Arabie Saoudite ?

 

L’ impression d’impunité qui habite les prétendus puissants achoppera un jour sur de surprenantes résistances, elle achoppera sur la défaite des apathies et la fédération de nos indignations, parce que malgré nos apparentes impuissances nous avons les yeux ouverts et nous sommes les témoins d’une histoire qui une fois de plus s’écrit avec le sang des nôtres, avec notre sang. Elle achoppera sur des victoires inattendues et « je sais qu’un jour mon poing nu, mon poing seul suffira pour écraser ton monde » (Aimé Cesaire)

 

L’écœurement dispute à la colère. Les motivations qui conduisent le président français comme ses prédécesseurs, le président américain comme les cowboys dont il est l’héritier conscient et assumé, les exacerbations de leurs »dévirilisations » à l’intérieur de leurs terres les conduisent à une fuite en avant meurtrière sur les terres des autres.

 

L’Afrique n’est pas amnésique, un jour elle se lèvera et répondra. L’Afrique n’est ni la pathétique OUA ni les pantins qui dirigent nos nations.

 

Je pleure sur la Côte d’Ivoire, j’ai mal, je suis en rage. Et le pire c’est que je me sens impuissante à faire quelque chose de concret pour mes frères là bas, pour la mémoire de chaque être assassiné, pour que l’on n’oublie pas au nom du nombre que chaque vie était précieuse, pour que nous ne cédions pas à une pornographie de la guerre. Désolée si je vais dans tous les sens, la douleur et la colère ne sont pas disciplinées, elles ne sont pas maîtrisées, elles se défient de la norme et peignent hors des lignes, comme les dessins d’enfant elles jaillissent et se disent en toute liberté


Un jour, de l’Afrique, du monde Arabe, du Moyen-Orient et d’ailleurs, on se souviendra que lorsque la France et les Etats-Unis défendent les droits de l’homme ils tuent les hommes. On se souviendra que la démocratie se décrète depuis les cieux par des bombardements On se souviendra que l’on a dû se terrer comme des rats pour fuir les flammes de le démocratie venues du ciel par la grâce des messies occidentaux.

On se souviendra que leur « ordre mondial » avait davantage de prix que nos vies.

 

Souffrez que je ne prenne parti ni pour Gbagbo, ni pour Ouattara en Côte d’Ivoire. Depuis que cette chronique d’une tragédie annoncée a commencé, mes craintes, mes pensées, mes angoisses, mes funestes anticipations concernent la sécurité de mes frères ivoiriens, ceux qui aujourd’hui ne sont que des « dommages collatéraux » d’une guerre qu’ils subissent. Des humains, des vies, des histoires individuelles victimes de la soif de pouvoir et de la folie des puissants.

 

On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs disait cyniquement Charles Pasqua il y a plus de vingt ans suite au massacre de la grotte d’Ouvea en Nouvelle-Calédonie. Une fois de plus les oeufs c’est les autres. Ceux qui ne comptent pas, cette entité aux contours informes : le peuple.

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RESTAURER LA DIGNITE DES GRANDS HOMMES D’ETAT FAUSSEMENT ACCUSES D’ETRE DES DICTATEURS CORROMPUS .

Décrypter les enjeux derrière de prétendues révolutions : Gloire à Mouamar, Hosni et Zine el-Abidine et à leurs pairs d’Afrique noire

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Camarades et véritables patriotes du monde entier, l’heure est grave. Il se lève un vent curieux qui, sous des djellabas dévoilent des révolutionnaires dangereux. Vous savez cette engeance qui croit qu’à coup de vociférations elle changera le cours de l’histoire. Quels idiots ! Si la rue changeait les sommets de l’Etat cela se saurait. Ce n’est pas parce qu’un roi mou et cocu a perdu la tête en 1793 en France que des gueux vont se mettre à penser que la rue peut infléchir le cours d’une nation.  La France, grande donneuse de leçon devant les nations a prétendu se débarrasser de la monarchie pour installer via la cinquième république des présidents aussi éloignés du peuple que les rois d’antan. Des hommes plus accrochés aux apparats qu’au fait d’améliorer l’ordinaire des peuples. Ainsi vont les « révolutions », les populations payent de leur vie la reproduction sociale des élites aux sommets de l’Etat.


Alors le vent de liberté apparente qui souffle dans les pays dits arabes aujourd’hui ne cache pas des Che Guevara sous chaque djellaba. Que nenni ! Si le pouvoir appartenait réellement au peuple cela se saurait. L’on ne va tout de même pas confier les rênes des nations à des incompétents sous prétexte qu’ils vocifèrent sur une place publique !


Si ces gens avaient eu du courage ils se seraient élevés à la force du poignet comme Leila Ben Ali, une femme qui force le respect. Elle est passée en quelques années de shampouineuse à milliardaire. Qui dit mieux ? Le rêve tunisien a détrôné le rêve américain. Vive la Tunisie, terre de tous les possibles.


De surcroît, pas égoïste pour un sou elle a permis à d’autres tunisiens de connaître l’ascension. Ce sont des membres de sa famille ? Et alors ! La solidarité familiale est l’essence même de notre beau continent. On ne va tout de même pas reprocher à une shampouineuse devenue milliardaire de n’avoir oublié  ni sa famille, ni ses racines. Non ?

Ceci dit elle aurait pu conseiller son époux sur la couleur de ses cheveux. Ce noir !!! On dirait un ersatz de Moubarak.


Il est temps de remettre les choses dans le contexte pour ne pas nous laisser berner par ceux qui veulent déstabiliser nos nations.


Kadhafi le premier empereur de l’Afrique unifiée sous sa direction éclairée l’a dit. Et la parole de notre empereur (loués soient les dieux d’ici de là et d’ailleurs pour le don fait à la terre par la manifestation du glorieux guerrier, lumière de nos vies, néon qui éclaire nos nuit, astre éblouissant de l’aube, Mouamar de nos cœurs frétillants) est sacrée et a force de loi.


Depuis la révolution dite de jasmin, les esprits s’échauffent. Que n’entend-t-on dire ça et là ? Des hommes d’honneur sont livrés à la vindicte populaire, jetés en pâture au jugement des nations. Des pays qui sont depuis toujours des modèles de grandeur et de noblesse sont présentés comme des lieux liberticides et fossoyeurs de la démocratie !

Il est temps que des esprits éclairés se lèvent pour dénoncer le tourbillon médiatico-impérialiste qui veut entrainer peuples et nations dans le chaos.


Oui camarades !  Si la révolution était réelle, la France,  dépositaire universelle du brevet de la révolution réussie (foi Danton, de Bonaparte de Sarkozy et de Cohn Bendit) aurait authentifié et soutenu le mouvement. Si la Libye, l’Egypte ou la Tunisie avaient été les proies d’autocrates corrompus qui bâillonnaient le peuple, la France, chantre mondial de le défense sans concession des droits de l’homme les auraient dénoncé avec force. Il n’y a qu’à voir l’autorité avec laquelle le président français toute virilité dehors a sommé Laurent Gbagbo de quitter la présidence de la Côte d’Ivoire et l’obéissance immédiate de ce dernier qui s’est depuis exilé en nouvelle guinée où il apprend à parler le Poulpe. Vive la France de l’incantation creuse.


Visionnaire entre les visionnaires, madame le ministre des affaires étrangères a proposé le savoir-faire de la police française pour régler les questions sécuritaires liées aux manifestations en Tunisie. Elle avait tout de même survolé le pays en jet privé sans percevoir le moindre battement de cils anti Ben Ali. La révolution de jasmin n’a au vu de l’analyse pertinente des politiques français, aucune légitimité sinon la France l’aurait dit.


Oui camarades, un complot est ourdi  par les forces du mal contre l’Afrique pour l’asservir à nouveau. Il a commencé par enflammer le Maghreb et le Machrek avec pour fin de soumettre les peuples en les privant de leurs guides et protecteurs suprêmes. Félonie ! Ne l’ont-ils pas fait ces affreux du temps de Chaka ? Assassinant un de nos chefs pour posséder nos terres ?  Résistons avant que l’Apartheid ne revienne gangrener le continent entier.


Peuples d’Afrique subsaharienne levez-vous pendant qu’il est temps et protégez avec force les dinosaures qui sont à la tête de nos nations. Ils veulent contaminer nos populations par des révolutions chimériques. Heureusement que nos guides d’Afrique noire tiennent trop à la sécurité de leurs fonds détournés heu que dis-je à la sécurité de nos nations pour les laisser piller par des chacals. Gloire à eux, sauveurs suprêmes. L’on ne va tout de même pas sacrifier ces hommes d’expérience pour des chimères portées par de prétendus opposants. Gloire à nos guides qui pillent nos terres pour notre nous garder purs et protégés des excès.


Quel abus y a-t-il lorsqu’un président, guide bienveillant et suprême d’un pays décrète un état d’urgence qui dure trois décennies ?Qui a fourni la moindre preuve qu’il n’y avait pas d’urgence en Égypte depuis la mort de Sadate ? 

Pendant les trente ans de pouvoir de Hosni le magnifique pas le moindre enlèvement de pyramide ! Sans l’état d’urgence décrété par le bien aimé Rais, qui peut nous garantir qu’il y aurait encore la moindre pyramide en Égypte ? Et de vous à moi, qui irait douter d’un homme qui, à 80 ans assume sans difficulté le ridicule du cheveu noir jais, voire corbeau ?

Hosni Moubarak, grand seigneur jusqu’au bout se proposait de consentir au sacrifice suprême, confier à terme les rênes du pays à son fils, la chair de sa chair. La dynastie des Moubarak au service de la grandeur de Égypte. Par malheur le cirage avec lequel il enduisait ses cheveux aura dû couler sur ses yeux et voiler son discernement, sinon il ne se serait pas laissé tromper par son entourage et aurait rejoué la pacification de la place Tien an Men au cœur de Égypte. Si seulement il avait accepté d’être chauve ou assumé de cheveu poivre et sel… La coquetterie de trop aura privé Égypte d’un pharaon de grande envergure et à peine octogénaire.  


Comment par ailleurs peut-on trainer dans le boue le nom d’un homme honorable l’accusant de népotisme, de corruption, de gabegie, et de prévarication ? N’en jetez plus ! Tout scientifique, même le plus médiocre est informé du fait qu’il y a des phases obligatoires de test avant de mettre à la disposition du public des produits et autres découvertes. Une découverte majeure se teste sur une petite échelle. Le projet de Ben Ali le Grand était l’enrichissement exponentiel de tout tunisien. Puits de sagesse et homme prudent, le guide président a fait le choix de tester « la molécule d’enrichissement rapide » sur un groupe témoin appelé les Trabelsi. Il fallait d’une part voir si l’on pouvait passer d’un état de quasi pauvreté à celui de milliardaire en quelques années. Cette preuve faite il fallait tester les changements induits sur le groupe teste après son enrichissement. Ce n’est qu’après ces vérifications de sécurité primaire qu’il allait déployer la technique au peuple entier.  Les esprits chagrins le suspectent de népotisme sous prétexte qu’il s’agit de sa belle-famille ?  Quel être sensé enrichirait sa belle-famille au détriment de sa propre famille ? Du bon sens diantre !

Par ailleurs, le guide suprême de la nation tunisienne a mis en péril ses proches en les faisant cobayes de la croissance future de la nation. Mais il a fallu qu’un homme contrarié se prenne pour un méchoui sur la place publique et les tunisiens ingrats et sans vision ont sacrifié leur guide, digne successeur de Bourguiba (qu’il a en passant participé à destituer pour le bien de la nation) à l’émotion.

La fortune de son clan ne s’élèverait à 5 milliards de dollars après vingt-quatre années au pouvoir ? Et alors ? Ben Ali travaille. Ce qui, je le souligne en passant n’est pas le cas de Liliane Bettencourt ou de Caroline de Monaco ! Qui est descendu dans la rue pour les destituer ? Ne crions pas au racisme tout de suite mais il se lève en moi comme un soupçon. Pas joli joli tout ça !


Cinq milliards de dollars ? C’est tout ?  Une telle misère ferait rire aux éclats quelques souverains rapaces ça et là sur la planète. Comparé à d’autres c’est à peine de quoi offrir un apéritif à des malades du kwashiorkor dans Éthiopie du milieu des années quatre-vingt !

Si on lui avait laissé du temps, il aurait pu étendre l’expérience de l’enrichissement exponentiel à tout le peuple, la Chine serait venue prendre des leçons de croissance en Tunisie. Le manque de vision aura stoppé  l’histoire en mouvement. La Tunisie ne sera pas la première puissance mondiale pour cause d’autodafé inopportun.


Et voilà qu’aujourd’hui, pour tout couronner, l’on déverse comme des ordures par une benne, et sans la moindre réserve, des tombereaux d’injures sur un homme de bien : Mouamar le Merveilleux ! C’est ainsi que l’on salit la réputation d’un pacifiste, d’un homme équilibré. Cet être supérieur a durant quatre décennies consacré sa vie, son génie et son aura au service de la grandeur de Libye. L’homme et son clan auraient une fortune estimée à  120 milliards de $ (87 milliards d’euros). Est-ce cher payé pour 40 années dédiés à la grandeur de la Libye ? Est-ce cher payé pour l’artisan de  la pacification du Tchad, l’unité africaine, la protection des immigrants d’Afrique subsaharienne et la sécurité aérienne internationale ? Sans Kadhafi, la Libye ne serait pas, le monde ne serait pas, les galaxies ne seraient pas, le soleil non plus. Mouamar Kadhafi est l’Etre absolu la réponse à toutes les questions de l’univers.


De toutes les façons, si l’on considère que Moubarak et son clan ont environ 70 milliards de dollars pour dix ans de moins à la tête d’une nation, et en comptant les heures supplémentaires et les congés payés, la fortune des Kadhafi est amplement méritée et est de la roupie de sansonnet au regard des du Guide suprême (que son nom soit chanté par des vierges sur tous les continents de génération en génération)  et ses apports à la Libye et au monde.

De plus le guide visionnaire au visage remodelé -pour mieux plaire à son peuple chéri- a mis ses fils au travail pour le bien de la nation.


Comment peut-on suspecter le Guide suprême de la Grande Révolution libyenne d’être un tyran sanguinaire ? D’accord un peu excédé par les enfantillages d’un peuple aux caprices adolescents sur la place publique, il traite ces grands enfants de drogués avec des vociférations hallucinées. Nous n’allons pas pinailler sur les mots tout de même !

En effet, ne faut-il pas être sous l’effet de quelque substance opiacée ou  de quelque autre hallucinogène pour imaginer la Libye sans Mouamar l’immortel et sa famille ? Kadhafi est la Libye, cette dernière n’est pas sans lui. Qu’on se le dise.


En bon père du peuple conscient que ce dernier ne peut vivre sans lui se propose d’orchestrer le « suicide » d’une nation plutôt que de la laisser entre les mains des étrangers qui haïssent la Libye. Kadhafi a promis un bain de sang si le peuple ne retrouve pas la raison.


En effet si au final ces chochottes de Ben Ali et Moubarak n’ont pas eu la virilité affirmée et manifestée par quelque excroissance testiculaire pour rester au pouvoir, Mouamar ne cèdera pas. Il en a lui ! Et ses fils aussi. Que son look de drag queen massacrée par un chirurgien esthétique ne trompe personne. Lla diva Mouamar n’est pas une femmelette, c’est un homme, un vrai. En matière de « cojones », il en remontrerait à une escouade de zébus en rut. Il est mâle jusqu’à la déraison. Personne ne lui prendra son jouet.  Il préfèrera le bain de sang plutôt que de livrer son cher pays à des hérésies telles que la démocratie ou la liberté.


Quels sont donc ces peuples qui ne sont pas fichus de s’élever au-delà des considérations aussi prosaïques que la faim, le chômage, ou la liberté d’expression ? On accuse des dirigeants d’affamer des peuples alors qu’ils les éduquent spirituellement par l’ascèse ?


L’heure est au grand n’importe quoi et les médias dominants tordent le sens des faits pour priver des nations entières d’hommes valeureux qui ont prouvé depuis toujours leur attachement féroce à la construction de leurs nations. Comment est-il acceptable que nul ne s’offusque de ce que l’on ose qualifier ces nobles âmes  des pires qualificatifs ? Fort heureusement, la France, patrie des droits de l’homme et étalon de mesure interplanétaire du respect des droits de l’homme et du citoyen, par le soutien, la fourniture des armes et des amitiés durables avec ces êtres supérieurs rappelle à nos consciences engourdies que les « révolutions » actuelles sont illégitimes et sans fondement.


A bas les Guevarra d’opérette en djellaba, boubous ou pagnes la liberté et la démocratie sont des chevaux de Troie des puissances coloniales. Ne nous laissons pas tromper. De toutes les façons Jacques Chirac, grand visionnaire n’a-t-il pas dit que l’Afrique n’était pas mûre pour la démocratie ? Si la France, championne du monde des droits de l’homme et de la diplomatie éclairée le dit, cela doit être vrai.


C’est la France qui déroule le tapis rouge à Kadhafi, à Hu Jingtao pour décrocher des contrats et à Bongo, Biya, Compaoré, Sassou Nguesso, Nguema et les autres pour des raisons encore plus opaques pour lesquelles les peuples d’Afrique subsaharienne n’ont pas fini de payer. Qui aurait en Afrique Subsaharienne l’idée folle de s’opposer aux tentations monarchiques de Wade, Biya ou Nguesso ? La révolution de jasmin sous l’équateur ? Et puis quoi encore ?  Parce que la citronnelle est finie chez nous ?


Dormez tranquilles indéboulonnables guides de nos peuples assoupis. Continuez à vous croire intouchables. Continuez à envisager de léguer des pays qui ne vous appartiennent pas à vos rejetons.

Le jour vient, et il est proche disent les antipatriotes,  où l’on verra sur vos visages l’air hébété de Ali ou Moubarak ou pire encore l’air abasourdi et grotesque de Ceausescu au moment où il a réalisé que ses vociférations étaient désormais sans effet sur un peuple excédé. Ils disent que l’histoire est en marche et les que les peuples d’Afrique sont en passe d’écrire leur propre histoire. Eux les qui ? Tchuip.


Camarades, réveillons nous et boutons défendons nos guides suprêmes au péril de nos vies.Ils ne sont pas fous, leurs enfants sont dehors. Et au fond ayant probablement des nationalités étrangères pourquoi verseraient ils leur sang pour sauver nos pays ? Voyons …


Signé camarade Extinctor

Secrétaire perpétuel du comité

de maintien de l’ordre dans nos nations



Talking about a revolution…will you know ? Will you hear the sound ?

ForbiddenInnocence.jpg picture by maddyspaceBillet écrit il y a bientôt deux ans. L’actualité me donne envie de le remonter. La crise née des subprimes a mis à nu des mécanismes cyniques des plus abjects qui ont conduit à la tragédie bien des familles. Par ailleurs, dans un monde qui se prétendait dans l’incapacité de débourser les sommes nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde, nous entendons les sommes faramineuses qui sont déboursées pour sauver des banques. Je ne suis pas pour la faillite bancaire et encore moins celle des états mais cette situation met en évidence la valeur de l’humain au coeur du système mondial. Avez vous entendu le gouvernement fédéral américain se mettre en quatre pour ceux qui avaient perdu leurs maisons ? Il y a deux jours, selon un sondage, un de plus me direz-vous, 60% des personnes interrogées en France ont peur de se retrouver SDF. C’est terrifiant n’est-ce pas ? Et les mois ont passé, et la crise semble s’estomper révélant jour après jour que le système n’a pas été refondu, que malgré les slogans et les effets d’annonce le capitalisme n’a pas été réinventé. Faut-il que tout explose pour qu’ils entendent. Des surdités d’antan ont enfanté des révolutions qui ont changé les systèmes politiques. Dans un pays, un roi et sa famille ont perdu la tête. Dans d’autres il a fallu passer par des guerres et des tragédies pour essayer de penser autrement la justice sociale. 90% de la société ne sauraient indéfiniment regarder 10% de cette dernière faire ripaille et gaspiller en futilités ce qui servirait à l’essentiel pour d’autres. Will they know ?

Bonne lecture.

Cette chanson date me semble t-il de 1988. Elle m’avait marquée à l’époque mais avec la maturité (l’un des avantages de l’âge) je l’entends en profondeur et les injustices de nos sociétés le font résonner de plus en plus fort. Ce chant semble annoncer prophétiquement des révolutions qui se préparent dans nos sociétés post-modernes, celles qui laissent sur le bas côté des hommes et des femmes qui n’ont pas d’autre ressource que de faire la queue des heures durant, devant des endroits comme les restos du coeur  pour recevoir de la nourriture de tous les jours. Il arrive qu’on entende en interview des personnes qui sont réduites à cette indigence et elles racontent pour certaines d’entre-elles la violence contre soi que représente le fait de se sentir réduit à la mendicité.

Elle annonce les révolutions qui se préparent dans des banlieues dites sensibles dans lesquelles se sont retrouvées parquées des populations dont l’homogénéité était celle d’être des personnes en difficulté et dans des parcours potentiellement générateurs d’exclusion et de désocialisation. Un son gronde dans les immeubles oppressant de certaines zones urbaines sensibles, qui deviennent des zones de non droit générant des règles internes qui les confortent dans une désadaptation à la société.

Il y a des colères qui se lèvent face à la débauche de moyens déversés pour des futilités et les parapluies que représentent les stock options pour les « grands patrons » dans un pays dans lequel le nombre de travailleurs pauvres et incapables de trouver un logement ne fait que croître. Des révolutions s’annoncent dans des pays dont le système génère de nombreux chômeurs sans espérances et des sans abris de plus en plus jeunes, de plus en plus nombreux. Il faut que quelque chose se passe…

Qu’allons nous faire ? Nous mettre la tête sous le sable en nous disant « tout va très bien madame la marquise « . Allons-nous entendre le son qui monte et qui gronde ça et là dans la société ? Allons-nous en anticiper les conséquences pour que ne se lève pas des révolutions qui laisseraient exsangues nos sociétés. Allons-nous avoir le courage d’initier de vraies réformes pour que la violence sociale et la violence de l’exclusion des populations les plus fragiles diminue dans nos pays. Allons-nous avoir le courage de reconnaître la défaite de certains schémas dans lesquels nous fonctionnons, nous privant de certains de nos conforts à être pour laisser de la place pour l’éducation et l’insertion de ceux qui sont déjà abandonnés au désespoir et/ou à la colère. Il y a un prix à payer et des renoncements à faire pour ceux qui comme moi sont plutôt du bon côté de la barrière. Tant de choses superflues semblent m’être, nous être devenues si nécessaires et essentielles que nous ne serions pas aisément prêts à nous en priver pour faire de la place aux autres dans le confort auquel nous prenons part. J’ai entendu parler il y a un moment de partage du travail et l’idée me revient. C’est sûrement une piste de réflexion mais j’avoue que l’idée de partager mon travail, de renoncer à quelques heures avec une diminution de salaire relative à la baisse des heures de travail ne me sied pas Il y a du chemin à faire dans nos bonnes idées et dans nos générosités dont les limites se révèlent souvent au moment où chacun de nous doit payer un prix. Je crois qu’une révolution est nécessaire dans ma mentalité. Dans d’autres aussi sûrement.

Il y a un murmure qui monte de ça et de là dans nos sociétés et ce murmure prend parfois des formes odieuses, des formes abjectes, des formes intolérables et intolérantes.

Dont you know … ?

Ecrit le 30 décembre 2006

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Don’t you know
They’re talkin’ bout a revolution
It sounds like a whisper
Don’t you know
They’re talkin’ about a revolution
It sounds like a whisper

While they’re standing in the welfare lines
Crying at the doorsteps of those armies of salvation
Wasting time in the unemployment lines
Sitting around waiting for a promotion
Poor people gonna rise up
And get their share
Poor people gonna rise up
And take what’s theirs
Don’t you know
You better run, run, run…
Oh I said you better
Run, run, run…
Finally the tables are starting to turn
Talkin’ bout a revolution



Pourquoi je m’énerve ? Du sang sous leurs chaussures vernies au bal de leurs corruptions

0baai9000c.gif picture by maddyspace

Amis lecteurs soyez prévenus, je suis énervée. Quand je suis énervée la cohérence n’est pas forcément ce qui structure ma pensée. C’est comme le fait de jeter sans réfléchir le flot de son débordement émotionnel sur papier, comme un peintre le ferait sur une toile. Les contours de son expression artistique ne sont pas nécessairement « ordonnés » mais le chaos apparent est ordre. Il est ordre du désordre de l’instant.  Alors souffrez de ne pas saisir discerner des contours bien dessinés à mes cogitations déambulatoires. 

Il paraît que le fait de trop souvent s’énerver est dangereux pour la santé. Aïe caramba ! Il paraît aussi qu’il est sage et salutaire de se garder des emportements paroxystiques. (Assia for me oooooooo). Je voudrais bien faire preuve de mesure dans mes énervements mais l’univers pourrait faire un effort. Il est manifeste qu’il se ligue contre moi. Qui m’en veut au point de mettre en place un tableau mondial apocalyptique sur le terrain des valeurs auxquelles je me réfère ? Mettez vous à ma place. J’ai fait preuve d’une angélique patience tandis que mister « double you » de la maison blanche (George du prénom dont il est copropriétaire avec son papa) mettait le monde dans un état sidérant. Huit ans que ça dure ! Depuis qu’il a pris les choses en main l’Irak et l’Afghanistan ne sont-ils pas devenus des havres de paix dans lesquels le modèle américain fait le bonheur des autochtones ? L’Amérique est en marche les amis. Tous aux abris ! Comme si la présence depuis huit ans de W (prononcer doubelyou) à la maison blanche ne suffisait pas à éroder les artères les plus saines, et à donner des angines blanches à des premières dames en CDD.  Foi de cholestérol, artères en danger. Au milieu d’espoirs obamaniaques voici que l’on met en orbite le pendant féminin de doubelyou, le rouge à lèvres en plus et quelques casseroles :  Sarah Palin la W.A.S.P. dans toute sa splendeur.  Et c’est qu’elle vocifère la dame de l’Alaska !  Ne comptez pas sur moi pour gloser sur l’état utérin de sa fille ou sur les addictions attribuées à son fils. En privé peut être mais en public Rire

Non c’est dame Palin telle qu’en elle même qui me sidère. Sa rhétorique, sa posture doctrinale, ses contradictions, sa défense de la vie, des armes et de la guerre, sa virulence. Le problème c’est qu’après la sidération je m’énerve.  L’imaginer devenant présidente des Etats-Unis dans deux ans à la faveur d’un accident  de vie du soldat Mc Cain. Un accident de vie présidentiel façon « aïe je suis mort. Oups j’étais vieux !  si vous voyez ce que je dire.  Une telle hypothèse transformerait mon urticaire en catastrophe cutanée post Tchernobyl. Vous imaginez cette dame à la tête de ce qui fut la plus grande puissance du monde (nostalgie quand tu nous tiens). Imaginez l’effet d’une telle pensée sur l’état de mes artères !  Déjà nous courons le risque d’avoir en novembre un président homonyme d’une marque de frites (C’est la victoire de Mc Do vous croyez ?Rire) et il faudrait en plus passer de la frite au Pittbul ! C’est où la sortie ? Je descend.  Quand je dis qu’il s’est ourdi un complot international contre la santé des artères. Mais qui veut la peau du soldat Malaïka ?  ! Un peu nombrilistes mes assertions ?  Absolument ! Et « un peu » c(est pour le moins un euphémisme. Tout le monde n’a pas eu la chance de prendre une option « centre du monde » à la naissance. Moi si. Hi hi. Clin doeil

Si la lointaine Amérique me met dans un tel état,  imaginez celui de mes nerfs face à l’état de mon Afrique. De ma chère Afrique. De la terre de mes pères. Imaginez le mauvais cholestérol qu’est pour mes artères la conscience de l’échec des espérances d’une jeunesse africaine alors qu’elle voit la caricature qu’est devenue une figure politique qui durant des décennies a représenté pour beaucoup l’intégrité, l’opposition, le changement. On tourne les yeux vers Dakar à la recherche du héros d’antan et il semble n’en rester que l’enveloppe, une coquille vide, une absence. L’ Abdoulaye Wade de nos espérances s’est perdu en route. Celui qui donnait un sens à l’opposition et une matière à l’espérance s’est perdu dans la corruption du pouvoir et dans une jouissance égotique de ce dernier qui le mue en un confiscateur progressif des libertés. Ci gît Abdoulaye…Espérances avortés, rêves abimés, colère qui gronde. Dois-je citer l’un après l’autre les gouvernants des pays d’Afrique qui la pillent et livrent ses enfants à la misère et à la désespérances ?  Je ne ferai pas la liste car citer des noms même en silence pourrait réveiller en moi des énervements plus grands. Oui, ouvrir les yeux et les oreilles suffit parfois à me mettre en mode énervé. Il faut croire que le calme que l’on me prête n’est parfois qu’une rétention de furieuses tempêtes intérieures. Mais chut ! J’ai une image à protéger moi !Cool

Je vous entends vous demander ce qui a pu déclencher un tel courroux nocturne. Figurez vous qu’au cours de mes explorations musicales sur You Tube je suis tombée sur cette vidéo :

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Je suis un peu énervée. Pas seulement parce que j’ai mauvais esprit ou parce ma mauvaise foi légendaire qui était sur le podium olympique à Beijing se manifeste une fois de plus. Oui mais ce n’est pas l’hymne national camerounais que l’on a joué. Que nenni ! Sur une marche plus élevée se tenaient Nathalie Kosciusko-Morizet (sous ministre de l’écologie) et Christine Lagarde (ministre de l’économie, des finances, des subprimes [ici j’accède en conscience à des sommets de mauvaise foiClin doeil], de la société générale, du Medef et du reste) pour leurs déclarations incroyables concernant le retour en millions d’euros de Bernard Tapie. Pourquoi je m'énerve ? Du sang sous leurs chaussures vernies au bal de leurs corruptions dans Africa ! 09. Alors l’hymne national camerounais a cédé la priorité à la marseillaise. Allons zenfants de la patriiiiiiii iyeuhhhhhhhhhhhhh. 

Donc, ce n’est pas pour faire mon mauvais esprit quoique. CoolNon que j’aie quelque chose de personnel contre le bonheur en soi. Ou contre Kabila fils, encore moins contre le bonheur de Kabila fils. Mais un peu de décence diantre ! Nous ne sommes ni à Monaco, ni à Buckingham palace. Nous sommes au coeur d’un pays au tissu social déchiré et aux vies brisées par des conflits sanglants. Alors la « publicisation » des bonheurs intimes du président  » fils de » dans un pays exsangue dont les plaies décennales tardent à cicatriser, j’ai du mal !

La starisation des politiques serait le nouvel opium de nos peuplades avides  de s’inviter virtuellement aux banquets de nantis ? Excusez moi de ne pas adhérer. Et c’est peu de le dire. Je n’ai pas payé le moindre impôt au Congo donc je ne revendique pas le moindre kopek qui aurait participé à financer ce mariage. Mais quand je regarde ces images, je me dis que la mer rouge, la mer de sang s’est ouverte pour laisser passer les tyrans, tandis que le peuple dont le sang versé a rendu rouge la mer. Pendant ce temps dans leurs palais les Bemba et Kabila ripaillaient gaiement.  Désolée de ne pas prendre part à ce grotesque banquet. Pas plus que je ne l’ai fait il y a des années ‘à celui des épousailles de Miss Sassou et monsieur Bongo, ni à celui de Paul Biya ou au au baptême ses des enfants de Paul Biya. Je refuse de prendre part de manière complaisante à je ne sais autre « événement » intime que l’on voudrait m’obliger à « partager » au prétexte que nous serions une famille. Une famille ? Mon oeil ! Okay je le concède, j’ai mauvais esprit mais le côté gnan gnan du clip et cette débauche de bonheur alors que la mère patrie pleure des larmes de sang…je ne peux pas. Déposez moi ici comme on dirait par chez moi. 

Tata Nzambe nous avons besoin de toi comme dirait Bisso na bisso. Alors aux bonheurs que je n’ai pas de mal à souhaiter durable au couple Kabila, ils font ce qu’ils veulent, je m’autorise à ne pas vouloir être instrumentalisée dans cette tentative de normalisation par l’image de situations que ne devraient jamais l’être. Kabila et madame ne sont qu’une image de cette tentative de banalisation, d’humanisation médiatique de régimes qui tiennent en captivité des populations entières. Et la mère patrie pleure des larmes de sang. Alors au clip squi précède, souffrez que je préfère me repasser le chant de Bisso na Bisso : Tata Nzambe.

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Ces « gouvernants » si l’on peut se permettre cet évident abus de langage qui représentent officiellement nos pays au banquet des nations ne me représentent pas. Ils ne représentent pas mon Afrique. Ils n’ont pas le respect de cette terre dont nous sommes issus. Ils la pillent sans vergogne alors que leurs ancêtres lui attribuaient une valeur immense. Ils versent sans retenue le sang de leurs compatriotes et dansent à leur bals de nouveaux riches, les chaussures cirées sur le sang de leurs pairs. Que de consciences mortes perdues dans des corps qui se meuvent aux bals de leurs corruptions, de leurs gabegies, de leurs crimes et de leurs prévarications. La mer rouge du sang de leurs victimes s’est ouverte sur le chemin de leurs tentations monarchiques. Et la mère patrie pleure des larmes de sang. Je n’ai rien de personnel contre ceux qui se sont mariés, mais il n’est pas question que je me laisse prendre en otage par leurs festivités médiatiques que je couverais du regard de quelque monégaste assistant aux noces qui en 1956 ont fait de Grace Kelly leur princesse.

Si au cours de vos voyages, amis lecteurs, il vous arrivait de croiser l’Afrique, de reconnaître derrière les actions coupables des satrapes locaux l’Afrique que l’on voit peu, oui mes amis si vous croisez mon Afrique, transmettez lui ce message de ma part : Je t’aime !!! Message qui est un écho de ce que lui disent bien de ses filles et fils. Dites lui qu’elle a des fils et filles qui ne la méprisent pas, des filles et fils qui la savent berceau de l’humanité et qui la respectent par delà d’évidentes indigences. Les africains corrompus ne sont pas l’Afrique. Il est des fils et fille de notre terre qui ne rêvent en aucun cas de la violer ou de la piller.

Nombreux sont ses enfants qui ne désespèrent pas de la voir tourner ces pages sinistres pour être dirigée par des personnes intègres et pour qui le rêve d’Afrique prime sur les ambitions de leurs ventres et sur leurs tentations monarchiques. Si vous la croisez mon Afrique dites lui que par ici, s’élève un murmure qui dit « mama Africa »…

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Ku Klux Klan & Obama : Mea culpa mea culpa mea maxima….

Ku Klux Klan & Obama : Mea culpa mea culpa mea maxima.... dans De vous à moi d26pr3zqCa m’apprendra à publier des articles au coeur d’une nuit sans sommeil et me risquer à des analyses sans vérifier mes sources. ca m’apprendra à lire l’anglais alors que minuit a pris la poudre d’escampette depuis des heures. Ca m’apprendra à convoquer mes neurones égarés dans les limbes du sommeil pour leur demander de réagir à ce que mes yeux viennent de lire. Ca m’apprendra quoi ? L’avenir nous le dira. Sur le coup on croit apprendre et on repart comme en quarante. C’est ici que votre vigilance et votre esprit critique seront invités à venir au secours de mes neurones en fusion.  Le site sur lequel j’ai trouvé l’information est un site satyrique. Merci Hady d’avoir lu jusque tout en basClin doeil . Imaginez que j’aie perdu mon virtuel dentier pour une info satyrique oh la honte ! Mon dentier mérite une mort plus noble que celle ci non ?

L’info telle qu’arrivée à moi au coeur de la nuit me semblait pourtant surréaliste mais il se trouve que la haine  a montré des logiques si surprenantes au fil de l’histoire ( il n y a qu’à regarder du côté des logiques contradictoires qui poussaient Adolphe de Berlin dans les années 40 du siècle dernier) que je me suis laissée avoir. Je vous entends dire oh la piètre excuse ! On dirait PPDA et son bébé sorti d’Irak ou Pujadas confus d’avoir annoncé le retrait de la vie politique de Juppé.

La bonne nouvelle est que le monde reprend son ordre naturel : le Ku Klux Klan a un ennemi fondamental : le negro. Ouf je respire  !!! Il n’ yaura pas eu de déplacement impertinent des haines ancestrales. Imaginez les conséquences pour l’équilibre des mondes. Merci au Ku Klux Klan de n’avoir rien changé. Nos certitudes demeurent, le monde est sauvé.Clin doeil 

Plus sérieusement toutes mes excuses pour n’avoir pas questionné la nouvelle que je lisais et de l’avoir restituée comme une information. Je vais virer mes pigistes non mais. Il ne manquerait plus qu’ils me fassent le coup du sms.

Heureusement que je ne suis pas journaliste n’est-ce pas, ma carte de presse eut été en grand danger.

J’enlèverai bien le précédent post pour masquer ma honte mais l’honneteté nécessite que je boive la coupe de l’embarras jusqu’à la lie tant qu’à faire Rire. Je vais juste apporter des précisions dans le coeur de l’article et mettre un gilet pare-balle pour éviter les salves d’ironies qui vont m’assaillir. Maso Mame Malaïka ? Allez savoir !Rire

Désormais à certaines heures je vais me contenter de poster des vidéo, c’est plus sûr n’est-ce pas ? J’imagine que vous n’avez pas la discourtoisie de dire « oui ». Pfttt ! Bande de sans coeurs !Nous sommes dans le pays des droits de l’homme diantre

Amitiés à vous et merci pour votre indulgence et votre vigilance.

rosesMalaika dans regards sur l'actualité



Le Ku Klux Klan ou les surprenants ressorts de la haine : le ku klux klan soutient la candidature de Barack Obama !

Chers lecteurs,

Je retirerai volontiers cet article pour enfouir mon embarras sous le sable mais je ne le ferai pas. Je ne le ferai pas d’une part parce que c’est pédagogue pour moi, et par ailleurs parce que c’est drôle, d’autant plus drôle que ça me permet de me moquer de moi, et si je le retirais ça vous priverait d’une belle occasion de vous payer ma tête.  Non que je sois spécialement masochiste, je trouve ça plutôt sain quoique dans le cas d’espèce embarrassant. Cool

L’article qui suit est la réaction spontanée à une information qui m’a interloquée. Enfourchant mon blanc destrier j’ai foncé dans le questionnement du contenu de la nouvelle sans en questionner la véracité. Et figurez-vous que tout en bas de la page du journal d’où provenait l’information, comme sur les contrats, écrit en tout petit il est précisé que je journal est satyrique et je n’ai pas lu tout en bas. Hi hi.

Ma carnation chocolat masque des rougeurs bien présentes à mes joues embarrassées. Je vous laisse prendre connaissance de l’article sachant que l’information n’est pas vraie et finalement le contenu change de sens et toute mon argumentation prend un tour comique des plus inattendus. Tant pis pour mon egoClin doeil et vive l’auto dérision.

Bonne lecture et amitiés

Malaïka

 

kkkhillaryobama.jpgCe soir sur le site du Daily Squib* j’ai lu une nouvelle qui m’a surprise voire fascinée : le Ku Klux Klan soutient la candidature de Barack Obama. Le soutien n’est pas que verbal il se fait en dollars camarades. On est en Amérique sapristi ! C’est ainsi qu’une des « fédérations » de la noble institution a fait un don de 250 000 dollars au comité de campagne du candidat Obama.

Permettez que je sois abasourdie. Hombre ! Que pasa sobre la tierra ? Serais-je un poquito loca ?

A la lecture de cette nouvelle pour le moins insolite une première hypothèse (après avoir écarté celle peu agréable de la folieRire) monte à mon esprit : il est plus que temps de changer de lunettes après une exploration complète de mon système visuel par les meilleurs spécialistes de la place de Paris. Mes lunettes actuelles me donnent de toute évidence la berlue, voire pire. Des lunettes qui ajouteraient des mots dans un article il y aurait un souci de taille ! Heu… le retour à question de la folie se profile si je n’abandonne pas en urgence la folle hypothèse des binocles.

Obama & le Ku Klux Klan : il y a une contradiction intrinsèque, une antinomie fondamentale, un non sens génétique à leur mise en commun. Si l’on doit exclure la question des lunettes une question de pose : qu’est-ce qui a rendu possible cette équation à l’improbabilité intrinsèque ? Improbabilité intrinsèque peut-être mais c’est sans compter la logique qui est au principe des actions et des fondations de ce funeste groupe : la détestation et la haine.

Barak Obama : est-il bien le candidat démocrate américain métis de père africain dont la carnation sombre doit hanter les nuits et même les jours des membres du Klan ?

Le Ku Klux Klan : Est-ce bien le groupe qui a parsemé les routes du Dixie*** américain de fruits étranges faits de nègres pendus aux arbres le long des routes du sud ?

Le Ku Klux Klan est-il ce groupe de crétins ataviques (et je me retiens les amis) défenseurs de la suprématie blanche qui masquent pudiquement leur bravoure sous de grotesques « cache visages » ? Qu’est-ce qu’on peut être courageux sous des draps grossièrement découpés !

Si ces actions ne masquaient pas l’une des expressions les plus laides de ce que l’humain peut produire de haine, je rirais du versant grotesque de leurs accoutrements. Mais il se trouve mon sourire s’efface à la pensée de la haine qui les structure et qui a terrorisé des enfants devant des écoles, pendu, brûlé sans vergogne ces nègres à qui il prenait la fantaisie de se croire non seulement libres mais égaux des blancs. Sacrilège chez le WASP*** décérébré. Le péril négro ne passerait pas, foi de WASP abruti ! On aurait la peau de ces cuistres diantre.

C’est ainsi que des cocktails molotov venaient animer le quotidien des familles des leaders des mouvements des droits civiques. Vous pouvez poser la question aux descendants de Martin Luther King, de Medgar Evers**** et bien d’autres (dont ils ont eu la peau) pour connaître les ressorts de la lâcheté des membres du Klan. La nuit votre voisin, celui peut être qui vous semblait insoupçonnable par ses attitudes sociales devenait une bête sauvage sous les draps blancs à trous, massacrant sauvagement votre semblable.

Et le Ku Klux Klan soutiendrait Barack Obama ? Décidément ils finiront par avoir mon dentier virtuel à force de chutes interloquées.

Mais que s’est-il passé chez les abrutis ? Serait-ce un miracle de la repentance ? Un désir de participer au pansement de plaies sociales qu’ils ont largement participé à causer ? Sous les draps le Ku Klux Klan se serait-il mué en une cohorte angélique ?

Que nenni ! La haine est le principe imprescriptible qui sous-tend la noble organisation. Vous pensez bien que les dirigeants du clan ne sont pas subitement tombés amoureux du physique hollywoodien, de l’éloquence et du charisme du sénateur Obama. Point du tout. Ils ne trahiraient pas l’héritage de la haine pour des raisons aussi superficielles.

Non ils ont simplement trouvé en face une personne qu’ils haïssent davantage et qu’ils ne supporteraient pas à la maison blanche : Hillary Rodham Clinton. Elle est WASP peut-être la Hillary, mais ça ne suffit pas. la haine qu’elle suscite dans l’aile la plus à droite des conservateurs se concrétise par ce soutien à Obama. Le don n’est pas fait pour Obama, le soutien n’est pas à Obama, il est contre la Clinton. La détestation que suscite la sénatrice Clinton est telle que les racistes congénitaux lui préfèrent l’image même de leurs plus grandes haines : une face de negro. Caramba ! Mais qu’es-ce qu’elle a bien pu leur faire la Hillary ? Je ne suis pas convaincue que le fait qu’elle soit une femme (même si ça hérisse bien des fondamentalistes selon lesquelles la meilleure rime pour femme est popote) soit la raison d’un tel déchainement. Il y a plus. Elle cristallise bien des haines.

Le soutien au sénateur Obama est donc le fruit du douloureux choix à faire entre la peste et le choléra, Madame Clinton placée plus haut dans l’échelle de leurs détestations remporte la palme de la haine et ouvre la porte à l’impensable soutien à un negro, voire nigger si l’on en reste à la sémantique poétique des vénérables membres du Klan.

Ecoutez parler l’un des responsables : » Ce gars va y arriver ! Mon Klan a fait un don d’environ 250 000 $ au fond de soutien à Obama. Tout vaut mieux que Hillary Clinton. Par l’enfer je préférerais adopter un enfant noir d’Afrique avant de voter pour Hillary »**** Tout en finesse n’est-ce pas ?

Noirs du monde entier unissions nous et donnons nous la main pour entonner une farandole. Demandons sans tarder la béatification de Hillary dans toutes les religions reconnues des hommes. N’a t-elle pas réussi l’exploit de faire envisager l’adoption d’un enfant noir par un membre du Klan, mieux encore un petit noir d’Afrique ? Je n’ose imaginer l’atmosphère aimante et propice à l’épanouissement pour le petit adopté. Angelina, Madonna et toutes les autres attention le marché de l’adoption du petit noir d’Afrique risque d’être saturé, le Klan est bientôt sur les rangs !

En attendant ils adoptent symboliquement le petit noir (Obama) venu d’Afrique par son père (Kenya), consacrent leur acte par le don d’un 1/4 de millions de dollars, plutôt que de voir Hillary Clinton à la maison blanche. Ah le couple Clinton et son cynisme politique. C’était bien la peine d’avoir des propos limites, voire un peu minables sur les noirs pour ne même pas récolter le soutien du Ku Klux Klan.

Décidément les valeurs d’antan se perdent. Clin doeil

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* http://www.dailysquib.co.uk/?c=117&a=1227

** Etat du Sud des USA.

*** White Anglo Saxon Protestant. Blanc, anglo saxon protestant. Voilà l’homme américain dans sa vérité et son unicité pour les membres du Klan.

**** Défenseur des droits civiques membre de la NAACP assassiné par un membre du Klan en 1963. Il avait 38 ans.

**** The boy’s gonna do it. My Klan group has donated up to $250,000 to the Obama fund. Anything is better than Hillary Clinton. Hell I’ll even adopt a black kid from Africa before I vote for Hillary. »



« Là bas » ou la destination du désespoir

Bonjour à vous,

J’ai eu envie de remonter ce post écrit au mois de mai et qui me tient à coeur. Pour ne pas oublier ceux dont les vies s’échouent sur des rivages loin de leurs terres, rejetés par des flots sur le chemin d’un eldorado qu’ils ne trouveront pas,victimes de la misère, victimes des passeurs mercenaires. Fils et filles d’Afrique, fuyant la misère pour trouver la mort.Triste de réalité de début du 21è siècle.

 

immigrationafricaine.jpg

Il y a quelques mois, les journaux parlaient sans relâche de ces hommes et de ces femmes que l’on retrouvait morts ou vivants au large de l’Espagne. Il étaient en provenance d’Afrique Subsaharienne ou d’Afrique du Nord. Des immigrés clandestins qui, sur des radeaux de fortunes mettaient leur vie en danger pour atteindre un eldorado que leur ouvrirait l’Europe en passant par l’Espagne. Des corps échoués venus de pays

immigrantmort.jpgéconomiquement déclassés perçus pour certains comme des empêcheurs de mondialiser en paix. Pays dont la participation aux échanges internationaux est portion congrue, pays qu’au fil du temps certains ont appris à dédaigner, à regarder avec condescendance, voire à mépriser.

Ces gens venus d’ailleurs, échouant sur les rivages de l’Espagne sont l’image de l’une des désespérances le plus saisissantes de notre époque. Oh certes pas la plus photogénique, mais l’une des plus désespérantes.

Il y a eu un temps les rivages de l’Afrique ont vu débarquer des prédateurs niant l’humanité des fils et filles de cette terre et qui les ont arrachés à leurs villages pour les jeter dans des cales de bateau avant de les livrer comme des marchandises dont on vérifiait la dentition comme on le ferait d’une denture pour en déterminer le prix de vente. « Bestialisation » (je néologise à dessein) volontaire de l’humain pour servir des intérêts économiques et une idéologie détestable dont les relents rejaillissent ça et là dans nos sociétés post-modernes.

L’Afrique contemporaine voit ses fils et ses filles arrachés à leur terre par le désespoir, la dépossession de leur destinée, de leur droit au bonheur, exilés prétendument volontaires qui vivent loin de leur terre apprivoisant tant bien que mal leur nécessaire altérité.

Combien de fils et de filles d’Afrique, sortis de leur pays pour des raisons pratiques (compléter une formation universitaire par exemple) sont retenus à l’extérieur faute de perspectives intéressantes sur le terrain. Combien d’autres, deviennent depuis l’occident des soutiens économiques essentiels pour leurs villages et des instruments volontaires du développement du dit village, se privant ici d’une vie décente en occident pour offrir un avenir à ceux qui sont restés au pays ?

Générations désespérées par l’anémie des perspectives que leur offrent leurs pays. Une tragédie se noue sous les regards indifférents de chefs d’Etats d’opérettes, véritables proxénètes des pays qu’ils sont sensés avoir la charge de diriger et de leurs complices occidentaux. Une tragédie se noue dans des pays dans lesquels des jeunes vies se construisent avec l’idée que l’ailleurs est la seule solution, instillant la migration dans les esprits comme inexorable. Dirigeants d’Afrique, fossoyeurs des espérances des africains et dirigeants d’Europe souvent complices confortables de cette réalité de plus en plus dramatique.

On peut gloser à l’envi sur l’immigration choisie, il est désespérant d’en arriver à penser qu’il n’y a pas d’autre choix que d’émigrer, de quitter les siens, ses racines, son environnement, la terre sous laquelle reposent ses ancêtres tandis que les proxénètes de l’Afrique livrent sans respect ni vergogne les sols et les sous sols des terres d’Afrique à ceux qui la violent et l’utilisent comme une prostituée qu’on utilise et qu’on jette.

On entend parler du respect de l’environnement et du réchauffement climatique , on se donne bonne conscience à coup de slogans et d’un apparent volontarisme politique tandis que sur les routes et les pistes de pays africains des camions en grand nombre se dirigent vers des zones portuaires chargés de grosses billes de bois, témoins du nombre d’arbres qu’on arrache jour après jour. Il y a des dieux devant lesquels s’inclinent ces proxénètes et leurs complices et clients : le dollar, le pétrodollar et au fond peu importent les lendemains après eux, le déluge.

Que de morts tragiques comme ceux que l’on retrouve morts de froid dans la soute d’un avion ou broyés par les hélices d’un avion pour avoir voulu au mépris de tout bon sens atteindre cet occident, promesse d’un futur plus radieux, sans tenir compte des réalités de l’immigration clandestine dans les pays d’Europe. Se dire que pour soi, les choses se passeront mieux, seront meilleures. Et il y a ceux qui, vivant en occident, quand ils reviennent au pays donnent une image tellement idyllique de leur condition qu’ils sont de véritables VRP de la tentation migratoire, alléchant ces jeunes filles et jeunes gens, laissés pour compte de la réussite, déclassés de la société et qui refusent de se résigner à ne plus rêver.

Mais quel prix à payer quelquefois pour vivre ce rêve !!! Voyez vous mêmes :

« Quarante-cinq émigrant africains qui se dirigeaient vers les côtes espagnoles de l’archipel des Canaries sont considérés comme noyés dans deux naufrages près des côtes mauritaniennes et du Sahara occidental.

Vingt-deux personnes ont disparu après le naufrage de leur embarcation partie le mercredi 1er mars de Nouadhibou, dans l’extrême nord-ouest de la Mauritanie, avec 46 personnes à bord (25 de Guinée-Bissau, 19 de Gambie, 1 Mauritanie et 1 Malien)… » lire la suite sur : http://www.toungaranke.net/modules/smartsection/item.php?itemid=146

« Treize Africains sont morts jeudi lors de leur traversée clandestine vers l’archipel espagnol des Canaries, où affluent chaque année, au péril de leur vie, des milliers de victimes d’un trafic d’être humains organisé à partir des ports d’Afrique de l’Ouest. Les treize hommes ont été retrouvés, au large de l’île de Fuerteventura, morts de froid, dans une barque à la dérive qui transportait au total 43 personnes dont quatre ont dû être hospitalisées en raison de leur grave état d’hypothermie. »

http://www.tunezine.com/breve.php3?id_breve=1500

Comment peuvent-ils en conscience monter sur des radeaux de fortune et risquer leurs vies dans des conditions absolument inhumaines ? Victimes d’autres prédateurs, ceux qui vendent l’espoir et leur prennent des fortunes pour embarquer dans des radeaux de fortunes.

Avant l’Afrique se voyait arracher ses enfants par des négriers, aujourd’hui ils prennent volontairement des « bateaux » dans lesquels ils sont entassés dans des conditions inhumaines espérant que « là-bas » ils rencontreront et construiront une vie digne. Derrière les vies qui « se déversent » (pour utiliser les mots de certains politiques) sur le côtes de l’Europe il y a le désespoir croissant d’un continent exsangue. Derrière ces « flots » d’immigration il y a une tragédie pour laquelle l’urgence d’un co développement n’est pas optionnel. Il y a une réflexion à mener pour que cette solution du désespoir ne soit plus. Il est urgent de repenser le développement de ce continent. On entend discourir ça et là mais si le co développement doit être géré par les « proxénètes » ceux qui n’ont aucun respect pour leurs pays et les traitent comme des prostituées alors de l’argent, des milliards d’Euros seront versés et réinvestis dans des hôtels particuliers de France et d’ailleurs aidant les chefs d’Etat à accroître « leur » patrimoine personnel tandis que les populations de plus en plus désespérées prendront des radeaux d’infortunes, véritabe pirogues de la mort, préférant risquer une mort soudaine plutôt que cette lente agonie qui est la leur et celle de leurs nations. Là-bas, destination du désespoir. Là-bas destination du déracinement . Là-bas destination de la dépossession plus ou moins grande de soi. Une actualité en chasse une autre, mais la réalité de ce désespoir demeure, loin des caméras de télévision. Il est urgent de rendre vivable leur « ici » pour diminuer la tentation du « là-bas »

Là-bas : Jean-Jacques Goldman

http://www.dailymotion.com/video/2LNlya11SWniwWY1

Pour voir des photos de ce drame humain, aller sur le lien suivant : http://www.seneweb.com/news/article/2656.php

Pour creuser le sujet :

http://www.maliweb.net/category.php?NID=18302

http://www.afrology.com/soc/immigrer.html

http://www.xalima.com/EMIGRATION-CLANDESTINE-Les,3343

http://www.loccidental.net/spip.php?article113



Aujourd’hui Benhazir Bhutto…

 

BenazirBhutto.jpg picture by maddyspace

Née le 21 juin 1953

Assassinée le 27 décembre 2007

 

Mais jusques à quand ?!?!?




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