Mon pays m’appelle

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Je veux entendre chanter ma langue et les accents qu’elle véhicule au réveil. J’ai envie d’exclamations en pidjin tandis que s’exhaleront des odeurs de maïs ou de plantain que l’on grillerait et de soyas qui libèreraient leur graisse sur leur foyer. J’ai envie de saturer un immense verre de glaçons et y verser lentement du top pamplemousse.  Je voudrais envisager le quotidien sans entendre le son annonciateur de la fermeture imminente du métro. Je veux rire aux éclats sans m’en faire pour le voisin qui de son côté s’esclaffe sans entraves. Je veux une cure de bruit autrement, de silences différents, d’ordre singulier et de surprenants désordres.

Mon pays m’appelle



Terre chérie

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Magnifique et royale, d’une noblesse oubliée, l’on veut te réduire à une caricature. Parlant de tristes records qui souillent ton image, l’on veut faire de faussaires, tes ambassadeurs.

Terre de résilience, malgré tout tu résistes, tu es un joyau que n’ont pas reconnu, ceux qui pourtant, auraient dû te chérir.

 

Au lieu de s’atteler, à oeuvrer à ta paix et à ta prospérité,  il se sont mués en prédateurs cyniques, violant sans vergogne ta beauté majestueuse, cédant ta dignité à bien des étrangers qui ne voyaient en toi qu’un moyen pour leurs fins.

 

Ta forêt s’échappait portée par des camions, pour permettre aux vautours de s’exhiber fièrement, sur des yatchs en Europe. Compagnies pétrolières, aux pratiques mafieuses, qui kidnappent l’avenir en s’appropriant les sols, constructeurs cyniques, exploitants forestiers, leurs arrogances africaines sont telles qu’elles font penser à la triste grenouille qui pour un boeuf se prit. Leur fin arrivera, et la fin de leurs mondes avec elle.

 

Ton peuple courbe la tête sous la pression d’un désespoir qui à eux s’impose tant l’avenir proposé se révèle rétréci. Des coeurs de quadragénaires, sont déjà épuisés. Ils s’arrêtent de battre sans faire leurs adieux à ceux qui plus que tout comptaient dans leurs vies. L’inquiétude pour les fils, arrêtent le voyage de vies encore si jeunes, tandis que femmes et hommes à la morale rétrécie, pillent sans vergogne la terre de nos pères, privatisant sans peur le patrimoine commun aux fils de notre terre. Au vu de ces pratiques, quand on t’envisage juste avec les yeux, l’on pourrait se laisser, aller au désespoir.

 

Mais il est  un endroit qu’on atteint par le rêve, par l’espoir par l’amour, il est un lieu de foi qui résiste aux cyniques. C’est une forteresse, un  écrin intangible dans lequel tu demeures. Ils ne l’atteindront pas, ce lieu n’est pas à eux..

 

C’est un lieu dans lequel ce qui fait ton essence demeure inviolable : c’est le coeur, c’est  l’espoir, c’est la mémoire de ceux qui refusent de mourir, et de laisser périr la terre de leurs pères.

Tes filles et tes fils.

Terre chérie.

Cameroun.



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Perdre ceux que l’on aime est agonique, continuer sans eux est un défi quotidien.

Apprendre à accepter que désormais, une larme silencieuse s’échappera de nos lèvres souriantes.

Trouver une consolation dans la beauté de la mémoire de nos absents qui est arc-en-ciel dans nos cieux affectifs.

Etre reconnaissant de les avoir eus pour un temps.

You were the wind beneath my wings.

I will always luv u.



Etre heureux

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S’endormir en paix par delà les douleurs et accueillir le jour avec un sourire qui s’épanouit comme éclot  l’aurore

Décider qu’un cœur blessé ne peut se guérir qu’en aimant encore, en offrant son cœur, comme si jamais on ne l’avait blessé.

Refuser de haïr et accepter de laisser, mourir des relations qui ne nous étaient données, que pour une saison.

Savoir laisser partir ceux qui nous ont blessé, ceux qui nous ont quitté sans adieu ni regard, ceux qui ont fait de nos noms un tissu qu’on déchire, ceux que dans un sanglot on a préféré perdre plutôt que de continuer à nous polluer cœur et  émotions. Quitter l’autre n’est pas une preuve de désamour. C’est quelquefois en revanche un sursaut salutaire comme l’on se rappelle qu’aimer l’autre est une chose, qui n’aura de valeur si l’on a pas appris à s’aimer au préalable.

 

Apprendre à faire sans cesse, une fête d’amour à ceux qui sont encore, bien présents dans nos vies.  Célébrer par l’amour par des mots, par des  gestes, et même par le silence, le privilège d’avoir des personnes à aimer.

 

Traverser les aléas de circonstances extérieures avec  à l’intérieur des danses  magnifiques grâce auxquelles l’on affronte la souffrance physique avec un chant d’espoir.

Être profondément heureux et serein en dépit de circonstances extérieures compliquées et récurrentes. 

Influencer son environnement en veillant sur son état intérieur ou alors être tributaire des variations 

de milliers d’éléments exogènes.

C’est un choix quotidien voire permanent.

Être le capitaine du navire de ses émotions.

Prendre les commandes du voilier de sa vie autant qu’on puisse le faire

Apprendre à chaque pas à être le capitaine du bateau de son âme.

Éternelle étudiante, j’apprends.

Merci à ceux qui, à leur corps défendant parfois, sont des pédagogues à cette école là.

Et si le bonheur au fond  était possible indépendamment de nos possessions ?

 




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