« Là bas » ou la destination du désespoir

Bonjour à vous,

J’ai eu envie de remonter ce post écrit au mois de mai et qui me tient à coeur. Pour ne pas oublier ceux dont les vies s’échouent sur des rivages loin de leurs terres, rejetés par des flots sur le chemin d’un eldorado qu’ils ne trouveront pas,victimes de la misère, victimes des passeurs mercenaires. Fils et filles d’Afrique, fuyant la misère pour trouver la mort.Triste de réalité de début du 21è siècle.

 

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Il y a quelques mois, les journaux parlaient sans relâche de ces hommes et de ces femmes que l’on retrouvait morts ou vivants au large de l’Espagne. Il étaient en provenance d’Afrique Subsaharienne ou d’Afrique du Nord. Des immigrés clandestins qui, sur des radeaux de fortunes mettaient leur vie en danger pour atteindre un eldorado que leur ouvrirait l’Europe en passant par l’Espagne. Des corps échoués venus de pays

immigrantmort.jpgéconomiquement déclassés perçus pour certains comme des empêcheurs de mondialiser en paix. Pays dont la participation aux échanges internationaux est portion congrue, pays qu’au fil du temps certains ont appris à dédaigner, à regarder avec condescendance, voire à mépriser.

Ces gens venus d’ailleurs, échouant sur les rivages de l’Espagne sont l’image de l’une des désespérances le plus saisissantes de notre époque. Oh certes pas la plus photogénique, mais l’une des plus désespérantes.

Il y a eu un temps les rivages de l’Afrique ont vu débarquer des prédateurs niant l’humanité des fils et filles de cette terre et qui les ont arrachés à leurs villages pour les jeter dans des cales de bateau avant de les livrer comme des marchandises dont on vérifiait la dentition comme on le ferait d’une denture pour en déterminer le prix de vente. « Bestialisation » (je néologise à dessein) volontaire de l’humain pour servir des intérêts économiques et une idéologie détestable dont les relents rejaillissent ça et là dans nos sociétés post-modernes.

L’Afrique contemporaine voit ses fils et ses filles arrachés à leur terre par le désespoir, la dépossession de leur destinée, de leur droit au bonheur, exilés prétendument volontaires qui vivent loin de leur terre apprivoisant tant bien que mal leur nécessaire altérité.

Combien de fils et de filles d’Afrique, sortis de leur pays pour des raisons pratiques (compléter une formation universitaire par exemple) sont retenus à l’extérieur faute de perspectives intéressantes sur le terrain. Combien d’autres, deviennent depuis l’occident des soutiens économiques essentiels pour leurs villages et des instruments volontaires du développement du dit village, se privant ici d’une vie décente en occident pour offrir un avenir à ceux qui sont restés au pays ?

Générations désespérées par l’anémie des perspectives que leur offrent leurs pays. Une tragédie se noue sous les regards indifférents de chefs d’Etats d’opérettes, véritables proxénètes des pays qu’ils sont sensés avoir la charge de diriger et de leurs complices occidentaux. Une tragédie se noue dans des pays dans lesquels des jeunes vies se construisent avec l’idée que l’ailleurs est la seule solution, instillant la migration dans les esprits comme inexorable. Dirigeants d’Afrique, fossoyeurs des espérances des africains et dirigeants d’Europe souvent complices confortables de cette réalité de plus en plus dramatique.

On peut gloser à l’envi sur l’immigration choisie, il est désespérant d’en arriver à penser qu’il n’y a pas d’autre choix que d’émigrer, de quitter les siens, ses racines, son environnement, la terre sous laquelle reposent ses ancêtres tandis que les proxénètes de l’Afrique livrent sans respect ni vergogne les sols et les sous sols des terres d’Afrique à ceux qui la violent et l’utilisent comme une prostituée qu’on utilise et qu’on jette.

On entend parler du respect de l’environnement et du réchauffement climatique , on se donne bonne conscience à coup de slogans et d’un apparent volontarisme politique tandis que sur les routes et les pistes de pays africains des camions en grand nombre se dirigent vers des zones portuaires chargés de grosses billes de bois, témoins du nombre d’arbres qu’on arrache jour après jour. Il y a des dieux devant lesquels s’inclinent ces proxénètes et leurs complices et clients : le dollar, le pétrodollar et au fond peu importent les lendemains après eux, le déluge.

Que de morts tragiques comme ceux que l’on retrouve morts de froid dans la soute d’un avion ou broyés par les hélices d’un avion pour avoir voulu au mépris de tout bon sens atteindre cet occident, promesse d’un futur plus radieux, sans tenir compte des réalités de l’immigration clandestine dans les pays d’Europe. Se dire que pour soi, les choses se passeront mieux, seront meilleures. Et il y a ceux qui, vivant en occident, quand ils reviennent au pays donnent une image tellement idyllique de leur condition qu’ils sont de véritables VRP de la tentation migratoire, alléchant ces jeunes filles et jeunes gens, laissés pour compte de la réussite, déclassés de la société et qui refusent de se résigner à ne plus rêver.

Mais quel prix à payer quelquefois pour vivre ce rêve !!! Voyez vous mêmes :

« Quarante-cinq émigrant africains qui se dirigeaient vers les côtes espagnoles de l’archipel des Canaries sont considérés comme noyés dans deux naufrages près des côtes mauritaniennes et du Sahara occidental.

Vingt-deux personnes ont disparu après le naufrage de leur embarcation partie le mercredi 1er mars de Nouadhibou, dans l’extrême nord-ouest de la Mauritanie, avec 46 personnes à bord (25 de Guinée-Bissau, 19 de Gambie, 1 Mauritanie et 1 Malien)… » lire la suite sur : http://www.toungaranke.net/modules/smartsection/item.php?itemid=146

« Treize Africains sont morts jeudi lors de leur traversée clandestine vers l’archipel espagnol des Canaries, où affluent chaque année, au péril de leur vie, des milliers de victimes d’un trafic d’être humains organisé à partir des ports d’Afrique de l’Ouest. Les treize hommes ont été retrouvés, au large de l’île de Fuerteventura, morts de froid, dans une barque à la dérive qui transportait au total 43 personnes dont quatre ont dû être hospitalisées en raison de leur grave état d’hypothermie. »

http://www.tunezine.com/breve.php3?id_breve=1500

Comment peuvent-ils en conscience monter sur des radeaux de fortune et risquer leurs vies dans des conditions absolument inhumaines ? Victimes d’autres prédateurs, ceux qui vendent l’espoir et leur prennent des fortunes pour embarquer dans des radeaux de fortunes.

Avant l’Afrique se voyait arracher ses enfants par des négriers, aujourd’hui ils prennent volontairement des « bateaux » dans lesquels ils sont entassés dans des conditions inhumaines espérant que « là-bas » ils rencontreront et construiront une vie digne. Derrière les vies qui « se déversent » (pour utiliser les mots de certains politiques) sur le côtes de l’Europe il y a le désespoir croissant d’un continent exsangue. Derrière ces « flots » d’immigration il y a une tragédie pour laquelle l’urgence d’un co développement n’est pas optionnel. Il y a une réflexion à mener pour que cette solution du désespoir ne soit plus. Il est urgent de repenser le développement de ce continent. On entend discourir ça et là mais si le co développement doit être géré par les « proxénètes » ceux qui n’ont aucun respect pour leurs pays et les traitent comme des prostituées alors de l’argent, des milliards d’Euros seront versés et réinvestis dans des hôtels particuliers de France et d’ailleurs aidant les chefs d’Etat à accroître « leur » patrimoine personnel tandis que les populations de plus en plus désespérées prendront des radeaux d’infortunes, véritabe pirogues de la mort, préférant risquer une mort soudaine plutôt que cette lente agonie qui est la leur et celle de leurs nations. Là-bas, destination du désespoir. Là-bas destination du déracinement . Là-bas destination de la dépossession plus ou moins grande de soi. Une actualité en chasse une autre, mais la réalité de ce désespoir demeure, loin des caméras de télévision. Il est urgent de rendre vivable leur « ici » pour diminuer la tentation du « là-bas »

Là-bas : Jean-Jacques Goldman

http://www.dailymotion.com/video/2LNlya11SWniwWY1

Pour voir des photos de ce drame humain, aller sur le lien suivant : http://www.seneweb.com/news/article/2656.php

Pour creuser le sujet :

http://www.maliweb.net/category.php?NID=18302

http://www.afrology.com/soc/immigrer.html

http://www.xalima.com/EMIGRATION-CLANDESTINE-Les,3343

http://www.loccidental.net/spip.php?article113



Quand le nouvel ordre avance : un visage haïssable de l’Amérique

Il y a des jours durant lesquels l’écrit devient l’écho de nos cris, de nos indignations, des moments qui nous choquent. La fin de l’année dernière a vu un moment qui m’a pour le moins indignée et pour le moins abasourdie. Et au début de l’année 2007 j’ai écrit le billet qui suit.

Parfois il semble que le bon sens qui est abondamment répandu dans les demeures des plus humbles s’absente sans vergogne de celles des puissant, et encore plus de ceux qui ont des fantasmes de toute puissance. Récemment j’ai entendu dire que le président du monde, pardon des USA s’apprêtait à attaquer l’Iran. Il mettrait tout en oeuvre pour que l’offensive soit lancée rapidement. Je me trompe où ce monsieur est en fin de mandat. J’ai loupé un épisode ou le bourbier Irakien est loin d’être fini ? Le bon sens serait-il inversement proportionnel au fantasme de toute puissance ? Ou alors les sommets exonéreraient-ils nos dirigeants du bon sens élémentaire ? On parle de faire des tests d’ADN pour réguler l’immigration via le contrôle du regrouepement familial. Mais tant qu’à lever le tabou majeur du secret le plus intime qui est notre carte génétique ne serait-il pas urgent de faire une batterie de tests ADN et tests psychiatriques compris avant de donner à un humain les codes pour la bombe atomique et lui permettre d’être le chef des armées de nos pays ? Il paraît qu’Adolf le Nazi était fou. Ca calme non ? C’est juste mon bon sens de l’humble moi-même qui s’exprime. Clin doeil

Toute plaisanterie mise à part monsieur Bush ne cesse de me sidérer. Qui peut imaginer le chaos que génèrerait une autre guerre dans cette partie du monde ? Il est plus confortable apparemment de se préparer à augmenter le désordre mondial en dégageant pour cela des sommes astronomiques plutôt que de trouver le moyen de réguler les désordres internes aux USA ou de ratifier un protocole de Kyoto qui ferait du bien à la planète. Le visage de l’Amérique qu’offre monsieur Bush est un visage qui n’appelle pas ma sympathie. Mais de quoi je me mêle du fin fond de ma case me direz-vous. Il se trouve que ma case est située dans un village qui se trouve être la planète. Bonne lecture à vous.

Amitiés

75461415.jpg picture by maddyspace

L’année 2006 s’est terminée sur une note sinistre. La diffusion de l’image d’un homme qui va mourir exécuté par pendaison. Comme la géopolitique a des illogismes qui me surprennent cet homme a été exécuté le jour de l’Aïd-el-kébir, jour du sacrifice, date très importante pour les musulmans.

Un bon sens très élémentaire j’en conviens me disait que l’on ne ferait tout de même pas l’erreur de procéder à l’exécution de cet homme à cette date là !, Ne serait-ce qu’intuitivement je me disais que ce serait une erreur, voire une faute. Et bien entendu, défiant tout bons sens élémentaire Saddam Hussein a été exécuté un jour très chargé symboliquement et très investi affectivement. Mais quelle idée n’est-ce pas ?

Permettez-moi un jeu de mot sans finesse mais le choix d’exécuter la sentence de mort contre Saddam Hussein ce jour là me laisse tout simplement« Bush bée ». Je ne comprends pas que ce qui semble relever du bon sens échappe à la diplomatie américaine. Cette méconnaissance de tout ce qui extérieur à ses frontières est consternante. Comment pouvait-on ne pas anticiper, au Pentagone et ailleurs que cette précipitation à exécuter l’ancien ami devenu l’ennemi à abattre et le paravent facile pour masquer les échecs Afghans, allait générer des tensions dans les pays limitrophes et que le choix de la date de mise à mort allait choquer la sensibilité des musulmans ? Comment pouvait-on ne pas anticiper le fait qu’exécuter cet homme ce jour si particulier ce serait prendre le risque de donner à celui qui allait mourir une dimension sacrificielle ? Je n’ai pas la prétention de connaître, comprendre ou même de lire les enjeux de cette région du monde mais mon sens commun me dit que c’était couru d’avance. Les réactions passionnelles des foules en Jordanie, en Libye, en Irak et ailleurs démontrent que le contexte de l’exécution, la manière dont aurait visiblement été traité l’homme qui allait mourir, et le choix malheureux du jour de l’exécution ont donné à celui dont on s’est débarrassé une dimension pérenne. On a tué un homme on a posé les fondations de la construction d’un mythe. Quelle victoire n’est-ce pas ? Et l’ordre mondial avance.

De vous à moi, il est clair que je n’avais aucune sympathie pour celui qui a été exécuté, mais j’ai une aversion pour la peine de mort. Philosophiquement je ne puis y adhérer. Je sais que les circonstances peuvent pousser, et pourraient me pousser à une surinflation émotionnelle qui m’inclinerait vers ce que j’exècre et en cela j’espère que le système dans lequel je vivrais aura aboli la peine de mort. Car je ne peux adhérer philosophiquement à la peine de mort.

Quand l’Amérique exporte et s’ingénie à imposer son modèle. Quand l’Amérique vient en libératrice des peuples tous aux abris. Nombreux sont ceux qui se rappellent du mensonge d’Etat et même trans-étatique sur les armes de destruction massives portées par un Colin Powell sans conviction à l’ONU. Il a raconté depuis l’embarras de sa mémoire par rapport à cette manipulation consciente de l’opinion américaine traumatisée certes par les ondes de choc du séisme du 11 septembre 2001. Quand l’Amérique veut établir ce nouvel ordre mondial (fondé sémantiquement sur la sphère internationale par un autre George Bush dans les années 90) nous pouvons craindre le pire. Qui se souvient du débarquement du nouvel ordre mondial en Somalie ? Attention les dégâts ! Et de l’établissement de la démocratie que nous devons à l’Amérique en Afghanistan,il n’y a qu’à voir la paix et la concorde qui y règnent n’est-ce pas ? Et voici que le nouvel ordre des « Bushmen » se fonde sur la pendaison médiatique d’un homme et est affirmée comme une action qui fera avancer la démocratie en Irak par l’administration Bush.

Quand le nouvel ordre arrive, attention le désordre ! dv144018vignette.jpg picture by maddyspace

Nous avons vu l’expression du nouvel ordre exporté par l’Amérique conquérante dans toute sa subtilité dans les images avilissantes nous venant de la prison d’Abou Graib. Nous avons vu les zones de non droit au large de Cuba dans lesquelles des « prisonniers de guerre » sont livrés aux interrogatoires des geôliers qui confinent à la torture.

Tant qu’on torture loin de la bonne conscience de la « housewife » américaine qui prépare ses cookies à sa progéniture et entretient sa maison pour le bonheur des siens. Tant que la « bien pensance » américaine n’est pas bousculée, tant que la laideur est loin des yeux des fils d’Amérique. Tant que les actions de violence et de sauvagerie se déroulent au Vietnam et que le sauvage c’est l’autre qu’on va civiliser. Tant que le sang versé à Guantanamo ne souille pas les murs maisons tranquilles des banlieues américaines, il n’y a pas de problème. Tant que la force américaine déployée flatte la virilité du mâle américain. Tant que l’on se ferme les yeux pour justifier l’injustifiable etc. Et voici que des images d’Abou Graïb montrent les fils et les filles d’Amérique se livrant à des actes infâmes sur des humains réduits à un avilissement qui heurte les consciences. L’Amérique ordonne le monde torturant hors de ses frontières. On ne va pas salir la terre conquise par ceux qui sont arrivés par le Mayflower !

Et le nouvel ordre avance, humiliant, avilissant celui qu’on considère comme un ennemi et lui déniant sa participation à la condition humaine. Tandis qu’on l’expose dans un aspect physique et ou émotionnel qui lui dénie toute humanité apparente, il est facile de détourner celui qui le regarde de l’identification qu’il pourrait avoir avec celui que l’on avilit sous ses yeux. En humiliant l’humain, c’est l’humanité que l’Amérique humilie. Le nouvel ordre avance, l’Amérique exporte la démocratie, mais ça et là se lèvent de sourdes révoltes qui annoncent des désordres sanglants. Et les victimes jonchent les sols des nations « libérées » par la nation qui s’est donné une mission messianique : celle d’unifier le monde sous un ordre unique, le sien. L’Amérique de Bush avance prétendant établir de force un ordre qui ne marche pas tant que ça dans ses propres frontières et le désordre avance et le chaos s’installe. De nombreux pays de divers continents aspirent à la démocratie, mais par pitié que l’Amérique ne les aide pas à y arriver.

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Catastrophe aérienne au Cameroun : aucun survivant

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Un avion, qui assurait la liaison entre Abidjan et Nairobi via Douala, et transportait 105 passagers et 9 membres d’équipage s’est s’est écrasé la nuit de vendredi à samedi .

Parmi eux, figuraient 79 Africains, 21 Asiatiques, 7 Européens, un Américain et 6 autres personnes dont la nationalité n’a pas été établie

 L’avion dont a enfin été retrouvé dans une région marécageuse et aucun survivant parmi les 114 passagers. L’espoir infime de les retrouver en vie s’est éteint et a ouvert d’immenses désespoirs pour bien des familles du Cameroun et d’ailleurs. Tous les continents sont concernés par ce drame, par cette multiplication de drames intimes.

Mes pensées émues pour les familles des passagers et des membres de l’équipage.

Mon émotion rejoint celle de ma terre. Ma douleur s’unit à la sienne. Malgré l’absence, la distance, je porte en moi cette terre et je vibre avec elle.

Cameroun o Mulema



Continuer de rêver.

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« Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve que, un jour [...]  les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites

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filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve ! »

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Martin Luther King Junior

Cultiver le rêve pour que ne triomphe pas le cauchemar.

Rêver une humanité belle et fraternelle.

Parfois c’est difficile, quelquefois douloureux. Quelquefois l’espérance sous le poids de la bêtise, de la haine et du reste, se replie et se surprend à renoncer.

Puis je me souviens d’un sang, sur un balcon d’Atlanta, versé dans la rencontre de la haine et de l’amour. Par la rencontre d’un homme qui aimait, tombé sous les balles de la haine. Celui qui aimait est tombé. L’amour n’a pas pu mourir. L’amour a triomphé de la haine, par delà le sang versé.

Je me souviens aussi de cet autre homme, il y a bien longtemps, tué dans un théâtre, sur une impulsion haineuse, parce qu’il avait osé rêver l’humanité par delà la race, belle et fraternelle. Il avait osé rêver son pays différent.

Je me souviens de ces autres hommes et femmes courageux, qui ont mis leurs vies, au service de ce rêve.

Alors je rêve encore, par delà le cauchemar, et nourris mon espérance de ces vies magnifiques qui ont su s’offrir pour ne pas renoncer, à un rêve plus grand que les limites de leurs vie.

Alors je rêve encore.  Et j’espère continuer à rêver, la tête hors des flots de la haine, du racisme et de la bêtise.

Il paraît que le rêve est l’apanage de l’humain. Alors je fais un rêve.

Hommage aux femmes et aux hommes qui nous ont précédé et qui donnent tout leur sens aux locutions fraternité, égalité, et liberté.

Et si au delà du slogan on essayait d’aller à la rencontre du sens de ces trois mots superbes ?

Pourvu que la jeune génération fasse mieux que la mienne.

J’en rêve. J’en rêve encore.

A bout de souffle je rêve.

 



Pause Calimero

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Trois semaines déjà que je suis alitée…

 J’ai l’impression que ça fait des mois. Bon j’avoue que le sens de l’exagération est ici manifeste. Mais quand on n’a pas l’impression d’avoir un minimum de maîtrise sur les circonstances, le temps subjectif s’allonge de façon considérable. Le temps est long quand pour un instant ou pour longtemps le corps se fait traître.  

Bon je ne vais pas me plaindre, je suis vernie. Hier matin j’ai cru qu’on allait m’opérer en urgence. Fausse alerte. Ouf ! Je n’aime pas qu’on m’ouvre et qu’on profite du fait que je sois endormie pour triturer l’intérieur de mouahhhhhh. Non mais !!!!

C’est pas des façons vous ne trouvez pas ? Rire Mon intégrité physique est intacte. Pas de passage sur le billard. J’ai vaincu la science. Messieurs les charcutiers rangez vous couteaux. « I am the queen of the world !!!!!!!!!!! »  Ca y est je délire et je n’ai même pas l’excuse d’être sous l’effet d’un anesthésiant (Hi hi).

Un peu spleeny ce soir on dirait.  Les murs semblent se rapprocher et la pièce rétrécir tandis que de toute évidence mon imagination galope. Et les heures n’ont pas le rythme que je connais quand je suis active. Grhhhhhhh !  Pas marrant, alors je vais laisser d’autres crier pour moi (lol).

Bon j’avoue c’est pas la même maladie que celle qui a inspiré Serge Lama, l’auteur de cette chanson, mais on fait ce qu’on peut avec les moyens de bord.Clin doeil  Et l’humour est la politesse du désespoir.Langue

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Bonne semaine à tous Calimero vous adresse ses amitiésRire.



Faire une pause…

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La pause, elle aussi fait partie de la musique

Stefan ZWEIG

Je vais être moins présente sur mon blog et sur les vôtres pendant quelques jours.  

Pour vous visiteurs de passage, qui passez à pas feutrés sans faire de bruit, sentez-vous à l’aise et libres de poster des commentaires, des impressions qui enrichiront ce blog. Sentez-vous tout autant libres de ne rien poster Sourire.

C’est un privilège de vous recevoir. Vous êtes mes hôtes alors, visitez, profitez de la musique et des mots, j’espère que la musique vous plaira, que les mots vous toucheront.  Mon désir est que cet espace soit vécu par vous comme une pause agréable dans votre voyage sur la toile.

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A vous les  visiteurs fidèles et amis de la toile, je vous dis à bientôt, à très vite. Je passerai vous rendre visite dès que possible sur vos espaces.  En attendant, merci pour les belles choses partagées, les mots offerts, les sourires, les partages et les émotions.  Merci pour la beauté des mots, les photos et peintures superbes que je rencontre et ai rencontrés en vous visitant. Merci pour la nature qui se dévoile chez vous par une fleur, une plante ou autre chose. Merci pour la beauté et la richesse que révèlent vos regards sur les choses.

Je vous souhaite une merveilleuse semaine et c’est avec plaisir que je retrouverai vos commentaires sur ce blog et vos post sur les vôtres. 

Amitiés à tous et à très bientôt 

Malaïka



La force des mots et leur faiblesse

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Quelquefois sans le vouloir nous faisons de la peine à des personnes auxquelles nous n’aurions pas voulu en faire. J’aime les mots parce qu’ils portent les expressions de l’âme et parce qu’ils ont la vertu de dévoiler ce qui est tapi en nous pour s’offrir à l’autre. J’aime les mots parce qu’ils ont la vertu de nous vider des poisons intérieurs pour faire sortir la douleur par l’écrit. L’écrit devient cri. Cri de douleur, cri de colère, cri pour la justice. Le cri s’écrit et nous libère. Mais il se trouve que la faiblesse des mots trouve son essence dans ce qui fait leur force. Les mots ont en eux la force de laisser des traces et des marques dans ceux qui les lisent et les reçoivent. Leur faiblesse c’est ce qui fait leur force car ils peuvent laisser des traces inattendues celles qui éveillent la peine ou la douleur. Quelques fois nous voudrions d’un trait de plume d’un seul  en effacer les effets involontaires.

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Revenir en arrière pour que ce qui est fait n’ait jamais existé. On le voudrait bien, mais ce n’est pas possible. Les mots comme les actes ont une force intrinsèque et l’on n’y peut rien. La prudence est de mise quand l’on se sert des mots parce qu’ils peuvent servir le contraire de nos voeux.

J’ai posté un billet dans la nuit. Il a fait de la peine à une de mes amies du net. Je l’ai ôté mais trop tard. Il avait fait du mal. Un mal que je n’avais pas anticipé n’ayant qu’une vision parcelaire de ce que je livrais. On ne peut pas se mettre à la place d’un autre. Les limites de l’empathie sont là. Maladresse des mots, inopportunité du verbe. La parole guérit certes, mais la parole blesse aussi. Pardon pour avoir remué des souvenirs douloureux. Pardon à toi qui te reconnais.

Peut-être avez-vous croisé ce billet le temps d’une visite, il me semblait juste de dire pourquoi il n’est plus là.

Cet épisode m’a conduite à une réflexion sur les mots, le rapport à eux et à mon rapport à eux. L’expérience m’a montré que les mots peuvent être vecteurs de maux. Il se trouve qu’ils peuvent l’être sans que l’intention soit de faire du mal.

J’aime les mots parce qu’ils sont forts. Leur force est telle que, quand ils sortent de nous pour aller vers l’autre, ils portent parfois des sens qui dépassent nos intentions premières. Puissance des mots qui prennent leur indépendance et dont le retour surprend celui qui les envoie. Parfois ils nous surprennent en faisant du bien à l’autre, en lui ouvrant des horizons de réflexion, d’émotion, de beauté. D’autres fois, ils nous surprennent en suscitant de la peine…

L’expérience d’aujoud’hui me conduit à réfléchir sur les mots, le rapport à eux et l’incapacité que nous avons à les apprivoiser réellement. J’aime les mots parce qu’ils sont libres, plus libres que moi tout compte fait. Et vous quel rapport aux mots ?

Bonne journée à tous !



Vous êtes pour moi une belle surprise… merci !

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Bonsoir à vous, 

Avant de retrouver le pays des rêves, des rêves agréables tant qu’à faire, je fais une pause pour un échange avec vous. Echange de mon ressenti d’aujourd’hui. Mon humeur est plutôt joyeuse. Le cours de mes pensées m’a conduite jusqu’à vous, à vous qui passez régulièrement par cet espace et le nourrissez par vos interventions.

Je pensais aux rencontres faites via cet espace et je suis étonnée. Etonnée de la richesse des rencontres que j’ai faites. J’ai rencontré parmi vous des personnes épatantes. Je ne citerai personne nommément mais je veux rendre hommage à quelques personnes dont j’attends désormais les visites parce qu’elles sont positives, instructives et qu’elles me font du bien.

Il y a ma « grande sœur » qui offre de merveilleuses promenades dans sa région et des recettes qui donnent envie de foncer chez elle se régaler et dont les interventions sont simples et très amicales. J’espère qu’elle se reconnaît dans ce portrait. Merci à toi d’être fidèle à cet espace et merci pour la sagesse de tes interventions sur les sujets sensibles. Merci pour tes encouragements sur les thèmes abordés et sur mon écriture qui sont un encouragement à continuer. 

Il y a l’artiste magnifique dont les photos et les peintures sont un ravissement pour mes sens. L’artiste qui sait capturer la beauté de la nature dans son objectif et nous la restituer avec magnificence. Merci à toi dont les photos ont des vertus étrangement apaisantes pour moi. L’art a des secrets merveilleux de toute évidence.

Il y a cette belle âme qui par son « simple partage » m’apporte beaucoup et nourrit mon essentiel. C’est une joie et un privilège de t’avoir rencontrée toi avec qui je partage un trésor des plus précieux.

Il y a cet autre, amateur d’architecture, dont la sensibilité et les beauté de l’âme se déclinent dans des hommages sensibles à des hommes et femmes dont la vie, les actions et les combats l’ont touché. Merci à toi qui manifeste par ta façon d’être et de dire qu’on peut vivre la devise de ton pays. Tu es aussi une belle rencontre de la toile. 

Il y a celle dont l’humour et la passion se déclinent sur son blog et  qui me touche par ses indignations et par ses anecdotes concernant ses profs. Merci à toi qui me fais rire quand tu veux connaître ma vengeance faite à une odieuse boulangèreClin doeil. Merci pour les découvertes scientifiques que tu nous rends accessibles. J’aime regarder les choses par tes yeux d’étudiante. 

Il y a l’artiste exilée en région parisienne qui me touche par son art, ses humeurs, sa sensibilité et son auto dérision dans la difficulté. Merci de m’avoir offert l’histoire de la plume de trop sur le dos du chameau. Je te souhaite de beaux succès.

Merci aussi à l’amateur lointain de Luther Vandross dont l’émotion me touche et me donne envie de continuer à vous rencontrer en musique. Reviens quand tu veux tu es le bienvenu. Merci pour ta sensibilité.

Il y a ce couple amateur de Gospel et de musique qui passe régulièrement me rendre visite. Merci à vous deux que j’apprécie qui venez régulièrement me rencontrer en musique et qui avez la gentillesse de déposer vos mots ici. Merci à vous deux dont l’amour de la musique est un beau point de rencontre. j’espère que vous continuerez à chanter. 

Merci à celle dont les fougueuses envolées me ravissent quand elle passe par ici.

Il y a toi qui la première m’a encouragée à ne pas me laisser décourager par le manque d’interaction du blog, et qui m’a mise sur tes liens pour m’aider à me faire connaître. Merci.

 Merci à celles dont la douce mélancolie livre l’âme au travers de textes sublimes qui me touchent, me transportent et quelquefois racontent sans le savoir des morceaux de moi.  Merci à vous magiciennes des mots qui en solo ou en duo me transportez dans des ailleurs superbes.

Et il y a toi, que je connaissais déjà un peu, toi avec qui je partage une terre originelle et que je découvre avec ravissement via nos échanges sur le blog. Je découvre la culture immense, la passion, des goûts musicaux communs et une surprenante et incurable polyandrie (lol). Tu es une bien belle surprise sister et il me tarde de découvrir le reste de ce que tu es ! 

Et il y a vous que je découvre au fil du temps, vous que je rencontrerai plus tard et dont j’anticipe la rencontre avec délectation.

Ce soir mon âme sourit parce en ce début d’année j’ai fait de belles rencontres et vous autres rencontrés au travers de la toile vous faites partie de mes belles surprises de ces derniers temps.

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Je vous offre ce cadeau virtuel avec mes pensées amicales.

Merci pour votre fidélité à passer par ici.

Malaïka 



Passez une magnifique journée !

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Ce matin, je me suis réveillée avant 4 heures du matin. Voilà une chose que ne devrait pas se répéter si je veux un minimum ralentir les ravages du temps. A mon âge avancé la prudence est de rigueur si on ne veut pas subir une attaque de bistouri ou de botoxRire. En effet 3 heures de sommeil au compteur c’est pas idéal comme anti-rides. Il va falloir boire beaucoup d’eau n’est-ce pas les filles pour éviter que la façade se fissure Clin doeil.

Comme pour me narguer voici que le sommeil qui m’a lâchement abandonnée au coeur de la nuit revient me chatouiller les paupière alors que l’heure du réveil pour aller bosser est en embuscade pour faire retentir le réveil juste au moment ou, blottie dans le lit tout m’invite à y rester. Ô monde cruel !

Alors décidée à rendre productive cette journée je fais une halte ici pour vous souhaiter la plus agréable des journées.

Voici ce que je souhaite à chacun de vous :

  • plus de rires que de larmes,

  • plus de joies que de peines,

  • plus de succès que d’échecs,

  • plus de mains tendues que de dos tournés,

  • plus de réconciliations que de disputes

  • plus d’amour que de désamour.

Je souhaite à chacun de trouver de la joie à tendre la main à l’autre dans ces petits riens qui facilitent le quotidien de l’autre et permettent à nos âmes de ne pas se rider et nous rendent heureux de ce bonheur unique qui naît du fait d’avoir aidé son prochain.

Je vous souhaite d’être heureux, incroyablement heureux pour que la nuit venue, un sourire de bonheur soit déposé sur vos lèvres alors que vous rejoindrez le pays des rêves.

Ce souhait je le formule pour aujourd’hui, demain, toujours.

J’en profite pour vous dire merci pour toutes vos marques d’amitiés et pour vos mots au contenu sublime.



Larmes d’altérité…

larmesdefemme.jpg

Je me souviens du temps où j’ai commencé à écrire et à rendre publics les chemins de mes pensées. J’avais reçu comme une déflagration une accumulation de propos globalisants qui donnaient à penser que le criminalisation de l’altérité devenait un propos acceptable. Je ne saurais vous raconter les séismes internes et je les ai mentionné dans ce qui finalement est le billet fondateur du blog. Recevant les mots comme des obus, j’ai écrit pour rester en vie sans laisser la colère, la blessure ou la haine me séparer de moi. J’ai écrit pour sortir de l’enfermement dans lequel pouvaient me mettre la douleur (intime) et le rejet (extime  je néologise bien entendu  à dessein. On ne se refait pas n’est-ce pas ?)

 http://dipitadidia.unblog.fr/2006/09/22/raser-les-murs-et-baisser-les-yeux/.

Puis j’ai choisi de venir à la rencontre de ceux qui voudraient bien me rencontrer et ce blog est né, pour laisser passer ma voix pour qu’elle arrive jusqu’à vous et pourquoi pas vous rencontrer. http://dipitadidia.unblog.fr/2006/09/22/pourquoi-ce-blog/.

Le temps m’a semblé long pour arriver jusqu’à vous et aujourd’hui des noms familiers passent sur le blog et nous établissons au fil du temps un échange fructueux qui me comble d’aise parce que, cette altérité qui est la mienne est accueillie et respectée tout comme j’accueille et respecte celle de chacun(e) de vous. Comme je l’ai déjà dit sur ce blog, j’ai rencontré des âmes aux paysages magnifiques. Je voudrais remercier ceux et celles qui fidèlement passent ici apportant une pensée amicale, une réflexion, une touche d’amitié. C’est inespéré et précieux. Merci. 

Mais ce soir mes amis j’ai le cœur un peu gros et lourd de tristesse. Je pourrais garder ça pour moi, mais le pari de ce blog était aussi de vous raconter le vécu de mon altérité dans ses joies et dans ses douleurs aussi. Ce soir c’est la deuxième facette de la médaille… C’est le prix à payer parfois quand l’on n’est pas chez soi, quand on n’a pas la protection (illusoire peut-être) de l’assurance d’être à sa place. Quand on n’a pas le sentiment, dans les temps difficiles que le sol sous nos pieds nous parle d’appartenance, d’enracinement et que l’on entend une fois encore (une fois de trop ?) des mots qui ouvrent à la douleur. Hier peut-être n’y aurais-je pas été attentive. Hier peut-être mon armure invisible était elle en place ? Peut-être aussi qu’elle s’est progressivement usée à mon insu cette armure invisible qui est faite entre autre de la foi dans le fait que les hommes sont faits pour vivre ensemble et que de toutes façons nous n’avons pas le choix. Peut-être ai-je oublié mon armure mais je suis un peu lasse. Lasse de prendre sur moi et de mettre toute mon énergie à résister à la colère, et à tous ces sentiments que je ne veux pas laisser germer en moi tandis que d’autres sans retenue libèrent des mots, des actes et des présupposés aux traces indélébiles qui peuvent abîmer l’âme même la mieux disposée. 

Triste privilège de cette altérité qui répond en blessure à ces mots qui font rire certains. Triste privilège de cette altérité qui entend les « assassins par les mots » se cacher derrière une formule, de l’humour ou une figure stylistique. Il paraît qu’on peut rire de tout. Je ne suis pas de cet avis. Je préfère ne pas rire. Je préfère ne pas avoir l’exclusivité d’un bon mot si le prix à payer pour l’autre est la douleur, l’humiliation ou la blessure, comme si l’autre n’existait pas en tant qu’être digne de respect mais juste comme un instrument au service de mon humour. Puissé-je ne jamais m’abaisser à ça. Non jamais. Je ne veux pas être cette personne là. Je ne ris pas. 

Mon billet se fait un sinistre ce soir ? Je sais pourvoir vous livrer ici un moment de blues qui fait partie de mon cheminement. Il y a des jours où être l’autre est dur. Etre moi ça va, mais être cet autre investie de fantasmes insupportables et avoir le sentiment de devoir accepter la situation comme un « donné » irrévocable cela m’est ce soir absolument insupportable. Le temps de retrouver mon armure ou d’en colmater les brèches puis remettre en place mon sourire et mon espérance, je voulais juste vous dire que ça aussi, ça fait partie du cheminement de ceux qui me ressemblent. Et que parfois se lève une lassitude. 

Le but de ce billet n’est autre que celui d’inviter votre regard dans cette facette aussi, dans cette difficulté subtile mais réelle.

Amitiés à tous et très bonne soirée à tous et merci de m’avoir lue. 



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