Ca s’est passé vendredi, ça s’est passé en France, en janvier 2007 !!!

« Une femme sans domicile fixe, âgée de soixante-seize ans, a été retrouvée morte de froid,

Une femme sans domicile fixe, âgée de soixante-seize ans, a été retrouvée morte de froid, vendredi soir, près du Forum des Halles, à Paris. Surnommée « Mamie » par les habitants de ce quartier, la vieille dame a été retrouvée sans papiers. Elle errait dans les rues alentours du Forum depuis deux ans et personne ne connaissait son passé. »

http://www.humanite.presse.fr/journal/1996-01-01/1996-01-01-742149

J’ai trouvé cette brève sur le site du journal l’humanité ce soir après avoir été alertée par Patricia que je remercie. Ca m’a fait un coup au moral. Coup de blues face à cette misère là, dans un pays dans lequel les moyens existent pour sécuriser les processus de protection des populations fragiles. Je suis consternée par le fait que chaque hiver, des gens meurent de froid et que hiver après hiver, on soit surpris de voir le froid revenir et décimer des populations fragiles. Je suis triste parce que l’exclusion dans les sociétés post-modernes grandissent et que l’individualisme s’amplifie. Je m’interroge aussi par rapport à l’extraordinaire capacité de communication qu’offre Internet et je me demande si, discutant avec des personnes du bout du monde, échangeant des idées passionnantes certes, on ne court pas le risque de négliger des personnes autour que l’on ne voit plus. Je pense trop je sais, et vous n’êtes pas sensés être les spectateurs de psychanalyse en direct n’est-ce pas ? Encore que … Et la solidarité des bloggers alors ? Clin doeil

L’information précédemment citée m’a cueillie à froid aujourd’hui, peut-être aussi parce que toute la communication autour de la vie et l’oeuvre de l’Abbé Pierre me font réaliser que 50 ans après son appel de l’hiver 54, les pouvoirs publics ne se sont pas réellement donné les moyens de changer les choses. Quand j’entends qu’on veut donner son nom à la loi sur le logement opposable je dis ok. Oui mais après ? Oui mais au-delà de cette démarche symbolique ? J’ai entendu à la radio que cette loi l’Abbé Pierre l’a réclamée il y a 50 ans au moins. Arghhhhhhhhhh !!!!

Derrière quel autre homme ou femme à l’âme noble se cachera t-on pour se donner bonne conscience et ne pas changer structurellement les choses ?  Ce soir j’en ai gros sur le coeur parce que dans un pays qui a les ressources pour protéger ses enfants ça ne devrait pas arriver. je ne puis me résigner à trouver ça acceptable. Je refuse de m’habituer, je refuse de ne plus voir, de ne plus ressentir. Non pas ça ! Ce sera ma poche de résistance !!!

Quelque fois ça m’arrive j’ai envie de hurler face à ces injustices. Je connais les limites de l’écho de mon cri mais ce soir comme dirait l’autre « j’ai envie de me casser la voix »

Très bonne nuit à vous et je vous souhaite une merveilleuse journée demain

Amitiés et merci de m’avoir lue.



Une compilation de Chet Baker

Amateurs de jazz et de Chet Baker, j’ai trouvé ceci sur You Tube. des fragements de vie et de musique de l’excellentissime Chet Baker. Bravo à celui qui a réalisé cette compilation. Je pense que les amateurs de ce grand musicien seront heureux et émus de le voir et de l’entendre jouer et chanter. Ah les amis, le talent que dis-je le génie ne vieillit pas. Ecoutez, savourez. Ca dure un bon moment.

Bonne soirée en musique.

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Anita Baker : Just because

Y a t’il plus belle déclaration d’amour que de dire je t’aime juste parce que tu es toi ? Sûrement mais je trouve celle ci merveilleuse et quand elle est portée par la voix d’Anita Baker elle est superbe.

http://www.dailymotion.com/video/7IeRqNya1wE6c80oW 



Anita Baker : Giving you the best tha I’ve got

Si vous n’aimez pas lady Anita Baker, ce n’est pas votre soirée. J’en use et en abuse.

Amitié à tous et bonne soiréeSourire

http://www.dailymotion.com/video/3YkWe2GmcuFR281Kj



Anita Baker : You bring me joy

C’est ma soirée Anita Baker on dirait. Mais j’ai vraiment envie de vous faire découvrir cette chanteuse que j’aime beaucoup.

J’en profite pour remercier chacun de vous pour vos visites régulières et pour ce que je reçois de vous. Ca tombe bien le chant si je le traduisais dit vous m’apportez de la joie. Merci

http://www.dailymotion.com/video/67joUTVUMjlIz1GmA



Anita Baker : Sweet love

Pour ceux qui ne connaissent pas cette chanteuse formidable, je vous invite à la découvrir. J’en ai déjà parlé avant mais je trouve qu’elle mérite qu’on la découvre. Cette chanson a été ma porte d’entrée dans son univers en 1986 et depuis j’aime toujours Anita Baker. J’aime beaucoup sa voix, non à cause des décibels mais elle la module d’une manière que j’apprécie et elle laisse passer une émotion qui me touche. Profitez de l’image et du son, un moment enchanteur… pour moi tout au moins.

Très bonne soirée à tous !

http://www.dailymotion.com/video/MJrzuDi89VXTy1E5N



Comme des plumes dans le vent : la rumeur

« La rumeur est la fumée du bruit  »

Victor Hugo   

«  La rumeur, le plus vieux média du monde »

Jean-François Revel

Bonsoir  à vous, Ce week-end, je réfléchissais ou plutôt j’accompagnais le cours de mes pensées pour me laisser surprendre par quelque réflexion. Il y a une question qui m’a interpellée et je souhaite la partager avec vous. 

Je vais d’abord vous raconter une histoire … 

Dans une petite ville des Etats-Unis, un nouveau pasteur venait de prendre ses fonctions et sa famille et lui apprenaient à se faire à ce nouvel environnement. Il y avait dans cette communauté des codes et des stratégies qui s’étaient mises en place et la maison avait tourné d’une certaine manière avec le précédent pasteur et son épouse, couple âgé et « maternant ». L’église était en majorité constituée de personnes âgées et de couples dont les adolescents venaient plus par obligation que par goût. A l’âge adulte, ils se faisaient un plaisir d’occuper autrement leurs dimanches. 

Le nouveau couple pastoral arrivé, ils étaient jeunes, dynamiques avec une vision et une expression différente de ce que la communauté avait connu jusqu’alors. Les jeunes étaient plutôt clients de ce « management » dynamique et le pasteur avait à coeur de les impliquer et de les responsabiliser davantage. Mrs Smith, la pianiste qui avait accompagné les cantiques depuis 30 ans s’offusqua de ce que le pasteur lui demande de laisser des jeunes doués pour la musique s’impliquer avec elle dans la conduite des chants. Il fit l’acquisition d’une guitare, d’une guitare basse, et d’une batterie. Des jeunes et moins jeunes qui avaient toujours voulu s’impliquer dans les chants trouvèrent leur place avec enthousiasme. Mrs Smith était peu à l’aise avec cette nouvelle façon de faire. Quand ils se mirent à battre des mains au rythme des chants pendant le culte, elle manqua de s’étrangler et déclara les lèvres pincées qu’elle ne participerait pas plus longtemps à cette farce. 

L’église ne tarda pas à se remplir de jeunes gens aux cheveux multicolores et au look qui heurtait le sens de l’esthétique de Mrs Smith et ses amies. Les réunions entre elle et ses amies se transformèrent rapidement en procès du pasteur, de sa femme et de ses enfants. Il faut noter que la fille du pasteur avait un piercing sur la langue et son fils portait le cheveu long et des jeans trois fois trop grands. « De la graine de voyou » pensaient les bonnes âmes sus nommées. « Il ne peut tenir sa maison, alors une église ». Et d’approximations en appréciations biaisées sur la moralité douteuse de ce pasteur qui faisait du marketing dans l’église avec des méthodes forcément diaboliques (pensez-vous sa dernière diablerie avait été l’achat d’une guitare électrique dont chaque solo manquait de faire tomber le dentier de Miss Gordon, la meilleure amie de Mrs Smith. On ne comptait plus les onomatopées offusquées de ces dames et les jeunes gens les trouvaient tellement amusantes qu’ils disaient souvent que Miss Gordon, Mrs Smith et Mrs Peabody étaient les choristes à contre temps du groupe de louange de l’église. Mrs Peabody qui avait comme point commun avec Mrs Smith  d’être moins occupée depuis qu’elle était veuve et d’avoir par conséquent davantage de temps pour s’occuper des affaires des autres. Miss Gordon avait quant à elle une pratique de curiosité malsaine quinquagénaire. La « sainte » médisance n’avait pour elle aucun secret. Le club des trois avait pris l’habitude de se retrouver chez l’une ou l’autre pour prendre le thé et papoter. La frustration aidant le pasteur, sa famille, les jeunes échevelés aux instruments bruyants devinrent le sujet récurrent de leurs conversations. Et voici qu’un jour, Miss Gordon, entrant à l’improviste dans le bureau du pasteur le vit plongé dans une conversation avec la jeune Marge, une ravissante jeune femme de vingt ans. Ils étaient tellement à leur conversation qu’ils ne l’entendirent pas. Elle s’empressa le lendemain de semer une allusion dans l’esprit de ses amies. Ces dernières étaient tellement remontées contre le pasteur qu’elles ne prirent pas de recul. Sans s’en rendre compte, elles cherchaient désormais des preuves de l’immoralité du pasteur. Quand deux dimanches plus tard, la ravissante Marge fut choisie pour interpréter en soliste  »Amazing  Grace », les trois amies se regardèrent d’un air entendu. Elles tenaient leur preuve. Peu leur importait que la jeune femme ait une voix magnifique, elles voyaient et entendaient tout par le prisme du soupçon. 

Leur capacité de nuisance et de contamination fut telle que quelques semaines plus tard, la rumeur avait fait le tour de la ville et, la pauvre Marge, accusée d’entretenir une liaison avec le pasteur, avait dû aller vivre chez sa tante dans le Missouri. Le pasteur et son épouse étaient consternés. Les enfants ne voulaient plus aller à l’école. Le pasteur et son épouse avaient décidé de faire front mais, voyant dans quel état ses enfants se trouvaient, il réunit le conseil d’église auquel il annonça sa démission. Mrs Smith et ses amies, membres du conseil avaient eu ce qu’elles voulaient, le pasteur libéral allait partir. Puis la femme du pasteur, appelée par son époux se joignit à eux et leur raconta la dévastation que cette rumeur avait causé dans sa famille. Elle racontait sa souffrance à posteriori d’avoir douté de son mari. Elle parlait des enfants blessés par les allusions de leurs camarades de classe. Elle pleurait et il était visible que son mari était très ému. Sans un mot, le pasteur se leva, il prit la main de sa femme et ils s’en allèrent, laissant l’assistance bouleversée. 

Il était dix -sept heures quand on frappa à la porte. L’épouse du pasteur en ouvrant la porte vit les trois amies devant la porte. Elles n’en menaient pas large apparemment. Elles demandèrent à voir le pasteur. Quand ce dernier arriva, après des balbutiements et des éclaircissements gênés de la gorge, elles se confondirent en excuses. Elles lui dirent qu’elles regrettaient le mal qu’elles avaient fait. Elles demandèrent au pasteur s’il voulait bien leur pardonner. « Vous êtes un homme de Dieu et vous savez que Dieu nous demande pardonner les offenses » plaida Mrs Peabody avec audace. Le pasteur eut un sourire triste puis il leur dit « bien sûr que je vous pardonne. Vous devriez faire la même démarche vis-à-vis de mon épouse, de mes enfants, de Marge, de sa famille ». Les trois commères acquiescèrent. Dans un élan de générosité posthume, elles suggérèrent  d’avouer devant l’église qu’elles avaient lancée cette rumeur. Le pasteur garda le silence un instant puis, il dit aux trois dames qu’il leur demandait de faire une chose. « Tout ce que vous voudrez pasteur » dit Mrs Smith .Il prit trois coussins sur le canapé du salon, se saisit d’un couteau et en déchira les coutures. Il leur demanda de prendre chacune un des coussins et semer les plumes sur le chemin jusqu’à ce que le coussin soit vide, puis de revenir. Les trois commères le regardèrent interloquées. C’est qu’il avait l’air sérieux le pasteur ! La douleur l’aurait-elle définitivement égaré ? Elles prirent chacune un des coussins moins par conviction que pour ne pas le contrarier. Puis, suivant les directives du pasteur, elles prirent chacune leur chemin , semant consciencieusement les plumes du coussin. Elles revinrent l’une après l’autre après avoir accompli leur mission. Miss Gordon était la première. Quand les deux autres arrivèrent, elles dirent au pasteur qu’elles avaient fait ce qu’il demandait. Il leur demanda de repartir sur le chemin et de ramasser les plumes qu’elles avaient semées sur le chemin. La certitude était faite. La pauvre homme avait définitivement perdu la raison ! Les trois femmes se regardèrent et pour ne pas contrarier l’aliéné elles sortirent et s’attelèrent à la tâche. 

Quand elles revinrent essoufflées par l’effort fourni, le pasteur leur demanda les coussins. Il s’adressa à Miss Gordon « Le coussin est à moitié vide miss Gordon ! » . Elle répondit « j’ai fait ce que j’ai pu mais je ne pouvais pas retrouver toutes les plumes. Le vent en a emporté la moitié. « C’est vrai » dirent en cœur ses amies. Le pasteur leur sourit et dit « ainsi en est-il des rumeurs. Quand elles sont semées, le vent les emporte et on ne peut jamais en rattraper les effets. »  Les trois femmes blêmirent et prirent la mesure de leurs actions. 

Trois semaines plus tard, le pasteur et sa famille quittèrent la ville. Les trois amies regardèrent la voiture s’éloigner depuis la fenêtre de chez Mrs Peabody. 

Cette histoire naïve certes, et élaborée en grande partie par mon imagination n’avait pour but que d’être le support à une réflexion. Pour avoir été victime de la rumeur, voire de la calomnie, je peux témoigner que ses dégâts peuvent en être dévastateurs. Quelquefois, avec légèreté, nous nous laissons  aller à être les transmetteurs volontaires ou non de semi-vérités voire de rumeurs. Nous sommes en plus dans une période durant laquelle les rumeurs fleurissent ça et là. En ce moment les dérives de la pré campagne électorale distillent des rumeurs relayées par des médias complaisants.  Souffrez que je ne relaye aucune d’entre elles même pour étayer mon propos.  Ces méthodes de distillation de la rumeur sont discutables et à mon sens ignobles. Parfois on lance une rumeur et la teneur de la dite rumeur en assoit la diffusion. Le démenti de la rumeur a en général moins d’audience. Le démenti n’est pas trash, il n’est pas sulfureux, il n’est pas vendeur.  Internet est un outil, un média formidable mais la rapidité et la facilité de transmission des informations m’incite d’autant plus à la vigilance, consciente que la capacité de pollution et de contamination de la rumeur est amplifiée de manière exponentielle. Vu l’amplitude des cibles que l’on peut toucher nous risquons de rapporter des oreillers encore plus vides que les trois commères de l’histoire. 

Vigilance orange sur les rumeurs c’est ma réflexion du week-end. Le moyen de la mettre en œuvre ? J’attends vos idées et réflexions.

 Merci de m’avoir lue et très bonne soirée (ou journée selon le moment où vous lire ce billet) 



Edith Lefel : « si seulement » et « mon ange »

Je vous invite à découvrir une autre chanson d’Edith Lefel.

Vous retrouverez à nouveau  »Mon ange » parce qu’il y a un souci avec la précédente vidéo.  

Ce serait  dommage de ne pas écouter cette chanteuse poser sa belle voix sur ce texte mélancolique.

Si seulement 

http://www.dailymotion.com/video/4o2gAElrOHF0C2VxX

Mon ange

http://www.dailymotion.com/video/4L5vAoKQGLCjG2iil



Corneille : Parce qu’on vient de loin

J’ai eu un coup de coeur pour cette chanson il y a plus de deux ans il me semble. Je la chantais en boucle et un jour à la pause de midi j’ai été acheter le CD. Je ne l’ai pas regretté. L’album contient de bien belles choses mais ce chant demeure mon préféré parce qu’il m’a touchée au coeur. Il me rappelle les blessures ouvertes de mon continent livré souvent à la violence sauvage de guerres insensées. 

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Comme dirait Nelson Mandela

Nelson Mandela est un homme que j’admire profondément. Sa vie est un exemple de résistance à l’oppression et à l’injustice et aussi celui de la résistance à la vengeance. Il est de ces vies qui m’inspirent et qui, comme Martin Luther King, me rappellent qu’on peut ne pas céder aux sirènes de la haine et de l’exclusion de l’autre. Quand un homme qui en a été privé 27 ans parle de liberté, on peut l’écouter. Hommage à monsieur Nelson Mandela pour l’exemple. Mandela fait partie de ces inconnus qui ont une place dans mon affection, en plus de l’admiration qu’il m’inspire.

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

“Je ne suis pas vraiment  libre  si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux  dépossédés de leur humanité.”

“Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’etroitesse d’esprit.”

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »



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