Harry Belafonte chante Martin Luther King

mlk.jpgJe ne résiste pas à la tentation de vous partager un moment qui me bouleverse. J’écoute cette chanson en boucle depuis des heures sans pouvoir passer à autre chose, comme si elle m’invitait à étreindre ce passé pas si lointain. Un passé dont la violence, la haine et l’ignominie ont assassiné sur un balcon à Atlanta un messager de paix. Il n’avait que 39 ans ! 

Après sa mort, Harry Belafonte lui a rendu un hommage en chanson que je découvre.

 

Pour mémoire Belafonte était un compagnon de lutte de MLK. Il était avec lui dans les marches, les combats, utilisant sa notoriété au service de cette cause.

La mort de MLK est pour lui une blessure qu’il chante. Et voici que son chant semble toucher en moi quelque chose de plus grand que moi, quelque chose tapi au fond de mes entrailles. Cette mélopée m’est une évidence comme si elle avait toujours été en gestation en moi, comme si elle m’attendait pour pouvoir dire l’admiration et la mélancolie qui accompagnent ma relation à Martin Luther King. Il m’a été donné à admirer une après midi de 1981. Je l’ai découvert en regardant un reportage qui enquêtait sur ses combats et sa mort. Sa mort et sa vie forment un tout indissociable en moi, l’espoir et les larmes marchent avec ma relation à lui. Alors cette complainte m’est catharsis et hommage.  Elle rencontre ce quelque chose qui fait que je trouve ma place dans le blues et dans le jazz.  Elle touche un  indicible qui m’invite dans les voix de Billie Holiday, de Mahalia Jackson , de ou de Sam Cooke.   Cela ne s’explique pas. C’est en moi, comme un trait d’union qui m’unit aux Afro-descendants  sous toutes les latitudes et qui doit relever de la mémoire du peuple noir.
 
harryb1.jpgJe vous laisse découvrir ce chant.  Ecoutez le merveilleux témoignage de l’impact de Martin Luther King sur la vie de Harry Belafonte. Il témoigne de ce que Martin Luther King l’a sorti de l’errance et de la colère et lui a parlé d’une manière qui l’a touché davantage que la musique. MLK a su le ramener à la maison, le sortir des voies de la guerre pour embrasser celles de la paix. Et plus de 40 ans après le souffle qui l’animait continue de nous inspirer. Il continue à nous rappeler que le choix de la haine n’est pas la solution. Il continue de nous rappeler que tendre la main à celui qui agit mal peut être une porte vers la liberté pour lui et pour nous. La figure magnifique d’un autre héros Madiba nous le rappelle. Les balles de la haine ne pouvaient pas arrêter MLK parce qu’il était plus grand que les limites de son enveloppe corporelle, de son être physique. Heureusement.

Hommage à un homme magnifique, à une homme que je remercie de m’être une inspiration. Merci à lui d’avoir su dépasser de légitimes colères pour se faire messager de paix. merci à lui de nous avoir partagé son rêve.
A sa mort Harry Belafonte lui rendra un bel hommage en disant que Martin King avait un rêve, mais n’était pas un rêveur.
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Etrangement, cet homme me manque.
« Sweet Martin Luther King I miss you »

 

 

 

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As I wondered round the world so lost and angry,
He called me home and reached out for my hand,
He spoke with words that sounded more like music,
The words my heart could finally understand.

He showed me pride and said I could feel better,
But no better than the smallest of the small,
He showed me victories where no one loses,
He showed me the answer for us all.

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,

And as we walked the people gathered round him,
Open arms the only weapons that they bore,
He wore us into cloth of many colors,
And armed with love he marched us off to war.

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King.

The more he spoke of love the more they feared him,
The more he spoke the truth their lies would grow,
Then suddenly with no good-byes we lost him,
My sweet black prince of peace,
I miss you so

They cut his dreams down thinking they would not flower,
But he planted seeds everywhere he’d gone
So that someday in an endless field of colors,
A million dreams would bloom to carry on.

And the song I sing.
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for You, sweet Martin Luther King,

And the song I sing,
I sing for you, sweet Martin Luther King,
And the song I sing,
I sing for you, my sweet prince of peace,
My sweet prince of peace.



15 octobre 2007 : il y a 20 ans Thomas Sankara…

sankaraarticle.gif picture by maddyspace Le 15 octobre 1987, un seïsme d’une magnitude indicible secoue les fondations des espérances de bien de jeunes africains d’Afrique ou de la diaspora. Un homme est mort et avec lui nous avons l’impression que c’est le rêve d’une Afrique différente qui sinon est mort, tout au moins est entré pour un moment dans un coma profond. Dans une Afrique dont les voix dominantes sont celles de Houphouet Boigny, Omar Bongo ou Abdou Diouf, la voix dissonante de celui qui vient de succomber suite à un coup d’état aux ramifications suspectes avait allumé des espérances dans une grande partie de la jeunesse négroafrcaine. Thomas Sankara dont la voix résonnait pour secouer les jougs du paternalisme et de la vassalisation subséquente. Thomas Sankara est mort. Avec lui des rêves d’Afrique semblent être tombés sous les coups de boutoir de l’immobilisme d’une certaine Afrique, celle que l’on ne veut plus voir. Thomas Sankara est mort.

 

Thomas Sankara figure du changement comme pour d’autres la figure réecrite d’Ernesto Che Guevarra. Thomas Sankara, une figure marquante pour les africains de ma génération, probablement mythifié par nos attentes et nos espérances de changements dans une Afrique livrée aux proxénètes institutionnels habillés en chefs d’Etats qui vendent l’Afrique au plus offrant et pérorent dans les sommets des Nations Unies en prétendant parler au nom de ceux qu’ils ne connaissent pas, et qui de surcroît ne les intéressent pas : nous peuple d’Afrique. Au milieu du requiem joué par les sinistres musiciens d’alors, la voix de Sankara apportait une dissonance qui nous était mélodie d’espérance.

 

15 octobre 1987 de sinistre mémoire.

 

Thomas Sankara est mort, et son successeur a rejoint l’orchestre funeste. Le requiem s’est enrichi. En entendez-vous le son au Libéria et en Sierra Léone ? Thomas Sankara est mort, emportant avec lui pour longtemps notre rêve d’Afrique. Depuis son retrait forcé de la scène des vivants, aucune autre voix ne s’est élevée sur la terre mère avec la même force, avec la même audience, avec le même impact, une voix qui ait les résonnances de celle de Thomas Sankara. J’ai conscience que « mon » Thomas Sankara n’est qu’un aspect, une facette de celui qui a pendant quatre ans dirigé le pays baptisé après son accession au pouvoir Burkina Faso (le pays des hommes intègres). Je me souviens du temps où j’étais étudiante (il y a bien une demi éternité Clin doeil), j’avais un camarade de fac qui venait du Burkina Faso et qui habitait dans un foyer d’étudiants du Burkina dans le 20ème arrondissement de Paris. Nous faisions souvent la route ensemble, habitant moi même le 20ème. Son regard sur Sankara, de même que celui d’autres étudiants du foyer en question, était différent du mien et de celui d’Africains des autres nations que je connaissais. La manière dont Thomas Sankara mettait en oeuvre ses idées nobles au demeurant était vécue de l’intérieur par plusieurs comme despotique et brutale. Cette appréhension de l’homme par certains de ses compatriotes m’a donné un autre regard pour sortir du rêve et réfléchir à la réalité de l’apport de cette figure politique qui reste majeure bien que n’ayant occupé sa fonction présidentielle que durant quatre années. L’intérêt de cette nécessaire confrontation entre le mythe et le réel est que l’on peut quitter le terrain de la tentation de la déification ou « l’angélisation » d’un homme pour en sonder l’apport sur le terrain des idées.

 

Consciente que la frontière entre le mythe et la réalité est des plus labiles je vous laisse découvrir la voix de Sankara telle qu’elle a résonné à nos espérances. Quelle qu’ait été la probable complexité de l’homme assassiné le 15 octobre 1987, il n’en demeure pas moins que sa voix a été une voix salutaire et c’est une voix qui inspire, et qui, si on la laisse résonner inspirera encore des générations d’humains avides de libertés.

 

Je vous laisse découvrir Thomas Sankara à la tribune des nations unies le 4 octobre 1984. Force est de constater que (« malheureusement ») son discours est d’une incroyable actualité. Vous comprendrez aussi pourquoi sa voix a résonné si fort et résonne encore magnifiquement dans une jeunesse qui rêve de secouer tous les jougs qui annihilent nos libertés d’être et de faire.

 

Hommage à Thomas Sankara mort à 38 ans. Thomas Sankara, une voix qui continue à compter, une voix qu’il est bon et utile de réentendre, une voix qui inspire par delà les frontières de l’Afrique et de l’africanité.

 

Un homme est passé, le rêve continue. thumbsanka03.jpg picture by maddyspace

 

Discours de Thomas Sankara du 4 octobre 1984 aux Nations Unies

 

(trouvé sur le site d’Afrikara.com : http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=260)

 

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part.
Je parle
au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal
.
Je souffre
au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame
au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste
et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.
Je parle
au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.

 

Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.
Je parle
au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants
de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.
Je parle aussi
au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim
et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système. .
Je parle
au nom des artistes – poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs – hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

 

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

 

 

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

 

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

 

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim…

 

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

 

Photos trouvées sur : http://www.thomassankara.net/galerie/

 



Hommage à un homme que j’admire : Martin Luther King Jr

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Ceux qui naviguent sur cet espace depuis quelques temps savent que dans mon panthéon personnel cet homme a une place de choix. Il est de ces hommes qui par leur vécu, leur combat m’ont appris que le racisme et la haine ne sont pas une fatalité. Il m’a appris par sa vie que ma liberté c’est de choisir de ne pas haïr. Il m’a appris qu’aimer son ennemi ne veut pas dire l’apprécier, mais choisir de ne pas laisser se lever en soi des détestations voire des  haines qui me rendraient aussi peu « aimable » que ceux dont les théories, les propos et les actions me mettent le coeur au bord des lèvres. La non violence commence par le fait de dompter les émotions négatives qui montent si facilement face à ce que l’air ambiant qui parfois est vicié fait monter à nos narines. Entre le bruit, l’odeur, l’ADN, et les attributs masculins chers à un certain animateur qui donnait la chance aux chansons mais pas toujours à l’intelligence,notamment celle du coeur, et encore moins au respect de l’autre enfermé dans une définition probablement née de ses fantasmes et de ses représentations de toute une race. L’exemple de Martin Luther King me rappelle qu’on peut choisir de ne pas répondre à la violence par la violence fut-ce celle des mots.

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Ne pas répondre par la violence…

L’exemple de MLK nous montre que ne pas répondre à la violence par la violence ce n’est pas pour autant courber l’échine et accepter l’innacceptable, mais c’est plutôt réinventer des moyens autres que la haine et la violence pour résister à la déshumanisation de l’autre, à sa réduction à un bruit, à une odeur, à une caractéristique physique, à une carnation, à une religion, une coutume, une lecture biaisée voire partiale d’une culture etc.

Ne pas répondre à la violence par la violence certes mais freiner des quatre fers pour résister à toute globalisation prédatrice de l’identité et du soi. Résister en soi, refuser de se laisser priver de sa dignité sans pour autant céder à la tentation d’utiliser les mêmes méthodes qu’eux. Ceux dont on estime les prises de position et les actions indignes.

Martin Luther King et le boycott des bus, Martin Luther King et la résistance passive à la discrimination. Martin Luther King, un modèle d’humain pour moi.

L’exemple de cet homme qui près de quarante après qu’une balle tirée par la haine l’ait soustrait à la vue des vivants, continue à me rappeler que je peux faire le choix de ne pas haïr, et mieux encore le choix d’aimer.

Il est bon en certaines saisons, quand tombent ça et là, les feuilles de la liberté, du respect de la dignité et de la considération de l’autre, de se repasser des vies qui nous sont données comme des modèles pour résister, et pour espérer encore en des lendemains meilleurs. Espérer parce qu’à l’intérieur de l’homme il y a une semence qui peut si elle reçoit les bons engrais offrir des êtres magnifiques. Imparfaits mais magnifiques.

Merci à la vie brève (39 ans seulement) et riche de Martin Luther King Jr qui est pour moi un défi permanent, un défi quant à ma capacité de réinventer sans cesse mon rapport à l’autre pour ne pas me perdre. Réinventer sans cesse mon regard sur l’autre pour résister à la haine par l’amour. Je vois en sa vie bien des traces de Celui qui inspirait sa vie et qui inspire la mienne. Honneur à Celui…

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Le dernier discours de Martin Luther king : « j’ai été sur la montagne et j’ai vu la terre promise »

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Ceci est le dernier discours public de Martin Luther King Jr la veille de son assassinat. Le héros était fatigué, harcelé par les pressions politiques, mais le combattant en lui, l’homme de conviction était debout. Martin Luther King livre comme un testament, résume la colonne vertébrale du combat qu’il a mené. Il dit une chose admirable qui peut se résumer en cette phrase : plutôt que de me demander ce que je gagnerais à arrêter le combat, je me demande ce que les autres perdraient si j’arrêtais. Mais quel homme admirable il a été ! Le 3 avril 1968, il prononce un discours poignant qui a des résonnances prémonitoires. Pour ceux qui comprennent l’anglais je vous laisse la voix et la conviction de cet homme admirable et admiré à dessein. Voici des extraits de la fin émouvante du discours :

« Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne.

Je ne m’inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite.

Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. J’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise.

Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m’inquiète de rien. Je ne crains aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur. »

Le jour suivant, le 4 avril 1968, Martin Luther King avant d’aller diner chez le pasteur Kyles chez qui il est invité, le pasteur King sort sur le balcon qui surplombe le parking du motel.
Il est 18 h 01 quand claque un coup de feu. La balle lui fracasse la mâchoire avant de lui briser la colonne vertébrale. Immédiatement transporté à l’hôpital Saint-Joseph, le combattant de la non-violence baisse les armes d’amour et s’envole rejoindre Celui dont il a contemplé la gloire sur la montagne. Il avait 39 ans, une épouse et 4 enfants très jeunes. Il est mort d’avoir aimé, d’avoir eu un rêve, d’avoir rêvé pour ses enfants, d’avoir rêvé pour vous et moi, d’avoir rêvé une humanité plus belle et plus fraternelle.

J’ai connu l’existence de Martin Luther King bien longtemps après sa mort. J’ai été saisie par cet homme, ce combat, ce message, cette vie qui a marqué mon esprit. Je me souviens de ma tristesse en découvrant sa vie au travers de la narration de sa mort. Découvrir, admirer et perdre un être qui à peine découvert devient si cher. Bizarre non ? Depuis je me suis toujours sentie comme orpheline de lui, comme orpheline d’un vecteur d’idéal. De cet amour là, de cette résistance à la haine en réponse à la haine, de cette révolution d’amour pour endiguer les flots de haine, je me sens orpheline parce que la colère semble dans mon époque faire plus de bruit que cet idéal là. Parce que peu de voix sont audibles pour porter ce message. Pour porter le refus de l’injustice sans sombrer pour autant dans une autre forme d’injustice. Sans pour autant céder à la violence qui peut gronder en soi face à l’injustice. Cette voix là, la voix du Pasteur King a pour moi des résonnances magnifiques.

Hommage ému à cet homme dont le parcours a marqué ma vie et dont l’exemple aide à contenir les émotions négatives qui peuvent affluer dans certaines circonstances.


http://www.dailymotion.com/video/x4hnbz

Je revois encore les images de MLK, alors qu’il prononce la fin de ce discours avec conviction. Je le revois s’effondrer à la fin comme si ses jambes ne le portaient plus, comme s’il était vaincu par l’intensité de l’instant. C’est émouvant, c’est un moment qui me prend aux tripes et qui me serre la gorge. Un moment de l’histoire du 20eme siècle.

Un homme important a foulé le sol de notre terre en ce 20ème siècle. Son action mérite que sa mémoire perdure.



Un homme se met à genoux, une nation se relève

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A la fin de la seconde guerre mondiale, le monde a découvert avec effroi le visage la systématisation de la haine. Les camps de la mort ont été livrés au regard de l’histoire et l’opprobre est tombée sur cette Allemagne coupable du pire. Comme il a dû être difficile pour les Allemands fils et filles de nazis de porter leur identité avec fierté. Ce pays a dû faire un travail de mémoire pour faire face à son histoire.

Et un jour, le 7 décembre 1970, Monsieur Willy Brandt, chancellier Allemand, le jour de la signature de l’accord de Varsovie entre la Pologne et ce qu’on appelait alors la RFA, est tombé à genoux après avoir déposé une couronne devant le mémorial du ghetto juif en mémoire des victimes du nazisme. Son geste a été étonnant, incompris pour beaucoup, condamné par plusieurs. Mais le jour où cet homme d’Etat, Représentant son pays s’est mis à genoux, la nation Allemande, à mon humble avis s’est relevée.

Il ya des moments immenses. Celui-ci à mes yeux, en est un.
Il n’est pas étonnant qu’il ait reçu en 1971 le Prix Nobel de la Paix.

Bravo et merci à lui



La justice de la mémoire

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Le Chambon sur Lignon : un village Juste.

Hier le président de la république Française a honoré les « justes » de France. Ceux dont la mémoire est célébrée et dont les noms sont cités en Israël, parce qu’ils ont pris le risque, à contre-courant de l’idéologie politique et sociale dominante, de voir l’humain derrière une étoile collée à un vêtement pour le stigmatiser et pour en faire un citoyen de seconde zone, pour faire disparaître son visage, l’unicité de son être derrière un signe globalisant d’appartenance à une communauté.
Le visage de l’homme disparaissait derrière la figure du juif. Que de terreurs, de frayeurs intimes dans ceux qui fuyaient la barbarie qui s’était déversée sur l’Europe trouvant sa source dans une Allemagne prisonnière du nazisme. Un régime terrible, haineux et haïssable dont les euphémisations coupables de ce début de 21ème siècle ne devraient être acceptées. Massacrer une population dont le crime est d’exister, en systématiser l’extinction dans un projet abominable appelé la solution finale… Ces choses se sont passées en Europe, il n’y a pas si longtemps. La bête immonde relève la tête de diverses manières, propageant sa haine contre le juif, le musulman, le noir, le blanc, l’asiate et que sais-je encore. La source est connue : la détestation de l’autre sur des critères intolérables. Elle relève la tête voulant couper les ponts de fraternité entre les êtres. Ca et là des femmes et des hommes sont agressés, voire pire sur des critères tels que mentionnés plus haut. Qui saurait dire à quel moment un filet, un ruisseau de haine est entré et s’est logé dans le cœur d’Adolph Hitler avant de grossir pour se déverser comme un torrent sur l’Europe causant des millions de morts et offrant un boulevard au détestable régime stalinien. Les visages détestables de ce qu’on ne voudrait plus voir, mais qu’on ne devrait pas oublier, enterrer. Se souvenir pour que l’histoire ne bégaie pas. Pas cette histoire là ! C’est notre responsabilité de ne pas laisser grossir en nous les ruisseaux de la haine.

Quand on porte sur sa peau une différence visible et qu’on croise ceux qui se sont laissé séduire par ces sirènes affreuses, des blessures intimes déchirent le cœur et parfois se pose sur les lèvres comme un bâillon qui étouffe les cris silencieux de l’âme. La couleur de la peau est un vêtement qu’on ne saurait ôter même si on avait la faiblesse de le vouloir.

Hier, le Président de la république Française a rendu hommage à ces justes, qui ont su voir l’homme, la femme, l’enfant derrière l’étoile. Il a honoré ceux qui ont vu le frère en humanité derrière celui dont on voulait ne faire qu’une bête traquée.
Comme lui je veux honorer ces hommes et ces femmes qui ont pris le risque d’affronter la Gestapo et le régime de Vichy et ont caché des familles, les sauvant d’une mort certaine. Honneur à ce village déclaré juste : Le Chambon sur Lignon. Honneur à eux dont j’ai entendu le témoignage. Ils livraient une parole (qui m’est chère et qui prend racine dans ce qui fonde ma vie) comme maxime de vie et qui était le sens et l’essence de leur combat : « aime ton prochain comme toi-même ». La dame qui témoignait disait que cette parole était le socle de leur action, de leur résistance. Quel merveilleux socle n’est-ce pas pour un combat d’amour, pour un entêtement à aimer, à aimer comme soi même, à offrir à l’autre l’amour et la protection qu’on souhaiterait trouver dans les temps de détresse, au péril de sa vie. Tous les héros ne sont pas célèbres n’est-ce pas ? Quel merveilleux exemple ! Quel souffle d’espérance en l’homme dans un temps durant lequel le pire de l’homme se manifestait. Le Chambon sur Lignon la plus belle image de la résistance à la déshumanisation proposée alors à une France vaincue par le vainqueur provisoire de la guerre.

Honneur à ces gens. Comme ils doivent être fiers les descendants de ce village dont les anciens, ces résistants de l’honneur parlent avec humilité de ce qui pour nous est héroïsme, et pour eux un acte naturel, en totale adéquation avec la foi qui fondait leurs vies. Révérence pour saluer la grandeur de leurs cœurs et la beauté de leurs âmes ouvertes à aimer l’autre, le différent, le persécuté, sans autre gain que le fait de payer une dette d’amour.
J’ose espérer que face à une situation de choix à la fois noble et dangereux, mon âme se révèlera noble et belle. J’ose espérer que le principe de l’amour habite en moi suffisamment pour me pousser à me transcender le cas échéant, mais je n’en sais rien. J’espère, oh Dieu je l’espère ! Devant les flots de haine qui se déversent sur les cinq continents j’espère que mon âme ne se laissera pas contaminer par cette laideur et qu’elle saura se tenir du côté de la justice, de la bonté, de l’amour, de la paix et de la vie.

Alors que les bassesses et les lâchetés typiques aux fins de règnes se dévoilent sans vergogne, j’en profite pour rendre hommage à un homme qu’il est de bon ton de moquer, dénigrer, rabaisser : monsieur Jacques Chirac, Président de la République de France. On peut penser ce qu’on veut de son bilan économique, social, politique, de son parcours pour accéder au pouvoir, des irrégularités qui le touchent de près ou de loin, je pense qu’il était nécessaire qu’un homme aux plus hautes fonctions de l’Etat ose reconnaître les failles de l’histoire de France à Vichy, dans la traite négrière, dans le rapport aux combattants Algériens pour la France. Merci à lui pour avoir oser être la voix de la France pour dire ces choses là. Il était juste que ce Président rende hommage à « ces milliers de françaises et français qui, sans s’interroger ont fait le choix du bien ». A mon humble avis, cette parole présidentielle pour amener la France à faire face à ce qu’il y a de peu honorable dans son passé est une pierre de fondation, si le travail de mémoire est fait, pour ouvrir à une France apaisée et réconciliée avec ses filles et fils de toutes origines.

Laissons parler Jean-Michel Thénard de Libération :
« Au dernier jour du bilan de Jacques Chirac, il restera à son actif d’avoir permis aux Français de regarder leur passé en face. Ce n’est pas rien. Le rôle d’un chef d’Etat n’est pas d’écrire l’Histoire, mais bien d’aider son peuple à l’assumer dans sa vérité. Premier président de la Ve République à reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la déportation de 75 000 Juifs en 1995, son discours a tourné la page d’une mythologie gaulliste pernicieuse. Pour réconcilier résistants et collabos, mettre fin à la guerre civile intérieure et permettre au pays de retrouver son rang international, de Gaulle avait réussi à convaincre les Français de se vivre en vainqueurs quand, au fond de lui, il les voyait comme des veaux. Le mythe a pris corps qui, avec le temps, a fait oublier les lâchetés d’une période honteuse où la police française et l’administration de Vichy firent du zèle pour aider l’envahisseur nazi à déporter des Juifs. Il a fallu les travaux d’historiens américains pour que le voile commence à se déchirer. Pour avoir été nourris au culte du héros, perpétué par un Mitterrand compromis avec Vichy, les Français tombèrent de haut. La repentance alors a grandi et s’est imposée. Ajoutée aux hourvaris des déclinologues, elle a contribué ces dernières années à noircir la psyché d’une nation devenue craintive sous les coups de la mondialisation. Mais la repentance commence aujourd’hui à s’estomper pour laisser place à cette «lumière» que diffusent les Justes. 2 700 héros ordinaires qui ont sauvé des milliers de Juifs de la déportation. Au-delà d’eux, ce sont aussi quelques millions d’anonymes qui doivent être salués, ces Français qui permirent aux trois quarts de la communauté de l’Hexagone d’échapper à la mort. Il fallait bien un gaulliste pour remettre sur ses pieds une Histoire qui marchait sur la tête. Grâce à lui, la France a une vision plus juste de son passé, condition nécessaire pour recouvrer confiance en son avenir. Cela vaut service rendu à la nation. »

Même si le passage de ce président n’avait servi qu’à cela, pour moi ce serait déjà un destin. Un jour, au-delà des sarcasmes, la mémoire devrait lui rendre justice. Je ne fais pas de politique, j’admire ce courage d’aller à contre-courant de son propre camp pour crever des abcès et avancer. Pour crever des abcès et reconnaître des faits. Pour moi il y a une grandeur dans le fait de faire face à la vérité. Ca me touche autant que le fait qu’un jour, Willy Brandt ait osé tomber à genoux a Varsovie…

Hommage au courage de monsieur Chirac au-delà du reste. J’admire ces actions là et je le dis. Puisse l’histoire se souvenir que c’est sous sa présidence qu’une journée spéciale a été mise à part pour célébrer l’abolition de l’esclavage.
Merci à Jacques Chirac pour avoir osé reconnaître les parts d’ombre de l’histoire de France, merci à lui aussi d’en reconnaître comme hier en honorant les justes les parts de lumière de la France. La vérité de la France n’aurait pas été vraie sans ces deux facettes de son visage. Celui qu’on a vu hier fait espérer dans l’humanité. Merci à ces anonymes qui nous ont montré l’exemple.



Ainsi parlait le Mahatma Gandhi

gandhi2.jpgGandhi, Mohandas Karamchand (1869-1948), leader nationaliste indien qui a instauré la liberté dans son pays par une révolution sans violence. 
 C’est un homme qui est passé par une révolution personnelle avant de conduire une révolution non violente, une campagne de résistante passive contre la Grande Bretagne qui a changé l’histoire de l’Inde. C’est un homme dont le parcours extraordinaire a inspiré un de mes héros récurrents : Martin Luther King. Il a dit énormément de choses, j’ai sélctionné quelques points que je vous livre, comme source potentielle d’inspiration ou comme point de réflexion.

« Je n’aime pas le mot tolérance, mais je n’en trouve pas de meilleur »
 

«Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux.»

«Colère et intolérance sont les ennemis d’une bonne compréhension.»

«Mon exigence pour la vérité m’a elle-même enseigné la beauté du compromis.»
 

«La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents.»

«La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais.»

«Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.»
«Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.»



Ainsi parlait Martin Luther King

lutherking.jpg

« Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre.  »

Martin Luther KING

Il ne s’est pas contenté de le dire. Martin Luher King avait trouvé un combat pour lequel il était prêt à mourir. Ce n’était pas une vue de l’esprit, ce n’était pas une envolée lyrique pour galvaniser une foule enthousiaste. C’était la profonde conviction que le combat qu’il menait était plus important que sa propre vie.

Un jour d’avril, le 4 avril 1968, des coups de feu éclatent dans le ciel d’Atlanta et le pasteur King tombe sous les balles. Il avait 39 ans. On a tué le docteur King, mais son rêve n’est pas mort. Il a traversé les décennies pour ariver jusqu’à moi, jusqu’à nous. Martin Luther King est mort si jeune, mais il a vécu une vie intense et qui valait la peine. L’écho de sa vie, l’écho de sa voix et l’écho de son coeur n’ont pas été tués par la haine qui a abrégé sa vie. Cet écho résonne encore jusqu’au 21ème siècle aux oreilles des coeurs qui écoutent et entendent. Il est passé un homme, un homme en majuscule. 

Il en a fallu du temps pour que les Etats-Unis mettent à part un jour pour célébrer la mémoire de l’apôtre de la non-violence. Il était temps.

Stevie Wonder lui rend hommage.  

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You know it doesn’t make much sense
There ought to be a law against
Anyone who takes offense
At a day in your celebration
Cause we all know in our minds
That there ought to be a time
That we can set aside
To show just how much we love you
And I’m sure you would agree
It couldn’t fit more perfectly
Than to have a world party on the day you came to be
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
I just never understood
How a man who died for good
Could not have a day that would
Be set aside for his recognition
Because it should never be
Just because some cannot see
The dream as clear as he
that they should make it become an illusion
And we all know everything
That he stood for time will bring
For in peace our hearts will sing
Thanks to Martin Luther King
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday

Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday

Why has there never been a holiday
Where peace is celebrated
all throughout the world

The time is overdue
For people like me and you
Who know the way to truth
Is love and unity to all God’s children
It should never be a great event
And the whole day should be spent
In full remembrance
Of those who lived and died for the oneness of all people
So let us all begin
We know that love can win
Let it out don’t hold it in
Sing it loud as you can

Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday
Happy birthday
Happy birthday
Happy birthday
Ooh yeah
Happy birthday…

We know the key to unify all people
Is in the dream that you had so long ago
That lives in all of the hearts of people
That believe in unity
We’ll make the dream become a reality
I know we will
Because our hearts tell us so



Say it loud !

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Merci à James Brown de l’avoir clamé dans un temps où on n’osait pas le faire. A sa manière il a participé à faire l’histoire…

Harlem reprend son cri pour lui rendre un dernier hommage.

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Yes I say it looooooooooouuuuuuuuuuuud I’m black and I’m proud.

I’m a black lady and I’m proud. Proud to be who I am. Proud to be totally  me !!!!!!!!!!!!!!

Oui je l’affirme en écho à ce cri qui a précédé ma naissance, qui a précédé ma conscience. Je suis noire et fière. Je suis une femme noire et fière. Fière d’être la personne que je suis et d’être totalement, absolument et irrévocablement moi. Je porte avec fierté l’héritage de mes ancêtres et de mes ainés. Je suis fière d’être dans la continuité d’une histoire dont je n’ai pas à rougir et dont j’assume même les parts d’ombre. Je sais que de l’ombre jaillira la lumière, une lumière dont l’une des sources sera la connaissance pacifiée de soi et des autres. Merci à ceux qui de différentes manières, ont frayé un chemin vers la liberté, le chemin de la prise de conscience de soi. Ils avaient des moyens différents, des armes différentes. Certains avaient le verbe, d’autres avaient le poing, et d’autres encore la chanson, ou la plume mais leur but était le même celui de sortir de l’asservissement, celui du relèvement et de l’affranchissement des vies et des conscience de ceux longtemps ont dû courber l’échine et la pensée. Une chanson peut être anodine. Mais quand elle rencontre l’histoire, quand elle s’inspire de l’histoire de son temps elle peut donner une impulsion et là la musique, l’esthétique éventuelle du son n’a plus d’importance, le sens prime sur le son.

SAY IT LOUD PEOPLE !!!!



La femme derriere le « grand homme »

Au début de cette année, Coretta Scott King est morte. Elle était la veuve de Martin Luther King  et a eu comme d’autre le lourd privilège d’être gardienne de la mémoire d’un homme admiré (à juste titre ou non) et absent ou mort. L’histoire de Winnie Mandela ou de Jackie Kennedy montrent la difficulté d’être pétrifié par l’histoire dans un rôle de veuve ou de Pénélope attendant le retour du héros qui ne reviendra pas ou attendant d’aller le rejoindre. Ce qui est impressionnant dans la perception que j’ai de cette dame, c’est que plus de 35 ans après la mort tragique de son illustre époux elle a réussi à tirer sa révérence en laissant dans nos mémoires l’image de la dignité, de la classe. La page d’une vie s’est tournée, une vie pleine, une vie riche, une vie difficile, mais une vie qui en valait la peine.

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