Merci à Martin Luther King pour l’exemple

Une vie, Une voix, Un exemple

Un homme est passé…

Il est de ma famille. Celle que j’ai choisie, celle que je revendique, celle dans laquelle je me reconnais.  Il y a des circonstances dans lesquelles sa voix me manque, parce que cette voix est porteuse de vie, d’humanité, d’amour et de tolérance. Une voix et u message qui trouveraient toute leur place dans le monde actuel. Monde dans lequel on se crispe et se rejette sur des différences extérieures au mépris de tout ce qui pourrait nous rassembler.

Quand je l’écoute, je réalise que la beauté d’un coeur, d’une âme, d’un message, d’une vision de la société résiste au temps qui passe.

Je trouve le montage qui est fait ici pour lui rendre hommage beau. Il y a le fameux « I have a dream » et le bouleversant dernier discours qui me prend aux tripes. C’était la veille du jour où il a été assassiné.

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Il y a trente neuf ans le 4 avril, sur un balcon à Atlanta…

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Le 4 avril 1968, sur ce balcon à Atlanta, Martin Luther King tombait sous des balles dirigées par la haine. L’homme est mort et il continue pourtant d’être une source d’inspiration pour plusieurs. Nombreux sont ceux qui comme lui rêvent d’un monde meilleur et qui perpétuent un rêve de fraternité entre les hommes.

Quelle grande destinée que celle d’un homme qui réussit par delà la mort à inspirer de nobles sentiments à de nombreuses générations après lui.

Il fait partie de ceux qui mlk.jpg m’inspirent et je fais juste une pause, pour me souvenir et pour témoigner que par delà la mort il continue d’être une source d’inspiration.

Dans mon panthéon personnel, le pasteur Martin Luther King Junior a une place de choix.

Hommage …

 Le jour de sa mort, le Sénateur Robert Kennedy lui a rendu un hommage avec des perspectives dont nous pouvons encore aujourd’hui nous approprier les résonnances.

Discours de Robert Kennedy venant d’apprendre la mort de Martin Luther King

« Mesdames et messieurs, j’ai une triste nouvelle pour vous, mais je pense aussi pour tous nos camarades citoyens et pour les personnes qui veulent la paix dans le monde : Martin Luther King a été assassiné ce soir.

 

Martin Luther King a consacré sa vie à la cause de l’amour et de la justice entre les êtres. Il est mort en y oeuvrant.

 

En ce jour difficile, en cette heure difficile pour les Etats-Unis, il faut peut-être se demander quel genre de Nation nous sommes et quelle direction nous voulons prendre. Pour ceux d’entre vous qui sont noirs – compte tenu, à l’évidence que des blancs sont responsables – vous pouvez être empli d’amertume, de haine et de désir de vengeance. En tant que pays, nous pouvons nous diriger vers une plus grande polarisation – Noirs parmi les Noirs, et Blancs parmi les Blancs, emplis de haine les uns envers les autres.

 

Ou, nous pouvons faire un effort, comme l’a fait Martin Luther King, pour comprendre, appréhender et remplacer cette violence, cette tache d’un carnage qui a accablé notre terre, pour que la compassion et de l’amour.

 

Pour ceux d’entre vous qui sont noirs et sont tentés, face à l’injustice d’un tel acte, par la haine et la méfiance envers tous les Blancs, je peux seulement dire que je ressens dans mon propre cœur le même genre de sentiment. J’ai eu un membre de famille tué, même s’il a été tué par un homme blanc comme lui. Nous devons faire un effort aux Etats-Unis, nous devons faire un effort pour comprendre, pour faire un pari sur l’avenir, pour dépasser cette époque plutôt difficile.

 

Mon poète préféré, Eschyle, a écrit par le passé : « Même dans le sommeil, la douleur qu’on ne peut oublier, tombe goutte à goutte sur notre cœur et dans notre désespoir, contre notre gré, par la grâce terrible de Dieu, nous viens la sagesse. »

 

Aux Etats-Unis, nous n’avons pas besoin de division. Aux Etats-Unis, nous n’avons pas besoin de haine. Aux Etats-Unis, nous n’avons pas besoin de violence et d’anarchie ; nous avons besoin d’amour et de sagesse, de compassion envers notre prochain, d’un sentiment de justice envers ceux qui souffrent toujours dans notre pays, qu’ils soient blancs ou noirs.

 

Ainsi, je vous demande ce soir de rentrer chez vous, de prier pour la famille de Martin Luther King bien sûr, mais surtout pour notre propre pays, que nous aimons tous – une prière pour qu’il y ait plus de cette compréhension et de cette compassion, dont je parlais tout à l’heure.

 

         Dans ce pays, nous pouvons faire le bien. Nous aurons des périodes difficiles ; nous avons eu des périodes difficiles dans le passé ; et nous aurons des périodes difficiles à l’avenir. Ce n’est pas la fin de la violence ; ce n’est pas la fin de l’anarchie ; et ce n’est pas la fin du désordre.

 

         Mais la grande majorité des Blancs et des Noirs dans ce pays veulent vivre ensemble, veulent améliorer la qualité de notre vie, et veulent que la justice soit faite pour tous les êtres humains qui demeurent sur notre terre.

 

         Consacrons-nous à ce que les Grecs ont écrit il y a tant d’années : il faut apprivoiser la sauvagerie de l’homme et rendre la vie plus douce.

 

         Consacrons-nous-y, et prions pour notre pays et pour notre peuple. Merci beaucoup. »

 

Robert Kennedy, 4 avril 1968, Indianapolis, Indiana, traduit par Maguy Day.

Trouvé sur le site  http://fecrmetz.canalblog.com/

Le dernier discours de Martin Luther king : « j’ai été sur la montagne et j’ai vu la terre promise »

king.jpg picture by maddyspace

Ceci est le dernier discours public de Martin Luther King Jr la veille de son assassinat. Le héros était fatigué, harcelé par les pressions politiques, mais le combattant en lui, l’homme de conviction était debout. Martin Luther King livre comme un testament, résume la colonne vertébrale du combat qu’il a mené. Il dit une chose admirable qui peut se résumer en cette phrase : plutôt que de me demander ce que je gagnerais à arrêter le combat, je me demande ce que les autres perdraient si j’arrêtais. Mais quel homme admirable il a été ! Le 3 avril 1968, il prononce un discours poignant qui a des résonnances prémonitoires. Pour ceux qui comprennent l’anglais je vous laisse la voix et la conviction de cet homme admirable et admiré à dessein. Voici des extraits de la fin émouvante du discours :

« Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne.

Je ne m’inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite.

Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. J’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise.

Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m’inquiète de rien. Je ne crains aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur. »

Le jour suivant, le 4 avril 1968, Martin Luther King avant d’aller diner chez le pasteur Kyles chez qui il est invité, le pasteur King sort sur le balcon qui surplombe le parking du motel.
Il est 18 h 01 quand claque un coup de feu. La balle lui fracasse la mâchoire avant de lui briser la colonne vertébrale. Immédiatement transporté à l’hôpital Saint-Joseph, le combattant de la non-violence baisse les armes d’amour et s’envole rejoindre Celui dont il a contemplé la gloire sur la montagne. Il avait 39 ans, une épouse et 4 enfants très jeunes. Il est mort d’avoir aimé, d’avoir eu un rêve, d’avoir rêvé pour ses enfants, d’avoir rêvé pour vous et moi, d’avoir rêvé une humanité plus belle et plus fraternelle.

J’ai connu l’existence de Martin Luther King bien longtemps après sa mort. J’ai été saisie par cet homme, ce combat, ce message, cette vie qui a marqué mon esprit. Je me souviens de ma tristesse en découvrant sa vie au travers de la narration de sa mort. Découvrir, admirer et perdre un être qui à peine découvert devient si cher. Bizarre non ? Depuis je me suis toujours sentie comme orpheline de lui, comme orpheline d’un vecteur d’idéal. De cet amour là, de cette résistance à la haine en réponse à la haine, de cette révolution d’amour pour endiguer les flots de haine, je me sens orpheline parce que la colère semble dans mon époque faire plus de bruit que cet idéal là. Parce que peu de voix sont audibles pour porter ce message. Pour porter le refus de l’injustice sans sombrer pour autant dans une autre forme d’injustice. Sans pour autant céder à la violence qui peut gronder en soi face à l’injustice. Cette voix là, la voix du Pasteur King a pour moi des résonnances magnifiques.

Hommage ému à cet homme dont le parcours a marqué ma vie et dont l’exemple aide à contenir les émotions négatives qui peuvent affluer dans certaines circonstances.


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Je revois encore les images de MLK, alors qu’il prononce la fin de ce discours avec conviction. Je le revois s’effondrer à la fin comme si ses jambes ne le portaient plus, comme s’il était vaincu par l’intensité de l’instant. C’est émouvant, c’est un moment qui me prend aux tripes et qui me serre la gorge. Un moment de l’histoire du 20eme siècle.

Un homme important a foulé le sol de notre terre en ce 20ème siècle. Son action mérite que sa mémoire perdure.

I have a dream : le rêve d’un homme embrasé

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Où en sommes nous aujourd’hui alors que nous nous dressons les uns contre les autres brandissant les différences de races, de religion, de cultures comme autant de raisons de se faire la guerre ? Martin Luther KING avait un rêve et il a payé son rêve de sa vie. Des voitures flambent dans les banlieues de grandes villes, nous nous saisissons de frustrations exprimées par la violence pour justifier notre haine de l’autre. Où allons-nous ? Vers quelle inexorable tragédie ? Parfois j’ai peur quand je pense à la dégradation de la situation dans nos villes et à la déshérence de nos jeunes et de nos adolescents. Est-il possible qu’ils aient perdu (ou n’aient jamais eu) la capacité de rêver ? Je ne parle pas de rêve de gloire ou de richesse, je parle de la capacité à rêver l’humanité. Martin Luther King avait un rêve qui est né de sa foi en un Dieu de pardon et de réconciliation. C’est ce Dieu qui rend capable de rêver au delà de ses besoins pour embrasser l’humain. La sacrificature est aussi cette identification et le sens du don de soi pour l’autre.

A la mort du Pasteur KING, Harry BELAFONTE, un de ses compagnons de lutte lui a rendu hommage en disant que KING avait un rêve mais qu’il n’était pas un rêveur. Celui qui a un rêve et qui le transforme en vision et en fait le moteur de son action, de sa pensée, de sa vie. Le rêveur attend que les choses se passent. King avait un rêve, il n’était pas un rêveur.

Il est bon de se laisser inspirer par des rêves qui en valent la peine. Ecoutons le rêve de Martin Luther KING. 

J’ai un Rêve
Martin Luther King, Jr.

Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963.

Il y a cent ans, un grand américain, qui jette sur nous aujourd’hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d’Emancipation. Cet arrête d’une importance capitale venait porter lumière, comme une phare d’espoir, aux millions d’esclaves Noirs marqués par les flammes d’une injustice foudroyante, et annonçait l’aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.

Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchaînée par la discrimination. Un siècle plus tard, les Noirs représentent un ilôt de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, le Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons içi aujourd’hui pour dramatiser notre condition effroyable.

Nous venons dans la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d’un chèque. Quand les architectes de notre république écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendence, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque américain. C’était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a manqué a cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique à passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué « sans provisions ». Mais nous ne saurions croire que la Banque de la Justice ait fait faillite. Nous ne saurions croire qu’il n’y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres des opportunités nationales. Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. Nous venons également dans cet endroit sacré pour rappeler à l’Amérique l’urgence absolue du moment. Ce n’est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale. Il est temps d’ouvrir les portes de l’opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale jusqu’au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l’urgence du moment, qu’elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu’à l’arrivée d’une automne vivifiante qui amenera liberté et égalité. L’année 1963 n’est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s’exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n’était. L’Amérique ne connaîtra ni repos, ni tranquilité tant que les Noirs ne jouiront pas pleinement de leurs droit civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu’au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d’actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l’amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l’âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence içi aujourd’hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.

Et quand nous marchons, nous devons jurer d’aller toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, « Quand serez-vous satisfaits? » Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu’un Noir en Mississippi n’a pas le droit de voter et qu’un Noir à New York ne voit aucune raison pour laquelle il peut voter. Non, non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la rectitude sera comme un fleuve puissant.

Je ne suis pas sans savoir que certains d’entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d’entre-vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d’entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissés meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les véterans de la souffrance créative. Persévérez dans l’assurance que la souffrance non-méritée vous portera rédemption.

Retournez au Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez aux ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d’une manière ou d’une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous dis aujourd’hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j’ai quand même un rêve. C’est un rêve profondement enraciné dans le rève américain.

J’ai un rêve qu’un jour, cette nation se lèvera et vivrons la vraie signification de sa croyance: « Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux. »

J’ai un rêve qu’un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J’ai un rêve qu’un jour même l’Etat de Mississippi, un désert étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J’ai un rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas sur la couleur de leur peau, mais sur le contenu de leur caractère.

J’ai un rêve aujourd’hui.

J’ai un rêve qu’un jour l’Etat de l’Alabama, dont le gouverneur actuel parle d’interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.

J’ai un rêve aujourd’hui.

J’ai un rêve qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivellée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C’est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révoltons pour la liberté ensemble, en sachant qu’un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, « Mon pays, c’est de toi, douce patrie de la liberté, c’est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse. »

Et si l’Amérique veut être une grande nation ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes du New York. Que la liberté retentisse des hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!

Mais pas que ça-que la liberté retentisse des Montagnes pierreuses de Georgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupiniere du Mississippi! Que la liberté retentisse!

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protéstants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, « Enfin libres! Enfin libres! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres! » 

Martin Luther King avait un rêve, c’était un homme en feu. Embrasé d’une passion pour la justice. Son rêve nous a ouvert aux rêves.
Merci au Pasteur King pour l’exemple.

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