Fredy Massamba talent Africain en concert à la Belleviloise samedi 12

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Ola ou yé Patrick St Eloi? Ripozé an pè

 

Ola ou yé Patrick St Eloi? Ripozé an pè dans Ma musique à moi 61916_433209101469_682081469_5629473_35404_n

Ripozé an pè Patrick. Rispè baw

 Ce 18 septembre la nouvelle est tombée : vous avez quitté la terre des vivants.

Ma tristesse est immense, vous n’aviez pas 52 ans. « Ola ou yé » Patrick ? La nouvelle ne passe pas.

 Bien des rumeurs avaient couru annonçant prématurément votre mort et vous étiez bien là, luttant courageusement contre ce funeste mal.  Oui nous vous savions malade mais espérions secrètement en un miracle. Votre voix n’était elle pas une démonstration de l’existence du miraculeux ? L’entendre voler avec aisance d’une note à l’autre était une source d’émerveillement et un enchantement sensoriel qui nous accompagnait encore bien après que la musique se soit tue.

 

Elle était ainsi votre voix, elle avait la maîtrise de ceux qui n’ont pas paressé et ont pris le soin de la travailler comme un instrumentiste pour la dompter, sans pour autant laisser la technique en masquer la vérité. Elle avait ce plus, cette chaleur, cette vérité qui vous classait parmi les artistes, bien au-dessus de la mêlée des marathoniens de la performance vocale pour elle même.

 

Votre voix Patrick était si belle, si envoutante, que le temps d’une chanson elle nous faisait adopter ces caraibes que vous aimiez. « Baby, love me, take me to West Indies ». Quel bel équipage pour atterir sur votre île. L’émotion dans ce cri était un boulevard pour ranger les miennes entre ma terre et la vôtre. Le rapport que l’on entretient à la musique est si personnel.

 

Vous seriez surpris des dialogues que nous avons entretenus avec votre musique. Je suis certaine que nous sommes nonbreux à pouvoir raconter mille dialogues avec « Eva », « Rev’an mwen », « Kryé » et tant d’autres chansons élevées au rang de joyaux par la grâce de votre voix.

 

Quand vous preniez possession d’une chanson elle semblait s’envelopper de lumière. Égrener les souvenirs tristes ou heureux qu’ont accompagné ce miracle acoustique serait par trop long. Il y a tant d’espoirs, de larmes, de rires, d’amours, de désamours,  de danses, de joies et de mélacolies qui en toile de fond laissent passer votre voix. « A dan rev an mwen »

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Non Patrick je ne vous connaissais mais votre voix était une amie. De ces amies qui par leur présence vous tirent un sourire ou une émotion, de celles avec qui vous partagez des moments de complicité. De celles dont les bras vous enlacent pour reccueillir un instant fragile.   Est-ce pour cela que j’ai la gorge étrangement nouée et les yeux qui picotent ? L’émotion qui me submerge me prend par surprise et me rappelle que votre voix était juste devenue un membre de ma famille émotionnelle.

 

Je suis encore éblouie par votre reprise de « Mi tchè Mwen ». Chanson magnifique que vous aviez me semble t-il écrite. Est-ce pour cela que par votre voix vous sembliez l’éclairer autrement mais avec tant de beauté ? Qui d’autre que vous aurait pu aller chercher le bijou créé avec une bouleversante sensibilité par une Jocelyne Beroard inspirée ? 

Un miracle que la voix de celui qui vient de nous être enlevé.

 

Merci de nous en laisser l’usage bien après vous. Votre départ prématuré à nos yeux viens amplifier la larme silencieuse qui enveloppe désormais les voix de Gilles Floro et Edith Lefel.

 

 

Quel plus beau témoignage que celui de laisser résonner votre voix sublime ? Nous l’écouterons encore longtemps comme le magnifque testament de l’astiste immense que vous étiez. Elle demeure le meilleur témoin et la dépêche la plus efficace pour dire qui nous avons perdu ce 18 septembre 2010.

MERCI à vous d’avoir mis à la disposition du public la grâce de votre talent et la beauté de votre voix.

 

Pensées empathiques et attristées pour la famille qui vous perd ce jour.

 

Ce 18 septembre a pris un manteau de tristesse

 Forcément.

 

Ripozé an pé Patrick

Ola ou yé Patrick ? Mistè la via..

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Les promesses tenues du sourire de Richard Bona : Impressions subjectives sur le concert du 25 juillet à Vincennes

Les promesses tenues du sourire de Richard Bona : Impressions subjectives sur le concert du 25 juillet à Vincennes dans Caramba la basse ! 37803_416250001469_682081469_5226105_2534288_n

Dimanche 25 juillet, Richard Bona s’est produit au parc floral de Vincennes, lieu où semble-t-il il revient tous les ans ou presque, en été. Ceci explique peut-être l’impression de décontraction et d’aisance qu’il dégagera tout au long de sa prestation.

Il est plus de 16h30 quand Richard Bona arrive sur la grande scène du parc floral. Le public qui l’attend est fébrile. Autour de moi des personnes de tous âges et phénotypes sont dans une attente à la fois fiévreuse et souriante. La musique de Richard Bona a suffisamment d’amplitude pour toucher des personnes de toute origine culturelle ou sociale.
Ses albums sont des promesses et justifient que la foule soit nombreuse pour communier au son de sa bass et à la beauté de sa voix.

Mais pour moi il y a une autre promesse que j’espère qu’il tiendra. Je l’ai vu en concert au New Morning et si son talent y a été incontestable, sa bass majestueuse et sa voix quelquefois angélique, Richard Bona n’avait pas tenu les promesses de son sourire.

Quoi les promesses d’un sourire ? Je vous entends d’ici vous interroger sur la lucidité de celle qui écrit cette chronique. Repliez vous suspicions je suis aussi normale que n’importe quel humain vivant dans la folie de notre siècle (hihi !).
Avez-vous déjà regardé le sourire de cet homme ? Il est chaleureux, enfantin , communicatif, malicieux, bref il est magnifique. Il semble vous parler d’un homme chaleureux. Sur scène son sourire semble vous dire qu’il est avec vous et que vous êtes en phase, cheminant ensemble au gré des notes de musique. Imaginez les attentes générées par les promesses d’un sourire ! Oui j’ai un rapport totalement subjectif à la musique et je l’envisage comme un tout dans lequel le musicien ne saurait être antithétique de sa musique dans mon esprit. L’auteur de Souleymane me rencontrerait-il ?

Si le concert au New Morning avait été acoustiquement formidable, il m’y avait manqué la communion, la complicité, le dialogue, de fait ce qui pour moi est essentiel. J’avais lu des promesses dans son sourire et j’attendais de lui davantage que de la virtuosité. Quand on l’écoute cette dernière est une évidence.
Il est possible que ce soir là ait été un soir au cours duquel il n’était pas totalement avec nous. Sa maestria était là, sa bass résonnait avec majesté, sa voix offrait ces surprenantes envolée qui sont sa signature, mais lui je n’avais pas eu l’impression de l’avoir rencontré. J’ai quitté le concert avec un sentiment d’inachevé. Il manquait le moment magique au cours duquel soudain, l’on est ensemble, comme si les âmes se rencontraient sur une note, un rythme, un accord.

Quand j’assiste à un concert, j’aime l’idée d’y aller pour un échange, un dialogue avec l’artiste qui se produit. J’aime l’idée que la fragilité du direct enfantera des moments qui feront que les individualités sur scène et dans l’auditoire se fondront dans un nous qui rendra chaque note de musique plus vivante, plus enveloppante et le concert plus jouissif. Quand le jeu de scène m’apparaît comme un monologue, il n’ajoute pas grand-chose au plaisir procuré par l’écoute d’un CD.

Cette après-midi de juillet, Richard Bona sera en phase avec son public, mieux encore il nous donnera l’impression à chacun de nous peut-être d’être dans un dialogue personnel avec lui. Cela ne s’explique pas, ça appartient à la grâce de la musique, de l’art. Quand un artiste réussit cela c’est beau, c’est inoubliable, ça s’inscrit en nous.

Revenons à Richard Bona à Vincennes. Il succède à Sandra Nkake que malheureusement je n’aurais pu qu’entendre sur la fin sans la voir. Immense est ma frustration. Pour l’avoir déjà vue sur scène, je sais avoir manqué quelque chose. Sandra Nkake, a une voix exceptionnelle ajoute une présence scénique impressionnante. Elle occupe l’espace par sa voix, par sa gestuelle, par son humour. Elle est brillante, pertinente et pleine d’esprit. Ne pouvoir l’entendre que de loin frise la torture. A l’avenir je saurais que pour assister à un concert à 15heures en ce lieu, il faut y être au plus tard à 14h, … la veille !

Sur la scène, ses musiciens le précèdent. C’est un groupe cosmopolite à l’image de la musique de Bona qui absorbe des influences de divers continents. Richard Bona les présentera plus tard avec humour en nous invitant dans leur car aux heures de la coupe du monde football. Moment hilarant s’il en fut.
Le batteur vient de Cuba. Cet homme a quelquefois durant le concert donné l’impression d’avoir de multiples bras alors qu’il se déchainait sur scène. Le pianiste vient de Hollande (origine Surinam), le percussionniste du Brésil, le trompettiste des USA et le guitariste de Guadeloupe.
Alors qu’ils s’installent, la fièvre monte dans le public. Carré VIP ou pas, la musique est reine et nous sommes de volontaires sujets le temps d’une après-midi.

 

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Le bassiste arrive sur scène vêtu d’un confortable ensemble blanc et des baskets aux couleurs du Cameroun, comme pour rappeler que l’on emporte toujours ce pays en soi où que l’on aille. Dès son entrée en scène, il est chez lui. Souriant, confiant il entame le premier morceau. Il n y a pas de phase qui sert à apprivoiser le public. Celui qui est là, est déjà conquis. Je suis préparée à profiter de l’instant quand bien même l’échange que j’espère n’aurait pas totalement lieu.
Je n’ai pas la prétention de raconter le concert de manière exhaustive mais juste des moments qui m’ont touchée, marquée, impressionnée.

Est-ce parce qu’il nous a présenté sa maman dans le public que son « Mbemb’a mama » (les larmes de ma mère) me touche particulièrement malgré l’humour avec lequel il présente la chanson ? Voir cette petite dame le visage radieux qui sourit au public en le saluant est émouvant. Le rapport à la figure maternelle trouve en chacun diverses résonances ce soir là à Vincennes la chanson et le visage illuminé de cette maman rencontrent les miennes. Écouter la chanson et l’entendre coule de source.

Quand il entame « Shiva Mantra » composé ô surprise en Inde (^_^), le bassiste amorce un étrange mouvement de la main droite comme si elles étaient habitées par la figure de Shiva. Le mouvement de ses mains appelle une attente de virtuosité qui sera largement tenue et soutenue par des musiciens inspirés, notamment le trompettiste et le percussionniste grâce auxquels l’ailleurs s’installe au milieu de nous. L’Inde est là avec ses représentations forgées entre autres par Bollywood.

La densité de l’intro de « O sen sen » me fait regretter d’être dans le carré VIP juste derrière l’ambassadeur du Cameroun et son épouse. Le syndrome de la contorsion contrariée me reprend. Il est des musiques qui appellent naturellement des réponses corporelles inappropriées au milieu des VIP. Ils restent assis les bougres. Obligée de faire comme eux. Au premier rang un enfant de sept ans peut-être n’est pas tenu par de telles contraintes. Il danse avec frénésie et sans le savoir me venge.
Richard Bona profitera de cette chanson pour inviter des choristes exceptionnels : nous !
Les hommes et les femmes rivaliseront de virtuosité pour affirmer leur présence et épater le musicien. L’homme sur scène dévoilera un humour étrange comme il demandera aux femmes de plus de quarante ans de chanter. Mais quelle idée ! Puis suivront les femmes de plus de cinquante, etc. Heureusement que j’ai vingt ans pour la durée des temps. Pfttt !!! Si vous aviez vu l’air malicieux du monsieur ! Mais quel coquin. Le public hilare était conquis. Si vous croisez monsieur Bona, dites lui qu’au-delà de vingt ans, une femme n’a plus d’âge voyons.

Sur « Jombwe », l’homme livrera un solo de bass de toute beauté et tout en subtilité. Ce moment l’inclinera à clore les yeux comme pour un dialogue avec la musique dans lequel il s’isolerait. Un beau moment. Puis vient le moment au cours duquel il défie de sa bass chacun des musiciens ces derniers ne se laissant pas intimider. Chaque musicien a l’occasion de dévoiler sa virtuosité.

Comment raconter le moment magnifique au cours duquel à l’aide d’une espèce de pédalier qui enregistre sa voix il se fait homme orchestre ? La voix de cet homme est un instrument dont il joue en virtuose.

A la fin du concert il conditionne sa prestation par le fait que tout le monde danse. Mais comment a-t-il su que ce n’était plus possible de rester assise ? Quand je dis que nous étions en phase, dans un dialogue, CQFD (hihi). Est-il besoin de vous dire que les bras, les jambes, la tête, le corps entier ne se sont pas fait prier pour se trémousser ? Autour de moi les VIP devaient être dans le même état d’urgence. Un moment superbe. Trop court forcément.

A la fin du concert, après une fausse sortie, il entame « Eyala », un bijou mélodique et harmonique. La voix du chanteur s’ouvre, s’amplifie, s’élargit, c’est un moment magnifique. Les notes semblent s’attarder dans sa voix comme pour retenir l’instant, ralentir le temps, maintenir encore un peu la magie d’une après midi ensoleillée parée par une musique merveilleuse.

 

38658_416250896469_682081469_5226110_5372066_n dans L'Afrique en musique

Richard Bona et ses musiciens nous ont offert un joli moment de complicité, de beauté, de musique, de détente, de vie. Un de ces moments au cours desquels le temps, pris dans l’écrin précieux qu’est la musique, semble suspendre son vol. Quand des musiciens vous offrent cela leur mission est accomplie. J’espère qu’en retour nous le public leur aurons offert un beau moment accomplissant en retour notre mission.

Richard Bona m’a touchée parce qu’il aura été avec son public, en phase avec lui, heureux de ce que l’auditoire lui offrait le recevant avec délectation mais sans arrogance. Il a tenu les promesses annoncées par son magnifique sourire.
Ce soir là à Vincennes j’ai sans surprise rencontré le virtuose attendu mais, j’ai de surcroît l’impression que l’homme annoncé par la fenêtre de son sourire s’est laissé dévoiler, rencontrer, au moins en partie. Cet homme c’est un peu de Richard Bona dans sa vérité. L’homme que j’ai vu sur scène avait l’élégance, l’ouverture, la malice et la simplicité promises dans son sourire. C’est le Richard Bona que j’attendais. Merci monsieur d’être venu. 

39275_415225291469_682081469_5198009_3733876_n dans Le Cameroun chante

 

 

 



Young gifted and black par Donny Hatthaway : un défi et une affirmation aux enfants afro-descendants

J’aime beaucoup ce chant parce que par delà la voix et le phrasé uniques de ce chanteur incroyable, au delà de cette sensibilité qui passe par la voix et parle à mes entrailles, la chanson est à la fois affirmation et défi. Défi pour la jeunesse d’origine africaine qui doit revoir se regarder et se projeter autrement.

Des décennies après, la thématique reste d’actualité. Ne nous leurrons pas c’est à nous de protéger nos enfants des visions que l’on veut leur imposer pour les maintenir à la périphérie de tout, les mots ignobles devenant des prophéties auto réalisatrices.

Est-il besoin de citer ceux qui notamment en France veulent les réduire à une population de trafiquants de stupéfiants entre autres fantasmes abjects ?

Il ne suffit pas de s’offusquer. Il faut déconstruire ces murs en eux et bâtir les fondations nécessaires à leur accomplissement. Ils sont nos fils, ils sont l’Afrique et sa diaspora.

C’est quand la dernière fois que nous avons dit à ces petits qui nous sont confiés qu’ils sont merveilleux, brillants, beaux et capables de tout conquérir par le travail, le savoir et la connaissance ?

Le combat est là, dans la mentalité de nos enfants. Ne laissons pas les autres y construire des forteresses qui les amèneraient à rêver petit, étriqué, resserré. Nous les savons aigles et non poussins. Nos encouragements et aides seront les vents ascendants dont ils ont besoin pour aller le plus hait possible, à la rencontre d’eux mêmes.

Que Dieu bénisse nos enfants.

Dédicace particulière aux enfants et jeunes adultes TTAKK.Luv always

 

YOUNG GIFTED & BLACK

 

« To be young, gifted and black,

Oh what a lovely precious dream

To be young, gifted and black,

Open your heart to what I mean
In the whole world you know
There are billion boys and girls
Who are young, gifted and black,
And that’s a fact!

You are young, gifted and black
We must begin to tell our young
There’s a world waiting for you
This is a quest that’s just begun

When you feel really low
Yeah, there’s a great truth you should know
When you’re young, gifted and black
Your soul’s intact

Young, gifted and black
How I long to know the truth
There are times when I look back
And I am haunted by my youth

Oh but my joy of today
Is that we can all be proud to say
To be young, gifted and black
Is where it’s at »

 

http://www.dailymotion.com/video/xd54lo



Nya Mulema par Charly Nelle

Cette chanson est tirée de l’album le plus récent de Charly Nelle : Sacramento.

C’est un magnifique opus qui recèle de bien belles choses. Les arrangements de Conti Bilong sont soignés et inventifs.

« Nya mulema » est la déclaration d’amour d’un homme à une femme. Il dit ces petites choses ordinaires qui se revêtent d’exceptionnel sur les traits, dans l’allure ou dans la façon d’être de la personne aimée. Déclaration d’amour sur rythmes afro zouk tirée d’un album absolument magnifique.

http://www.dailymotion.com/video/xd3u0c

« Wa nde na bele no na équilibre … »Cool



Le Cameroun chante Zangalewa.

Un tube mémorable de mon pays.

Shakira en a fait une reprise pour la coupe du monde. Juste pour rappeler que l’original et les droits d’auteurs sont du côté de ma terre. Une autre bataille juridique en perspective ? A suivre…

Si comme à leur habitude les « puissants » de l’industrie musicale s’étaient servis sans demander j’espère que l’ardoise sera sévère.

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Samson : chaud gars

Dans ma mémoire le Cameroun chante comme ça aussi

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Grâce Decca chante Ndolo

J’aime beaucoup

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Patrick BEBEY en concert le 10 Mars au Zèbre de Belleville

patrickbebey1.jpgJe ne sais pas pour vous mais j’aime que les musiciens me surprennent, me transportent, me fassent sortir des sentiers battus de la musique sans surprise qui inonde les ondes. J’aime que le temps d’un concert voire de l’écoute d’un CD, je sois ailleurs, que l’artiste par son univers, son talent, sa sensibilité et sa créativité se saisisse du lasso d’une note ou d’un accord pour capturer mon attention. Patrick Bebey est de ceux là.

Il y a plus bientôt deux ans, je l’ai vu dans une petite salle de concert à Paris et il m’a, il nous a offert, par sa musique, un magnifique voyage.

Ce musicien multi instrumentiste est un explorateur de sons qui vous ballade d’une forêt tropicale d’Afrique à l’Amérique du Sud sans rupture. L’artiste qui a commencé sa carrière professionnelle en 1986, en tant que musicien a été au contact de musiques africaines d’horizon divers, il a par ailleurs œuvré dans des formations de jazz en tant que pianiste, et a accompagné des chanteurs de l’hexagone. L’homme a visiblement absorbé des influences musicales et sonores sur plusieurs continents. C’est ainsi que son univers musical est à la fois surprenant et cohérent.

Son talent de musicien n’est plus à prouver son parcours musical parle de lui-même. Heureusement parce que l’homme n’est pas disert. Comme les artistes, son langage est son art et le lieu de rencontre avec lui. Des figures importantes de la musique telles que Miriam Makeba, Francis Bebey, Papa Wemba, CharlElie Couture, Geoffrey Oryema, Ray Lema, Wasis Diop et  bien d’autres ont fait appel à son talent de pianiste et de réalisateur pour un album ou un autre.

Le talent de Patrick Bebey aura mûri au en travaillant pour et avec d’autres. Belle école pour laisser parler son propre univers le temps venu.

Ce 10 Mars à 20h30, Patrick Bebey présentera son album « Oa na Mba ».

Le titre de l’album est en soi un jeu de mot qui apparaît à qui est attentif. Il ressemble à l’artiste tout en finesse, en pudeur et en nuances. Oa na mba en langue Duala veut dire d’une part « toi et moi » et d’autre part « tu dis que c’est (à) moi ».
Dans cet album voulu comme un hommage à Francis Bebey son père disparu il y a la double dimension du duo par delà les mondes entre le père et le fils unis par la passion de la musique et des explorations sonores. Il y a aussi le passage de témoin « tu dis que c’est à moi, que c’est mon tour ». Il prend son tour avec grâce et maestria ! Dans l’album il y a une chanson, une mélopée superbe qui de cette absence majeure.

L’Album est superbe. Patrick est un défricheur de son absolument extraordinaire et le voir sur scène est un bonheur. Simplicité, humour,  convivialité, et décontraction accompagnent la beauté de sa musique.

Patrick nous offrira aussi des titres de son prochain album. J’ai hâte de les découvrir !

Les franciliens ont la possibilité de rencontrer cet univers musical à Paris :

LE 10 MARS au ZEBRE DE BELLEVILLE

à 20H30

 Metro : Belleville ou Couronnes

Prix des places : 13€ ou 15€ (selon que l’on ait réservé ou pas).

Réservations : reservation.sinaperformance@gmail.com

(En précisant votre nom et le nombre de billets que vous souhaitez réserver. Le paiement se fera en caisse le jour du concert et chaque billet vous coûtera 13€)

Pour ceux qui n’auront pas réservé le prix de la place sera de 15€

Patrick Bebey sera accompagné sur scène de :

Luiz Augusto Cavani :   batterie
Moussa Sissokho :         percussions
Marc Bertaux :              basse


Merci de faire passer l’information



Mon panthéon personnel : des visages, des voix, des vies qui m’inspirent

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Ce sont des visages, des voix, et des messages qui m’inspirent, me défient, me remettent en question et me donnent envie de me lever pour avancer dans ma vie  et participer à faire avancer les choses.

Ils me sont une saine contagion, magnifique une émulation, parfois une intimidation tant leurs vies sont nobles. Ils sont de précieux carburants quand l’espérance en l’humain ou les circonstances pourraient me conduire à baisser les bras.

Certaines de ces personnes ont versé leur sang pour nous ouvrir la voie vers la liberté. Merci à eux.Au nom de leur sacrifice nous devrions avoir la quête de la liberté et de la dignité de l’homme exigeante.

Le film qui suit se veut un hommage certes imparfait, mais sincère. Il se veut un rappel pour que ces visages ne soient pas oubliés au milieu des clameurs des « héros » éphémères et auto-proclamés de notre temps. Il s’en lève chaque jour des demi-dieux en carton pâte qui habillent par la communication et les apparences un vide de sens.

J’admire les esprits brillants et engagés qui par leurs écrits, participent à structurer ma façon de penser le monde.Puissent ces vies être des vents sous les voiles de nos luttes pour accéder à la liberté, à la démocratie et à la dignité dans nos pays.

Tant d’afro descendants ont livré leur sang pour libérer leur peuple sur la terre d’Afrique ou sur d’autres continents.

L’état des lieux de la situation des fils d’Afrique fussent ils de la diaspora ou de la terre mère n’est pas à la hauteur du sacrifice de leurs vies. Ils ont payé ce prix ultime pour que nous ne soyons plus comptés parmi les damnés de la terre.

Qui se lèvera pour prendre la suite de la course ? Notre génération et celle de nos enfants peut choisir secouer les jougs qui la gardent dans la résignation ou dans une admiration passive pour décider de devenir actrice de son histoire. Ils y a tant  de terres de liberté, de dignité, de démocracitie, d’égalité à conquérir ou à reprendre.

Nous avons une responsabilité vis à vis de la génération qui nous a précédés et vis à vis de celle qui nous suit. Tel était le message de Frantz Fanon.
Respect et gratitude à vous mes héros.

Avec passion pour la terre de mon coeur.

Amandla !

Je vous laisse découvrir la vidéo que j’ai faite pour rendre hommage à ces femmes et hommes et pour les remercier d’avoir croisé ma vie, nos vies.

 

 

 

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