J’ai vu passer

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J’ai vu passer une larme

Elle avait ton sourire

J’ai vu passer un rire

Manteau sur des sanglots

J’ai vu passer l’amour

Il avait ton regard

J’ai vu passer la peine

Elle avait un visage

J’ai vu passer la vie

Elle n’était plus qu’une ombre

J’ai vu passer un voile

Sur un visage de femme

J’ai vu passer cette femme

Visage dans mon miroir

J’ai vu passer l’espoir

Il n’avait pas de face

J’ai vu passer un voile

Par dessus l’espérance



Protégé : Tomber le masque

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Valses de l’aube qui nait

mssyou-010.jpg picture by maddyspace Valse de l’aube qui naît

Soleil et lune dansent

Faisant jaillir un chœur

Les vivats des étoiles

Bientôt apparaîtra

La nouveauté d’un jour

Porteur des espérances

De ceux qui se réveillent

Rixe de l’aube qui naît

Rituel de mes matins

Frénétique combat

Entre sommeil et veille

Ce matin tu te glisses

Dans la noise matinale

Et ton visage réveille

Une valse hésitation

Entre rires et sanglots

Entre tristesse et joie

Joie de t’avoir connue

Agonie de ta perte

Valse de l’aube qui naît

Ton sourire et mes larmes

Sourire qui ne naît plus

Que dans mes souvenirs

Nyangw’am

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Le chant de ma terre

L’actualité me donne envie de faire résonner à nouveau le chant de ma terre, le Cameroun, la terre de mes pères, le sol sous lequel reposent les corps de ceux que j’ai aimés et qui son passés. Puisse le chant de ma terre ne pas se muer en chant de détresse et d’agonie. Je fais remonter ce poème que m’a inspiré le pays de mes pères il y a des mois. Cameroun o mulema.

mangrove.jpg

Il est en moi un chant qui fonde mes racines,

Un chant qui retentit au fond de mes entrailles.

C’est l’essence de ma terre qui vibre dans mon cœur

Qui me dit d’où je viens et me parle de moi.

Le chant qui retentit au centre de mon être

Raconte la mémoire de ceux qui sont passés

Ceux qu’on a déposés au terme de leur voyage

Dans le cœur de ma terre et qui la rendent féconde.

 

Dans le temps où pieds nus j’en sentais le contact

Je ne discernais pas les rythmes de ma terre

Et voici que la vie au loin m’a dirigée

Vers cet autre univers différent de ma terre.

 

Les années ont passé ma vie s’est écoulée

J’ai été enrichie au contact de l’ailleurs

Et là au fond de moi je découvre une musique

Un chant qui dans l’exil me parle de ma terre

Il me dit qui je suis, ce qui est essentiel

Ce moi que je rencontre, parce que ma terre me manque.

Le chant que la distance fait rejaillir de moi

Brise les résistances nées de l’indifférence.

 

Je réentends la voix des feuilles dans vent

Et le chuchotement de l’herbe sous mes pieds

Je me rappelle les sons et le chant du silence

Quiétude de ma terre sous une pluie d’étoiles.

 

Et je découvre un rythme celui d’un cœur qui bat

C’est celui de ma terre qui cadence les tam-tam

La mélodie de l’eau qui glisse sur les pierres

La secrète ritournelle que chantent les forêts.

 

Le chant de ma mémoire c’est ma vie mon histoire

Le chant de mes racines me rappelle qui je suis

Cameroun mon pays berceau de mes ancêtres

Dont le chant m’a appris à marcher fière et libre

C’est le chant de ma terre qui nourrit ma mémoire

Et qui dans mes exils me rappelle qui je suis

Il y a là bas une terre au cœur même de l’Afrique

Qui porte mes racines, la sève de ma mémoire.

 

C’est une terre de musique de rythmes et de couleurs

Dont l’alliage unique me la rend essentielle

Et loin d’elle je découvre son incroyable éclat

La beauté majestueuse du chant de ma mémoire

Je la porte en mon cœur cette terre qui est mienne

La distance me révèle que je suis sienne aussi

A l’unisson mon cœur et ma mémoire s’accordent

Pour chanter le berceau de mon humanité

 

Sites pour découvrir des images du Cameroun :

http://www.souvenirducameroun.com/index.html

http://perso.orange.fr/photos-du-cameroun/JeuCadres.htm

La photo qui illustre le texte a été trouvée sur : http://site.voila.fr/cameroon_pics/vivre/douala_03.html



Evidences

arienne.jpg picture by maddyspace

 

C’était une évidence

Juste toi et puis moi

Dansant sur une cadence

Le rythme de nos cœurs

Tout n’était pas écrit

Nous nous étions choisis

Gémellité de cœurs

Désirs en convergence

Tendres complicités

Et rires de connivences

Etablissaient en nous

Une absolue confiance

Jusqu’au bout du voyage

C’était notre assurance

Il n’y aurait pas de nous

Hors de toi et de moi

Et voici qu’en silence

S’est levée une brise

Que l’on ne savait pas

Porteuse de souffrance

Notre complicité

Est devenue distance

Les regards qui se cherchent

Ne peuvent plus se trouver

Peur de ne rencontrer

Que l’écho du silence

Qui dessine des abysses

Fossoyeurs d’espérances

Voici dans ton regard

Je rencontre la méfiance

Qui peu à peu s’habille

D’une sourde indifférence

Pour qui sonne le glas

Au cœur de nos silences

L’objet de notre foi

N’aura plus d’existence

Le verdict sans appel

Vient comme une évidence

Il n’y aura plus de nous

Juste toi et puis moi

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Battement d’ailes

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Comme le battement d’ailes

D’un joli papillon

Tu as effleuré sa vie

Pour lui donner l’espoir

Les couleurs de l’attente

Se faisaient rose ou bleu

Pas besoin de choisir

L’essentiel était là

Tu étais dans sa vie

Et ses yeux s’attardaient

Sur des rayons qu’avant

Ils n’osaient regarder

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Tu as tout chamboulé

En elle autour d’elle

Dès avant ta venue

Tu régnais sur ses rêves

Germe de ses espoirs

Sa semence d’avenir

Couleurs aux tons pastels

Musique de ses attentes

Sublime chant Son âme

Tu étais son amour

Puis sans la prévenir

Sous un soleil d’été

Tu t’es évanoui

Prenant la clé des champs

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Papillon éphémère

Trop beau pour perdurer

Tu lui as offert un rêve

Le réveil est amer

Depuis ta dérobade

Ses bras étreignent le vide

Quand elle dort elle te cherche

Au réveil tu es larmes

Dans un tiroir reposent

Une petite robe rose

Et une grenouillère bleue

Témoins de son malheur

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Papillon éphémère

Son enfant sa douleur

Elle ne saura jamais

Si tu étais fils ou fille

Le papillon de rêve

S’en est allé trop tôt

Enfant indéfini

Espérance anonyme

Peu de personnes savent

Que tu l’as effleurée

Avant de t’en aller

Sans faire le moindre bruit

Il paraît qu’ils estiment

Qu’il est temps de guérir

Ils disent qu’il valait mieux

Te perdre sans te voir

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C’est pire affirment-ils

De se voir naître un fils

De lui fermer les yeux

Pour ensuite lui survivre

Sa douleur et sa peine

Dépassent la date limite

Tacitement fixée

Par la délicatesse

Au cœur de leurs bonheurs

Des vies qui continuent

La durée du chagrin

Apparaît criminelle

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Alors elle ferme les yeux

Et ravale ses larmes

Elle a appris à taire

Les cris de ses entrailles

Alors que sa bouche rit

Prétendant qu’elle va mieux

Au fond de son cœur battent

Les ailes d’un papillon.

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Solitudes…

Iltaitunefoistoietmoi.jpg picture by maddyspace 

Au début ils avaient

Uni leurs solitudes

Rompu l’épais silence

Compagnon de leurs jours

Et puis au fil du temps

Chocs des égocentrismes

Habitudes solitaires

Difficiles à marier

Solitude avec l’autre

Solitude abyssale

Solitude dont le cri

Prend le pas sur la vie

Retranchement de soi

Pour se fondre dans l’autre

L’alliage ne prend pas

Le «  soi  » est résistant

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Solitude dans les yeux

De celui qu’on regarde

Effroi au fond du cœur

Ses yeux sont un miroir

Le temps et l’amertume

Unis aux mots qui heurtent

Ont ouvert le chemin

D’une ultime harmonie

Overdose de mots

Overdose de l’autre

Dans un même accord

Choisir de s’évader

Les rivages que l’on voit

Se dessiner au loin

Apparaissent séduisants

Comme l’est la délivrance

Le bonheur d’accoster

En terre de solitude

Celle que l’on avait fui

Se révèle une amie

Plonger avec extase

Dans un monde de silences

Et de bruits maîtrisés

Retrouver le bonheur

D’être à nouveau soi même

La terre de solitude

Se révèle liberté

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Si on fermait les yeux…

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Si on fermait les yeux

Juste le temps d’un instant

Pour ne pas voir ces yeux

Remplis de désespoir

Les mains sur les oreilles

Surtout ne pas entendre

La voix de la conscience

Qui parle sans s’arrêter

Il y a les regards

 

 

Des enfants apeurés

 

 

Accrochés aux grillages

 

 

Des libertés enfuies

 

Il y a ces adultes

 

 

Dont les regards racontent

 

 

 

Des tortures innommables

 

 

Par les mots que l’on sait

 

Garder les yeux fermés

 

 

Ne pas laisser troubler

 

Le confort éphémère

 

 

Des quiétudes d’aujourd’hui

 

 

 

Empathies dangereuses

 

 

Prédatrices de confort

 

Garder les yeux fermés

 

 

Et les paupières serrées

 

Fermer ses souvenirs

 

 

Aux leçons du passé

 

Bâillonner sans relâche

 

 

Les voix de ses aînés

 

 

Et il y a ces cris

 

 

Qui montent de tout près

 

Il y a le hurlement

 

 

De celle qu’on assassine

 

Pour elle pendant longtemps

 

 

Des hommes et des femmes

 

Ont payé de leur vie

 

 

Pour la laisser paraître

 

Aujourd’hui la voici

 

Qui sans qu’on y prenne garde

 

 

Se laisse bâillonner

 

Soumettre assassiner

 

 

C’était la liberté



Cris d’Afrique : ôde à mama Africa après les mots du 26 juillet 2007 à Dakar

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Les mots sont dangereux quand ils sont au service d’une pensée malsaine. Les mots peuvent blesser, violer, avilir, détruire. Je souffre dans ma chair, dans mon africanité des mots qui ont été prononcés à Dakar le 26 Juillet 2007. La colère, la douleur, l’indignation se disputent et les mots viennent à moi pour dire ce que je ressens depuis que j’ai pris connaissance de ce qu’un homme a osé dire, les pieds bien à plat sur une terre qu’il insultait à mots couverts, consciemment ou non, portant par ses mots une vision de l’Afrique qui trouve ses sources dans le regard raciste que portaient des personnes commme Hegel, des théories du dix neuvième siècle dont la violence me demeure indigeste. Des prononcés à l’université Cheikh Anta Diop, un homme dont le travail a mis en lumière ce que l’Afrique avait de richesse et ce qu’elle a apporté à l’humanité par ses richesses sa culture. Il a démontré l’antériorité des civilisations nègres. Dans l’université portant le nom de cet illustre chercheur un discours balaye d’un trait ses recherches et celles de tous les chercheurs africains ou occidentaux qui ont démonté les théories fantaisaistes et haïssables du dix-neuvième siècle. Le discours de Dakar fait comme si le vingtième siècle n’avait pas existé, comme si le 21è siècle n’était pas. Violence de mots sur une terre meurtrie par une histoire récente douloureuse. Viol par mots, viol par l’attitude, viol de la dignité.

Les mots de Dakar m’ont suivie et poursuivie et ont suscité en moi d’autres mots comme ceux d’une fille qui veut consoler sa mère blessée. Les mots d’une enfant d’Afrique qui embrasse sa terre et ses frères et dans la maladresse de ses mots raconte le séïsme de Dakar 2007 et ses espérances pour sa terre. Les mots peuvent blesser, les mots ont blessé ma terre, notre terre. Les mots ont blessé et indigné les fils et les filles de ma terre. J’offre la maladresse de ceux-ci comme des mots qui je l’espère participeront à la guérir.

God bless mama Africa

 

Du fond de mon exil bien loin de toi Afrique j’ai entendu le cri qui montait de ta terre

Venus en conquérants sans respect et sans tact ils ont parlé de toi sans même te

connaître.

Ils disaient te parler les yeux dans les yeux mais ils te méprisaient avec pleine suffisance. 

Ils se disaient venus en amis respectueux ils s’exprimaient en maîtres drapés dans leur dédain .

Et le bruit de leurs pas et le son de leurs voix rappellent à ta mémoire les viols d’autrefois.

Des pas qui résonnaient sur les sentiers d’Afrique pour piller les richesses et soumettre les hommes.

Entends-tu comme moi l’écho de ces théories qui faisaient de tes fils bien moins que des humains ?

Entends tu dans cette voix qui résonne à Dakar le souvenir de toutes celles qui violèrent ta terre ?

Du fond de mon exil c’est le cœur déchiré que j’entends cette voix qui vomit son mépris

Elle l’enrobe de mots qui se disent amicaux pour nier ton histoire, ton droit à la mémoire.

Il y a bien longtemps pourtant c’était hier des gens qui lui ressemblent on fait mal à ma terre.

Au plus profond de moi comme les fils de ta terre je porte cette blessure dans mes soubassements .

Dans leur manque de respect pour la terre d’Afrique ils ont pillé le sol et violé nos croyances, sans le moindre égard pour ce que nous étions, et des cris de douleur sont montés de ta terre.

Et voici qu’à Dakar, à deux pas de Gorée une voix retentit régurgite son dédain

Méconnaissance totale de l’histoire de cette terre insulte à la mémoire de ceux qui sont partis.

Au large de Gorée de la mer monte un chant le souvenir de ceux arrachés à leur terre

La mélopée se mêle à la voix d’aujourd’hui et de la terre d’Afrique monte un cri de colère

Malgré les enseignements qui remontent du passé restés dans une vision aux relents nauséabonds des hommes et des femmes sur ma terre ont marché venus en conquérants comme d’autres avant eux . Ils se sont acharnés à violer ton honneur dans une impunité mêlée de toute puissance Vassale des nations c’est ainsi qu’ils te voient asservie à leurs mots soumise à leurs désirs.

Pour eux tu n’es qu’objet tu n’es pas leur égale tu n’es pas partenaire tu leur es inférieure.

Mépris pour ta culture restreinte dans leurs mots à un simple folklore, à un état d’enfance.

Ils disent te respecter alors qu’ils te proposent de n’être plus toi même si tu veux exister Voici que ton passé dans leurs mots est réduit à des rêveries d’enfant, légendaires utopies.

Tu n’aurais pas d’histoire si l’on en croit leurs dires ni la capacité de forger ton destin. Et voici que j’entends remonter de Gorée le vent qui réunit tous les cris de tes fils.

Hier et aujourd’hui se confondent dans un cri qui mêle à la douleur la rage et la révolte. Le « plus jamais cela » qui monte de Gorée s’empare des étudiants rassemblés à Dakar.

L’écho de leur colère, de leur indignation rejoint la mer au large pour trouver tes enfants.

Ceux du reste de l’Afrique et de la diaspora qui élèvent leur voix pour dire « plus jamais ça ». Plus jamais le mépris et plus jamais les viols, par les mots par les actes ni même par le regard. Plus jamais accepter les pas des prédateurs ne plus courber l’échine se laisser piétiner.

 

Plus jamais nous plier aux desseins des satrapes complices du mépris dont on abreuve ta terre, pourvu que se remplissent leurs panses jour après jour leurs voix ne sont pas nôtres c’est la voix de leurs ventres.

Un cri s’élève du fond de la terre d’Afrique pour dire qu’après le viol vient la restauration, le temps où la blessée la terre qui nous est chère reçois de ses enfants le baume qui la guérit .

Un cri s’élève d’Afrique et de la diaspora pour dire que notre terre comptera désormais

sur ses fils et ses filles sur ceux qui la respectent pour relever la tête et laver son honneur.

Nous dirons à nos fils, et aux fils de nos fils que tu es digne d’honneur, que tu as une histoire. Un cri s’élève d’Afrique le cri de nos racines qui appelle ses enfants à connaître leur histoire.

De moi la fille d’Afrique qui vit loin de sa terre mais qui porte en son sein la mélodie d’Afrique monte un cri qui appelle ses fils à l’unité rassemblés par le cri qui monte depuis Dakar.

Mon cri et ma prière pour mama Africa est que se lève pour elle une saison nouvelle dans laquelle ses enfants secouant les jougs anciens embrasseront enfin leur destinée d’Afrique.

 

africamama.jpg



Un cœur du bout des doigts

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Dessiner du bout des doigts

Un cœur pour Celui qu’on chérit

Puis lever les yeux vers le ciel

En espérant le voir sourire

Redevenir petit enfant

Quand ta pensée ô Dieu m’effleure

Me savoir de toi tant aimée

Dépose en mon cœur de l’émoi

 

 

Que pourrais-je Seigneur te dire

Sinon que je t’aime mon Papa

Je veux chanter, rire et danser

Je veux crier je suis à toi

Bien des fois je suis étonnée

De la joie qui m’inonde l’âme

Alors je me laisse emporter

Par l’ivresse de son amour

Je me souviens du temps d’hier

Où le cœur en berne je pleurais

Mon âme perdue dans la douleur

Ne savait en quoi espérer

Tu es venu et m’a trouvée

Tapie dans la grotte de mes peurs

Tu as pris ma main dans la tienne

Et a séché chacun des pleurs

J’ai appris grâce à ton amour

A lever les yeux vers le ciel

J’ai ouvert les yeux et j’ai vu

Le plus joli des arc-en-ciel

Je savais pouvoir espérer

A la vue du sourire des cieux

Qu’un avenir à tes côtés

Serait tout à fait merveilleux

Aujourd’hui j’avance avec foi

La main dans celle de mon Papa

Quand je tombe il me relève

Et ses anges veillent sur moi

Depuis que je t’ai rencontré

Je me laisse aller à l’innocence

Et comme revenue en enfance

Je dessine un cœur du bout des doigts

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