Tous les trois jours une femme meurt suite aux violences domestiques. Un numéro de téléphone : Le 39 19

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En France, derrière les portes closes de maisons et d’appartements, des coups pleuvent sur des êtres fragiles. Violences domestiques faites aux enfants, aux femmes, et même à des hommes dont la parole est encore bridée par la honte et la dépossession apparente de leur masculinité. Des coups qui meurtrissent les victimes, les dépossédant d’une légitime estime de soi. Des coups qui nient la dignité de l’autre et qui quelquefois ôtent la vie. Derrière les murs de nos villes, villages et quartiers, des voisins peut être sont livrés au déchaînement de cette intolérable, de cette femmequipleure.jpg inacceptable violence. 

Je voudrais mettre l’emphase sur l’une de ces violences, celle faite aux femmes qui, tous les trois jours tuent une femme, derrière les murs et les portes closes tout près de nous. Heureusement qu’il y a des personnes formées à écouter et à aider ces victimes de violences, pour sortir les mères et les enfants de l’emprise d’un compagnon violent. Il n’y a JAMAIS d’excuse à céder à la violence et à rouer de coup un autre être, plus fragile de surcroît. On a le choix de s’en aller avant que la violence triomphe de nous, on a le choixde demander de l’aide, on a le choix d’arrêter le poing dans la course vers le visage ou le corps de l’autre. On n’est JAMAIS responsable des coups qu’on nous assène. le coupable c’est celui qui frappe. Qui démolit l’autre à coups de poings comme si c’était un objet dépossedé d’âme, de libre arbitre, d’être. Les femmes sont battues derrière les portes closes des banlieues défavorisées et aussi de celles des quartiers huppés de Paris, de Lyon, de Marseille et d’autres villes. La violence est là dans toutes les couches de la société.

Courage à ces personnes victimes de violence conjugale dont les cris intérieurs sont baîllonnés par le peur de leur bourreau. Si vous lisez ceci et êtes victimes de violence conjugale, je vous en prie, appelez le 39 19.

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Trouvé sur le site de 20 mn, l’article qui suit a été réorganisé mais sans en modifier le moindre mot.

 http://www.20minutes.fr/article/145606/20070314-France-Femmes-battues-appelez-le-3919.php 

Selon les chiffres publiés dans une étude par la Délégation aux victimes, rattachée à la Direction générale de la police nationale, «168 personnes sont décédées en France en 2006, victimes de leur compagnon ou compagne», soit une femme tous les trois jours.  «Cette violence s’exerçant dans le cadre familial, 11 enfants ont également été victimes de violences mortelles exercées par le compagnon sur la mère», relève la Délégation. 
En incluant les suicides des auteurs et les homicides de tiers, ces «violences occasionnelles ont occasionné au total le décès de 228 personnes», précise-t-elle.  Cette étude montre que «la majorité des homicides conjugaux ont eu lieu dans des couples dont la situation matrimoniale était établie (concubinage, mariage)», et que «la séparation apparaît comme la cause la plus souvent présente dans le passage à l’acte des auteurs». Appeler le 39 19

Garantissant une réponse anonyme et personnalisée, dans toute la France, ce numéro, qui a le coût d’un appel local, est accessible du lundi au samedi de 8h à 22h, et les jours fériés de 10h à 20h.

Entre 11 à 23 écoutantes formées et spécialisées dans l’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales seront mobilisées pour répondre aux demandes : assistantes sociales, éducatrices spécialisées et psychologues, qui répondront en plusieurs langues (français, anglais, arabe, espagnol).

 Quelques liens pour approfondir le sujet :

 Le silence des femmes battues : http://www.france5.fr/cdanslair/D00063/249/

Photograpier les femmes battues : http://sadin.rebelle.com/fr/femmes/

Le calvaire des femmes battues : http://ancien.lepoint.fr/dossiers_societe/document.html?did=133478

Tracy Chapman a chanté cette violence domestique qui tue il y a bien longtemps.  Cette chanson m’a bouleversé dès la première écoute et elle garde malheureusement une actualité transfrontalière.

http://www.dailymotion.com/video/5dm2NtD3h0E1e7zFw 

BEHIND THE WALL

Last night I heard the screaming
Loud voices behind the wall
Another sleepless night for me
Won’t do no good to call
The police
Always come late
If they come at all
And when they arrive
They say they can’t interfere
With domestic affairs
Between a man and his wife
As they walk out the door
The tears well up in her eyes
Last night I heard the screaming
Then a silence that chilled my soul
I prayed that I was dreaming
When I saw the ambulance in the road

And the policeman said
« I’m here to keep the peace
Will the crowd disperse
I think we all could use some sleep »



Festival de Cinema Attac : le thème « L’homme malade de son environnement »

Bonjour à tous,

A partir de ce soir, commence le festival de cinema d’Attac. Ceux d’entre vous qui sont dans le région Ile de France auront peut être à coeur d’y faire un tour. La variété des thèmes et l’approche et le regard peuvent aider à la prise de conscience de l’urgence écologique. Je ne peux malheureusement pas y aller et être votre reporter sur place. Si l’un de vous y allait merci de nous raconter et de nous communiquer les éclairages que ces débats auront apporté.

Cette année, le festival de cinéma d’Attac « Images Mouvementées » aura pour thème :

« L’Homme malade de son environnement » et aura lieu au cinéma « Les 7 > Parnassiens » 98, boulevard du Montparnasse, 75014
Paris du 16 au 22 mai 2007.

Petit jingle pour une mise en bouche :  

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Dans sa 5ème édition, le festival Images Mouvementées poursuit la réflexion à la croisée
des champs social, économique, scientifique et politique. Face à l’ampleur des questions
que soulèvent le lien «santé-environnement », la difficulté majeure tient dans la nécessité
d’associer étroitement le combat écologique et le combat social.

A la question « Quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? » il convient d’en associer une autre : « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Ce cinquième festival propose :
-  Une quarantaine de films (documentaires et fictions, longs et courts-métrages) traitant de ces questions en France et dans le monde,
-  De nombreux débats réunissant des représentants de l’ensemble de la société civile :
Responsables associatifs, sociologues, historiens, représentants syndicaux et, bien entendu, cinéastes,
-   Des rencontres avec les publics scolaires, les Centres de loisirs de la ville deParis,
-   Des moments d’échanges dans une ambiance festive : rencontres avec des réalisateurs, lectures, causeries….

PROGRAMME DES DEBATS

1 – L’insécurité globale contre la santé des hommes Séance d’ouverture : mercredi 16 mai à 20 h Débat précédé du film : « Notre pain quotidien »de Nikolaus Geyrhalter,
Autriche, 2006, 92 mn, Sans paroles.
Intervenants : Patrick Viveret (philosophe) , André Cicolella (chimiste et toxicologue) .
Modérateur : Hervé Kempf, auteur du livre
« Comment les riches détruisent la planète ».

2 – La santé n’est pas dans son assiette Jeudi 17 mai à 20 heures
Débat précédé du film : « Pas de pays sans paysans » de Eve Lamont, Canada, 2005, 90 mn.
Intervenants : Lylian Le Goff (médecin nutritioniste), , François Dufour (paysan « bio », Confédération Paysanne).
Modératrice : Véronique Gallais, Présidente d’Action Consommation.

3 – Nuage (d’intoxication) nucléaire Vendredi 18 mai à 20 heures
Débat précédé du film : »Le soleil et la mort – Tchernobyl, et après »de Bernard Debord, France, 2006, 82 mn.
Intervenants : Annie Thébaud-mony (sociologue, directrice de recherche INSERM), Xavier Renou (Réseau « Sortir du nucléaire »),Martial Mazars (CRIIRAD).
Modérateur : Ivan Du ROI ?Témoignages chrétiens).

4 – Le travail, c’est pas la santé !
Samedi 19 mai à 20 h 30 Débat précédé du film : « J’ai très mal au travail » de Jean-Michel Carré, France, 2006, 82 mn.
Intervenants : Isabelle Lagny (médecin du travail) , Gérard Filoche
(inspecteurs du travail).
Modératrice : Naïri Nahapétian (Alternatives Economiques) .

5 – Plongeon dans le grand bain… chimique
Dimanche 20 mai à 20 h 30 Débat précédé du film : »La digue » de Frédéric Touchard ,
France, 2006, 52mn.
Intervenants : André Cicolella (biologiste), Geneviève Barbier (médecin), François Veillerette (Président du MDRGF).
Modératrice : Ruth Stégazy (France-Culture) .

6 - Voyage au sein du « bluff technologique »
Lundi 21 mai à 20 h 30 Débat précédé du film : »Le silence des Nanos » de Julien Colin,
France, 2006, 70 mn.
Intervenants : Etienne Cendrier (Président de « Robin des toits »), Claudia Neubauer (Coordinatrice de la Fondation Sciences Citoyennes). 

Modérateur : Jean-Luc Porquet (Le Canard Enchaîné).

Contact: attac-festimages@attac.org

Site du festival : www.local.attac.org/images-mouvementees/

Cinéma Les 7 Parnassiens: www.parnassiens.com



L’urgence écologique :un autre regard sur la nature. Merci à Marie et Zara

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Nous sommes dans une période durant laquelle l’urgence écologique se fait sentir. Je n’ai pas besoin d’épiloguer dessus ou de prétendre être un fer de lance en matière de préservation de la planète. Je dois à la vérité de dire j’ai vécu longtemps sans un regard attentif sur la nature et la préservation de celle-ci. Je devais être de ceux qui la considéraient comme un donné, une évidence, une chose pérenne. Mais il y a une vérité qui dérange mais qui n’en est pas moins vraie, c’est que si la génération à laquelle j’appartiens n’adopte pas une attitude responsable, alors nous nous aurons la responsabilité d’avoir détruit une terre dont nous ne sommes pas et n’avons jamais été propriétaires, mais juste des intendants. Une attitude arrogante typique de notre humanité fait de nous le but ultime de tout au service duquel tout le reste devrait se soumettre. Au nom de combien de conforts immédiats sacrifions nous la viabilité de la planète sur laquelle se poseront les pieds de nos descendants ?

Il est possible de modifier des habitudes quotidiennes, même légèrement et produire un impact formidable sur l’avenir de nos enfants. Il y a le tri, la consommation intelligente de l’eau, l’usage intelligent du chauffage etc.

Au détour des blogs on fait des rencontres intéressantes et j’ai rencontré un blog qui me donne de réfléchir sur ces points qui jusqu’ici m’ont été plus périphériques que centraux . Je vous encourage à faire un tour sur le blog de Zara  http://zara-ecolo.over-blog.com/ qui est de ces blogs qui m’aident à réfléchir à des points auxquels je n’aurais pas fait attention. Vous y trouverez des points divers qui vont de la dénonciation de la tauromachie, à la lutte contre le port de la fourrure, en passant par celle des tests sur les animaux  des produits de beauté. Elle y aborde des points qui aident à repenser le quotidien dans une perspective écologique. Grâce à elle mon regard change progressivement sur bien des points et je l’en remercie.

Un autre blog qui participe à me donner un autre regard c’est celui de Marie http://natureinsolite.unblog.fr/ dont les photos dévoilent ou plutôt nous invitent à chercher la face cachée de la nature. Au travers de cette quête, mon regard sur la nature change. Etre attentif à la nature jusque dans ses détails aide à la regarder autrement et à la respecter et à réformer son rapport à elle. Merci à Marie. Je vous encourage à visiter son blog qui est d’une incroyable richesse et en plus elle est une femme fabuleuse dont la rencontre m’est un cadeau rare.

Deux chansons en spéciale dédicace à Marie et à Zara. merci à vous les filles pour cet autre regard que vous m’offrez sur la nature. Bises.

 Il y a bien longtemps un chanteur à la voix et au charisme renversants a poussé ce cri en faveur de la nature :

Mercy Mercy me (The Ecology) : Marvin Gaye

 http://www.dailymotion.com/video/1bdN291dB5KKK1P8E

Woo ah, mercy mercy me
Ah things ain’t what they used to be, no no
Where did all the blue skies go?
Poison is the wind that blows from the north and south and east

Woo mercy, mercy me, mercy Father
Ah things ain’t what they used to be, no no
Oil wasted on the ocean and upon our seas, fish full of mercury

Ah oh mercy, mercy me
Ah things ain’t what they used to be, no no
Radiation under ground and in the sky
Animals and birds who live nearby are dying

Oh mercy, mercy me
Ah things ain’t what they used to be
What about this overcrowded land
How much more abuse from man can she stand?

Oh, na na…
My sweet Lord… No
My Lord… My sweet Lord 

Laura Mayne (Native) chante le thème de Pocahontas

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Tu crois que la terre t’appartient toute entière
Pour toi, ce n’est qu’un tapis de poussières
Moi, je sais que la pierre, l’oiseau et les fleurs
Ont une vie, ont un esprit et un cœur
Pour toi, l’étranger ne porte le nom d’Homme
Que s’il te ressemble et pense à ta façon
Mais en marchant dans ses pas, tu te questionnes
Es-tu sûr, au fond de toi, d’avoir raison
Comprends-tu le chant d’espoir du loup qui meurt d’amour
Les pleurs du chat sauvage, au petit jour
Entends-tu chanter les esprits de la montagne
Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent
Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent

Courons dans les forêts d’or et de lumière
Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
La terre nous offre ses trésors, ses mystères
Le bonheur, ici-bas, n’a pas de prix

Je suis fille des torrents, sœur des rivières
La loutre et le héron sont mes amis
Et nous tournons tous ensemble, au fil des jours
Dans un cercle, une ronde à l’infini

Comprends-tu le chant d’espoir du loup qui meurt d’amour
Les pleurs du chat sauvage, au petit jour
Entends-tu chanter les esprits de la montagne
Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent
Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent

Là-haut, le sycomore dort
Comme l’aigle royal, il trône impérial
Les créatures de la nature ont besoin d’air pur
Peu importe la couleur de leur peau

Chantons tous en chœur les chansons de la montagne
En rêvant de pouvoir peindre l’air du vent
Mais la terre n’est que poussières
Tant que l’Homme ignore comment
Il peut peindre en mille couleurs l’air du vent



Ca s’est passé vendredi, ça s’est passé en France, en janvier 2007 !!!

« Une femme sans domicile fixe, âgée de soixante-seize ans, a été retrouvée morte de froid,

Une femme sans domicile fixe, âgée de soixante-seize ans, a été retrouvée morte de froid, vendredi soir, près du Forum des Halles, à Paris. Surnommée « Mamie » par les habitants de ce quartier, la vieille dame a été retrouvée sans papiers. Elle errait dans les rues alentours du Forum depuis deux ans et personne ne connaissait son passé. »

http://www.humanite.presse.fr/journal/1996-01-01/1996-01-01-742149

J’ai trouvé cette brève sur le site du journal l’humanité ce soir après avoir été alertée par Patricia que je remercie. Ca m’a fait un coup au moral. Coup de blues face à cette misère là, dans un pays dans lequel les moyens existent pour sécuriser les processus de protection des populations fragiles. Je suis consternée par le fait que chaque hiver, des gens meurent de froid et que hiver après hiver, on soit surpris de voir le froid revenir et décimer des populations fragiles. Je suis triste parce que l’exclusion dans les sociétés post-modernes grandissent et que l’individualisme s’amplifie. Je m’interroge aussi par rapport à l’extraordinaire capacité de communication qu’offre Internet et je me demande si, discutant avec des personnes du bout du monde, échangeant des idées passionnantes certes, on ne court pas le risque de négliger des personnes autour que l’on ne voit plus. Je pense trop je sais, et vous n’êtes pas sensés être les spectateurs de psychanalyse en direct n’est-ce pas ? Encore que … Et la solidarité des bloggers alors ? Clin doeil

L’information précédemment citée m’a cueillie à froid aujourd’hui, peut-être aussi parce que toute la communication autour de la vie et l’oeuvre de l’Abbé Pierre me font réaliser que 50 ans après son appel de l’hiver 54, les pouvoirs publics ne se sont pas réellement donné les moyens de changer les choses. Quand j’entends qu’on veut donner son nom à la loi sur le logement opposable je dis ok. Oui mais après ? Oui mais au-delà de cette démarche symbolique ? J’ai entendu à la radio que cette loi l’Abbé Pierre l’a réclamée il y a 50 ans au moins. Arghhhhhhhhhh !!!!

Derrière quel autre homme ou femme à l’âme noble se cachera t-on pour se donner bonne conscience et ne pas changer structurellement les choses ?  Ce soir j’en ai gros sur le coeur parce que dans un pays qui a les ressources pour protéger ses enfants ça ne devrait pas arriver. je ne puis me résigner à trouver ça acceptable. Je refuse de m’habituer, je refuse de ne plus voir, de ne plus ressentir. Non pas ça ! Ce sera ma poche de résistance !!!

Quelque fois ça m’arrive j’ai envie de hurler face à ces injustices. Je connais les limites de l’écho de mon cri mais ce soir comme dirait l’autre « j’ai envie de me casser la voix »

Très bonne nuit à vous et je vous souhaite une merveilleuse journée demain

Amitiés et merci de m’avoir lue.



Strange Fruit : un chant de Billie Holiday à écouter pour ne laisser la mémoire se perdre

Dans le sud des Etats-Unis, il n’ ya pas si longtemps, la bêtise, la méchanceté et le racisme faisaient rage. C’était une époque où l’on retrouvait pendus aux arbres le long des rues des fruits étranges : des hommes noirs. C’est une chanson dont le texte est sombre mais qui parle d’une réalité terrible. Ca fait froid dans le dos n’est-ce pas ? Quelle barbarie ! Comment ont-ils pu se livrer à de tels actes ? Comment la peur de voir l’autre accéder de plein droit à un statut dont on n’aurait jamais dû le priver (celui d’humain) et la peur consécutive de le voir accéder à un autre statut auquel il pouvait légitimement aspirer ( celui de citoyen) a t-elle pu libérer une telle créativité dans la sauvagerie ?

Nous pouvons, du haut de notre « monde civilisé » gloser et nous sentir inaccessibles à cette forme de barbarie. Mais ces personnes étaient des êtres humains comme nous qui s’étaient laissés contaminer par la haine et qui pour certains avaient reçu le mépris et la haine de l’autre en héritage. Sommes-nous si différents d’eux ? Si nous pensons que oui et les rangeons dans catégorie qui nous rassure : celle des anomalies de l’humanité, alors nous prenons le risque de ne pas être en alerte quand se lèvent des sentiments qui pourraient se convertir en haine. En effet, tant que nous laissons s’arrêter dans nos pensées l’idée, même fugitive selon laquelle l’autre nous est inférieur sur un critère racial et qu’il mérite de ce fait un traitement moins bon que celui que nous pensons mériter, tant que nous laissons s’arrêter dans nos pensées l’idée que la race de l’autre est haïssable, alors symboliquement nous ajoutons d’autres « fruits bizarres » pendus aux arbres de notre bêtise et de notre stupidité.

Heureusement que pour beaucoup nous ne vivons pas dans des zones de non droit et le Ku Klux Klan ou quelque autre organisation de ce type n’ont pas la possibilité de donner libre cours à la haine en toute impunité. Heureusement pour nous n’est-ce pas ? Mais si nous tendons l’oreille nous pouvons entendre ça et là des cris de haine qui montent de différentes communautés humaines.

Soyons attentifs à ne pas laisser pendre ça et là dans nos coeurs les « fruits bizarres » nés du racisme et de la haine. Pour mémoire écoutons Billie Holiday qui met en chanson la terrible réalité qui avait cours il n’y a au fond pas si longtemps.

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Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black bodies swinging in the Southern breeze
Strange fruit hanging from the poplar trees

Pastoral scene of the gallant South
The bulging eyes and the twisted mouth
Scent of magnolias sweet and fresh
Then the sudden smell of burning flesh

Here’s a fruit for the crows to pluck
For the rain to gather
For the wind to suck
For the sun to rot
For the tree to drop
Here’s a strange and bitter crop



Ne pas trahir son cœur et protéger ses sens : le biais ou la contradiction du don

Hier matin, alors que je me préparais pour aller travailler, j’écoutais distraitement les informations. C’est alors que mon attention a été attirée par le comédien Jean Rochefort qui parlait des sans abri avec qui il avait passé une partie de la nuit au bord du canal Saint-Martin, dans un campement installé par l’association « les enfants de Don Quichotte » Avec une voix tranquille, il attirait notre attention sur l’ insupportable détresse de ces femmes et ces hommes marginalisés par la misère. 

Le journaliste nous annonçait que d’autres personnes connues, notamment des hommes et des femmes politiques devaient à leur tour se rendre sur ce lieu pour soutenir les sans abris, et partager un instant le dénuement de leur vie. 

Ce matin, la radio m’informait que la nuit dernière, Cécile Duflot et Yann Wehrling respectivement nouvelle et ancien secrétaire général(e) du parti des Verts avaient passé toute ou partie de la nuit avec ces personnes démunies. En allant travailler,  je me demandais comment manifester ma solidarité, comment matérialiser la compassion qui étreignait mes entrailles à ces gens enfermés dans une détresse insupportable.

Une expérience personnelle avait rendu mon regard sur cette détresse là, moins superficiel.

http://dipitadidia.unblog.fr/2006/09/27/fait-divers-un-fait-dhiver/

Mais comment rendre concrète cette solidarité, comment manifester ma compassion face à leur détresse ? Il y avait bien entendu la possibilité de me rendre là où se retrouvaient tous les autres au bord du canal mentionné plus haut. Cependant l’idée de passer la nuit dans cet endroit me glaçait littéralement. En ce moment il fait froid, terriblement froid même, surtout si on ramène la réalité des températures à celle plus subjective que perçoit mes sens. 

Par ailleurs le froid – toute acceptable et compréhensible que soit cette raison de ne pas partager la tente des sans abris du canal – n’était pas l’argument principal de ma résistance à l’idée de passer la nuit au milieu de ces personnes. J’aurais bien voulu que ce soit la raison, car elle était la plus acceptable, celle qui pouvait venir poser un plâtre sur les fissures de mon indifférence et ma peur d’entrer dans l’univers de l’autre pour le comprendre. La peur ou le refus de rencontrer l’autre sur le terrain de sa misère, de son déclassement social qui interrogerait sans aucun doute mes assises apparemment stables dans une société en mouvement perpétuel. Cette peur de regarder la société dans laquelle j’évolue comme susceptible de me laisser comme d’autres aujourd’hui sur le bord du chemin. 

Il y a quelques semaine j’ai entendu à la radio le matin, un monsieur d’une trentaine d’années, peut-être plus, ancien photographe, qui avait connu, à ses dires le succès et gagné des sommes d’argent colossales,puis s’était retrouvé sans domicile fixe. Ca fait froid dans le dos n’est-ce pas ? Bien sûr parce ça rappelle les fragilités de nos assises sociales. Cet homme racontait comment la honte de se retrouver démuni l’avait poussé à se couper des siens pour ne pas être celui qui demande de l’aide et il a ainsi été happé par la spirale de la désocialisation. C’était absolument terrifiant ! A la fin du reportage, le journaliste nous informait que l’homme venait de retrouver un emploi mais était toujours sans abri. 

Il y a quelques mois, le quotidien gratuit « Metro » parlait d’un homme qui avait un emploi à temps plein mais n’était pas en mesure de trouver un logement sur Paris et banlieue. Cet homme dormait d’un œil dans les bus de nuit. Il était dans une spirale qui pouvait le conduire à tout moment à la perte de son emploi et à entrer dans la désocialisation à son tour. A la fin de l’article l’homme nous disait l’exaspération croissante de son employeur. 

Violence d’une société qui offre de moins en moins de repères et de sécurités quant à l’avenir. 

Ce matin, la pensée de me rendre au canal Saint Martin faisait son chemin mais je me proposais d’y passer juste quelques minutes. Que pouvais-je leur apporter pour manifester mon soutien et être utile ? Une idée m’est venue : j’allais acheter une grande quantité de baguettes de pain et les leur porter. Alors que je marchais j’ai réalisé que l’idée d’apporter quelque chose à ces personnes fragilisées me déculpabilisait. 

Pourquoi cette déculpabilisation ? Cette pensée, ce questionnement m’ont arrêtée sinon physiquement, au moins ont t-ils arrêté le fil de ma pensée. Plutôt que d’interroger les raisons profondes de ma résistance à partager l’intimité de ces personnes différentes de moi, j’avais « botté en touche » en revenant par la porte de la « charité », par la porte, par le biais du « don » évitant ainsi de sonder les raisons de mes actions. « Je pense donc je suis » disait l’autre. Il y a des moments où l’on aimerait moins « être » pour ne pas avoir à penser n’est-ce pas ? 

« L’homo cogitus » en moi s’est mis en route et a fait passer à mon intelligence les raisons moins nobles pour lesquelles je n’avais pas envie de me frotter à « ces gens là ». Le dégoût face à la saleté. L’incapacité et le refus de supporter les odeurs qui me soulèvent le cœur, les visions qui me révulsent. La peur de la promiscuité qui me mettrait en contact avec eux. Terrible constat de l’inhumanité tapie dans mon humanité. Mon cœur veut agir, ma compassion est réelle (du moins en ai-je l’impression), mais mes sens (odorat et vue notamment) font de la résistance et se refusent à entrer en contact avec des odeurs insupportables à mes sens et la laideur des peaux crevassées par une vie misérable, par l’absence d’hygiène élémentaire et que sais-je encore. 

Pour demeurer cohérente avec la « noblesse » de l’émotion première, et ce malgré la résistance de mes sens il restait un échappatoire, une porte de sortie un moyen de ne pas me trahir : donner sans me donner. 

Ca me questionne sur la réalité des dons que je fais, des actes de charité que je pose. Et si le don n’était qu’un biais inconscient pour masquer mon incapacité à aller vers l’autre dans sa réalité ? Et si le don matériel devenait le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas trahir mon cœur tout en ménageant mes sens ? Alors là le don deviendrait un don pour moi et non pour cet autre qui serait instrumentalisé et non plus servi ! Oh là là quel terrible constat sur soi ! Mais pourquoi ai-je commencé à penser, à réfléchir ?Triste Et si j’étais allée trop loin dans l’introspection ? emoticone

Une question me hante et elle est terrifiante : et si le don n’était finalement pour moi qu’un moyen inconscient de me donner le droit de détourner les regards et en fait de détourner le cœur de l’autre sans payer le prix de la culpabilité  ? Au moins la question est-elle posée. C’est peut-être un début.



Comme un écho…

Ce matin en allant travailler  j’ai acheté le journal libération qui avait en une le titre suivant « Racisme antinoir l’indulgence coupable ». Je vous encourage à le lire en ligne sur le site du journal www.liberation.fr

L’éditorial de Laurent Joffrin est instructif et courageux. Je vous le livre tel que publié. Il est venu ce matin comme un écho à ma réflexion et à mes interrogations, comme une réponse à mon questionnement. Comme un souffle sur les braises en extinction de l’espérance. Oui il y a des voix qui se lèvent pour reconnaître l’intolérable dans les mots lâchés sans vergogne et sans respect pour ceux dont on parle. Il est des voix audibles qui appellent tacitement ou distinctement à la responsabilité. Si nous lisions nos actions et réactions par la bonne lorgnette nous serions peut-être moins enclins à des indulgences coupables. Bonne lecture.

 Editorial

Communautarisme blanc

Par Laurent JOFFRIN

QUOTIDIEN : lundi 18 décembre 2006

     

Les mots fâchent. Les dérapages d’un Sevran ou d’un Frêche contre les Français noirs, venant après plusieurs autres, ont heurté l’élémentaire correction humaine. Mais ce qui fâche le plus, c’est la facilité avec laquelle les intéressés se faufilent vers une impunité tranquille. Pascal Sevran, girouette irresponsable, a balbutié quelques excuses. Georges Frêche, cacique tenant son fief à coups de menaces et de manoeuvres, défie les instances du PS, qui n’osent pas affronter un féodal récidiviste, soutien de Ségolène Royal. Le président de la région Languedoc-Roussillon en est à son énième provocation louche. On annonce une enquête, une commission, des débats… Habituelle tactique pour noyer le poisson.

Alors les associations noires se sont fâchées. Qui ne les comprendrait ? Qui ne voit que l’exhibition de ces clichés archaïques par des membres de l’establishment médiatique ou politique blesse la conscience d’une population déjà soumise à discrimination ? Dans un pays qui a admis il y a seulement cinq ans que la traite des Noirs était bien un crime de masse dont il fallait se souvenir, qui fêtait jusque-là l’abolition de l’esclavage en 1848 mais ne parlait pas de sa longue existence sous autorité française, qui conservait une rue parisienne au général Richepance, bourreau des Antilles sous le Consulat, quelques phrases vulgaires font une affaire plus grave qu’il n’y paraît.

On dira que la sensibilité à vif du Cran, le Conseil représentatif des associations noires, devant des paroles destinées à s’envoler, est surtout la manifestation d’un «politiquement correct» qu’on attribue à la montée du «communautarisme» en France. Le grand mot est lâché : «communautarisme». Tonner contre, comme dirait Flaubert.

Les Noirs protestent ? Les enfants d’Africains sont mécontents ? Les Antillais manifestent ? Communautarisme ! Il faut donc revenir sur ce mot-valise qui reviendra comme un leitmotiv dans la campagne présidentielle. La définition en est fort simple : c’est la volonté de faire passer les lois de la communauté avant la loi tout court, de faire prévaloir un préjugé, une coutume, un précepte particulier sur les règles républicaines. Dans ce cas, la chose est condamnable. La République connaît des citoyens, non des communautés. Les Républicains ont raison d’être vigilants face à telle ou telle pratique religieuse ou familiale qui prétendrait s’imposer, contre la loi, aux individus.

La condition noire ne saurait excuser les dérapages d’un Dieudonné ou d’un Raphaël Confiant. Mais en quoi les associations noires, qui demandent une meilleure représentation au sommet de la société et récusent la discrimination qui les frappe, sont-elles «communautaristes» ? En quoi l’exigence d’une histoire nationale qui fasse droit à leur propre histoire, à la mémoire des crimes qui les ont frappés, est-elle menaçante ? La République reconnaît le droit d’association. Si les Africains ou les Antillais veulent s’associer pour défendre leurs intérêts, qui peut les blâmer ?N’ont-ils pas motif à se plaindre ? Il arrive un moment où la dénonciation rituelle du «communautarisme» est surtout l’expression d’un communautarisme blanc. Non, les minorités qui s’organisent dans le cadre des lois ne sont pas menaçantes. Elles exercent leurs droits. Voilà tout.



Quand les mots sont vecteurs de maux

Il y a quelques jours aux informations j’ai entendu, puis lu dans les journaux ce qu’on appelle le « dérapage » d’un présentateur de la télévision publique française. Dans les propos rapportés par la presse l’homme suggère la stérilisation de la moitié de la planète en parlant de l’Afrique. La solution aux maux de ce continent résiderait donc dans une action qui à terme devrait amener à la disparition de ceux qui le peuplent. Les maux des africains seraient donc les africains eux mêmes et la solution à leurs maux serait de les arracher à ces maux en les empêchant de naître, en les empêchant d’être. Intéressante comme solution non ? Soustraire les africains de l’Afrique guérirait l’Afrique de ses maux. Mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Et quand l’Afrique aura été vidée de ses fossoyeurs (les fils et les filles d’Afrique) que fera t-on du continent ? J’éviterai de me lancer dans des conjectures. Au-delà de la violence incroyable de l’eugénisme qui soutend ces propos, je suis interpellée de plus en plus par la parole raciste décomplexée qui est libérée en France. Sur telle ou telle radio on débat pour se demander si ce propos n’est pas juste une maladresse qui cache cependant une vérité. Sur les blogs et autres forums cette situation est un catalyseur qui ouvre à des débats surréalistes et nauséabonds pour plusieurs d’entre-eux. La parole raciste est libérée et se cache derrière un propos paternaliste pour s’exprimer. Je suis consternée de voir l’éruption de volcans cachés de la haine et de la xénophobie qui trouvent tous les prétextes pour se manifester. Un responsable socialiste après s’en être pris à la « sous-humanité » des Harkis s’en prend désormais sans complexe à l’équipe de France de football dans laquelle il y aurait trop de noirs. La France diverse et multiethnique se rétrécit par ces propos, voulant ramener l’identité nationale à une couleur de peau unique et blanche. Cette France là, celle qui veut lever la tête et écraser les autres n’est pas belle. Elle est celle qui va chercher dans l’homme le pire, le plus abject, le plus détestable dressant les hommes les uns contre les autres sur des critères ethniques ou pigmentaires. C’est pathétique, c’est dramatique. Et ça l’est d’autant plus que l’histoire est en marche et que de fait la France est déjà multiculturelle et multiethnique. Quels que soient les propos des politiques prétendant rassurer ceux qui ont peur de la différence, l’histoire est en marche et les enfants de ceux venus d’ailleurs français par naissance ou par naturalisation sont là, ils sont irrévocablement d’ci, faisant partie de l’histoire et de la destinée de cette nation. Construire ensemble, il faudra bien en avoir la volonté si l’on ne veut pas voir s’ériger des murs entre les races, entre les communautés, murs dont les gardiens féroces seraient la haine et la négation de l’autre. Il est encore temps de choisir de construire.

En ce moment, il est dans l’air du temps de débattre, de disséquer, d’analyser, et d’y aller de sa petite phrase qui comme un glaive atteint au coeur et au milieu de tout ça, des humains comme moi et d’autres sont blessés par la violence et l’irresponsabilité des mots qui fédèrent l’ignorance, la haine et la bêtise. La violence des mots qui raconte de plus en plus fort que certains humains sont de trop sur le planète. Des mots qui nient le droit à être pour ceux qui n’ont pas choisi de naître ici où là. Certains humains seraient des empêcheurs de prospérer et de « mondialiser » en paix. Les enfants des familles nombreuses seraient coupables d’exister parce qu’ils sont comme une tâche sur la conscience impérialiste, mondialiste et libérale qui rappelle qu’il y a des choses à régler dans le monde alors qu’on avance vers le tout économique qui n’est de surcroît qu’un leurre.

Au-delà de la bêtise et de la violence des propos d’un animateur auquel je n’ai pas besoin de retirer mon admiration (il ne l’avait pas), au-delà des propos abjects d’une figure importante du parti socialiste, au-delà des débats qui libèrent de plus en plus des propos intolérables, je fais le constat que cette semaine, un sondage a révélé  l’imprégnation de la pensée d’extrême-droite en France. Un quart des sondés est d’accord avec la pensée du leader du parti principal de l’extrême-droite française !

Hé oui ! On n’agite pas impunément la figure de l’autre comme dangeureuse, haïssable, méprisable et cause de tous les maux sans atteindre les profondeurs de la pensée de ses contemporains et les changer pour le pire. Les mots deviennent plus dangereux que des armes car ce sont eux qui structurent la pensée de ceux qui dans une bouffée délirante pourraient glisser dans la violence et tenter de se débarrasser physiquement de ceux qui sont perçus comme la cause de tous les maux. Plus le temps passe, plus mon espérance se contracte. Quel avenir pour les relations entre personnes différentes ? La haine, le soupçon et le mépris sont-ils désormais intrinsèques à nos relations ? Le communautarisme dans son sens exclusif de l’autre est-il devenu inéluctable ? Je refuse de le croire et quelle que soit les phases d’anémie par lesquelles passe mon espérance dans une France différente et réconciliée, quelles que soient les secousses que rencontrent ma foi en la pacification des relations ( je dois à la vérité de vous avouer que j’ai parfois bien des « crises de foi ») il ya malgré tout, tapie au fond de moi, une espérance qui avec entêtement refuse de céder à l’air du temps et refuse de s’éteindre. J’espère de tout coeur qu’il y a de nombreuses personnes qui comme moi refusent de se laisser enfermer dans des à priori détestables et que ces personnes entêtées de l’espérance, comme moi, persévereront  à voir dans l’autre, quelle que soit sa race son frère en humanité. Mais quel chantier mes aïeux ! Hommes et femmes de bonne volonté retroussons nos manches et passons le bon témoin aux jeunes générations. Il y a du boulot, mais c’est encore possible de tout changer pour le meilleur.



Jeunes, noirs et doués

Etre noir(e), jeune et doué ça existe, et ce n’est pas de la science fiction promis !!! (lol).

Nina Simone qui chante ici a souffert du racisme et de la ségrégation aux USA. Qui se souvient que dans les années 60 les noirs américains trouvaient refuge en France ? Qui se souvient que Saint-Germain des Prés avait un sens pour ces transfuges qui voyaient en Paris un terre d’espérance ? Miles Davis l’a fait et a passé du temps à Paris. Josephine Baker chantait en français « j’ai deux amours, mon pays et Paris ». C’était il y a longtemps, c’était il y a peu. Des écrivains comme James Baldwin voyaient en la France une terre de refuge. Pour beaucoup d’afro américains et d’africains, la terre était une terre d’espérance. Les choses ont bien changé depuis…

Je dédie ce chant aux jeunes gens originaires d’Afrique fussent-il afro-africains, afro-américains, des caraibes ou d’ailleurs. Puissent-ils découvrir leur plein potentiel et fonctionner dans la plénitude de leur talent. Je pense à ces petits enfants qui font partie dans ma vie et à ceux que je ne connais pas et j’espère qu’ils n’entreront jamais dans les vêtements proposés qui voudraient en faire des laissés pour compte de la vie, de la réussite et de l’espérance. Je souhaite de tout coeur qu’ils puissent se découvrir jeunes, doués, et talentueux avec devant eux un incroyable champ de possibles. Puissiez-vous, les enfants réaliser votre plein potentiel. Comme disaient certains jeunes « spéciale dédicace » à Guillaume-Charles brillantissime fils de ma soeur qui a ouvert dans nos coeurs des chemins insoupçonnés, à William-Frédéric un prince dont les éclats de rire sont des joyaux précieux dans nos mémoires, Yohanan né ce 28 octobre et déjà tant aimé, et au bébé de ma soeur François Emmanuel qui est né ce 1er novembre et qui a déjà a sa place dans nos coeurs et nos rêves.

Spéciale dédicace à Johann ( l’un des premiers de la nouvelle génération qui est à la fois force, détermination et fragilité. Beau potentiel d’adulte) Sashou, Steeve, Shoops (si brillante et douée tant pour le chant que pour l’écriture) et Zouzoune les enfants de mes amies d’aujourd’hui, d’hier et de toujours. Spéciale dédicace à mes neveux et nièces de sang et ou de coeur. Je pense à Chloé dont le nom Tiki raconte sa place dans le ciel affectif de ses parents, à Lloyd mon grand neveu dont la pureté du coeur est pour moi plus qu’un pédagogue. Il m’a choisie et ça n’a pas de prix. A la grande Fanny dont le regard profond laisse affleurer des richesses intérieures. Je pense à Wilfried qu’on appelle Charles si vif et intelligent, à Ornella au caractère affirmé, à Alycia, une véritable étoile. Je pense aux autres neveux et nièces que la vie a éloigné et que je n’ai pas vu depuis des lustres, mais à qui je souhaite tous les bonheurs du monde. Je pense à Kelyna qui fait la joie de sa maman, Andréa adolescente brillante, à la tribu de Dana que je découvre par la plume de Matha, à Brice Armel potentiel prix nobel de littérature et ses cousins….Je pense à vos enfants que je les connaisse ou pas, noirs de la diaspora ou d’Afrique et je leur dédie ce chant. Je leur souhaite de tout coeur de réaliser leurs rêves et d’être heureux. Que des propos absurdes et imbéciles ne les empêchent jamais d’entrer dans leurs destinées. Que les entraves humaines jamais ne brident leurs rêves. Image de prévisualisation YouTube



Titiller le pire pour « fabriquer » un évenement

Depuis quelques semaines, les médias s’entretiennent avec fébrilité de « l’anniversaire » des émeutes de l’année dernière.  j’entends ça et là prétendre qu’on craint un nouvel embrasement. Jour J moins… Alors Paris brûle t-il ?  Je suis assez consternée parce que la quête latente du sensationnel semble dépasser la retenue et le bon sens. Titiller le pire pour avoir de la matière éditoriale ? Je m’interroge…

Y aura t-il une déclaration intempestive de quelque responsable politique pour être l’étincelle qui embraserait les banlieues ? Il y a certes des tensions et des frustrations dans les banlieuses dites difficiles. mais a t-on besoin de leur demander de manière détournée de se manifester par la violence ? Je me questionne. Quand j’entends certains journalistes débattre de cet « anniversaire » je ressens comme un malaise parce que j’ai l’impression qu’il y en a qui espèrent que quelque chose va se passer. Tout ceci met mal à l’aise non ? Pourquoi ai-je l’impression que nous sommes dans une période dans laquelle on va chercher le pire dans l’homme. On titille la violence chez le jeune asocial ou désocialisé. On va chercher le rejet de celui qui est différent chez l’homme. L’autre devient dangereux pour soi, celui qui vient nous voler et nous perdre. L’image du plombier polonais qui a jalonné le débat sur la constitution européenne a consacré la xénophobie, la peur de l’étranger, bien qu’étant européen, comme socle, comme programme politique. Aïe ! On débat sur l’adhésion éventuelle de la Turquie à l’union Européenne et le débat légitime connait des glissades surprenantes. L’homme n’est plus encouragé à penser, à réfléchir, il est encouragé à ressentir : « je ressens donc je suis ». Descartes est battu le règne de l’émotion est en marche. La peur devient l’arme qu’on utilise pour construire son terreau politique quitte à déconstruire le lien social. La peur est  manipulée, instrumentalisée et  cause des dégâts relationnels parfois irreversibles. On titille le pire dans l’homme pour exister politiquement, peu importe si on se dédit. Titiller le pire dans l’autre pour qu’il lise les questions sociétales au travers du prisme de la méfiance, de la peur, du mépris, de la haine de l’autre. On ne donne plus à l’autre de la matière à réflexion, mais on le bombarde d’images, de sons, de bruits qui annihilent sa réflexion et sans s’en rendre compte il reproduit le discours qu’on lui a donné en prenant soin de lui faire croire que celui-ci est le fruit de sa réflexion. Titiller le pire chez l’homme conduit immanquablement à des catastrophes et ce qui se passe m’inquiète. Les sondages d’opinion d’une population à qui l’on fait croire que le résultat du sondage est son opinion construisant par ce biais le mythe sur ces hommes et femme politiques qui sont proches du peuple. Cette proximité supposée ouvre la porte à des propositions qui titillent le pire chez l’homme. La gouvernance par l’émotion a commencé nous voilà entrés dans une ère inquiétante celle de l’émotion et de son corollaire la communication. Espérons que le bon sens trouvrera son chemin et que certaines personnalités auront le courage de braver une impopularité passagère ou durable pour recadrer les choses. Espérons que le monde médiatico politique saura se montrer responsable.



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