Planète en larmes dans un bain de sang

larme00.jpg picture by maddyspaceCe matin, dans la presse j’ai lu qu’il y avait eu deux attentats en Irak. Bilan : 62 morts et 182 blessés. Encore du sang, encore des larmes en perspectives pour des familles touchées et des vies brisées. Vous me connaissez, la machine à cogiter s’est mise en route et m’a conduite sur des rivages inattendus : un état des lieux subjectif de la planète.

Au Darfour : il y a une moyenne de 10000 morts par mois depuis 2003. 10.000 morts par mois !!! En janvier 2007 nous en sommes à 200000 morts au Darfour. Sinistre comptabilité. Derrière les chiffres, des hommes. Derrière les chiffres des larmes, du sang, des drames, de la douleur, des larmes de sang. Je me souviens du Rwanda, de la Bosnie, et d’autres épicentres de la douleur et de la sauvagerie humaine et je suis glacée d’effroi. Je pense à la Tchétchénie où les condamnations de principe de certaines voix de la communauté internationale restent en sourdine tant le son du cynisme économique et diplomatique résonnent fort et prime sur tout le reste.

Un conflit doit il être médiatique pour attirer l’attention des décideurs de la planète ? On parle certes aujourd’hui du Darfour mais au-delà du discours et de la condamnation de principe. 200000 êtres humains ont péri ! Combien de vies dévastées par ces drames ? Quel est le seuil international de tolérance à la barbarie, à l’intolérable ? J’entends l’écho des voix des familles brisées par la dictature chilienne longtemps soutenue par les USA. J’entends les pas de danses de ces femmes en Argentine qui pleurent leurs disparus. Femmes en larmes, familles brisées, planète en larmes.

Il y a bien longtemps, mes études m’ont conduite à plonger mes yeux dans la guerre civile libérienne et j’en suis sortie le coeur au bord des lèvres en colère et un peu désespérée. Désespérée de voir combien des enjeux et des réseaux d’intérêts contradictoires ouvraient la voie aux viols de femmes et d’enfants, à l’intoxication par des drogues de jeunes enfants qu’on désocialisait pour les transformer en machines à tuer. Désespérée de voir des états limitrophes armer des milices tout en oeuvrant à la pacification du conflit par la diplomatie. Viol d’enfance, viol d’innocence, entrée en barbarie, vies détruites sur l’autel des intérêts personnels des chefs de guerre. Je me souviens de l’élection du sinistre Charles Taylor. Il fait nuit sur la planète.

Face à ces chiffres,face à ces drames, les souffrances et tracas de notre quotidien deviennent relatifs car hormis quelques abrutis qui peuvent nous asséner ça et là des propos blessants ou globalisants, hormis aussi des cas particuliers de dérives individuelles dramatiques nous ne courons pas quotidiennement le danger de voir une voiture piégée exploser dans le voisinage ou de voir des kamikaze s’asseoir avec nous dans le bus. Ca relativise nos psychodrames quotidiens.

Je me souviens que l’on meurt au Congo, en Côte d’Ivoire, en République Centrafricaine et ailleurs. Je me souviens que l’Afrique verse le sang de ses fils sous la pression d’intérêts particuliers et/ou claniques et sous celle plus pernicieuse des intérêts pétroliers honteux qui ont n’ont aucun scrupule à soutenir des régimes indignes. Et je me souviens que le sang des enfants de Sierra Leone entoure de manière invisible le cou de bien des riches propriétaires de diamants de par le monde. Je pense à ces dictateurs sans foi ni loi qui livrent la planète aux larmes et la couvrent de sang. Je pense aux dictateurs occidentaux en habits de démocrates qui mettent en oeuvre leurs travers antidémocratiques loin de leurs pays, construisant des réseaux qui asservissent des populations entières. Je me souviens des basses oeuvres de la Françafrique et des réseaux Foccart et deleurs conséquences dramatiques sur l’Afrique francophone d’aujourd’hui. Je pense à eux, les donneurs de leçons qui sous des prétextes fallacieux participent à vider des pays de leurs richesses en maintenant sur place des chefs d’Etats d’opérette qui bâillonnent leurs populations et vident leurs jeunesses de tout espoir en l’avenir. Triste période sur la planète.

Je pense à ces femmes et hommes qui s’entassent dans des bateaux de fortune et que l’on retrouve morts au large de l’Espagne parce qu’ils ne voient en leurs pays que des fossoyeurs d’espérance et s’enfuient vers un ailleurs qu’ils espèrent meilleur. Un endroit qui recueille leurs corps avec une compassion anémiée. Douleurs d’Afrique, atrophie de l’espérance de ses enfants, larmes d’africaine sur sa terre blessée.

Je pense aux « fantômes » de l’ancien centre de Sangatte, fermé à grand renfort de tapage médiatique sans pour autant régler la situation sur le terrain mais plutôt en aggravant les choses. Je repense à la solitude des ces personnes errantes cherchant un débouché à leurs désespérances : la Grande Bretagne. Je pense à leurs regards filmés dont la flamme semble éteinte alors qu’ils tournent en rond dans la région du Pas de Calais, cherchant une porte de sortie à leur désespoir.

Je pense à ce dictateur grotesque qui tient captives les vies et les espérances de millions de Nord Coréens. Je pense à ces femmes, enfants et homme pour qui la faim est quotidienne et qui vivent un situation dramatique tandis que le dictateur ubuesque se repaît d’un culte de la personnalité hérité de son père fort grotesque lui aussi. Je pense à ces vies captives de la folie des hommes. Je me souviens des blessures d’Haïti. De Duvallier père et son fils piteux. Je pense au sang pas encore sec sur la terre haitienne, sang réactivé par des régimes nauséabonds comme celui de l’homme que l’on a cru bon à une époque, l’ancien dictateur Aristide sous le régime duquel la torture s’est nantie de raffinements intolérables. Je pense aux cris qui montent depuis le sang de ces vies blessées. Sur la terre se joue une allégorie du premier meutre biblique par l’écho du cri du sang versé.

Je me souviens du sinistre couple Ceausescu et de la souffrance infligée aux roumains durant des années sombres. Je me souviens de la vague d’espoir soulevée dans mon cœur au basculement des années 80-90. Je me souviens de la chute du mur qui divisait l’Europe et qui se tenait entre deux Europe comme une blessure, une tâche, une douleur. Je me souviens des peuples de l’Est accédant à la liberté. Je me souviens de Vaclav Havel image de la résistance et de la liberté. Je me souviens de Mstislav Rostropovitch jouant du violoncelle assis sur un chaise sur un pan du mur ce Berlin.

Je me souviens de Nelson Mandela marchant avec majesté vainqueur debout après avoir mis KO, avec ses compagnons de résistance un régime au delà de l’immonde. Je me souviens de son poing levé. Je me souviens de Mandela dansant sur un air de liberté. Je me souviens de ces images que j’ai regardées à la télévision derrière un voile de larmes émues. Je me souviens de ce temps où j’espérais de meilleurs lendemains pour la planète.

Mais voici, des cris de douleur montent par toute la terre. Des cris de douleurs viennent de la Palestine où des mamans serrent contre leur cœur leurs enfants tués. Des larmes inondent les visages de maman d’Israël à la suite d’attentats qui leur ont volé leur enfant. Moyen Orient en larmes dans un bain de sang.

Et j’entends le silence assourdissant du monde occidental et les précautions oratoires de ceux qui sont prompts à fustiger d’autres régimes. Je les entends se taire sur le régime chinois. Les intérêts économique liés à la probable prochaine puissance économique mondiale ont assourdi les cris de la place TienAnmen. Le marché prime sur l’humain. J’ai mal à la planète.

Et le compte des morts en masse grandit. La plus grande catastrophe naturelle est devenue l’homme lui-même, prédateur sanguinaire ou en col blanc de son prochain, alors qu’il se met au service de ses intérêts, des intérêts de son clan, tout cela au mépris de la vie, de cet essentiel qu’est la vie humaine.

Planète en larmes dans un bain de sang. Triste constat.

Bonne soirée à vous qui m’avez lue. Merci de vous être arrêtés et d’avoir accompagné mes cogitations déambulatoires.

 



Comme des plumes dans le vent : la rumeur

« La rumeur est la fumée du bruit  »

Victor Hugo   

«  La rumeur, le plus vieux média du monde »

Jean-François Revel

Bonsoir  à vous, Ce week-end, je réfléchissais ou plutôt j’accompagnais le cours de mes pensées pour me laisser surprendre par quelque réflexion. Il y a une question qui m’a interpellée et je souhaite la partager avec vous. 

Je vais d’abord vous raconter une histoire … 

Dans une petite ville des Etats-Unis, un nouveau pasteur venait de prendre ses fonctions et sa famille et lui apprenaient à se faire à ce nouvel environnement. Il y avait dans cette communauté des codes et des stratégies qui s’étaient mises en place et la maison avait tourné d’une certaine manière avec le précédent pasteur et son épouse, couple âgé et « maternant ». L’église était en majorité constituée de personnes âgées et de couples dont les adolescents venaient plus par obligation que par goût. A l’âge adulte, ils se faisaient un plaisir d’occuper autrement leurs dimanches. 

Le nouveau couple pastoral arrivé, ils étaient jeunes, dynamiques avec une vision et une expression différente de ce que la communauté avait connu jusqu’alors. Les jeunes étaient plutôt clients de ce « management » dynamique et le pasteur avait à coeur de les impliquer et de les responsabiliser davantage. Mrs Smith, la pianiste qui avait accompagné les cantiques depuis 30 ans s’offusqua de ce que le pasteur lui demande de laisser des jeunes doués pour la musique s’impliquer avec elle dans la conduite des chants. Il fit l’acquisition d’une guitare, d’une guitare basse, et d’une batterie. Des jeunes et moins jeunes qui avaient toujours voulu s’impliquer dans les chants trouvèrent leur place avec enthousiasme. Mrs Smith était peu à l’aise avec cette nouvelle façon de faire. Quand ils se mirent à battre des mains au rythme des chants pendant le culte, elle manqua de s’étrangler et déclara les lèvres pincées qu’elle ne participerait pas plus longtemps à cette farce. 

L’église ne tarda pas à se remplir de jeunes gens aux cheveux multicolores et au look qui heurtait le sens de l’esthétique de Mrs Smith et ses amies. Les réunions entre elle et ses amies se transformèrent rapidement en procès du pasteur, de sa femme et de ses enfants. Il faut noter que la fille du pasteur avait un piercing sur la langue et son fils portait le cheveu long et des jeans trois fois trop grands. « De la graine de voyou » pensaient les bonnes âmes sus nommées. « Il ne peut tenir sa maison, alors une église ». Et d’approximations en appréciations biaisées sur la moralité douteuse de ce pasteur qui faisait du marketing dans l’église avec des méthodes forcément diaboliques (pensez-vous sa dernière diablerie avait été l’achat d’une guitare électrique dont chaque solo manquait de faire tomber le dentier de Miss Gordon, la meilleure amie de Mrs Smith. On ne comptait plus les onomatopées offusquées de ces dames et les jeunes gens les trouvaient tellement amusantes qu’ils disaient souvent que Miss Gordon, Mrs Smith et Mrs Peabody étaient les choristes à contre temps du groupe de louange de l’église. Mrs Peabody qui avait comme point commun avec Mrs Smith  d’être moins occupée depuis qu’elle était veuve et d’avoir par conséquent davantage de temps pour s’occuper des affaires des autres. Miss Gordon avait quant à elle une pratique de curiosité malsaine quinquagénaire. La « sainte » médisance n’avait pour elle aucun secret. Le club des trois avait pris l’habitude de se retrouver chez l’une ou l’autre pour prendre le thé et papoter. La frustration aidant le pasteur, sa famille, les jeunes échevelés aux instruments bruyants devinrent le sujet récurrent de leurs conversations. Et voici qu’un jour, Miss Gordon, entrant à l’improviste dans le bureau du pasteur le vit plongé dans une conversation avec la jeune Marge, une ravissante jeune femme de vingt ans. Ils étaient tellement à leur conversation qu’ils ne l’entendirent pas. Elle s’empressa le lendemain de semer une allusion dans l’esprit de ses amies. Ces dernières étaient tellement remontées contre le pasteur qu’elles ne prirent pas de recul. Sans s’en rendre compte, elles cherchaient désormais des preuves de l’immoralité du pasteur. Quand deux dimanches plus tard, la ravissante Marge fut choisie pour interpréter en soliste  »Amazing  Grace », les trois amies se regardèrent d’un air entendu. Elles tenaient leur preuve. Peu leur importait que la jeune femme ait une voix magnifique, elles voyaient et entendaient tout par le prisme du soupçon. 

Leur capacité de nuisance et de contamination fut telle que quelques semaines plus tard, la rumeur avait fait le tour de la ville et, la pauvre Marge, accusée d’entretenir une liaison avec le pasteur, avait dû aller vivre chez sa tante dans le Missouri. Le pasteur et son épouse étaient consternés. Les enfants ne voulaient plus aller à l’école. Le pasteur et son épouse avaient décidé de faire front mais, voyant dans quel état ses enfants se trouvaient, il réunit le conseil d’église auquel il annonça sa démission. Mrs Smith et ses amies, membres du conseil avaient eu ce qu’elles voulaient, le pasteur libéral allait partir. Puis la femme du pasteur, appelée par son époux se joignit à eux et leur raconta la dévastation que cette rumeur avait causé dans sa famille. Elle racontait sa souffrance à posteriori d’avoir douté de son mari. Elle parlait des enfants blessés par les allusions de leurs camarades de classe. Elle pleurait et il était visible que son mari était très ému. Sans un mot, le pasteur se leva, il prit la main de sa femme et ils s’en allèrent, laissant l’assistance bouleversée. 

Il était dix -sept heures quand on frappa à la porte. L’épouse du pasteur en ouvrant la porte vit les trois amies devant la porte. Elles n’en menaient pas large apparemment. Elles demandèrent à voir le pasteur. Quand ce dernier arriva, après des balbutiements et des éclaircissements gênés de la gorge, elles se confondirent en excuses. Elles lui dirent qu’elles regrettaient le mal qu’elles avaient fait. Elles demandèrent au pasteur s’il voulait bien leur pardonner. « Vous êtes un homme de Dieu et vous savez que Dieu nous demande pardonner les offenses » plaida Mrs Peabody avec audace. Le pasteur eut un sourire triste puis il leur dit « bien sûr que je vous pardonne. Vous devriez faire la même démarche vis-à-vis de mon épouse, de mes enfants, de Marge, de sa famille ». Les trois commères acquiescèrent. Dans un élan de générosité posthume, elles suggérèrent  d’avouer devant l’église qu’elles avaient lancée cette rumeur. Le pasteur garda le silence un instant puis, il dit aux trois dames qu’il leur demandait de faire une chose. « Tout ce que vous voudrez pasteur » dit Mrs Smith .Il prit trois coussins sur le canapé du salon, se saisit d’un couteau et en déchira les coutures. Il leur demanda de prendre chacune un des coussins et semer les plumes sur le chemin jusqu’à ce que le coussin soit vide, puis de revenir. Les trois commères le regardèrent interloquées. C’est qu’il avait l’air sérieux le pasteur ! La douleur l’aurait-elle définitivement égaré ? Elles prirent chacune un des coussins moins par conviction que pour ne pas le contrarier. Puis, suivant les directives du pasteur, elles prirent chacune leur chemin , semant consciencieusement les plumes du coussin. Elles revinrent l’une après l’autre après avoir accompli leur mission. Miss Gordon était la première. Quand les deux autres arrivèrent, elles dirent au pasteur qu’elles avaient fait ce qu’il demandait. Il leur demanda de repartir sur le chemin et de ramasser les plumes qu’elles avaient semées sur le chemin. La certitude était faite. La pauvre homme avait définitivement perdu la raison ! Les trois femmes se regardèrent et pour ne pas contrarier l’aliéné elles sortirent et s’attelèrent à la tâche. 

Quand elles revinrent essoufflées par l’effort fourni, le pasteur leur demanda les coussins. Il s’adressa à Miss Gordon « Le coussin est à moitié vide miss Gordon ! » . Elle répondit « j’ai fait ce que j’ai pu mais je ne pouvais pas retrouver toutes les plumes. Le vent en a emporté la moitié. « C’est vrai » dirent en cœur ses amies. Le pasteur leur sourit et dit « ainsi en est-il des rumeurs. Quand elles sont semées, le vent les emporte et on ne peut jamais en rattraper les effets. »  Les trois femmes blêmirent et prirent la mesure de leurs actions. 

Trois semaines plus tard, le pasteur et sa famille quittèrent la ville. Les trois amies regardèrent la voiture s’éloigner depuis la fenêtre de chez Mrs Peabody. 

Cette histoire naïve certes, et élaborée en grande partie par mon imagination n’avait pour but que d’être le support à une réflexion. Pour avoir été victime de la rumeur, voire de la calomnie, je peux témoigner que ses dégâts peuvent en être dévastateurs. Quelquefois, avec légèreté, nous nous laissons  aller à être les transmetteurs volontaires ou non de semi-vérités voire de rumeurs. Nous sommes en plus dans une période durant laquelle les rumeurs fleurissent ça et là. En ce moment les dérives de la pré campagne électorale distillent des rumeurs relayées par des médias complaisants.  Souffrez que je ne relaye aucune d’entre elles même pour étayer mon propos.  Ces méthodes de distillation de la rumeur sont discutables et à mon sens ignobles. Parfois on lance une rumeur et la teneur de la dite rumeur en assoit la diffusion. Le démenti de la rumeur a en général moins d’audience. Le démenti n’est pas trash, il n’est pas sulfureux, il n’est pas vendeur.  Internet est un outil, un média formidable mais la rapidité et la facilité de transmission des informations m’incite d’autant plus à la vigilance, consciente que la capacité de pollution et de contamination de la rumeur est amplifiée de manière exponentielle. Vu l’amplitude des cibles que l’on peut toucher nous risquons de rapporter des oreillers encore plus vides que les trois commères de l’histoire. 

Vigilance orange sur les rumeurs c’est ma réflexion du week-end. Le moyen de la mettre en œuvre ? J’attends vos idées et réflexions.

 Merci de m’avoir lue et très bonne soirée (ou journée selon le moment où vous lire ce billet) 



L’absolu de la solitude

solitude.bmp

La solitude à mes yeux 

Prend différents visages . 

Quelquefois tendre la main 

Et se saisir du vide 

Enlacer de ses bras 

L’absence de l’être aimé. 

Se parler à soi même 

En élevant la voix 

Non par un choix de vie 

Mais faute de vis à vis. 

Au moment de partir 

Pour le dernier voyage 

Passer de l’autre côté 

Au son de l’indifférence. 

Ce qui à mes yeux est 

L’absolu de la solitude : 

Arriver au bout de soi 

Et ne trouver personne. 

Parce qu’au cours du voyage 

On se sera perdu 

Parce qu’on n’aura pas su, 

Pas voulu ou pas pris 

Le temps pour une rencontre 

Unique et essentielle 

La rencontre avec soi. 

Je vous souhaite à tous de ne jamais faire face à cette solitude là.

Amitiés à tous et merci pour votre visite.

Bon week-end !



123

Couissiz |
Ker Gwen |
Le Blog de Coco |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Entrez dans mon univer de m...
| Réalité ou rêve ?
| formation-continue-à-l'ubo