Will you be there : Michael Jackson

« La solitude est le fond ultime de la condition humaine.

L’homme est l’unique être qui se sente seul

et qui cherche l’autre »

Octavio Paz

Pour le chant « Will you be there » de Michael Jackson frise la perfection dans les harmonies vocales et rythmiques. Oui oui et je suis d’accord avec moi même ! Cool Cet avis ne tient pas simplement à de névrotiques fidélités à un chanteur qui m’a accompagnée de l’enfance à l’âge adulte parsemant ma vie d’éblouissements et d’émotions uniques. Elle ne tient pas seulement au souvenir d’un manque de maîtrise de soi lors d’un concert parisien en 1988 qui s’est matérialisé par des secrétions lacrymales aussi soudaines qu’inattendues. She’s out of my life et moi comme une midinette je vibrais à la voix et à l’émotion parfaitement scénarisée. Ce péché de jeunesse me suivra longtemps Embarasse Grâce à Dieu aucune video de ce moment de faiblesse ne circule sous le manteau. Mon avenir politique serait en péril ! Langue

Non je chant est éblouissant même à des oreilles d’adulte aux rides traitresses (oh temps suspends ton vol !). Ce chant est éblouissant bien longtemps après que les posters ont quitté les murs de mon sanctuaire d’alors. Il y a un incroyable crescendo qui habille le texte et que la voix de Michael Jackson fait vivre d’une façon qui me touche.

Quand sur un parcours de vie l’on a croisé des solitudes subies, des abandons et des trahisons, on peut rencontrer un peu de soi dans cette chanson et dans le cri et la quête désespérée qui lui sont sous jacents. C’est une chanson aboutie. Oui j’ose le dire aboutie.

Will you be there ?

C’est le cri de bien des coeurs humains perdus dans la masse et qui aspirent à être vus, reconnus, distingués, accompagnés par la fidélité de l’attachement de quelque alter ego. « They told me a Man Should Be Faithful and walk when not able and fight till the end but I’m only human ! » Face aux attentes dictées par le prescrit il y a le cri de celui qui a conscience de n’être qu’un humain. Dans mes désespoirs dans mes tribulations, etc seras-tu là ? Ca c’est de la chanson vous dis-je ! Et le Michael Jackson se paye le luxe d’habiller ce cri désespéré qui rencontre l’universel d’une musique et d’arrangements à tomber par terre. Ou à tomber sans glisser comme on dirait par chez moi. Sourire

« Seras-tu là » ?

Une question qui hante bien des relations et qui raconte une peur du vide et de l’abandon qui a inspiré troubadours et poètes. Les mots de Michel Berger portés par sa voix ou celle de Véronique Sanson parle de cette peur de se retrouver seul au coeur de la tourmente, peur d’être lâché par ceux qui pour le moment sont encore là. C’est fou les angoisses qui accompagnent consciemment ou non nos relations. Ce chant me touche pour bien des raisons et peut être aussi qu’il dit ce que la pudeur ne m’a jamais permis de dire. Peut être parce que quand autour de soi les sièges sont vides chanter peut être une thérapie à bon marché. Chanter et tant qu’à faire à tue-tête ! Peut être aussi parce que ce chant est comme un objet transitionnel qui permet de passer par un détour pour dire ce qui bouillonne en soi sans se mettre en danger. Il va falloir que je creuse la raison pour laquelle pourquoi certaines chanson de ce monsieur me servent d’exutoire thérapeutique ? Dr Freud êtes-vous là ? Oh je dois vous laisser mon psy imaginaire me réclame à corps et à cri pour éviter le recours à la camisole de force. J’ai quelques questions existentielles à creuser. Mais de vous à moi, on peut tout à fait profiter de la splendeur de ce chant sans faire un détour par des déambulations mentales. Moi je suis incurable.Clin doeil

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WILL YOU BE THERE

Hold Me
Like The River Jordan
And I Will Then Say To Thee
You Are My Friend

 

Carry Me
Like You Are My Brother
Love Me Like A Mother
Will You Be There?

 

Weary
Tell Me Will You Hold Me
When Wrong, Will You Skold Me
When Lost Will You Find Me?

 

But They Told Me
A Man Should Be Faithful
And Walk When Not Able
And Fight Till The End
But I’m Only Human

Everyone’s Taking Control Of Me
Seems That The World’s
Got A Role For Me
I’m So Confused
Will You Show To Me
You’ll Be There For Me
And Care Enough To Bear Me

 

(Hold Me)
(Lay Your Head Lowly)
(Softly Then Boldly)
(Carry Me There)

 

(Lead Me)
(Love Me And Feed Me)
(Kiss Me And Free Me)
(I Will Feel Blessed)

 

(Carry)
(Carry Me Boldly)
(Lift Me Up Slowly)
(Carry Me There)

 

(Save Me)
(Heal Me And Bathe Me)
(Softly You Say To Me)
(I Will Be There)

 

(Lift Me)
(Lift Me Up Slowly)
(Carry Me Boldly)
(Show Me You Care)

 

(Hold Me)
(Lay Your Head Lowly)
(Softly Then Boldly)
(Carry Me There)

 

(Need Me)
(Love Me And Feed Me)
(Kiss Me And Free Me)
(I Will Feel Blessed)

 

[Spoken]
In Our Darkest Hour
In My Deepest Despair
Will You Still Care?
Will You Be There?
In My Trials
And My Tripulations
Through Our Doubts
And Frustrations
In My Violence
In My Turbulencewillubthere.gif

Through My Fear
And My Confessions
In My Anguish And My Pain
Through My Joy And My Sorrow
In The Promise Of Another Tomorrow
I’ll Never Let You Part
For You’re Always In My Heart.

 

www.azlyrics.com

 

 

 

 

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Bonne Année 2008 à moi !

 « Ne laissez personne venir à vous

 et repartir sans être plus heureux »

Mère Teresa

cueillirtoncoeur.jpg picture by maddyspaceDébut d’année, bien des résolutions sont prises. Arrêter de fumer, de boire à se rouler par terre au milieu de la semaine, d’oublier ses enfants dans le four à l’heure de « Desperate Housewives » (oups je veux dire le roti. Hi hi !) Innocent.

Résolutions de début d’année. Juste un rêve, des mots, une utopie ? 

Simples conséquences de réveillons trop arrosés ou de délires nés de crises de foie ? (arf!!).

Tourner la page d’une année et embrasser la nouvelle avec des attentes dans tous les départements de la vie. Rêves de possibles, inaccessibles étoiles, moteurs utiles pour aller de l’avant.

En début d’année, pas de résolutions mais petit bilan aux regard des aspérités de l’an écoulé et des erreurs commises et évitables si je veux m’épargner des ritournelles exécrées en 2007.  Par ailleurs je me pose la question de ce que je veux voir manifeste dans ma vie et quels sont les moyens que j’ai de rendre possible à la matérialisation de mes attentes.

Tourner la page pour soi, la tourner pour l’autre. Sortir de soi pour aller vers l’autre. Donner ce petit peu de soi qui vaut pour l’autre la récompense à la fois espérée et inattendue du chercheur d’or lassé par les faux espoirs  et les « à peu près » qui ont jalonné sa quête d’un meilleur lendemain, d’un ailleurs différent.

Parfois il suffit de si peu : un sourire, un regard, une épaule, une oreille pour faire entrer de la lumière dans la vie d’un tiers que l’on ne sait pas enfermé dans d’épaisses ténèbres bâties par l’échec, la maladie, le deuil, la dépression, la dépréciation de soi, la solitude et de bien d’autres extincteurs de la joie. Il y a tant d’amour à donner de larmes à essuyer, de mains à tenir, de regards à croiser au coin d’une rue, le temps d’offrir une petite pièce et un sourire d’un humain à l’autre. Il y a tant de vie à vivre et à partager. Tant de rires, de sourires, de regards, de temps retenus captifs de la routine, de l’indifférence, ou de la peur de l’autre. Il y a tant de pardon à donner et de compassion à offrir pour soi, pour l’autre.

Tourner la page des échecs, des relations blessées, des hiers couleur chagrin.

Prendre le risque d’étendre ses limites pour aimer, pour donner ces petits ruisseaux de soi qui seront pour d’autres d’immenses rivières de vie, de paix, de consolation, de force, et d’espoir pour d’autres. Participer même sans en être conscient à ce que l’autre relève la tête, retrouve un peu de courage pour continuer la route. 

Le rêve à la fois intime et dévoilé de l’homocomplexitus que j’assume êtreCool c’est d’être, même (et le plus souvent) sans le savoir une source de bénédictions, de rafraîchissement, de rires, de consolations, d’encouragement, de joie etc pour ceux qui croiseront ma route en 2008. Mon rêve est qu’en me quittant ceux qui auront passé du temps avec moi virtuellement ou réellement se sentent mieux qu’en arrivant même si je n’ai pas conscience de ce qui se joue dans la transaction. Donner à mon prochain parce que je sais avoir tant reçu de LUI.

Si tel était le cas, alors 2008 aura été une bonne année pour moi.

Il y a d’autres pages que je tourne en conscience, des aménagements personnels qui restent volontairement dans la sphère privée. On ne va pas se lancer dans une séance d’effeuillage des émotions ce n’est pas le genre de la maison ! Que nenni le strip tease émotionnel ne passera pas par moi. Bande de curieux rangez vos camescopes !  Langue

Permettez moi de déroger aux usages et de me souhaiter publiquement une bonne année 2008.Cool

Ne vous gênez pas si vous voulez vous joindre à moi pour me la souhaiter bonne, heureuse, accomplie, épanouie etc dans cette perspective.

danseplage.jpg picture by maddyspace

Onel Mala : si on tournait la page

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La consécration du vide

soulierbrillant.gif picture by maddyspace

Bonjour à vous les amis,

Me voilà de retour. Je repose le pied sur la blogosphère après une pause salutaire et nécessaire. Ca me fait plaisir de vous retrouver.

Depuis mon île intérieure j’ai appris que la terre n’avait pas arrêté de tourner. Pas possibleSurprise l’univers n’aura donc pas cessé de tourner pendant mon break ? Moi qui me me croyais l’être le plus important de l’univers. Je ne serais donc pas indispensable à la marche du monde ? Oh la la déception mes amis Indeci! Bien obligée de constater que les micro événements de mon quotidien, effet papillon ou pas n’ont qu’un impact imperceptible sur le reste du monde. Ah nombrilisme quand tu nous tiens !

Rassurez-vous ceci n’est qu’un symptôme virtuel d’un mal dont j’espère ne pas être atteinte : la folie des grandeurs Clin doeil.

La folie des grandeurs, l’immodestie et l’apologie du vide semblent être la marque de fabrique de certains êtres dont les médias relaient sans complaisance les faits et gestes. Et plus les vide est abyssal, plus l’immodestie et la folie des grandeurs lui sont inversement proportionnels. De couvertures de magazines en journaux télévisés des visages s’affichent, s’agitent, brassent du vent établissant le vide et l’éphémère comme des valeurs cardinale d’une époque qui semble orpheline de sens. Ils s’appellent Paris Hilton, Loana, Steevy, et que sais-je encore, visages d’une période qui semble ériger le « rien » en raison d’exister, de paraître et de dire, même si ce que l’on dit a autant de poids que le néant. Le « rien » fait un bruit dont l’écho déverse sur nous des nouvelles sur des dérapages plus ou moins contrôlés de personnes et dont l’intérêt qu’elles suscitent continue à me laisser sans voix. Je ne compte pas les fois où le contenu des journaux télévisés m’a laissée la bouche ouverte de consternation. Le vide remplace l’information comme pour endormir celui qui regarde et écoute, comme pour le désintéresser de l’essentiel.

La raison ça et là entendue serait que le public en redemanderait. Mais bien sûr ! Les groupes de presse qui éditent des magazines basés sur l’intrusion dans l’intimité des personnes célèbres le font par philanthropie juste pour nous satisfaire nous, public avide de savoir ce que l’on trouve dans les poubelles de Gérard Depardieu ou de Jack Nicholson, voire de François Hollande ! Il va de soi que la robe de Monica Lewinski qui a fait couler tant d’encre nous intéresse au plus grand point. Si vous saviez combien peu il m’importe d’en connaître la couleur ou la matière !

Les célébrités kleenex se succèdent et l’on a vite fait d’oublier ceux qui quelques mois auparavant faisaient la couverture des magazines. Les télévisions, comme d’autres pour renouveler leur cheptel, font des castings à tout va pour mettre en lumière des anonymes et c’est ainsi qu’elles reçoivent des jeunes gens et jeunes filles qui, de rêves de gloire plein la tête s’alignent dans des files interminables par beau ou par mauvais temps, espérant être retenus dans quelque casting qui les mettrait un instant ou plus longtemps dans la lumière. Peu importe ce qu’ils feront ou le prix qu’ils paieront à cette gloire éphémère (où sont les protagonistes du premier loft français qui grisés par une gloire virtuelle avaient eu les honneurs du festival de Cannes ? Qui se préoccupe de ce qu’ils sont devenus une fois les projecteurs éteints, qui se soucie des probables détresses solitaires quand l’on se retrouve face à soi ?), ils espèrent toucher leur coin de ciel. Ils chanteront, ils danseront, ils se dénuderont le corps et l’âme dans des médias cyniques dont ils ne mesureront pas les règles du jeu dans un but atteindre leur inaccessible étoile : la célébrité, faire partie des personnes connues. Ils se croiront arrivés parce qu’un présentateur de talk show les aura invités sur son plateau. Ils ne semblent pas conscients que leur présence sur le plateau sert en grande partie à faire briller le présentateur qui fera assaut de sarcasmes et de «  bons  » mots trouvant en eux des clients faciles.

Etrange période que celle qui met en lumière le vide tandis que demeurent cachés à la vue du public des visages tenus captifs par la violence et l’intolérance pour avoir voulu se battre pour ce à quoi ils croyaient ou pour la liberté. Visages anonymes ou plus connus assignés à résidence à Rangoon, retenus captif en Colombie, massacrés au Darfour, essayant de survivre aux relents d’un racisme structurel dans le Dixie américain ou dans les attentats à Bagdad ou au Liban. Inestéthiques réalités peu télégéniques bien que la réalité des vies brisées ne soit pour le coup pas du vent.

Pendant ce temps comme les étoiles filantes caractéristiques de l’époque, des femmes et des hommes politiques occupent l’espace médiatique quelquefois pour dire des choses aussi visibles que le vent juste pour le plaisir d’exister dans la sphère médiatique. On met l’accent sur l’accessoire télégénique au détriment de l’essentiel pour exister, pour se faire un nom, pour dire un bon mot qui phagocytera le sens d’une intervention. Etrange époque que celle qui retient davantage les bourrelets gommés (ou non) d’un président, la nouvelle compagne d’un responsable politique de l’opposition ou le décolleté plongeant d’Hillary Clinton plutôt que leurs propositions concrètes pour exercer les fonctions auxquelles ils sont appelés. Le vide gagne du terrain sur le sens des choses.

Etrange période que celle qui met en lumière des visages et érige en événements des actions qui racontent vide pour oublier peut-être ceux et celles dont les visages mettraient en lumière les tragédies muettes ou plus bruyantes de notre temps, montrant la déliquescence de l’époque dans laquelle nous sommes.

Comme vous pouvez le constater les ami(e)s, je n’ai pas changé pause ou pas pause les hélices sous mon crâne sont toujours aussi indépendants emmenant mes pensées vers des rivages inattendus.

Ce qu’il y a de sûr c’est que j’ai de plus en plus envie de me centrer sur l’essentiel.

Je suis ravie de vous retrouver. Merci à vous d’avoir continué à faire vivre cet espace par vos interventions et vos messages dont la chaleur, l’amitié et le contenu souvent riche tranchent avec le vide mentionné plus haut.

Je lève mon verre à l’essentiel … et à vous mes amis. Santé !

Amitiés

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Etre soi

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Prendre le temps d’être soi. 

Se donner le loisir de découvrir l’être profond caché au fond de soi.

Prendre de le temps d’être soi, avant de s’habiller des habits étrangers à ce qu’on est vraiment. Prendre le temps d’être soi plutôt que d’embrasser ces rôles  prédéfinis qui  conforts d’aujourd’hui se révèleront peut être ennemis de demain et prisons d’après-demain. 

Prendre le temps d’approcher ce que l’on est en soi laisser se découvrir quelqu’un qui vaut vraiment la peine d’être trouvé.

Prendre le temps d’être soi, d’être réellement soi. Pas les projections des pairs ni les fantasmes des pères. Simplement la personne que l’on se découvre être dans cet endroit caché qui n’est accessible qu’à soi. 

Se défaire des manteaux trop grands ou trop petits prêtés par le vécu mais qui ne sont pas seyants. Enlever les souliers qui ralentissent la marche, trop grands ou trop petits, des souliers hérités mais qu’on n’a pas choisis. 

Oser la solitude pour faire taire tous les bruits qui empêchent de découvrir la petite voix du soi.

Prendre le temps d’arrêter, la course effrénée qui mène vers des buts définis que l’on ne questionne pas pour s’ouvrir des possibles porteurs de belles surprises telle que de se surprendre à être l’artisan de l’oeuvre qu’est sa vie. Et cette oeuvre majeure personne d’autre que soi n’a le pouvoir d’en faire une vie devenue chef d’oeuvre parce qu’on sait être soi et en paix avec soi.



les manipulateurs

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En parcourant les blogs amis pour une visite je suis passée chez Pitt  et j’ai  trouvé un article qui présentait un livre sur les manipulateurs que je vous encourage à découvrir : 

(http://www.pittlabo.org/index.php?post/2007/04/27/Les-manipulateurs-sont-parmis-nous-sachez-les-reconnaitre

Vous commencez à me connaître un peu : figurez-vous que les hélices sous la machine à cogiter se sont mis en marche me faisant parcourir les sentiers de la mémoire et de l’expérience personnelle ou partagée par le vécu d’autres.. 

Les manipulateurs : bien que le choix du mot soit masculin, quand je dis manipulateur je l’entends dans son acception générique bien entendu. 

Les manipulateurs… 

Comme dirait David Vincent : ils existent je les ai rencontrés. Clin doeil Parfois ils prennent le visage de la séduction, parfois celui de la force brute, parfois d’autres visages mais le but derrière est égoiste et égocentrique.

On peut les croiser dans bien des espaces de nos vies et de nos socialisations primaires et secondaires. On peut les croiser dans l’intimité d’une relation duelle, on peut les croiser au travail, dans la famille, dans les groupes, etc. Pas besoin d’être perdu sur une route sombre à moitié endormi pour les voir. Sourire

La manipulation est en soi pathogène et elle n’est pas certainement pas épanouissante loin s’en faut pour la personne qui en est victime dans la mesure ou elle est niée. Le manipulateur use de l’autre et l’abuse en transgressant une ou plusieurs de ses libertés fondamentales parmi lesquelles celle d’être soi. On n’imagine pas les conséquences  et les tragédies que l’on peut engendrer dans une vie pour n’avoir pas voulu respecter l’autre dans sa liberté d’être et de faire. Est-ce que nos égoïsmes et nos tentations égocentriques valent la peine que l’on piétine l’autre dans son être et dans son droit à la liberté ? Je suis encline à penser que non.

Il est vrai que nous sommes dans des temps où l’on porte aux nues ceux qui arrivent aux sommets en écrasant les autres, qui atteignent leurs buts en laissant derrière eux des routes et des chemins jonchés des dépouilles des libertés, des espoirs, des bonheurs des autres mais qu’importe n’est-ce pas si les sommets sont atteints ? J’ai du mal à penser l’air de ces sommets là respirable et sain. J’ai du mal à trouver admirables et respectables ces parcours et ces gloires là. Hé oui désolée pour les tentations de ce siècle l’humain et le respect de mon prochain prime sur la tentation des sommets solitaires du haut desquels on est au fond davantage craints qu’aimés. Parce que nous sommes  dans des temps où une certaine forme de réussite est érigée en valeur absolue la « surinflation » du soi fait qu’il est facile de transgresser et de piétiner l’espace intime et la liberté de l’autre dans la mesure où l’on ne regarde le monde que par le prisme de ce « soi » rendu détestable quand il prend ce visage prédateur.

Prédation dans l’intimité, prédation au travail, prédation dans l’intimité, prédation dans le groupe pourvu que l’on amène l’autre à faire ce que l’on veut, à être celui que l’on veut. L’autre entre au service de soi et de ses buts, instrumentalisé et non plus respecté et reçu dans l’intégrité de son être. Oui les manipulateurs existent j’en ai rencontré. Après leur passage quelque fois le champ de la vie est dévasté, en ruines. Quand je pense à ce qu’ils sont capable de laisser comme dégâts dans une vie je me dis Seigneur garde moi de jamais faire autant de mal à un autre, même inconsciemment. Au secours !!!!! 

Forcément au vu de ceci je me sonde et je fais acte de vigilance dans mon mode relationnel à l’autre parce que je ne veux pas être comptée parmi les violeurs de l’être que sont les manipulateurs. C’est si facile pourtant de franchir certaines frontières… 

Et si le temps d’une pause on s’examinait pour se garder d’être de ceux là ?  

Les manipulateurs existent, j’en ai rencontré (oui je l’ai déjà dit Langue) et ils peuvent dévaster une vie. Il est salutaire de s’en prémunir et de se garder aussi d’en faire partie, de faire du mal aux autres pour des raisons égoïstes ou égocentriques. On est toujours victimes de la tentation de se mettre au centre de tout au point de nier l’autre consciemment ou non dans sa liberté d’être et de faire. J’ai rencontré bien des personnes qui ont pris l’option « centre du monde » au bac. Ce sont les « me myself and I« 

Sur le lien cité plus haut Pitt, cite certains points tirés du livre « les manipulateurs sont parmi nous » (référence sur son blog) pour reconnaître les manipulateurs. Ces points sont déjà à mon sens un bon axe d’auto examen. 

En les lisant je me suis dit : plutôt que de faire primer la poutre sur la paille et faire l’économie de l’examen de soi, si nous faisions le point pas seulement pour chercher dans l’autre le manipulateur mais aussi pour en débusquer la tentation en nous pour veiller à ne pas l’être ? Oui je sais les hélices sous mon cerveau ont atteint des sommets de vitesse. Fumée sous le crâne de moi. Sourire 

Parfois j’entend ça et là des personnes se glorifier du « pouvoir » qu’ils ont sur les autres, de leur capacité à manipuler les autres pour arriver à leurs fins ça me hérisse et m’attriste. Est-ce vraiment un pouvoir et une force si comme une sangsue on se nourrit de l’autre ? J’ai envie de leur dire qu’ils ne sont pas forts mais dépendants et de surcroît destructeurs. Au fond leur force est faiblesse puisqu’ils n’ont pas le courage de se risquer à la co dépendance qui est intrinsèque aux relations humaines, ils se réfugient dans une domination qui ne durera que tant que l’autre ne secouera pas le joug de cette  domination.

J’espère n’être jamais en conscience surtout de ces faux indépendants qui tirent leur gloire à soumettre les autres à leurs desseins. Est-il besoin de dire qu’ils n’ont pas mon admiration ? Je me garderai d’ailleurs de dire quel sentiment je leur offre volontiers, et plutôt deux fois qu’une !

Les hélices de la machine à cogiter ralentissent, ma pensée va se poser. Attention… ouf ! Je me suis posée sans trop de dommages. Clin doeil 

Amitiés et bonne journée à tous. Merci de m’avoir lue

Malaïka Sourire 



Embrasser la solitude

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« La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits.

La solitude trouble les cerveaux qu’elle n’illumine pas «   Victor HUGO 

 « La solitude conserve neuf »  Paul LEAUTAUD superman.jpg

Il y a quelques mois, un soir j’ai eu le privilège de discuter avec une amie très chère qui était alors au delà des océans. Ca faisait un moment que nous nous rations régulièrement sur Internet comme un fait exprès. Grhhhhhhhhhhhhh ! (au fait ceci n’est pas un borborygme  mais juste l’expression onomatopée d’une contrariété, d’un dépit. Ne soyez pas désobligeants je vous prie.Clin doeil

Il y a des gens comme ça que vous rencontrez et qui bizarrement quand ils sont dans vos vies semblent avoir toujours été là. Elle est de ces amis qui vous sont une évidence. A mon avis ce sont des amis que Dieu lui même vous donne. Vouiiiiiiiiiiiii ! je le dis comme je le pense ! Pas la peine de crier à l’obscurantisme et à la fable de « bonne femme ». Il est possible de croire en Dieu sans être pour autant victime d’une atrophie du bulbe céphalorachidien . Rire Rire

Bref, coupant court aux méandres de ma digressite aiguë, revenons à nos moutons : ce soir là, nous avons parlé de choses et d’autres, de ces choses que l’on ne partage qu’avec ses vrais amis (souffrez que je ne vous en donne pas le détail bande de curieux !Clin doeil). Je lui parlais de remises en questions fondamentales et « fondationnelles » par lesquelles je passais et qui me questionnaient quant à leur pertinence.

Elle m’a dit que cette remise en question était salutaire et nécessaire. Bon à la différence de vous elle sait ce que je remets en question et elle ne vous le dira pas, c’est quelqu’un de confiance et en plus vous ne la connaissez pas (na na na na nèreuhhhhh). En revenant plus tard par la pensée sur le cours de notre conversation j’ai été conduite à une réflexion sur la solitude.

La solitude que l’on choisit pour prendre du recul, pour réfléchir, pour repenser ses relations et ses attitudes, repenser son rapport à la vie, aux gens et aux choses. 

Il est difficile de penser, de réfléchir dans le bruit et la fureur, dans le déchaînement des éléments intérieurs et extérieurs à soi. J’ai essayé et mes décisions ont rarement été pertinentes, loin s’en faut ! 

Quand on a bâti sa vie, quand on s’est construit un environnement, quand on a un univers à peu près sécurisé et rassurant et que, pour une raison ou pour une autre la machine se grippe, et que les fondations de ce qui faisait la vie sont ébranlées, il est utile de se poser et de réfléchir. J’ai vécu cette situation et le plus dur a été  de réaliser que pour avancer, pour survivre et pour revivre il fallait laisser derrière moi des gens des lieux des choses que j’avais aimés parce qu’ils étaient liées  et/ou m’auraient reliée à ce que je voulais, devais abandonner pour continuer. C’est dur parce que les quitter c’est blessant pour soi et aussi pour ceux que l’on laisse. C’est un déchirement par qu’on a l’impression de se quitter soi même dans une certaine mesure. 

Il est dur d’être celle ou celui qui blesse n’est-ce pas ? Il est parfois courageux  aussi douloureux que cela soit, d’accepter de l’être pour mieux se (re) construire. Préserver les autres au détriment de soi ? Pas question ! J’ai déjà donné, j’ai failli y rester alors non merci. Comment trouver l’équilibre qui permettrait de sauver sa peau sans blesser les autres ?  J’ai essayé au risque d’entrer à « Schizo land » et je fais le choix désormais de ne pas y rester. Le morcellement, la négation de soi j’ai donné je n’en veux plus. Que reste t-il ? Il reste la solitude, la solitude nécessaire pour avancer pour continuer à vivre, pour se trouver ou pour se retrouver. 

Il y a des bruits qui rassurent même quand ils encadrent des situations insupportables mais pourtant confortables parce que plus rassurantes que l’inconnu de la solitude. Que de choses on supporte parfois par crainte d’affronter, d’oser le saut dans l’inconnu. Et puis il y a un silence qui fait peur.

Le silence assourdissant du rapport à soi sans médiation, sans intermédiaire, silence né de la rencontre avec soi, sans faux semblants. Le silence de la confrontation avec son humanité. Le silence effrayant fait de découvertes sur soi surprenantes, parfois désarmantes voire effrayantes.

Se rencontrer enfin loin du bruit qui distrait de soi et travailler dans la solitude aux tris  nécessaires face aux choix essentiels. Parfois quand on se met à l’écart comme ça, quand on choisit de se retrouver pour mieux repartir certaines des personnes que nous côtoyions avant à défaut de comprendre notre besoin de solitude en font des lectures erronées. Quand ils sont aimables ils nous traitent de personnes « originales ».

Quitter un lieu de sécurité, aller à la rencontre de soi pour mieux embrasser sa destinée n’est pas confortable mais les déserts sont des lieux extraordinaires de rencontres avec  soi, de lutte avec nous mêmes pour voir naître le vrai soi. Le désert est un lieu de dépouillement de l’accessoire pour embrasser l’essentiel.

Bien des héros mythiques ou réels ont du quitter les sentiers battus du confort pour être confrontés à eux même dans la solitude avant de rencontrer leur destinée héroïque, ceux qui les entourent pensent qu’ils ont au moins « pété une durite ». Pour aller à la rencontre de l’autre et le sauver comme Supeman fendant les airs dans un ridicule slip rouge sur collant bleu, il est salutaire de passer par cette rencontre avec soi dans le désert, dans la solitude.

Il y a tant d’histoire dans lesquels les héros ont des pans de leur vie durant laquelle on ne sait rien de ce qu’ils faisaient. Ils étaient retirés à l’abri des regards. J’aime à penser que pendant ce temps ils se construisaient dans le secret. 

Se mettre à l’écart des siens pour embrasser sa destinée… 

Elle a eu raison mon amie de me dire que le recul que je prenais était salutaire car il ouvrait à une réflexion nécessaire. Cette réflexion m’éclaire sans aucun doute sur les modes relationnels et les lieux de relations que je ne veux plus.

Savoir ce qu’on ne veut pas est un début dans le cheminement de cette rencontre avec soi et de la connaissance de ce qu’on veut. Laisser derrière soi des gens et des lieux qu’on a aimés est douloureux, mais si ça permet de se trouver ou de se retrouver alors cette tristesse se changera en joie. Il y a un temps pour tout, que l’Eternel soit béni ! Et avec Lui je ne suis jamais toute seule même dans la solitude. Embrasser la solitude en renonçant à des lieux et à des êtres pourtant importants pour moi à cette époque a été une des meilleures décisions que j’ai jamais prise. Chaque jour vécu depuis ce temps, avec ses hauts et ses bas, a depuis ce temps montré la richesse, la paix, la plénitude et le bonheur qui  jaillissent de cette rencontre utile et essentielle.

Embrasser la  solitude pour se trouver tout un programme mais qu’est ce que ça vaut la peine.



Ma méthode anti schizophrénie : épisode 2

mercipourvosvisites.gifBravo à ceux qui ont résisté au billet précédent sur ma méthode anti- schizophrénie. Bravissimo !!!!!! Je vous dis RESPECT ! 

Comme je le disais tantôt, je suis quelqu’un de pas du tout compliqué (sourire). Je suis néanmoins un « homo cogitus » qui, pour contrer les dangers d’une éventuelle schizophrénie invite des « spectateurs » à suivre ses déambulations mentales. Encore merci d’accepter d’être les destinataires de mes conversations internes pas toujours cohérentes à l’épreuve de l’externalisation (ha ha ha). 

Ceci étant entendu, je pousse un peu plus ma réflexion ce matin et n’étant pas seule dans l’univers et consciente de n’en n’être pas le centre, je vais essayer de monter en généralité. Le nombrilisme ça va deux minutes n’est-ce pas ? En fait comme vous le savez -puisque vous êtes sur un blog en ce moment- les blogs sont légion. On se raconte : sentiments, impressions, émotions etc.   Ce phénomène s’inscrit dans l’air du temps dans un contexte où les frontières de la sphère publique et privée sont de moins en moins claires. On se sent le droit de savoir que tel acteur divorce de telle chanteuse pour être tombé amoureux de tel autre sportif etc. On dévore ces nouvelles comme si les personnes publiques nous appartenaient. Ne nous appartiennent-elles pas dans la mesure où elles entrent chez nous juste au gré d’un clic sur une télécommande ? On n’a même plus besoin de sortir à leur rencontre, elles s’invitent chez nous et on les met dehors en zappant. Il y a quelques temps, nous avons été inondés des images du baptême de la fille adoptive d’un people très people exilé en Suisse avec des visées belges à des fins monégasques. Ils sont un peu à nous ces gens puisqu’en se procurant un magazine de quelques euros, on est de la fête : on est sait ce qu’ils ont mangé, on est au milieu des convives etc. Et si un people a l’outrecuidance de se plaindre du non respect de sa vie privée « l’homo indiscrétus » qui est tapi en nous se cabre et éructe : « Il avait qu’à faire boulanger ou prof de maths. quand on ne veut pas payer le prix de la célébrité, y a qu’à pas faire personne célèbre comme métier, non mais ! » Vous avez bien entendu être célèbre est devenu un métier. Un tour dans un loft ou dans une académie de stars (pas d’artistes ou de chanteurs. On y apprend à être star. Sans blague !!!!!!!!) Bref les people sont à nous et on les dévore, on se nourrit de leurs vies, accédant à des rêves à bon marché. Et puis reconnaissons au people la fonction de maintien du lien social. Combien de glaces brisées chez le coiffeur, le boulanger ou le dentiste en se gaussant des amours publiques et/ou malheureuses d’une princesse ou du énième mariage d’un rocker avec une femme très jeune forcément, à forte poitrine siliconée il va de soi, et à la chevelure trop blonde pour être vraie. C’est radical tout de suite le lien est établi et c’est moins risqué qu’un débat politique ou religieux. Je me rappelle la polémique concernant il y a quelques années de cette femme connue, réalisatrice de cinéma dont la fille actrice est morte sous les coups de son compagnon, chanteur de rock aujourd’hui sous les verrous. Dans la salle dans laquelle je déjeunais habituellement avec mes collègues (entre deux périodes   »fausse aux lions ») un débat houleux et passionné divisait les pour et contre la publicisation et la publication sous forme d’un livre de la douleur et du désir de vengeance de cette maman. Nous avions tous un avis, et passionné encore ! On est passé pas loin du crêpage de chignon. Tout ça pour des inconnus c’est fou non ? Grâce à Dieu aucune des filles ne porte de chignon et la calvitie est plus fréquente chez les messieurs de mon lieu de travail que la queue de cheval. Ouf grâce à des hasards capillaire nous avons évité de justesse le carnage. Le déclenchement d’une guerre mondiale ça tient à peu de chose. Alors bénie soit la calvitie (hi hi). Toutes ces digressions (c’est le contraire qui serait surprenant de ma part) pour dire que nous sommes dans un système dans lequel on se livre de plus en plus facilement et dans lequel on a pas de scrupules à se nourrir de la vie des autres. Par ailleurs les émissions qui prônent le striptease émotionnel sont nombreuses. Je me souviens qu’il y a quelques années on criait au scandale face à des émissions (« l’amour en danger », « tout est possible »)qui passeraient aujourd’hui au vu de ce que la « télé réalité » et les émissions de témoignage d’anonymes offrent pour des programmes soft. Je suis épatée par les familles qui reçoivent des « Super Nanny » et autres  » docteurs miracles » et qui déshabillent leur intimité dans un déluge de larmes ( les miennes incluses mais ça reste entre nous soit dit et de vous à moi comment pourrais-je en parler si je n’avais pas vu ces programmes ? Mais chuuut j’ai une image de marque à maintenir moi). 

Ca me dépasse mais bon il y a bien des choses qui me dépassent. Mais l’homo cogitus en moi se demande si je suis en fait en train de me livrer au même striptease émotionnel que mes contemporains. Que nenni ! Du moins j’espère.   

J’ai juste envie de vous rencontrer, mes colocataires de la planète terre, partager avec vous des réflexions, de l’émotion, des rires, des sourires, des indignations, livrer parfois des pointillés de moi qui rencontrent l’universel chez vous.

Je n’ai pas envie de partager des choses glauques ou trash, mais des tranches d’une vie toute simple, mais une vie touchée par la grâce d’un Etre unique qui l’a pacifiée et unifiée. Une vie ouverte à l’autre pour partager.

Pour tout vous dire le blog n’est pas pour moi une méthode anti schizophrénie, il est un moyen de rencontrer de personnes passionnantes et j’en ai le privilège au travers de vous. Ma méthode anti schizophrénie c’est la relation privilégiée avec Celui qui a transporté ma vie dans l’espérance. C’est lui l’auditeur  et le participant privilégié de mes auto conversations qui a mis de la cohérence et de l’odre dans le chaos de ma vie.

L’homo cogitus n’a pas abdiqué, les hélices sous mon crâne ne lâchent pas prise, mais dans la confusion ou le trouble, mes pensées et réflexions sont protégées par sa grâce et l’assurance d’un amour inconditionnel. Pas besoin de me contenter de rêves bon marché offerts par des vies de people. La schizophrénie ne passera pas par moi ! 



Ma méthode anti schizophrénie : épisode 1

deuxmains.jpg

Hé oui qui l’eût cru il y a quelques années ? Je suis entrée à mon tour dans le monde des bloggers il y a bientôt deux ans. Qui l’eût cru ! Si vous posiez la question à Nicole une de mes amies  es plus proches, elle vous dirait ma « réfraction » à Internet. Je mets des guillemets à réfraction parce que sais mon infidélité aux limites langagières posées par le Larousse et les autres dictionnaires qui sont « canonisés » par les immortels de l’académie française. Souffrez mon appropriation de la langue française pour faire dire aux mots mes pensées. Donc étant réfractaire ( les puristes de la langue de Molière sont-ils apaisés ?) à Internet il y a quelques années, je me suis surprise à faire un pas de plus dans l’usage de l’outil tant honni sans le connaître autrefois. Preuve par l’expérience que l’ignorance et la méconnaissance engendrent bien des dérives : peur méfiance, et de Charybde en Sylla, intolérance, ostracisme, racisme et haine. Mais c’est pas le sujet du jour. Pour être franche j’ai tendance à digresser et à abuser des périphrases et autres circonlocutions. De toutes façons ceux qui n’ont pas renoncé à lire ce billet l’ont forcément constaté sans que j’ai besoin de le dire n’est-ce pas ? Revenons au sujet du jour un peu de discipline Malaïka diantre ! Le sujet du jour disais-je donc est le questionnement sur mon entrée dans l’univers du blog. Comme je suis quelqu’un de pas compliqué, mais alors pas du tout compliqué, me voilà partie à m’interroger sur ce besoin de me raconter en ligne. Ca c’est mon côté Woody Allen ou Ally Mac Beal selon que je veuille jouer à la trentenaire indépendante et névrosée mais dont les névroses sont assumées ou à l’intellectuelle névrosée. Tiens tiens ! Mes références me paraissent soudain bien inquiétantes. Vive le blog exutoire de mes conversations internes quasi névrotiques (je dis bien quasi on raccroche son téléphone pas la  peine d’appeler sos psychiatre). Au point où nous en sommes, enfonçons le clou par une référence à une autre icône névrotique et trentenaire : Bridget Jones et son célèbre journal. Comme les personnes ou personnages de fiction précédemment mentionnés, j’ai des conversations intérieures riches sinon de sens, du moins de substance. Bref, nous tenons peut-être ici un début de réponse à la question fondatrice de ce billet. Il est quelquefois salutaire de se poser des questions n’est-ce pas ? Une première piste de réponse à la raison de ma présence sur les blogs : plutôt que de risquer la schizophrénie de l’auto conversation à outrance pourquoi ne pas parler à des gens dont la cible n’est pas forcément identifiée ? Voilà qui est rassurant ! Non ? Non!!!!!!!! Mais si, mais si ! Et puis du moment que je suis convaincue … Ok pour la conviction je repasserai. Encore que !!!! Je persiste à penser que ça fait moins « allumé du ciboulot » que de se parler seul et à haute voix pendant longtemps. Et pour en revenir à Woody Allen, ne crie t-on pas au génie quand il nous invite à partager ses voyages intérieurs nous faisant participer aux frais de sa psychanalyse filmée ? Revenons à ce que je disais avant de sombrer à nouveau dans ces digressions qui sont l’un des signes distinctifs des pratiquants compulsifs de l’auto conversation. En effet quand on converse avec soi, on n’a à priori pas de contradicteurs et on s’habitue à avoir toujours raison puisque sauf cas vraiment pathologique. N’est-on pas à priori sensé  de son propre avis ? Non ? Et RE DISGRESSION (au secours !). Incorrigible Malaïka décidément. C’est à désespérer. 

Essayons de résumer ce qui ressort des raisons de ma présence sur les blogs et d’aller plus loin: l’une des raisons c’est de sortir des risques sus mentionnés des dérives névrotiques de l’auto conversation. En effet à force de se parler on peut finir par se dédoubler en pensée et devenir son alter ego. C’est là qu’intervient la schizophrénie. Vous me suivez toujours ? Ce n’est pas évident je sais, je ne suis pas sûre de me suivre moi-même (c’est grave docteur ?). Je propose que nous avancions malgré tout dans les nébuleuses de ma cogitation et qui sait si je ne me reconnecterai pas avec moi en cours de route ? (lol). Si la schizophrénie est une dissociation de soi vous pouvez mesurer les risques encourus. Le plus simple c’est donc d’inviter d’autres dans mes cogitations et de converser avec eux plutôt qu’uniquement avec moi. Mon rapport au monde extérieur reste donc normal (quoique virtuel) et parler avec vous m’est salutaire. Comme Woody ( je le cite tellement que je peux me permettre cette familiarité) je vous fais participer à ma psychothérapie « d’homo cogitus » et j’évite des dépenses pharaoniques chez les disciples de Sigmund. Merci pour votre aide. Vous faites oeuvre de salut public (ha ha ha). 

Je sens que je n’ai pas fait le tour de la question. On en reparle plus tard ok ? Je suis en danger de fusion neuronale. A bientôt mes salutaires visiteurs occasionnels et réguliers. 



L’abolition de la peine de mort : une protection contre l’erreur judiciaire irremédiable

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Je voudrais ce soir vous inviter une fois de plus à m’accompagner dans mes déambulations mentales et dans mes cogitations. L’inactivité  forcée n’empêche pas les hélices sous mon cerveau de tourner à toute vitesseClin doeil.  Vous vous souvenez qu’il y a quelques semaines, le dix neuf février 2007, à l’initiative du président de la république française, le parlement a entériné la constitutionnalisation de l’abolition de la peine de mort. 

« Le roseau pensant » en moi ne peut que se réjouir et adhérer à cette démarche. Il y adhère d’autant plus qu’il connaît les faiblesses et la labilité de l’émotion humaine en général, et de la sienne en particulier. Il est bon en effet que la loi encadre cette notion. Il est fondamental que cette notion soit gravée dans la même pierre que celle qui garantit les droits constitutionnels du citoyen français et de celui qui vit sur le sol de ce pays.

J’entends d’ici les propos attisés par les extrémistes et les tenants d’une certaine idéologie qui structure leur vision du monde et de la société qui à coup d’exemples extraordinaires de violence veulent nous faire passer de la raison à l’émotion, pour que la raison gouverne nos décisions et notre vision de la société. Il est bon que la constitution nous protège d’émotions légitimes qui pourraient germer en nous, mais qui seraient dangereuses si elles devaient être fondatrices de l’action sociale.   

Je vous rassure j’ai peu de sympathie pour les criminels de toute sorte, fussent-ils des criminels aux mains rouges de sang ou ceux en col blanc. Le crime dans toute sa variété me révulse.  L’irrespect de la vie humaine comme celui de la propriété de l’autre n’emportent pas mon adhésion quand bien même elle s’habillerait de mille raisons et autres explications.

Le crime n’est pas une valeur qui me fait rêver. Tony Montana de Scarface ne me fait pas rêver. Don Vito Corleone et sa famille ne sont pas des modèles à mes yeux, même si le talent de Coppola et celui de Brian de Palma sont indéniables. Les criminels ne sont pas pour moi des héros romantiques eussent-ils ou non les traits de Denzel Washington ou de Harry Belafonte. Caramba tant de charme ça devrait être interdit par la loi ! Mais je m’égare (oups !) RireQuittons la splendeur de ces messieurs pour reprendre le fil de notre conversation. L’atterrissage est brutal mes amis ! Aïe !!!!

Je suis comme la plupart des cinéphiles, je peux me laisser saisir par une belle histoire racontée avec talent et brio par un auteur ou un cinéaste de génie qui met en scène des « tontons flingueurs » des temps modernes.  Mais sortie du film, je sympathise peu avec le non respect de la vie humaine, l’apologie du crime et le non respect de l’autre. 

Mon adhésion à la constitutionnalisation de la peine de mort tient, vous pouvez vous en douter, à autre chose qu’à une relation romantique au crime. C’est juste que philosophiquement je ne puis y adhérer. Il se trouve que l’idée de me retrouver un jour même par le biais d’un jury d’assises avec entre mes mains le pouvoir de décider de la mort d’un autre humain me rebute. Pourquoi ? Pour des raisons intimes et liées à mon parcours d’humain sûrement mais aussi parce que la peine de mort rend irrémédiable l’erreur judiciaire et ça, ça fait froid dans le dos. 

Pourquoi je reviens sur ce sujet, parce que deux films vus pour l’un il y a quelques temps et pour l’autre il y a deux semaines me reviennent à l’esprit et illustrent ma conviction. 

J’ai vu tard un soir il y a deux semaines il me semble un film qui a quelque peu vieilli et qui relate par le prisme du regard de Gilles Perrault auteur du livre dont est tiré le film, l’histoire du dernier guillotiné de France, Christian Ranucci.

http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=5804 

Le terrible doute qui subsiste et qui trente ans plus tard semble crier en faveur de cet homme est terrible. Devant ce film j’ai eu le cœur serré et j’ai été triste que la sentence et son exécution postérieure ne laissent que le doute, un terrible doute, un horrible doute. J’ai oscillé entre la révolte et les larmes au vu de l’instruction telle que rendue par ce film. Le pire c’est que quand je pleure devant un film attention les grandes eaux !Sourire 

Je pense à la mère de ce jeune homme. Quand à la fin du film l’auteur nous fait entendre le cri qu’aurait poussé ce très jeune homme de vingt-deux ans si mes souvenirs sont exacts en demandant à ses avocats de le réhabiliter, un nœud se pose dans mes entrailles parce que je me dis le doute aurait dû lui profiter. Imaginons un instant que cet homme ait été innocent. Quelle horreur n’est-ce pas ?  J’entends comme un écho à ma réflexion les douleurs des accusés d’Outreau, et je revois leurs regards hantés qui me rappellent que l’erreur judiciaire est possible et dévastatrice. Imaginons qu’elle soit en plus irrémédiable… 

L’année dernière j’ai regardé un documentaire bouleversant et révoltant que je conseille vivement : un coupable idéal. C’est un excellent documentaire réalisé par le français Jean-Xavier de Lestrade. http://www.filmdeculte.com/autour/autour.php?id=14

Ce documentaire nous montre la machine judiciaire américaine sur les starting block prête à broyer un innocent de 15 ans chargé par la police d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Le jeune Brenton Butler, un jour alors qu’il promène son chien est arrêté et convaincu du meurtre d’une femme abattue sous les yeux de son mari. Le jeune homme ne correspond ni par sa taille, ni par son âge, ni par ses vêtements au signalement donné par l’époux de la malheureuse victime, mais la police veut un coupable et le jeune homme de quinze ans fera l’affaire.  L’infortuné jeune homme nie toute implication dans le crime sordide et, bien que rien chez lui ni ailleurs ne le relie au crime dont il est accusé, la police persiste et veut son coupable. Plus tard, il sera conduit dans la forêt par la police et en sortira le visage couvert d’ecchymoses avec des « aveux » pour un crime qu’il n’a pas commis !!!! Heureusement pour lui, il croise sur sa route un avocat commis d’office qui démontera méthodiquement la machine à broyer qui s’était déjà mise en route. Le jeune homme au début du procès aura déjà passé six mois en prison !  Son air perdu,  sa dignité comme celle de sa famille et la sienne hanteront longtemps ma mémoire. Et je me dis s’il n’avait pas croisé cet avocat pugnace, dans un pays dans lequel de nombreux états pratiquent la peine de mort que serait-il advenu de lui ? 

Je m’interroge quelques fois sur le temps passé en prison par un enfant (pour moi c’est un enfant) innocent de quinze ans. Quand on sait la violence des prisons américaines notamment, on est glacé d’effroi. Quelles séquelles dans cette jeune vie volée par des policiers sans honneur. Je m’interroge. J’espère que grâce à l’amour des siens il se sera reconstruit depuis. Je l’espère. Je pense souvent à son regard égaré de jeune homme de quinze ans victime d’une erreur judiciaire. Pour le cas du jeune Brenton Butler, l’erreur judiciaire est avérée parce que le véritable coupable est appréhendé à la fin du documentaire et il ne ressemble absolument pas à Brenton Butler. Imaginons ce qui aurait pu arriver à cet innocent jeune homme. Un gamin de quinze ans.

Imaginez que Christian Ranucci, comme le suggère le film dont je parlais plus haut ait été innocent comme j’ai tendance à le croire. Ca glace les sangs cette impossibilité à revenir en arrière pour réparer une erreur n’est-ce pas  ? 

Ces deux films me reviennent en mémoire et je me dis qu’il est bon que l’abolition de la peine de mort soit inscrite dans la constitution. Ca rend moins définitives nos éventuelles erreurs de jugements et l’éventuel déchainements de nos passions. 

Je suis consciente que comme n’importe qui, quand on me fait du mal mes émotions crient vengeance. C’est parce que je suis consciente de mes limites que je trouve salutaire que la loi n’entérine pas mes désirs de vengeance mais qu’elle les encadre par la justice. Il m’est salutaire de me dire que d’éventuels « à mort  !» plein de haine et de colère n’auraient pas d’écho parce que la loi française aura non seulement aboli cette option de la justice, mais aura de surcroît inscrit cette abolition dans la constitution lui conférant une solidité fondamentale. Il m’est salutaire de me dire que les lois de la société me structurent à encadrer mes colères et mes violences et qu’à la place de la vengeance la société me propose la justice. Il m’est par ailleurs salutaire de penser que si la justice du pays dans lequel je vis peut dramatiquement se tromper, elle n’a pas l’arrogance d’ôter toute possibilité de revenir en arrière par la peine de mort comme on peut le voir dans bien des pays. 

Alors merci à ceux qui ont permis que cette notion fondamentale soit gravée dans la pierre de la constitution. 



Changer le monde ? Accepter de passer par la confrontation avec soi, avec la personne dans le miroir

devantlemiroirart.jpg

Le cours de mes réflexions me conduit à m’interroger sur le monde et la capacité à le changer pour le rendre meilleur, plus humain, plus fraternel, plus habitable, plus amical pour les êtres. Parfois nous nous émerveillons de la capacité de certains hommes à dépasser leurs intérêts particuliers pour accueillir ceux des autres et les porter au devant du monde parfois au péril de leurs propres vies. Nous nous extasions avec raison devant l’engagement d’un Martin Luther King, d’un Gandhi, d’une Mère Teresa, d’un Nelson Mandela, et de quelques autres. Nos propos à leurs sujets sont dithyrambiques et nous avons à mes yeux de bonnes raisons de les admirer. Au milieu de nos débordements d’enthousiasme, je me demande si quelquefois nos admirations ne masquent pas aussi nos propres démobilisations à nous engager au service de notre prochain.

Notre admiration devient peut-être d’autant plus grande que ces femmes, et ces hommes deviennent inconsciemment des alibis qui nous redonnent bonne conscience. 

Nous sommes quelquefois déçus, frustrés,voire en colère devant l’immobilisme autour de nous et nous sommes intraitables face aux défaillances à faire de ceux que nous avons élu et « missionnés » pour nous représenter et accomplir les missions de service public attachées à leur charge. C’est avec raison que nous pouvons demander des comptes à nos élus n’est-ce pas ? Mais seulement il y a cet homme, il y a cette femme au coin de la rue qui dépérit  jour après jour, grelottant sous le froid et la misère. Nous sommes en colère parce que l’Etat ne fait pas son devoir de protéger les plus faibles. Mais  que faisons nous concrètement, à notre niveau pour remédier à cette exclusion ? « Je paye des impôts mouahhhhhhhhhhhhhh » C’est vrai, mais il se trouve qu’au coin de la rue, un être humain glisse lentement vers la mort. Parfois nous traversons les rues bien au chaud dans notre troisième ou quatrième manteau tandis que juste à côté quelqu’un est transpercé par les morsures du froid. 

Changer le monde peut être une simple vue de l’esprit ou une simple utopie invertébrée si nous nous contentons de bons sentiments sans nous mettre à l’action. L’action peut aussi être la main tendue vers mon proche prochain pour agir. Changer le monde c’est commencer par faire face au visage dans le miroir comme dit Michael Jackson dans la chanson qui suit. Le visage qui me fait face le matin et qui se maquille en même temps que moi. Qui se démaquille soir dans une parfaite synchronisation avec moi. Là, devant mon miroir. Sortir de l’indifférence, refuser de demeurer aveugle à la douleur de l’autre. Bien sûr que l’on ne peut pas tout faire, personne ne nous le demande. Encore heureux n’est-ce pas ? Cependant si nous confrontons celui ou celle que nous croisons quotidiennement dans le miroir pour l’obliger à sortir de sa prison de verre et entrer enfin dans l’action agir, si chacun de nous le fait même dans une sphère microscopique, alors je crois qu’ensemble nous pouvons changer le monde.

J’admire la bonté de Mère Teresa ou de l’Abbé Pierre mais à mon tour je veux faire preuve de bonté dans mon entourage et envers mes colocataires de la maison terre. Je suis en admiration devant la force de pardonner de Mandela, Gandhi ou Luther King, je veux pardonner à ceux qui ne m’inclineraient pas naturellement au pardon. Je ne peux être bonne, admirable, généreuse ou empathique par procuration. Nous pouvons changer ce monde c’est entre nos mains pour une bonne partie que se trouvent les clés. 

La chanson de Michael Jackson qui suit résume bien ce que j’essaie de faire passer. On peut penser ce que l’on veut de l’homme, de ses errances, de ses névroses  réelles ou supposées et autres bizarreries qu’on lui prête volontiers mais ce n’est pas le propos de ce billet, c’est le texte de sa chanson qui m’intéresse. Et de vous à moi s’il fallait absolument être un grand homme pour être un grand artiste, Picasso, Celine et bien d’autres n’auraient pas résisté à l’épreuve du temps. Personnellement j’admire l’artiste depuis quelques décennies. Sourire

Dans cette chanson, constatant la misère qui l’entoure, il refuse de fermer les yeux et prend conscience que la première personne qu’il faut changer c’est l’homme dans le miroir. Il constate que le changement doit commencer par lui-même. Nous avons besoin de cette confrontation avec nous, de la confrontation avec le moi pour secouer les jougs de nos indifférences, pour sortir de nos illusions sur nous mêmes et faire à terme, autant que possible, le chemin vers la main que l’on tend à l’autre pour l’atteindre, pour l’étreindre, pour essuyer ses larmes, ou pour le sortir du gouffre. 

Il y a des images de détresses humaines insoutenables qui montent à mon esprit. Alors se lève en moi l’envie d’aller confronter la femme dans le miroir. 

Image de prévisualisation YouTube

I’m Gonna Make A Change,
For Once In My Life
It’s Gonna Feel Real Good,
Gonna Make A Difference
Gonna Make It Right . . .

As I, Turn Up The Collar On My
Favourite Winter Coat
This Wind Is Blowin’ My Mind
I See The Kids In The Street,
With Not Enough To Eat
Who Am I, To Be Blind?
Pretending Not To See
Their Needs
A Summer’s Disregard,
A Broken Bottle Top
And A One Man’s Soul
They Follow Each Other On
The Wind Ya’ Know
‘Cause They Got Nowhere
To Go
That’s Why I Want You To
Know

I’m Starting With The Man In
The Mirror
I’m Asking Him To Change
His Ways
And No Message Could Have
Been Any Clearer
If You Wanna Make The World
A Better Place
(If You Wanna Make The
World A Better Place)
Take A Look At Yourself, And
Then Make A Change
(Take A Look At Yourself, And
Then Make A Change)
(Na Na Na, Na Na Na, Na Na,
Na Nah)

I’ve Been A Victim Of A Selfish
Kind Of Love
It’s Time That I Realize
That There Are Some With No
Home, Not A Nickel To Loan
Could It Be Really Me,
Pretending That They’re Not
Alone?

A Willow Deeply Scarred,
Somebody’s Broken Heart
And A Washed-Out Dream
(Washed-Out Dream)
They Follow The Pattern Of
The Wind, Ya’ See
Cause They Got No Place
To Be
That’s Why I’m Starting With
Me
(Starting With Me!)

I’m Starting With The Man In
The Mirror
(Ooh!)
I’m Asking Him To Change
His Ways
(Ooh!)
And No Message Could Have
Been Any Clearer
If You Wanna Make The World
A Better Place
(If You Wanna Make The
World A Better Place)
Take A Look At Yourself And
Then Make A Change
(Take A Look At Yourself And
Then Make A Change)

I’m Starting With The Man In
The Mirror
(Ooh!)
I’m Asking Him To Change His
Ways
(Change His Ways-Ooh!)
And No Message Could’ve
Been Any Clearer
If You Wanna Make The World
A Better Place
(If You Wanna Make The
World A Better Place)
Take A Look At Yourself And
Then Make That . . .
(Take A Look At Yourself And
Then Make That . . .)
Change!

I’m Starting With The Man In
The Mirror,
(Man In The Mirror-Oh
Yeah!)
I’m Asking Him To Change
His Ways
(Better Change!)
No Message Could Have
Been Any Clearer
(If You Wanna Make The
World A Better Place)
(Take A Look At Yourself And
Then Make The Change)
(You Gotta Get It Right, While
You Got The Time)
(‘Cause When You Close Your
Heart)
You Can’t Close Your . . .Your
Mind!
(Then You Close Your . . .
Mind!)
That Man, That Man, That
Man, That Man
With That Man In The Mirror
(Man In The Mirror, Oh Yeah!)
That Man, That Man, That Man
I’m Asking Him To Change
His Ways
(Better Change!)
You Know . . .That Man
No Message Could Have
Been Any Clearer
If You Wanna Make The World
A Better Place
(If You Wanna Make The
World A Better Place)
Take A Look At Yourself And
Then Make A Change
(Take A Look At Yourself And
Then Make A Change)
Hoo! Hoo! Hoo! Hoo! Hoo!
Na Na Na, Na Na Na, Na Na,
Na Nah
(Oh Yeah!)
Gonna Feel Real Good Now!
Yeah Yeah! Yeah Yeah!
Yeah Yeah!
Na Na Na, Na Na Na, Na Na,
Na Nah
(Ooooh . . .)
Oh No, No No . . .
I’m Gonna Make A Change
It’s Gonna Feel Real Good!
Come On!
(Change . . .)
Just Lift Yourself
You Know
You’ve Got To Stop It.
Yourself!
(Yeah!-Make That Change!)
I’ve Got To Make That Change,
Today!
Hoo!
(Man In The Mirror)
You Got To
You Got To Not Let Yourself . . .
Brother . . .
Hoo!
(Yeah!-Make That Change!)
You Know-I’ve Got To Get
That Man, That Man . . .
(Man In The Mirror)
You’ve Got To
You’ve Got To Move! Come
On! Come On!
You Got To . . .
Stand Up! Stand Up!
Stand Up!
(Yeah-Make That Change)
Stand Up And Lift
Yourself, Now!
(Man In The Mirror)
Hoo! Hoo! Hoo!
Aaow!
(Yeah-Make That Change)
Gonna Make That Change . . .
Come On!
(Man In The Mirror)
You Know It!
You Know It!
You Know It!
You Know . . .
(Change . . .)
Make That Change.



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