Toto Guillaume chante Dibena

Quel bonheur de découvrir une vidéo de Toto Guillaume alias Toguy, chanteur et musicien qui a accompagné mon enfance et mes très jeunes années. Oui très jeunes dis-je car j’ai la jeunesse entêtée et résistante. Cool . J’imagine quelques forbans commencer à deviner mon âge en partant de mes goûts musicaux. Pfttt ! Aimer Coltrane et Bethoveen ne fait pas de moi un être sentant la naphtaline diantre ! Rire

Bref revenons à nos chameaux (je décrète ce jour, jour de repos du mouton) Toguy a accompagné des jolis moments de ma prime jeunesse. Je dois avouer que j’ai connu les « boum » « ô temps suspens ton vol« . Musicien, chanteur et aussi producteur il savait donner à ses productions une touche particulière qui les mettait dans le haut du panier du point de vue de la qualité. Il est celui qui a produit le fameux « Beneground » du chanteur Douleur. Rien à jeter dans l’album. Je me souviens d’une chanson infiniment touchante en hommage à sa mère Emene Marie, la complainte d’un fils dont la mère s’est échappée en déraison (pitié j’ai encore besoin de ma mère chantait il alors). Une chanson absolument bouleversante.

Il y a bien longtemps que Toguy a quitté la lumière volontairement ou non mais il y a quelque chose de son talent, de sa maîtrise qui manquent. Peut-être ne reviendra t-il plus jamais au devant de la scène mais une symphonie de « mercis » s’échappent de ma mémoire en souvenir des temps de fêtes que sa musique a accompagnés, et qui ont déposé dans l’écrin de ma mémoire des moments merveilleux. Je me souviens d’une fête d’anniversaire chez M.C. mon amie d’enfance et de toujours qui est passée de la catégorie des amis à celle de la famille de coeur, la famille de toujours, et le refrain de Dibena nous offrait des chorégraphies implicites :

« keka wombo le na mombwa nga o tondi mba ! ».

Merci Toguy.

 

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Manu Dibango : Africa – Feat Douleur

Manu Dibango musicien et chanteur d’origine Camerounaise (« chauvinnons » par la peine de vous dresser sur vos ergots de puristes de la langue française, c’est un néologisme volontaire et de surcroît assumé) que l’on ne présente nous livre une ode à l’Afrique qui est à la fois hommage et complainte.

La voix de Douleur (chanteur dans la meilleure tradition des griots et pleinement enraciné dans la modernité) lui répond en écho livrant une complainte et des cris d’Afrique qui me touchent au plus intime de moi.

Il rencontre en effet par sa mélopée des clameurs nichées au fond de moi que je ne sais pousser. Il hurle ce que mes entrailles n’arrivent pas à laisser sortir. Il est des cris qui sont enfouis dans une mémoire générationnelle que l’on ne peut retrouver et entendre que si l’on se donne le temps pour les laisser arriver jusqu’à nous.

Alors de façon opportune je me pose sur les notes de musique et sur les voix que j’entends. Ces voix qui se greffent à des mémoires d’Afrique et je me laisse porter, criant par eux, appelant avec eux et par eux la terre mère à une prise de conscience salutaire pour que les destinées de l’Afrique changent pour le meilleur. Pour que ses propres fils n’en soient pas les fossoyeurs, pour que les blessures de la mémoire ne nous aveuglent pas sur les responsabilités du présent. Pour que l’état des lieux des drames du présent ne devienne pas extincteur d’espérance pour l’avenir.

Le cri de du chanteur Douleur est un appel à une prise de conscience, un appel au rassemblement des fils et filles de l’Afrique pour ne pas laisser la terre mère plus longtemps à l’agonie.

Il est des cris et des sons de cette terre que l’on ne peut entendre que si on l’écoute, et si on la respecte.

Terre d’espérance, terre de rêves avortés. Terre de contradictions qui peuvent laisser pantois. Terre de mille richesses qui enfante la misère. Terre de douleurs abyssales et de joies paroxystiques. Terre dont le potentiel naturel ne saurait engendrer à l’infini, l’état des lieux présent.

Ma terre d’Afrique n’est pas dans l’instant mais avance en veillant à maintenir le trait d’union entre le passé, le présent et le futur.

Ma terre d’Afrique connaît la force et l’importance des racines sans être pour autant, comme certains le prétendent incapable de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.

La mémoire de ma terre se transmet par les mots, elle est dans le témoin que se passent les relayeurs de la mémoire : les griots, aïeux et chantres qui racontent les mémoires, les histoires, le vécu que l’on perdrait sans doute en dépouillant l’oral de sa fonction vitale.

L’Afrique que j’ai en moi sait réconcilier et concilier l’écrit et l’oral, la gravité et les rires, la vie et la mort, les danses et les larmes.

Le passé et le présent se rencontrent dans le respect de ceux qui nous ont devancés et viennent trouver nos rêves qui nous portent vers l’avant.

C’est un continent qui a survécu au pire, Mama Africa ne mourra pas.

Il est une Afrique qui ne se rencontre que si l’on vient à elle dans une démarche de respect.

Il est une Afrique que l’on ne trouve jamais si l’on se présente à elle pétri de certitudes.

Il est une Afrique que l’on ne peut trouver qu’en ôtant ses oeillères et en sortant des clichés.

Il est une Afrique que l’on ne peut trouver que le jour où l’on se tait pour l’écouter parler.

L’Afrique qui a survécu aux pires des prédations, sans laisser les pillards faire mourir son chant, cette Afrique magnifique là ne périra jamais.

Du fond de mon espoir s’élève un cri et une prière pour cette terre qui est mienne, cette terre qui est nôtre. Mama Africa. Tant qu’elle aura des fils, tant qu’elle aura des filles qui n’oublieront pas de qui ils sont issus elle n’aura d’autre issue que d’être un jour debout.

L’Afrique que j’ai au coeur est un un écrin de velours qui enveloppe le coeur de chacun de ses enfants. C’est une terre que l’on quitter pour s’installer loin d’elle mais qui a cette force incroyable et sublime de ne jamais quitter, aucun de ses enfants.

Manu Dibango : Africa

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Les lions du Cameroun « provisoirement » domptés par les Pharaons d’Egypte en grande forme. Merci aux Lions pour le parcours.

Cameroun

Merci aux Lions indomptables du Cameroun pour avoir offert du rêve à tout un pays au delà des espérances du départ. Les âmes chagrines diront qu’ils ont échoué aux portes du rêve faisant exploser la bulle de nos rêves de nous réjouir ensemble au soir d’une voctoire qui viendrait mettre du baume sur les pansements nécessaire à l’être camerounais dans une saison comme celle-ci. J’en entends pester contre la faute, l’orgueil, l’inefficacité de Rigobert Song, (hé les gars encore un joueur que je connais. Attention au sélectionneur je suis peut-être en route pour le remplacer. Lol). J’anticipe les critiques sur la maigre moisson de buts pour un joueur de la classe d’Eto’o. On pourrait dire tant de choses en citant nommément les limites de chaque joueur. Ce que je sais c’est qu’ils sont bien ceux qui nous ont conduits aux portes du rêve après un premier match calamiteux.

Allez les Lions et merci pour ces magnifiques bonus. La critique ne passera pas par moi.Langue

Minute fair play : Bravo aux Pharaons d’Egypte qui n’ont assurément pas usurpé leur titre de champions d’Afrique. Chapeau bas pour la maîtrise de jeu et de l’espace.

Minute chauvine : Cameroun o mulema, le cameroun au coeur partout, toujours, dans la victoire comme dans la défaite les gars, on est ensemble.Sourire Incurablement, irrévocablement, définitivement saisie au coeur par la terre de mes pères.

Les lions du Cameroun

 



Le Cameroun en finale de la CAN : Tant que le lion n’a pas dit…

Tant que le lion n’a pas dit son dernier mot … Allez les lions !!!!!

Ce n’est pas parce qu’il ne dit rien que lion est mort. Ce n’est pas parce que sa gueule est fermée qu’il n’a pas de crocs. Ceux qui s’approchent pour narguer le lion pensant qu’il ne capitalise que sur les exploits passés, ceux qui ne voient en lui qu’un vieux Lion agonisant, ceux qui se disent qu’après Milla le déluge, ceux qui se disent que depuis Nkono les buts camerounais sont vides, ceux qui préfèrent tirer sur l’ambulance pour pouvoir le jour de la défaite garder la tête haute, tous sont surpris de ce que, même courant sur trois pattes, voire sur deux, le lion ait la ressource pour en lever une pour un coup de griffe unique et salutaire.

Tant que le lion n’a pas dit son dernier mot, « je dis que taisez-toi »Cool

Merci les gars. Je ne suis pas foot mais je suis Cameroon « mal mauvais » ! Comme dirait l’un des grands philosophes du siècle dernier : « hin ho, oyi tapa lambo lam » (Moni Bile) et un autre de ce siècle « c’est toi qui as dit que tu peux o peux maintenant » (Alexandre le grand alias Douleur), et un autre visionnaire des temps modernes (Cameroon o mulema pnda yese wuma yese) le « titi » of Mbappe. Alors à l’idée que des nations se soient réunies pour assister pour assister à l’autodafé d’un Cameroun exsangue prétendûment prophétisé lors du premier match…

Je dis merci les gars pour ce sourire que nous partageons. Discernez-vous le sourire de Emana de dos ? Moi non plus mais je sais que le sourire est là (Hé les gars ça y est je connais le nom de plus de trois joueurs. Purée je vais finir par faire un Hayatou à cette allure !)Langue

Tant que le lion n’a pas dit son dernier mot… je dis que « taisez-toi ooooooooooo »

Tout ce qui nous arrive c’est du bonus pour moi et totale vibration en osmose avec le Cameroun qui se réjouit.emoticone

On va pleurer la semaine prochaine, le mois prochain sur les problèmes mais pour le moment « let’s get together and feel all right ! »

Allez amitiés à vous los hermanitos y hermanitas !

Ps : bon l’affaire de frapper le soigneur là même c’est quoi hé ? Comme dirait un philosophe bien connu : laï laï laï laï laï laï a mumi we njo laï papa, laï masa (Guy Lobe alias ba avion ba avions) Quelqu’un m’éclaire ? Ebanja na c’est à dire que…il lui en manquait quoi faire avant que il doit se gâter comme ça ? Mais gars toi aussi comporte toi dis-donc (prononcer didong) !!!! Le Cameroun en finale de la CAN : Tant que le lion n'a pas dit... dans Africa ! 04

On dit par chez nous que les tonneaux vides font beaucoup de bruit. Je viens de faire une démonstration de la vérité de cet adage. Un « tonnal » vide je suis. Une fille ne connaît rien au foot et disserte longuement. « Une tonnale » Clin doeilvide vous dis-je ! Qui dit mieux ?

hi hi.Tant que le Lion n’a pas dit son dernier mot…

Allez les lions !!!!!

Football CAN 2008 Les Lions sont toujours làMerci les gars !

 

 

http://www.eurosport.fr/football/



Le Cameroun qualifié pour les demi-finales de la CAN : Mboa o mulema ! Un petit coup de chauvinisme…

Si on me demandait de citer le nom de trois joueurs de l’équipe nationale de foot du Cameroun, j’avouerais au risque d’affronter les huées de mes compatriotes que j’en suis incapable, sauf à laisser jouer le hasard. Même pas honte la fille !!!! Serais-je une camerounaise (K-mer) au rabais ? Hi hi !!! Je ne suis pas fan de foot désolée, nobody’s perfect comme dirait l’autre.

Mais si je ne suis pas fan de foot, je suis irrévocablement amoureuse, indécrotable fan de mon pays malgré des défauts dont j’ai conscience et qui me hérissent et me mettent souvent en mode énervée. Plus le temps passe, plus j’ai le Cameroun au coeur. Je suis née pour aimer ce pays sans exclure les autres, mais le Mboa est sans conteste mon number one. La distance ne me le vole pas, mais me l’inscrit au coeur d’une manière intense et profonde. Il est des moments qui me font vibrer à l’unisson de lui, parce que je sais que dans les rues de mon pays des klaxons rythment les soirées, parce que je sais qu’un sentiment d’invincibilité même éphémère fait oublier le temps d’un instant ce qui nous divise. Il est des événements fédérateurs qui semblent poser un socle à l’être ensemble des camerounais. Alors je dis youpi ! Oui les amis et même re youpi !!!! Et je dis merci à ces moments qui gomment des tensions interethniques instrumentalisées ça et là pour faire crier et triompher dans un même accord le peuple de mon coeur. Il y aurait tant à dire sur la gestion souvent calamiteuse des instances du football camerounais mais j’ai envie de dire : allez les lions !!!, faites nous encore pousser un de ces cris qui fondent nos différences en un « être ensemble » magnifique que j’espère prophétique pour notre nation.

Les connaisseurs soulignent la faiblesse du collectif camerounais. Ils sont sûrement raison, je ne regarde pas les matchs. Je pense à mon petit coeur mouahhhh ! Ce que je sais c’est qu’après la claque magistrale prise lors du premier match (Aaaaaaaaaaaaaaa té !!!!), les lions sont encore là. Alors autorisons nous un rêve avant d’affronter le Ghana équipe des plus solides et au collectif plus maîtrisé. Je ne pensais pas que les lions seraient encore là à ce stade alors pour moi tout est du bonus. Thank you guys !!!

Football CAN 2008 Les Lions sont encore là

Photo trouvée sur le site qui suit

http://www.eurosport.fr/football/can/2008/sport_sto1467524.shtml



Jaylou Ava : Mot’a benama. Et moi je dis môssieu !!!!!!

Merci à Jay Lou Ava d’offrir des moments tels que celui ci. Pour quelle raisons sens-je monter en moi d’immenses fiertés ? Serais-je un tantinet chauvine ?  Le tribunal tranchera. En attendant l’homme est doué et Camerounais ou pas quand le talent est là on s’incline.  Et si les soucis de dos que j’ai venaient d’un excès de courbettes ? Hum hum la question du jour est lachée. 2008 années des questions nulles ? Au secours.

« Mot’a benama » ça veut dire l’être humain. En écoutant cette mélodie je me demande si ce n’est pas une reprise de Francis Bebey…

Je vous laisse savourer ce moment de bonheur pour les écoutilles. 

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« Là bas » ou la destination du désespoir

Bonjour à vous,

J’ai eu envie de remonter ce post écrit au mois de mai et qui me tient à coeur. Pour ne pas oublier ceux dont les vies s’échouent sur des rivages loin de leurs terres, rejetés par des flots sur le chemin d’un eldorado qu’ils ne trouveront pas,victimes de la misère, victimes des passeurs mercenaires. Fils et filles d’Afrique, fuyant la misère pour trouver la mort.Triste de réalité de début du 21è siècle.

 

immigrationafricaine.jpg

Il y a quelques mois, les journaux parlaient sans relâche de ces hommes et de ces femmes que l’on retrouvait morts ou vivants au large de l’Espagne. Il étaient en provenance d’Afrique Subsaharienne ou d’Afrique du Nord. Des immigrés clandestins qui, sur des radeaux de fortunes mettaient leur vie en danger pour atteindre un eldorado que leur ouvrirait l’Europe en passant par l’Espagne. Des corps échoués venus de pays

immigrantmort.jpgéconomiquement déclassés perçus pour certains comme des empêcheurs de mondialiser en paix. Pays dont la participation aux échanges internationaux est portion congrue, pays qu’au fil du temps certains ont appris à dédaigner, à regarder avec condescendance, voire à mépriser.

Ces gens venus d’ailleurs, échouant sur les rivages de l’Espagne sont l’image de l’une des désespérances le plus saisissantes de notre époque. Oh certes pas la plus photogénique, mais l’une des plus désespérantes.

Il y a eu un temps les rivages de l’Afrique ont vu débarquer des prédateurs niant l’humanité des fils et filles de cette terre et qui les ont arrachés à leurs villages pour les jeter dans des cales de bateau avant de les livrer comme des marchandises dont on vérifiait la dentition comme on le ferait d’une denture pour en déterminer le prix de vente. « Bestialisation » (je néologise à dessein) volontaire de l’humain pour servir des intérêts économiques et une idéologie détestable dont les relents rejaillissent ça et là dans nos sociétés post-modernes.

L’Afrique contemporaine voit ses fils et ses filles arrachés à leur terre par le désespoir, la dépossession de leur destinée, de leur droit au bonheur, exilés prétendument volontaires qui vivent loin de leur terre apprivoisant tant bien que mal leur nécessaire altérité.

Combien de fils et de filles d’Afrique, sortis de leur pays pour des raisons pratiques (compléter une formation universitaire par exemple) sont retenus à l’extérieur faute de perspectives intéressantes sur le terrain. Combien d’autres, deviennent depuis l’occident des soutiens économiques essentiels pour leurs villages et des instruments volontaires du développement du dit village, se privant ici d’une vie décente en occident pour offrir un avenir à ceux qui sont restés au pays ?

Générations désespérées par l’anémie des perspectives que leur offrent leurs pays. Une tragédie se noue sous les regards indifférents de chefs d’Etats d’opérettes, véritables proxénètes des pays qu’ils sont sensés avoir la charge de diriger et de leurs complices occidentaux. Une tragédie se noue dans des pays dans lesquels des jeunes vies se construisent avec l’idée que l’ailleurs est la seule solution, instillant la migration dans les esprits comme inexorable. Dirigeants d’Afrique, fossoyeurs des espérances des africains et dirigeants d’Europe souvent complices confortables de cette réalité de plus en plus dramatique.

On peut gloser à l’envi sur l’immigration choisie, il est désespérant d’en arriver à penser qu’il n’y a pas d’autre choix que d’émigrer, de quitter les siens, ses racines, son environnement, la terre sous laquelle reposent ses ancêtres tandis que les proxénètes de l’Afrique livrent sans respect ni vergogne les sols et les sous sols des terres d’Afrique à ceux qui la violent et l’utilisent comme une prostituée qu’on utilise et qu’on jette.

On entend parler du respect de l’environnement et du réchauffement climatique , on se donne bonne conscience à coup de slogans et d’un apparent volontarisme politique tandis que sur les routes et les pistes de pays africains des camions en grand nombre se dirigent vers des zones portuaires chargés de grosses billes de bois, témoins du nombre d’arbres qu’on arrache jour après jour. Il y a des dieux devant lesquels s’inclinent ces proxénètes et leurs complices et clients : le dollar, le pétrodollar et au fond peu importent les lendemains après eux, le déluge.

Que de morts tragiques comme ceux que l’on retrouve morts de froid dans la soute d’un avion ou broyés par les hélices d’un avion pour avoir voulu au mépris de tout bon sens atteindre cet occident, promesse d’un futur plus radieux, sans tenir compte des réalités de l’immigration clandestine dans les pays d’Europe. Se dire que pour soi, les choses se passeront mieux, seront meilleures. Et il y a ceux qui, vivant en occident, quand ils reviennent au pays donnent une image tellement idyllique de leur condition qu’ils sont de véritables VRP de la tentation migratoire, alléchant ces jeunes filles et jeunes gens, laissés pour compte de la réussite, déclassés de la société et qui refusent de se résigner à ne plus rêver.

Mais quel prix à payer quelquefois pour vivre ce rêve !!! Voyez vous mêmes :

« Quarante-cinq émigrant africains qui se dirigeaient vers les côtes espagnoles de l’archipel des Canaries sont considérés comme noyés dans deux naufrages près des côtes mauritaniennes et du Sahara occidental.

Vingt-deux personnes ont disparu après le naufrage de leur embarcation partie le mercredi 1er mars de Nouadhibou, dans l’extrême nord-ouest de la Mauritanie, avec 46 personnes à bord (25 de Guinée-Bissau, 19 de Gambie, 1 Mauritanie et 1 Malien)… » lire la suite sur : http://www.toungaranke.net/modules/smartsection/item.php?itemid=146

« Treize Africains sont morts jeudi lors de leur traversée clandestine vers l’archipel espagnol des Canaries, où affluent chaque année, au péril de leur vie, des milliers de victimes d’un trafic d’être humains organisé à partir des ports d’Afrique de l’Ouest. Les treize hommes ont été retrouvés, au large de l’île de Fuerteventura, morts de froid, dans une barque à la dérive qui transportait au total 43 personnes dont quatre ont dû être hospitalisées en raison de leur grave état d’hypothermie. »

http://www.tunezine.com/breve.php3?id_breve=1500

Comment peuvent-ils en conscience monter sur des radeaux de fortune et risquer leurs vies dans des conditions absolument inhumaines ? Victimes d’autres prédateurs, ceux qui vendent l’espoir et leur prennent des fortunes pour embarquer dans des radeaux de fortunes.

Avant l’Afrique se voyait arracher ses enfants par des négriers, aujourd’hui ils prennent volontairement des « bateaux » dans lesquels ils sont entassés dans des conditions inhumaines espérant que « là-bas » ils rencontreront et construiront une vie digne. Derrière les vies qui « se déversent » (pour utiliser les mots de certains politiques) sur le côtes de l’Europe il y a le désespoir croissant d’un continent exsangue. Derrière ces « flots » d’immigration il y a une tragédie pour laquelle l’urgence d’un co développement n’est pas optionnel. Il y a une réflexion à mener pour que cette solution du désespoir ne soit plus. Il est urgent de repenser le développement de ce continent. On entend discourir ça et là mais si le co développement doit être géré par les « proxénètes » ceux qui n’ont aucun respect pour leurs pays et les traitent comme des prostituées alors de l’argent, des milliards d’Euros seront versés et réinvestis dans des hôtels particuliers de France et d’ailleurs aidant les chefs d’Etat à accroître « leur » patrimoine personnel tandis que les populations de plus en plus désespérées prendront des radeaux d’infortunes, véritabe pirogues de la mort, préférant risquer une mort soudaine plutôt que cette lente agonie qui est la leur et celle de leurs nations. Là-bas, destination du désespoir. Là-bas destination du déracinement . Là-bas destination de la dépossession plus ou moins grande de soi. Une actualité en chasse une autre, mais la réalité de ce désespoir demeure, loin des caméras de télévision. Il est urgent de rendre vivable leur « ici » pour diminuer la tentation du « là-bas »

Là-bas : Jean-Jacques Goldman

http://www.dailymotion.com/video/2LNlya11SWniwWY1

Pour voir des photos de ce drame humain, aller sur le lien suivant : http://www.seneweb.com/news/article/2656.php

Pour creuser le sujet :

http://www.maliweb.net/category.php?NID=18302

http://www.afrology.com/soc/immigrer.html

http://www.xalima.com/EMIGRATION-CLANDESTINE-Les,3343

http://www.loccidental.net/spip.php?article113



C’était Tom Yom’s

 

TomYoms.jpg picture by maddyspace

 

Photo trouvée sur le site : http://culturalles.unblog.fr/

Sur la pointe des pieds Tom Yom’s s’est absenté de le scène des vivants le matin du 25 décembre laissant en apparence le dernier mot, la dernière note à une funeste leucémie. Mais la voix, le souvenir, la trace qu’il laisse dans le patrimoine musical du Cameroun, son sourire et son enthousiasme, malgré sa mort prématurée sont un pied de nez à la mort. Il n’est plus, il demeure dans nos mémoire et sa voix accompagnera longtemps ceux qui l’ont apprécié. J’entends sa voix dans ma mémoire, j’entends « pona pona » dans mes souvenirs, les odeurs, l’atmosphère d’un appartement dans le 20è me reviennent. Agréables insouciances d’antan. Tom Yom’s est indissociable de ces souvenirs. « Na nongi mutoa timba sawa… »

Hommage…

En duo avec Charlotte Mbango :

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Fleur des antilles (avec de nombreux artistes du Cameroun)

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Pour en savoir plus :

http://culturalles.unblog.fr/2007/12/25/tom-yoms-is-died/

 

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Quitte Le Pouvoir : Tiken Jah Fakoly. Dédicace à nos chefs d’Etat…Malaïka en mode énervée !!!

A ces indispensables et indéboulonnables présidents qui par « sens du sacrifice » et « amour » pour nos nations immatures restent à la tête de nos pays, prenant part à « leurs corps défendant » bien sûr à la paupérisation économique et morale, et pire encore à la paupérisation des espérances et à l’incapacité à se projeter dans l’avenir tant le présent tel qu’ils nous l’offrent à vivre érode les espoirs de lendemains viables. A ceux qui malgré eux pillent les nations et s’achètent des hôtels particuliers en France et ailleurs. Spéciale dédicace à vous qui avez désappris l’espérance à ma génération et qui apprenez à celle de nos fils à se défaire de la morale transmise par nos ancêtres pour se faire une place au soleil, même si leurs chaussures portent les marques des visages qu’ils auront piétiné. A vous qui avez réussi le tour de force d’inventer une nouvelle entité sociologique : celle des fonctionnaires milliardaires (!) qui sillonnent nos rues dans des 4×4 dans un sentiment d’impunité quant à leurs abus de bien sociaux. Dédicace à vous qui donnez pour modèles de réussite à la jeunesse de nos nations des « feymen » à l’allure et à la grossièreté qui seraient drôles si elles n’étaient pas l’image de la déliquescence de nos tissus sociaux et de nos repères moraux. Spéciale dédicace à vous qui avez prostitué à vos intérêts et à vos rapines un continent riche et noble, faisant de lui sans honte un mendiant au banquet des nations et livrant ses fils et filles au mépris confortables de ceux qui se sentent supérieurs à eux.

Spéciale dédicace à vous qui laissez insulter notre terre sans répliquer tant que la « dîme » (au pourcentage variable) des contrats passés avec les grosses compagnies étrangères vous est versée. Cela est juste la dîme ne revient elle pas aux dieux ? Vous êtes sinon dieux, monarques de droit divin, enfermés dans une illusion d’éternité et d’intangibilité comme avant vous l’ont été Mobutu, Papa Doc, Idi Amin, Bokassa et tant d’autres. Quitter le pouvoir ou être quitté par lui…

Spéciale dédicace à vous qui vous battez pour voir figurer vos pays dans les pays les moins avancés pour le plaisir d’avoir des finances de plus à détourner pour vous bâtir des royaumes éphémères qui pourtant ne s’inclineront devant vos tombes pour pleurer votre départ à l’heure du dernier voyage. Vanité des vanités, arrogance de l’éphémère. Selon le discours est bien rodé qui nous est servi et resservi sous toutes les latitudes, il paraît que vous êtes garants de la paix et de la stabilité de nos nations ! Les nations s’appauvrissent, les espérances meurent, des enfants meurent accroché au sein anémié de leurs mères, des hommes et des femmes périssent de n’avoir pas accès au minimum vital et pendant ce temps vous accueillez en grande pompe sur le sol de nos nations des hommes qui viennent y déverser leur mépris en stigmatisant un fantasmatique homme africain qui ne serait pas entré dans l’histoire ! Oui illustres pantins que vous êtes vous participez à les conforter dans l’impression grotesque construite par leurs fantasmes aux intelligences en berne. A vous qui vous faites pompeusement appeler « père de la nation », « guide » et autres impostures, nous voulons prendre le risque d’essayer nos pays sans vous, de risquer le chaos dont votre défection nous menacerait pour enfanter nos pays à des destinées différentes, à des destinées sans vous. Nous voulons essayer nos nations sans guides, sans pères, juste des femmes et des hommes d’Etat dont nous aurions le pouvoir de faire et défaire la réalité du prestige par l’arme absolue de notre suffrage; des femmes et hommes que nous pourrions engager par nos votes et congédier de la même manière s’ils ne nous donnaient pas satisfaction. Vos complices occidentaux nous ont dit que nous n’étions pas mûrs pour la démocratie. Nous ne voulons pas que vos fils pérennisent la stabilité sacrifiecielle que vous nous offrez. Nous renonçons aux princes, nous libérons vos descendants du fardeau de nos nations. Nous vous libérons pour offrir la noblesse de vos actes et de vos âmes sublimes aux regards du monde entier. Le Dalaï Lama est bien seul sur son piédestal vous êtes trop grands pour rester juste confinés chez nous, le monde a besoin de modèles à admirer et les icones du moment sont frappées d’obsolescence, la place est à vous « sauveurs de nos nations » rejoignez le panthéon des icônes interplanétaires. Ne nous sauvez plus, laissez nous passser.

Une dédicace toute spéciale à son Excellence Abdulaye Wade président du Sénégal et à ses tentations monarchiques dans un pays dans lequel l’expérience démocratique avait été jusqu’ici un modèle.

Tiken Jah Fakoly : quitte le pouvoir

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Refrain :
Quitte le pouvoir
Quitte le pouvoir
Je te dis quitte le pouvoir

Tiken

Ca fait trop longtemps que tu nous fais perdre le temps
Depuis quarante ans tu refuses de foutre le camp
Tu pourrais avoir des emmerdes si tu nous laisses dans la merde
Oh la la, oh la la !

Refrain X 2

Tiken :
Je t’avais prévenu que tu as été mal élu
Mais tu t’es accroché, aujourd’hui tout est gâché
Tu pourrais avoir des ennuis si les choses restent ainsi
Oh la la ! Oh la la !

Refrain X 2

Tiken
Aucun changement dans vos comportements
Malgré différents gouvernements depuis quarante ans
Tu pourrais passer un sale moment si tu nous pourris le temps
Oh la la ! Oh la la !

Refrain X 2

Awadi
On en a marre, on en a marre, on dit qu’on en a marre
On vit dans le stress, on dit qu’on en a marre
On n’a même pas de pain, on dit qu’on en a marre
Tout le Peuple, Tous les gosses, tous les mecs en ont marre
Tu gouvernes mal, ton gouvernement man détourne mal les comptes monumentales
Oui ! Tant de mal ! Tu nous fais tant de mal
Il est donc évident quand nous pêche dans le mental
Pas dévolution, man libère le Peuple
Fais-le vite, fais-le bien
Man libère le Peuple
Et pense à demain, man libère le Peuple
Tu le fais pour de bon, tu le fais pour le Peuple
Rester tout le temps, tu nous pourris le temps
Pas le moindre changement, tu nous pourris le temps
Pas de boulot, pas de job, tu nous pourris le temps
L’avenir fout le camp, tu nous pourris le temps,
Une seconde de plus, c’est une seconde de trop,
Une minute de plus, c’est une minute de trop
Un cadavre de plus, c’est le cadavre de trop
Le mandat de plus, c’es le mandat de trop
On en a marre, on en a marre, on dit qu’on en a marre
On vit dans le stress, on dit qu’on en a marre
On n’a même pas de pain, on dit qu’on en a marre
Tout le Peuple, Tous les gosses, tous les mecs en ont marre
Voilà la porte, et sors dans le calme
Pas de balle, pas de sang, tu sors dans le calme
Voilà la porte, et sors dans le calme

Refrain :


Tiken

Laisse tomber l’histoire, tu sais bien pourquoi
Monsieur le Président, sans incident quitte le pouvoir
Laissez tomber l’histoire, vous savez pourquoi, Messieurs les Présidents
Quittez le Pouvoir Messieurs les Présidents, si vous aimez votre Peuple, quittez le Pouvoir

Refrain



Douleur (Douala Alexandre) chante « Wake Up Africa »

 » Je cherche à construire de solides fondations avant d’aller plus loin. Le sommet est très fragile et si je tombe j’aimerais être fort dans ma douleur. »

Alexandre Douala alias Douleur

Douleur a fait ses débuts en 1983 avec un album éponyme. En dehors des sept lettres inscrites en blanc sur une pochette noire, personne ne sait vraiment qui est Douleur. Personne n’a vraiment vu son visage. Sur toutes les pochettes de ses albums, il apparaît plus ou moins masqué. C’est la naissance d’un mystère générant des fantasmes les plus insolites. Et ce d’autant plus que l’homme est très discret et porte nuit et jour des lunettes noires. A star is born. Le chanteur s’entoure ainsi d’un halo de mystère et chaque album est un concept par lequel il livre des bouts de lui sans dévoiler son visage. Je dois vous avouer que je n’étais pas du tout sensible à son univers. Je devais être en mode snob n’écoutant pas ce genre de musique d’autant que ceux que je savais l’apprécier ne partageaient pas les valeurs « Bordeaux Chesnel » Rire. Je ne comprenais pas ses périphrases et expressions et n’essayais même pas. Et puis il y a eu la rencontre avec un album « Beneground » produit par Maurice Thaye et réalise de manière superbe par Douleur et Valery Lobe. sur lequel il y a le fameux « travailleur immigré » est un chef d’oeuvre à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles (hi hi). Un album que pendant un an je n’ai pas écouté puis, un jour dans mon walkman… Alors j’ai eu envie de revenir en arrière et découvrir ce que j’avais négligé. Ca valait la peine et c’est ainsi que j’ai découvert le Wake up Africa dont j’ai fait un montage video pour vous le faire découvrir. Sur cet album il n y a pas un morceau qui soit la répétition rythmique de l’autre. Rien à jeter camarades ! La chanson Musango (qui veut dire « paix ») est à tomber par terre tant elle met en lumière des mécanismes relationnels dans lesquels il n’est pas difficile de se retrouver quand on a vécu par chez nous. Il y a dans cet album un hommage à Bebey Black (chanteur mort dans un accident de voiture à un âge où la vie commence à peine) et qui a eu dans ma vie des résonnances immenses. A une époque le cri et les envolées lyriques de sa complainte rencontrait les silences de mes peines pour les crier à ma place. J’entends encore dans ma mémoire le cri « a dikom lasu di meya oa di meya oa we nde we, a dikom lasu di meya oa na te na bwindea » C’est la force de l’art et de l’artiste d’universaliser le particulier. Je trouve que dans la génération à laquelle il appartient il est le plus créatif et le plus complet des chanteurs que j’apprécie au Cameroun et même au delà des frontières de ma terre. Il sait se saisir des sonorités de divers pays et se les approprier, y déposant la beauté de ma langue maternelle. C’est un artiste unique en son genre chez nous il peut passer aisément du Makossa, au Mangambeu en passant par l’Assiko ou l‘Essewe. Il s’approprie aussi les rythmes High Life Ouest Africain. De plus sa particularité réside dans le fait de se laisser porter par l’histoire qu’il raconte et par la musique au point qu’il quitte l’écrit de ses textes pour embrasser des improvisations qui le rapprocheraient du griot. Il en a en effet l’âme tout en étant pleinement inséré dans la modernité. Cette capacité à surfer sur les divers rythmes sans les dénaturer est manifeste dans son album le plus récent (qui a cinq ans déjà pfttttttttttttt ! Douleur paresseux !!!!) intitulé « C’est magique » Douleur (Douala Alexandre) chante dans lequel il a à mon sens retrouvé la grâce de l’époque « beneground » (si vous êtes gentils je vous en ferai découvrir quelques morceaux un de ces jours). Sur ce dernier opus, il laisse apparaître son visage aux trois-quarts comme on peut le voir sur la mini pochette ci-dessus. Le mystère se lève progressivement sur son visage, mais la vérité de l’homme reste sienne et à ceux qui appartiennent à sa sphère intime. J’ai eu l’occasion de le rencontrer il y a des années, j’ai apprécié sa discrétion et son humilité apparentes.

Douleur serait-il de la race des seigneurs ? Il semble que oui ! C’est en tout cas mon avis et je le partageClin doeil.

Je vous laisse découvrir « Wake up Africa » de Douleur. Ce chant est un cri poussé par le chanteur qui est un cri d’Afrique. L’album date du temps où Madiba était en prison. Le « free nelson Mandela » était un cri qui retentissait sur les cinq continents. Douleur chante les douleurs (c’est le cas de le dire d’un Continent blessé, blessé par la tragédie Ethiopienne, par l’Apartheid etc.Son chant est à la fois cri, prière, chant de ralliement par lequel il appelle les peuples de la terre à répondre au cri de l’Afrique et il invite l’Afrique à se réveiller. Serez-vous surpris que j’y sois sensible ? Alors laissez-moi vous souhaiter la bienvenue sur le blog car vous êtes forcément nouveau Rire!

Pour en savoir plus sur ce chanteur de grande classe : http://www.adouleur.com/

Amitiés à tous et j’espère que vous apprécierez.

http://www.dailymotion.com/video/5qAQzY7QbuS0lqkGf



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