S’unir pour construire l’Afrique

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Divisés nous sommes faibles, unis nous pourrions être « unstoppables » comme disent les anglo saxons. Mais voilà chacun de nous veut que l’autre vienne s’unir à lui dans ses paradigmes. La découverte d’une parcelle de vérité devient plus importante que celui à qui l’on essaie de la dire voire de l’imposer.

Et si nous cessions les querelles de clocher pour construire ?

L’Afrique gémit, attend, voit ses filles et fils campés dans des « moi je pense que » insensés tandis que passe le temps d’œuvrer pour la génération qui vient.
Et si nous nous accordions sur l’essentiel ? Et si nous avions pour ambition d’offrir à nos enfants une destinée autre que celle que l’on nous a proposée, « raser les murs, baisser les yeux, courber l’échine et ramasser les miettes.

Rejeter un frère parce qu’il ne croit pas comme toi honore t-il l’Afrique ? J’ai un doute. Mépriser une soeur parce qu’elle ne regarde pas le monde depuis ma fenêtre paradigmatique est il rendre service à la terre mère ? Je suis circonspecte.
Vivre le regard rivé sur l’autre pour débusquer en lui le traître à ma cause, à ma conception, à ma vérité me met mal à l’aise.

En entrant dans le jardin des croyances de l’autre on n’est pas mandaté pour arracher ses plants. Encore moins au moyen d’un lâcher de buffles. Je crois en la diversité d’expression de nos engagements pour la terre qui nous est chère et pour ses fils.

Puissent les expressions de mon africanité n’être jamais exclusives de l’autre au prétexte que nous ne serions pas en adéquation quant à la manière de faire ou aux moyens d’agir. Puisse t-elle être toujours accueillante pour écouter, entendre comprendre peut-être même si je n’adhère pas aux points de vue exprimés. Puissent les quelques connaissances glanées ça et là ne jamais me laisser céder à l’arrogance doctrinale, oubliant que ces connaissances ne sont pas innées.

Les paradigmes ne devraient jamais être plus importants que la dignité
de celui à qui l’on s’adresse.

Vive toi, vive moi, vive nous, vive notre Afrique,



Participer à briser le silence autour du Congo est un devoir d’Africain et d’humain

« Imagine that over 6 million Black people have beenkilled and continue to die, hundreds of thousands of Black womensystematically raped while corporate plundering reigns, and mass crimeshave been committed by foreign corporations in cahoots with Africanpuppets – yet the world has been deadly SILENT. This is modern-day Congo » 

(Friends of Congo)

Participer à briser le silence autour du Congo est un devoir d'Africain et d'humain dans Africa ! 45504_423974681469_682081469_5424223_2041656_n

 

 

 

Depuis 1996, la République Démocratique du Kongo, connue auparavant sous le nom de Zaïre par la volonté de l’homme léopard connaît une véritable tragédie.

 

Cela fait près de quinze ans que dans ce pays on tue, viole, torture, abime les vies au Congo dans un silence assourdissant, oppressant, insupportable. La prétendue « communauté internationale » à d’autres chats à fouetter et d’autres cris de vierge effarouchée à pousser. Pourquoi irait-elle se soucier de « règlements de comptes entre barbares » ? Elle a d’autres épouvantails à agiter et d’autres orchestrations de compassion mondiale à mettre en scène. Non que ceci ne soit pas important mais un tel silence !!!  Dans le casting des tragédies mondiales, le Congo n’a pas été retenu, tant pis pour lui, et tant pis si depuis moins de 15 ans a péri 4 fois la population du Gabon, un quart de celle du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire, un dixième de celle de la France. 6 millions de personnes au moins ont perdu la vie dans cette épouvantable guerre. 

 

Pendant ce temps des USA à l’Europe en passant par le « machin » autrement connu sous le nom des nations unies on sort l’épouvantail Mahmoud Ahmadinejad ! On s’offusque d’un essai nucléaire dans l’une des Corées, on sonne le clairon pour condamner la Burqa ou le niqab mais pas un mot sinon en passant sur un véritable génocide qui se produit au Congo. Plus de 6 millions de mort déjà et toujours le silence, l’indifférence orchestrée. C’est intolérable, c’est violent, c’est une négation insupportable d’un véritable drame.

 

Au Congo victimes et bourreaux se déshumanisent peu à peu et l’on peut craindre pour l’équilibre d’enfants qui n’auront connu que la violence et la guerre. Quels adultes pour demain s’ils ont grandi dans une totale anomie ? Le monde dans une stupide indifférence laisse se fabriquer là bas des bombes humaines de désespoir et d’anomie. Rien que par bon sens les nations devraient se préoccuper de la pacification de ce pays. Mais voilà les gouvernants ont parfois la pensée à court terme.

 

Imaginez un peuple privé en 15 ans de 10% de sa population. On n’a pas besoin d’être sociologue ou économiste pour affirmer que c’est dramatique pour le développement d’une nation.  Mesurons nous la tragédie que subit ce peuple depuis 15 ans ? C’est un dixième de la population qui a été effacée des tablettes en moins de 15 ans. Quelle horreur n’est-ce pas ? Oui mais voilà après s’être offusqué que faire ?

Nous pouvons déjà décider de briser le silence autour de cette guerre qui mine un pays, génère des réfugiés, et au nom de laquelle l’on viole des enfants et des femmes, torture, au nom de laquelle l’on assassine impunément. Comme souvent les enfants et les femmes sont les otages de la folie des hommes, le terrain d’expression de leurs abjectes soifs de pouvoir, l’exutoire de leur trop plein de haine, de laideur, de colère, de non sens, et de folie.

 

Et pourtant le silence est là, pesant, désespérant pour ceux qui sont de ce pays encore une fois meurtri, pays d’une extraordinaire richesse et objet de tant de convoitises depuis des temps immémoriaux.

Il y a longtemps déjà, Malcolm X déclarait ceci :  » This is all a cold-blooded act on the part of your Western powers, namely the Western powers here in the United States — interests in the United States, in England, and France, and Belgium and so forth. They want the wealth of the Congo, plus its strategic geographic position.« 

L’histoire du Congo et les tragédies que cette terre a connue sont en grande partie liées à cette incroyable richesse qui devrait être mise au service du peuple congolais mais qui a été « prostitué » aux colons par des roitelets afraicains aux panses abyssales. La convoitise des hommes, le manque de sens de l’Etat des personnes comme Mobutu, Kabila1, Kabila 2 et leurs hommes ont rendu une grande partie du pays exsangue. Et voici qu’au milieu de cela les congolais, ceux qui de plein droit sont fils et filles de cette terre sont pris en otage dans une barbarie sans nom, loin de la jouissance des richesses de leurs terres ils versent du sang et des larmes.

 

Combien il est dur d’entendre les témoignages de ces femmes violées puis bannies, d’entendre parler de fillettes victime de viols collectifs et rejetées par leurs pères. C’est horrible certes, mais il faut le faire savoir, il faut briser le silence, il faut s’organiser pour que la chape de plomb déposée sur cette épouvantable guerre soit levée.

Ernesto Guevarra connu sous le surnom de « Che » déclarait ceci :  « The Congo problem is a world problem. Victory will be continental in its reach and its consequences and so would defeat »

 

Le problème du Kongo est un problème mondial mais les instances internationales ont fait le choix de l’oublier. Il est temps que nous autres africains prenions conscience du fait que ces organisations internationales n’ont pas pour priorité les intérêts de notre continent. Elles ont pour vocation de reproduire à l’infini un ordre mondial qui sied à l’occident.  Pour quelles raisons se soucieraient elles de nos nations ? Sortons de nos sidérations utopiques et prenons en mains nos affaires.Je me souviens du silence aurour de l’épouvantable conflit libérien tandis que dans les coulisses les états africains et autres instrumentalisaient telle ou telle faction dans son intérêt. Et pendant ce temps les libériens mouraient en masse.

 

L’Afrique n’est pour beaucoup d’occidentaux qu’un continent folklorique et barbare. L’on meurt au Congo « oh la la ! Pourvu qu’ils ne sortent pas les machettes comme au Rwanda  » se dit-on entre le fromage et le dessert. Puis l’on oublie l’information aussi vite qu’elle a traversé nos consciences. On a des urgences, il y a un programme de télé réalité à regarder.

 

Nous autres Africains n’avons pas le droit d’être indifférents à cette tragédie. Nous n’avons pas le droit d’en faire une info poussée par une autre  :

  • parce que partout où l’on dénie à l’homme son humanité, c’est la nôtre qui recule
  • parce que si nous nous taisons personne ne parlera depuis le coeur de la tragédie
  • Parce que nos pays ne sont pas à l’abri de telles tragédies, il n’y a qu’à observer le quasi clonage de nos dirigeants
  • parce qu’il faut que nous éduquions nos fils à être panafricains dans la perception des enjeux du continent
  • parce que nous devons éduquer nos fils à recevoir avec bienveillance le réfugié congolais
  • parce que les congolais ont besoin de savoir que l’Afrique est là avec eux
  • parce que le panafricanisme n’est pas qu’une rhétorique nombriliste et le Congo est l’occasion pour nous de montrer que nous ne sommes pas asservi(e)s aux frontières dessinées par la colonisation. 
  • parce que nous devons oeuvrer pour qu’il y ait une voix africaine qui s’élève du coeur de cette tragédie pour poser des fondations d’un être ensemble. Que cet épouvantable drame aide au moins à enfanter une conscience panafricaine plus grande

 

Ne rêvons pas d’un salut qui viendrait de l’occident fût-il porté par les traits d’un président noir. La tragédie et l’indifférence face au drame du Congo devraient nous mobiliser pour inventer des solutions propres à notre terre.  Bien entendu si des occidentaux se réveillaient à cette tragédie et que leur aide pouvait faire avancer la sortie de la tragédie pourquoi pas ? Mais n’attendons pas d’eux quelque miracle nous ne sommes pas prioritaires dans les agendas des nations occidentales aussi longtemps qu’ils n’y trouvent pas quelque intérêt économique, géopolitique ou financier.

 

Mais voilà malgré nos bonnes intentions et autres sentiments nous nous sentons démunis, comme désarmés face à l’immense chantier qui es devant nous. Que faire individuellement ? Comment agir, participer à apporter une lueur d’espoir, à être une voix pour le Congo ?  Nous pouvons déjà nous servir du media internet que nous utilisons pour transmettre des choses amusantes, légères, nous pouvons faire des réseaux sociaux tels que Facebook , twitter et autres de même que de nos blogs des armes contre le silence et contre l’oubli.

 

Nous pouvons par ailleurs solliciter nos députés et maires, les inonder de courrier disant l’incompréhension face à la gradation des tragédies mondiales. Nous pouvons nous faire tellement insistants qu’ils finissent par agir. Sans marchands d’armes les guerres feraient long feu et les nations démocratiques sont de cyniques pourvoyeurs d’armes tandis que les opinions de leurs pays ne le savent pas. Internet est aussi un moyen de le dire et des prises de consciences dans l’opinion pourraient être fort utiles.

 

Nous pouvons nous organiser, créer des collectifs locaux pour donner une parole à la tragédie congolaise. Nous pouvons…

 

J’entends d’ici des résistances et autres regards railleurs mais n’est-il pas mieux d’agir quitte à se tromper que d’être inactif et certain de ne pas faire d’erreur ? Jusques à quand serons-nous complice du silence ? Nous sommes dans un temps qui permet de s’informer. Informons nous sur ce drame et donnons la main d’association à nos frères du Congo pour être ne serait-ce qu’une goutte d’eau dans la mer des actions pour le Congo.

 

La mémoire de Patrice Lumumba, son rêve pur le Congo, son rêve panafricain peuvent nous inspirer. Donnons nous le droit à l’erreur mais pas à l’indifférence ce sont nos semblables, nos frères que l’on assassine, c’est l’Afrique que l’on pille et prive encore de ses forces vives, c’est sur nos terres que l’on fabrique des bombes à retardement humaines.

 

Vive le Kongo, Vive l’Afrique



Enfanter notre Afrique à sa destinée

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Elle est lumière dans nos entrailles, revenir à elle et la voir revenir : Mama Africa.

Combien il me tarde qu’elle naisse enfin à sa destinée ! La mère est dans les entrailles des ses enfants. Paradoxe ? Non ! La vie est un cycle dans lequel les fils se révèlent pères pour parer les parents.

Notre mère l’Afrique a été niée, violée, piétinée, dénigrée contrefaite dans le discours au point que certains de ses fils croient que réussir c’est se défaire de tout ce qui la rappelle. Ils la délaissent, ils en ont honte. Chaînes mentales ! Chaînes de servitude !

On a honte de son accent, de ses traits, du voile ébène qui pare nos dermes et l’on se détruit à coup d’hydroquinone : Esclavage mental. Servitude de la pensée !

L’Afrique est là dans nos entrailles attendant nos prises de conscience. Parce que son relèvement ne viendra pas de l’extérieur mais de ses filles et ses fils. C’est en cela que nous pouvons l’engendrer, l’enfanter à sa destinée.

Penser que le salut viendrait de l’occident et de quelque organisation mondiale est un leurre né de pensées en captivité. L’occident et ses organisations internationales servent leurs intérêts, pas les nôtres et c’est de bonne guerre ! L’indépendance, la force et le relèvement de l’Afrique n’en sont pas.

C’est à nous de la faire naître l’Afrique telle qu’en elle même, dépouillée des oripeaux de la vassalité, de la servitude et du dénigrement de soi.

Cette Afrique naîtra à chaque chaine de servitude qui tombera de nos systèmes de pensée, elle s’affirmera dans et par l’éducation de la génération d’après. Elle naîtra chaque fois que l’on restaurera la mémoire et le souffle de nos pères, en faisant passer le témoin de la mémoire à nos enfants. Elle naîtra chaque fois que l’urgence de penser l’Afrique et de la construire nous embrasera.

L’Afrique n’attend pas une aide extérieure pour exister. Elle existe en soi et attend juste de passer par ses fils pour paraître dans l’éclat de sa vérité. Nous gémissons comme des femmes en travail pour la voir naître et nous luttons comme de vaillants guerrier pour faire tomber les chaînes et chasser les prédateurs. Nous sommes reconnaissants à Lumumba, Sankara, Nkrumah, Samora, Nyobe, et tant d’autres mais nous voulons prendre notre tour dans les bâtisseurs de l’Afrique et la voir jaillir telle qu’en elle même. C’est notre tour, à nous de ne pas le manquer.

 

Amandla !



Young gifted and black par Donny Hatthaway : un défi et une affirmation aux enfants afro-descendants

J’aime beaucoup ce chant parce que par delà la voix et le phrasé uniques de ce chanteur incroyable, au delà de cette sensibilité qui passe par la voix et parle à mes entrailles, la chanson est à la fois affirmation et défi. Défi pour la jeunesse d’origine africaine qui doit revoir se regarder et se projeter autrement.

Des décennies après, la thématique reste d’actualité. Ne nous leurrons pas c’est à nous de protéger nos enfants des visions que l’on veut leur imposer pour les maintenir à la périphérie de tout, les mots ignobles devenant des prophéties auto réalisatrices.

Est-il besoin de citer ceux qui notamment en France veulent les réduire à une population de trafiquants de stupéfiants entre autres fantasmes abjects ?

Il ne suffit pas de s’offusquer. Il faut déconstruire ces murs en eux et bâtir les fondations nécessaires à leur accomplissement. Ils sont nos fils, ils sont l’Afrique et sa diaspora.

C’est quand la dernière fois que nous avons dit à ces petits qui nous sont confiés qu’ils sont merveilleux, brillants, beaux et capables de tout conquérir par le travail, le savoir et la connaissance ?

Le combat est là, dans la mentalité de nos enfants. Ne laissons pas les autres y construire des forteresses qui les amèneraient à rêver petit, étriqué, resserré. Nous les savons aigles et non poussins. Nos encouragements et aides seront les vents ascendants dont ils ont besoin pour aller le plus hait possible, à la rencontre d’eux mêmes.

Que Dieu bénisse nos enfants.

Dédicace particulière aux enfants et jeunes adultes TTAKK.Luv always

 

YOUNG GIFTED & BLACK

 

« To be young, gifted and black,

Oh what a lovely precious dream

To be young, gifted and black,

Open your heart to what I mean
In the whole world you know
There are billion boys and girls
Who are young, gifted and black,
And that’s a fact!

You are young, gifted and black
We must begin to tell our young
There’s a world waiting for you
This is a quest that’s just begun

When you feel really low
Yeah, there’s a great truth you should know
When you’re young, gifted and black
Your soul’s intact

Young, gifted and black
How I long to know the truth
There are times when I look back
And I am haunted by my youth

Oh but my joy of today
Is that we can all be proud to say
To be young, gifted and black
Is where it’s at »

 

http://www.dailymotion.com/video/xd54lo



Grâce Decca chante Ndolo

J’aime beaucoup

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Mon panthéon personnel : des visages, des voix, des vies qui m’inspirent

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Ce sont des visages, des voix, et des messages qui m’inspirent, me défient, me remettent en question et me donnent envie de me lever pour avancer dans ma vie  et participer à faire avancer les choses.

Ils me sont une saine contagion, magnifique une émulation, parfois une intimidation tant leurs vies sont nobles. Ils sont de précieux carburants quand l’espérance en l’humain ou les circonstances pourraient me conduire à baisser les bras.

Certaines de ces personnes ont versé leur sang pour nous ouvrir la voie vers la liberté. Merci à eux.Au nom de leur sacrifice nous devrions avoir la quête de la liberté et de la dignité de l’homme exigeante.

Le film qui suit se veut un hommage certes imparfait, mais sincère. Il se veut un rappel pour que ces visages ne soient pas oubliés au milieu des clameurs des « héros » éphémères et auto-proclamés de notre temps. Il s’en lève chaque jour des demi-dieux en carton pâte qui habillent par la communication et les apparences un vide de sens.

J’admire les esprits brillants et engagés qui par leurs écrits, participent à structurer ma façon de penser le monde.Puissent ces vies être des vents sous les voiles de nos luttes pour accéder à la liberté, à la démocratie et à la dignité dans nos pays.

Tant d’afro descendants ont livré leur sang pour libérer leur peuple sur la terre d’Afrique ou sur d’autres continents.

L’état des lieux de la situation des fils d’Afrique fussent ils de la diaspora ou de la terre mère n’est pas à la hauteur du sacrifice de leurs vies. Ils ont payé ce prix ultime pour que nous ne soyons plus comptés parmi les damnés de la terre.

Qui se lèvera pour prendre la suite de la course ? Notre génération et celle de nos enfants peut choisir secouer les jougs qui la gardent dans la résignation ou dans une admiration passive pour décider de devenir actrice de son histoire. Ils y a tant  de terres de liberté, de dignité, de démocracitie, d’égalité à conquérir ou à reprendre.

Nous avons une responsabilité vis à vis de la génération qui nous a précédés et vis à vis de celle qui nous suit. Tel était le message de Frantz Fanon.
Respect et gratitude à vous mes héros.

Avec passion pour la terre de mon coeur.

Amandla !

Je vous laisse découvrir la vidéo que j’ai faite pour rendre hommage à ces femmes et hommes et pour les remercier d’avoir croisé ma vie, nos vies.

 

 

 

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Autour de « Debout maintenant, mon pays et moi » d’ Aimé CESAIRE


Il est des textes qui sont une rencontre, une fondation, une base de lancement de soi tout en étant un lieu qui permet de se poser pour penser. Ce sont des écrits que l’on ne devrait pas laisser dormir au fond d’un tiroir ou de la mémoire, mais les relire encore et encore En effet à chaque saison de notre parcours ils ont quelque chose à nous dire, à nous dévoiler.

Le texte d’Aimé Césaire n’a pas pris une ride. Nous pouvons le constater pour peu que nous ouvrions les yeux sur l’œuvre d’asservissement des consciences par la dévalorisation de soi qui a encore cours dans de nombreux afro descendants.

Oh ! Il est vrai que certains discours ouvertement racistes se sont tus. Cependant, des siècles de méconnaissance de soi et de l’autre ont laissé des traces, notamment dans l’arrogance avec laquelle les occidentaux commercent avec l’Afrique, et par le positionnement des nombreux dirigeants Africains dans le rapport à l’occident.

Mais il est une vérité : TOUTE ÉTOILE CHUTE DU CIEL EN TERRE A NOTRE COMMANDEMENT SANS LIMITE !

Ce ne sont pas les autres qui nous donneront une place à la mesure de notre valeur dans le concert des nations. C’est à nous de la connaître, de nous donner les moyens de nous y établir. Quelle est notre ambition, quelle est notre vision, quels sont nos rêves d’Afrique ?

Nous ne sommes pas par essence satellites d’une puissance n’en déplaisent aux « résistants » d’un ordre ancien né dans la violence et le déni d’humanité à l’autre. C’est à nous de le faire savoir. Notre commandement est sans limite quand nos consciences s’éveillent. Notre commandement est sans limite quand nous savons qui nous sommes et ce à quoi nous pouvons aspirer. Pour cela il nous faut des gouvernants qui ont des ambitions autres que leur gloriole et des intérêts personnels ou de clan. Il nous faut des dirigeants africains qui pensent l’Afrique pour elle même et pour ses filles et ses fils. Ils nous faut des dirigeants qui ont un rêve, une vision et une stratégie pour développer leur pays et éduquer ses ressortissants.

Oui toute étoile chute du ciel en terre et c’est d’égal à égal que nous commerçons avec les nations. C’est possible, c’est faisable, et c’est nécessaire. Sortons de l’esclavage mental !

Ne nous servons plus du passé comme d’un prétexte pour ne pas avancer ou pour verser dans un consumérisme contre productif. Utilisons-le comme une base de lancement de laquelle nous monterons pour aller vers ce « nous » auquel nous aspirons. Servons-nous de cette mémoire pour ne plus accepter la moindre infériorisation, le moindre manque de respect.
Refuser en éduquant, en ne tolérant plus que les chaines héritées de l’asservissement soient transmises à nos enfants. Déprogrammer la résignation et la tentation de mendier ce qui est à soi.

A l’échelle de nos nations, c’est à notre commandement sans limite que doivent tomber les « étoiles » qui se croient inaccessibles et omnipotentes. La prise de conscience que l’ordre actuel n’est pas immuable parce que nos pays sont à nous et non à une caste nous invite à l’action. C’est à notre commandement sans limite que nous devons leur faire comprendre qu’il n’est plus acceptable qu’elles dilapident impunément les richesses de nos nations à des fins privées, et que, plus grave encore, elles dilapident le potentiel des filles et fils d’Afrique en tuant l’espérance en un lendemain autre et meilleur.

Ce dont nous devons être conscients c’est que, comme pour les nations étrangères à l’Afrique, « à notre commandement sans limite, toute étoile chute du ciel en terre », même celle de nos « immuables » dirigeants .

Le pays ne se lèvera pas sans nous.
Nous n’irons pas loin si nous oublions le bien de nos nations.

 » Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi »

MON PAYS ET MOI tout est dit.

Merci à Aimé Césaire d’avoir écrit des mots qui sont son testament et nous sont source d’inspiration.

Merci à Lucien Dissake pour l’inspiration par la remise en lumière de ce texte éblouissant d’Aimé Césaire.

Je vous invite à découvrir les mots d’Aimé Césaire. Ils sont magnifiques et puissants. Combien il est heureux qu’il ne les ait pas retenus.

Autour de

 » Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite

maintenant dans son poing énorme et la force n’est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une

voix qui vrille la nuit et l’audience comme la pénétrance d’une guêpe apocalyptique.

Et la voix prononce que l’Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences,

Car il n’est point vrai que l’œuvre de l’homme est finie
Que nous n’avons rien à faire au monde
Que nous parasitons le monde
Qu’il suffit que nous nous mettions au pas du monde

Mais l’œuvre de l’homme vient seulement de commencer
Et il reste à l’homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur
Et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force
Et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant

Que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu’a fixée notre volonté seule

ET QUE TOUTE ÉTOILE CHUTE DU CIEL EN TERRE A NOTRE COMMANDEMENT SANS LIMITE »

Aimé Césaire,

Cahier d’un retour au pays natal,
Ed. Présence africaine



Valery Lobé nous a quittés. Hommage et impressions subjectives d’une admiratrice

Valery Lobé nous a quittés. Hommage et impressions subjectives d'une admiratrice dans Hommage 12145_181781630869_181551055869_3447738_5894716_n

Vendredi 6 novembre, Alaji Touré et le Kata Kata Band sont en concert en Allemagne. Sur scène un quatuor avec à la batterie Valéry Lobé percussionniste éblouissant d’origine camerounaise. Dans la salle l’on peut s’attendre à un moment de musique comme savent les offrir les virtuoses qui sont sur scène. Malheureusement, tapie dans l’ombre, il y a celle qui n’autorise pas de rendez-vous différés et qui cueille en plein vol même un aigle majestueux comme Valo. Il était forcément aigle pour être allé chercher les sons et le jeu qui le caractérisait. Cela venait forcément d’ailleurs, de plus haut que nous, des hauteurs que l’on rencontre quand on est nanti de ce que l’on appelle un don.


Valéry Lobé était un batteur dont la maîtrise de l’instrument et la créativité n’étaient plus à démontrer. Au fil des décennies il a accompagné bien des chanteurs et musiciens par delà les frontières de la musique camerounaise. Depuis une trentaine d’années le musicien « aura visité […] tous les rythmes du monde prouvant de manière aussi limpide qu’il usait de la caisse claire que la musique est le langage universel des hommes et que son alphabet est unique. […]. Il savait que le rythme est une base extraordinaire, que la batterie et la basse, imprègnent de leurs pulsations métriques, les musiques du monde ». Suzanne Kala Lobé

D’Ekambi brillant à Papa Wemba, de Douleur à Alaji Touré, le percussionniste a apporté son groove, son style, sa subtilité et sa dextérité à bien des œuvres musicales. L’homme était étonnant par son impressionnante stature, la finesse de son jeu et la maîtrise de ses baguettes. Entre ses mains ces dernières se faisaient aériennes, fines, légères ou fougueuses. Elles n’étaient que l’expression de la subtilité du musicien. Valéry Lobé était de ces musiciens l’écoute desquels les instruments se révèlent à nous autrement, livrant des sons inattendus, insoupçonnables, et insoupçonnés.

Les Camerounais et autres africains sont nombreux à avoir découvert Valéry Lobé alors qu’il jouait dans l’EBS (Ekambi Brillant Show) dans les années 1970. Ceux qui l’ont vu sur scène alors rendent témoignage d’un musicien qui jouait de son instrument avec maîtrise et assurance. Il semblait défier le monde. Léo Nséké rend témoignage d’un duel à distance avec Denis Hekimian qui ouvrit à celui que l’on surnommait Valo une plus grande notoriété.

Comme Toto Guillaume, Alaji Touré, Vicky Edimo et bien d’autres Valery Lobe a participé à ce que l’on appelle encore avec nostalgie l’âge d’or du Makossa. C’était le temps où ces orfèvres de la musique réinventaient des sons et semblaient sans cesse en quête d’un rythme ou d’un mouvement qui enrichirait cette musique sans la dépouiller de son essence. Ces musiciens magnifiques ont pris la suite de leurs illustres prédécesseurs élargissant le socle qu’ils ont posé sans le trahir. J’aime à penser que Emmanuel Nelle Eyoum et les autres fondateurs du Makossa ne se sentaient pas trahis alors que ces musiciens de grande valeur élargissaient le lit du Makossa.

Ce sont les musiciens par lesquels j’ai rencontré cette musique dans mes jeunes années. Le fait d’avoir connu leur maîtrise, leur inventivité, leur doigté et leur subtilité rend les auditeurs de ma génération, les mélomanes nés dans leur musique, exigeants et reconnaissants.

Comment pourrions-nous souffrir la « junk music » quand l’on a rencontré et vu ou entendu jouer – pour faire une analogie avec le football – la première division de la musique ?

Valery Lobé est de ceux qui me rendent inaudibles certaines hérésies sonores à vocation commerciale. Merci à lui, merci à eux d’avoir été de loin des précepteurs qui ont éduqué mon oreille et ont donné de l’exigence à mes explorations musicales.
Est-ce parce qu’il avait le jeu subtil, est-ce parce qu’il avait un jeu qui parfois semblait aller vers l’épure qu’il m’a touchée ? Comment mettre des mots sur ce qui se passe au-delà de l’explicable ? La musique quand elle est belle et bonne se ressent, se reçoit, s’ingère et finit par faire corps avec soi. La musique est une rencontre aussi inexplicable que la chimie d’un coup de foudre. C’est juste une évidence que l’on accepte.
Merci à Valéry Lobé d’avoir fait de moi par l’imaginaire une musicienne, une percussionniste, un rythme, une note de musique.

Je me souviens comme si c’était hier de la musique et des arrangements de dans l’album Beneground de Douleur. Cela a été un coup de poing musical, un coup de foudre, un coup de cœur absolu. Nous étions à la fin des années 80 et cette musique m’a enveloppée et a été une béquille magnifique pour une de ces transitions par lesquelles la vie nous oblige à passer.

Si les musiciens savaient ce qu’ils nous apportent par delà les exultations sur une piste de danse ou une autre ! La musique quand elle est une rencontre est un refuge qui aide à vivre.
Valery Lobé m’a aidée à continuer d’avancer dans un de ces moments de vie où l’on peut se perdre. Comment dire merci à ceux qui comme lui participent à nous rendre la vie plus belle, plus légère, plus supportable ne serait-ce que le temps d’un instant ?

Le travail de Valery Lobe sur l’album de Douleur est magistral et vingt ans après les subtilités sonores de cet album me demeurent un éblouissement permanent. Depuis ce moment là le nom du musicien s’associe à mon esprit avec les mots excellence et finesse. L’homme me laisse l’impression d’un artiste qui n’avait de cesse de réinventer sa musique, de se réinventer et de tendre vers l’excellence.

Valery Lobe était non seulement un percussionniste de grande classe, mais aussi un arrangeur et un compositeur de grand talent.
Même si on le connaît moins comme compositeur il a composé le magnifique « We nde mba ne nde oa » de Douleur et Biala de la chanteuse angolaise Florence Chitacumbi. Si je ne me trompe pas, il est aussi compositeur et arrangeur sur l’album de Dora Decca.

Nous sommes le vendredi 6 novembre 2009 sur une scène à Constance, à 200 km de Berlin, trois jours avant les célébrations commémorant la chute du mur de Berlin, Valéry Lobé musicien magnifique et homme rare s’effondre sur son instrument, victime dit-on d’un accident vasculaire cérébral. Funeste accident qui vole à une femme et à trois enfants un père et un époux. Mort obscène qui ôte la vie à un homme au midi de son existence, un homme qui avait encore tant à offrir et qui fourmillait de projets.

Le public dans la salle a-t-il conscience que c’est un pan de la musique qui vient de s’effondrer ? Savent-ils, ceux qui ont assisté à cette scène tragique que nous perdons en lui un homme que ses pairs admiraient et respectaient.

Comment sauraient-ils que l’instant tragique prive une femme et trois enfants d’un époux et d’un père ? Comment le public saurait-il que l’homme à la carrure massive qui s’effondre était bien plus grand, bien plus impressionnant que son enveloppe corporelle ? Comment sauraient-ils que sa vivacité, sa profondeur, son humour et sa confraternité manqueront dans un milieu qui exalte l’ego ?
Comment ne pas penser avec émotion à Alaji Touré et les autres membres du Kata Kata Band qui doivent être absolument traumatisés par cette mort sur scène et la revivre en boucle sur l’écran noir de leur mémoire ? Un homme vient de s’effondrer et provoque un séisme musical émotionnel et humain.

Le lendemain quand la nouvelle m’arrive je suis pétrifiée et je repense à la série funeste des quinquagénaires de la musique Camerounais qui nous ont quittés depuis deux ans. Je repense à Ndoumbe Djengue son ami et frère dont la mort nous demeure indigeste.

Que dire des Hoïgen, Charlotte, Tom et des autres qui nous rappellent la fragilité de l’existence et nous rappellent aussi que nous devrions inventer des espaces pour rendre hommage à nos artistes de leur vivant, entrer en dialogue avec eux non dans le but de flatter leur ego mais pour leur dire que leur art nous aide à vivre.

Les témoignages glanés ça et là de ceux qui l’ont connu et approché, célèbres ou anonymes ébauchent le portrait d’un homme de bien, humble, accessible et chaleureux. Il laisse la trace d’un homme facile à aimer par delà une admiration légitimée par son talent.
Mes pensées sont tournées vers son épouse et ses enfants, vers tous ceux pour lesquels le 6 novembre 2009 aura résolument changé la vie. Puisse cette page, nos hommages et nos prières participer à alléger leur peine. Merci à eux d’avoir consenti à partager leur époux et père avec son public. De tout cœur nous leur adressons nos condoléances attristées et leur affirmons l’émotion que ce départ suscite en nous. Puissions nous leur dire combien le passage trop court de Valo aura illuminé des vies.

Comment trouver les mots pour rendre hommage à cet homme qui m’apparaît magnifique au fil des témoignages ? Comment résumer en quelques mots l’apport de Valery Lobé à la musique ? Je reconnais mes incapacités mais je ne pouvais le laisser s’en aller dans le silence. Sa mémoire mérite des mots, des hommages, nos mots à tous. Puisse cette page participer à célébrer sa vie et son oeuvre.

Il me revient un cri qui m’a été cathartique dans l’album de Douleur cité plus haut « A dikom lasu di meya oa di meya oa we nde we. A dikom lasu di meya oa natena o bwindea » (Ô notre ami nous te pleurons où es-tu ? notre ami nous te pleurerons jusque dans l’éternité) . Ce cri est probablement celui de nombreux confrères et amis d’un homme à l’âme élégante qui nous quitte trop tôt.
Que son âme repose en paix.

Valéry Lobe, merci !



Kaissa : to nje

Au coeur de l’album de Kaissa que j’aime beaucoup il y a cette chanson qui est ma préférée, celle qui me touche le plus, et qui me rencontre.

Dans nos métissages de position et de construction, il y a une constante la quête de racines, de refuges, de lieux de mémoires qui nous rappellent qui nous sommes.

Des endroits dans lesquels le retour par la mémoire aide à aller de l’avant.

Je trouve qu’elle le rend bien, qu’elle ME le rend bien.Clin doeil

C’est une chanson qui habite mes altérités et que ma distance à ma terre investit.

J’aime qu’une chanson offre un « je » suffisamment ample pour inviter mes propres « je ».

« Où que j’aille je cherche mon chez moi, le pays qui m’a vu naître »

Kaissa chante ce pays intérieur que portent les migrants, pays magnifié par la nostalgie, mais refuge dans les secousses de l’ailleurs.

 

N’oublie pas dit-elle, n’oublie pas fils de ma terre, la terre qui t’a donné la vie. 

 Elle chante la nostalgie de sa terre promettant d’y revenir un jour. Mélopée d’espérance du migrant.

Quête perpétuelle de celui qui est ailleurs, qui est d’ailleurs, qui est changé dans l’ailleurs tandis que sa terre change. 

 

Il reste la terre intérieure, refuge matriciel.

 

« To weni na mala no na ma wasa mboa » Où que j’aille je cherche mon « chez moi »

 

Le chant débute par une image qui me rencontre, le son de la pluie sur le toit familial que j’emporte partout et toujours.

Chant de la pluie, mélodie matrice.

Ecoutez la guitare en introduction. Elle est matrice comme les musiques qui habitent les enfances vécues du côté de Douala en ce temps là.

 

La musique seconde peau de ma mémoire.

 

Elle vous enveloppe comme le sein d’une mère.

 

Merci Kaissa de m’offrir toutes ces choses en une chanson.

 

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Solo pour Douala Manga Bell par Georgette Kala Lobe Strubel

Le corps a un langage.

Le corps est en soi un langage.

Georgette Kala Lobe Strubel, chorégraphe et danseuse offre son corps à la mémoire d’un peuple, à la mémoire d’une nation.

Le corps hurle, le corps sanglote, le corps épouse l’âme d’une nation,le corps épouse l’histoire.L’histoire s’écrit aussi par le corps en mouvement. Georgette est un poétesse du corps, elle est écrivain de l’émotion,  elle est chantre de la douleur, elle est épopée de la force et de la colère.

Elle est écrit et cri, elle est écrivain et écrit.

C’est sublime.

Merci Georgette.

 


Hommage à la mémoire de Rudolf Douala Manga Bell résistant et martyr.

 

Hommage à la mémoire d’un homme qui est resté debout au coeur de la trahison et du martyr.

 

Hommage à la mémoire d’un homme qui est un souffle magnifique sur nos africanités conscientes.

 

Nous pleurons son martyr et louons sa grandeur d’âme.

 

Nous louons la conscience qu’il est des cause plus grandes que soi qui valent le sacrifice.

 

Tet’Ekombo di meya oa

Avis à tous les tyrans et aux fossoyeurs de liberté : la vérité, la reconquête de soi, l’histoire, et la liberté trouveront toujours un véhicule pour

s’exprimer. Le corps en est un.

Si on muselle la parole, le corps s’exprimera dans une danse, dans une démarche, dans une posture.

Le cri pour la liberté ne mourra pas.

La liberté a bien plus d’imagination que ceux qui veulent la tenir en captivité

 

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Pour découvrir la chorégraphe vous pouvez aller sur My Space :

www.myspace.com/kalalobedancecompany  



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