Les aubes écarlates de Léonora Miano à paraître le 20 août. A lire absolument !!!

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Le 20 août prochain le dernier roman de Léonora MIANO sera disponible en librairie et via tous les réseaux habituels de distribution.

 

J’ai le privilège d’avoir déjà un exemplaire de ce livre chez moi. Dès les premiers mots entre complainte et affirmation les mots de Léonora nous emportent vers un questionnement, vers l’exploration d’une dette symbolique qui ne saurait nous laisser indifférents quels que soient nos paradigmes.

 

« Qu’il soit fait clair pour tous que le passé ignoré confisque les lendemains.

Qu’il soit fait clair pour tous qu’en l’absence du lien primordial avec nous, il n’y aura pas de passerelle vers le monde »

 

La musique est intrinsèque au rapport de Léonora aux mots et elle s’entend.

 

L’écriture est belle, précise, maîtrisée. J’aime, je recommande !

Qu’il soit fait clair que j’en encourage largement la lecture.

Qu’il soit fait clair que j’en reparlerai encore et encore...Cool

Vous me connaissez quand j’aime, je le dis, je le hurle, je le serine, je l’ânnone, je le rabâche.

Je précise que je n’ai pas dit que je radotais.Clin doeil

Les aubes écarlates de Léonora MIANO
Epa a été enrôlé de force dans les troupes d’Isilo, un mégalomane qui rêve de rendre sa grandeur à toute une région de l’Afrique équatoriale. Emmené au cœur d’une zone isolée, il découvre qu’il est entouré de présences mystérieuses : plusieurs fois, il aperçoit des ombres enchaînées demander réparation pour les crimes du passé. Sur tout le continent, les esprits des disparus de la traite négrière distillent l’amertume et la folie en attendant que justice leur soit rendue…
Parvenant à s’échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l’aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l’Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d’une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d’infortune et les rendre à leur famille.

soulfoodequatorialenil.jpgEn attendant un petit recueil « Soulfood Equatoriale » devrait enchanter vos sens et vos trajets.

Ils enchantent les miens et m’entrainent dans des voyages sémantiques et sensoriels qui me ravissent. 

Ecoutez ceci : « Le peuple qui m’a engendrée, même s’il ne peut le prouver -ce dont il ne se soucie guère- est l’habitant initial de la terre. Né de l’eau, c’est d’elle qu’il tire sa subsistance. C’est à elle qu’il retourne, quand il lui faut implorer, célébrer, remercier. Ces paroles sont transmises de génération en génération, jusqu’à moi qui vous parle. »

J’ai choisi cet extrait pour la rigueur de la langue et l’économie de mots au coeur de laquelle elle réussit à dire l’essentiel. J’en suis admirative. Je choisis à dessein de ne pas citer une description des saveurs culinaires du Cameroun. Extraire un paragraphe d’un de ces chapitres  romprait la musique inhérente à chaque plat. Je fais le choix de vous laisser découvrir le rapport de Léonora à la cuisine du Cameroun en allant à la rencontre de ce petit recueil qui est, je me répète, un voyage et un enchantement.

 

Pour en savoir plus :

http://www.leonoramiano.com/

 

 



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