Le lion est mort hier soir 8 novembre
Quand son jour s’est levé
La nuit t’avait happé
Elle savait pas encore
La visite de la mort
Et ses éclats de rires
Contredisaient les larmes
Qui là bas sur sa terre
Inondaient les visages
Son cœur n’avait rien dit
Et son âme rien senti
La vie a continué
Malgré ton échappée
Elle a pris ces bonheurs
Qui lui tendaient les bras
Elle savait tes combats
Mais elle te savait là
Tu ne pouvais partir
Aussi vite après ELLE
Il fallait que tu vives
Rêve de te retenir
Quand elle s’est réveillée
En elle tu étais vivant
La pensée de ta mort
Lui était inaccessible
Un mois et puis dix jours
Tu serais dans ses bras
Elle avait ta promesse
Et elle comptait les jours
Anticipant l’étreinte
Les moments de tendresse
Imaginant vos rires
Volés à l’agonie
Ton cœur était d’accord
Mais ton corps t’a trahi
Ton corps vous a trahis
Son cœur n’est pas d’accord
Demain en se levant
Elle devra affronter
Un autre « n’est plus là »
Au cœur de ses amours
Il paraît que c’est normal
Il paraît que c’est la vie
La seule vie qu’elle entend
Est cri dans ses entrailles
Le lion est mort hier soir
La joie s’endort ce soir
Elle s’use encore un peu
Confrontée à l’adieu
Je t’aimais.





natty 10 novembre
c’est beau triste à la fois.
Ta plume à ce truc qui ne me laisses jamais indemne après lecture…
Merci precious sista.
Mélancolies de Malaïka.
marie 10 novembre
C’est beau et triste, Natty a raison, je ne suis pas originale!
Comme notre ombre la mort nous suit, le plus souvent on l’oublie, parfois elle semble plus présente.
Mais de qui parles-tu? Quel lion est parti pour l’autre rive?
Bisous Malaïka. Marie.
Mon oncle très aimé.
Merci ma Marie. Je t’embrasse
Edouard 12 novembre
Mes condoléances Malaïka. Je dois avouer que malgré la beauté du texte, j’ai été très intrigué et même embrouillé. Parce que je me demandais de qui tu parles. Surtout qu’il n’y pas longtemps…
Au fait, félicitations pour ton post en hommage à Hoïgen Ekwalla. Je viens de le lire dans le quotidien le Jour paraissant au Cameroun.
J’y découvre un prénom
Merci pour l’appréciation du professionnel…Me voilà dévoilée frangin.
Celui que j’ai perdu c’était mon oncle. No comment. Though times. Once and again…
tchitchi 13 novembre
Mes condoléances Malaïka. Le texte est vraiment troublant et beau. triste et fort…