Hommage à un homme que j’admire : Martin Luther King Jr 11 octobre
Ceux qui naviguent sur cet espace depuis quelques temps savent que dans mon panthéon personnel cet homme a une place de choix. Il est de ces hommes qui par leur vécu, leur combat m’ont appris que le racisme et la haine ne sont pas une fatalité. Il m’a appris par sa vie que ma liberté c’est de choisir de ne pas haïr. Il m’a appris qu’aimer son ennemi ne veut pas dire l’apprécier, mais choisir de ne pas laisser se lever en soi des détestations voire des haines qui me rendraient aussi peu « aimable » que ceux dont les théories, les propos et les actions me mettent le coeur au bord des lèvres. La non violence commence par le fait de dompter les émotions négatives qui montent si facilement face à ce que l’air ambiant qui parfois est vicié fait monter à nos narines. Entre le bruit, l’odeur, l’ADN, et les attributs masculins chers à un certain animateur qui donnait la chance aux chansons mais pas toujours à l’intelligence,notamment celle du coeur, et encore moins au respect de l’autre enfermé dans une définition probablement née de ses fantasmes et de ses représentations de toute une race. L’exemple de Martin Luther King me rappelle qu’on peut choisir de ne pas répondre à la violence par la violence fut-ce celle des mots.

Ne pas répondre par la violence…
L’exemple de MLK nous montre que ne pas répondre à la violence par la violence ce n’est pas pour autant courber l’échine et accepter l’innacceptable, mais c’est plutôt réinventer des moyens autres que la haine et la violence pour résister à la déshumanisation de l’autre, à sa réduction à un bruit, à une odeur, à une caractéristique physique, à une carnation, à une religion, une coutume, une lecture biaisée voire partiale d’une culture etc.
Ne pas répondre à la violence par la violence certes mais freiner des quatre fers pour résister à toute globalisation prédatrice de l’identité et du soi. Résister en soi, refuser de se laisser priver de sa dignité sans pour autant céder à la tentation d’utiliser les mêmes méthodes qu’eux. Ceux dont on estime les prises de position et les actions indignes.
Martin Luther King et le boycott des bus, Martin Luther King et la résistance passive à la discrimination. Martin Luther King, un modèle d’humain pour moi.
L’exemple de cet homme qui près de quarante après qu’une balle tirée par la haine l’ait soustrait à la vue des vivants, continue à me rappeler que je peux faire le choix de ne pas haïr, et mieux encore le choix d’aimer.
Il est bon en certaines saisons, quand tombent ça et là, les feuilles de la liberté, du respect de la dignité et de la considération de l’autre, de se repasser des vies qui nous sont données comme des modèles pour résister, et pour espérer encore en des lendemains meilleurs. Espérer parce qu’à l’intérieur de l’homme il y a une semence qui peut si elle reçoit les bons engrais offrir des êtres magnifiques. Imparfaits mais magnifiques.
Merci à la vie brève (39 ans seulement) et riche de Martin Luther King Jr qui est pour moi un défi permanent, un défi quant à ma capacité de réinventer sans cesse mon rapport à l’autre pour ne pas me perdre. Réinventer sans cesse mon regard sur l’autre pour résister à la haine par l’amour. Je vois en sa vie bien des traces de Celui qui inspirait sa vie et qui inspire la mienne. Honneur à Celui…

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