Le Protecteur partie 2

A peine avait il pris le pouvoir qu’il a fait montre d’un quasi don d’ubiquité. Il était partout, tout le temps. Tous les soir les familles réunies pour partager le repas du soir voyaient entrer chez elles le Protecteur. Il ne se passait pas un jour sans que l’on ait quelque « information » à livrer à son propos, de l’inauguration des chrysanthèmes à la décoration de quelque « people » transatlantique. Un soir nous même eu droit à un sujet qui traitait pendant près de dix minutes de la révolution vestimentaire et capillaire apportée par le chef de l’Etat. L’homme était dynamique de la moumoute aux mocassins en passant par ses cravates aux coloris révolutionnaires. On connaissait le nom de son tailleur, du coiffeur de son épouse, élégante parmi les élégantes et la plus belle d’entre les femmes. On louait l’élégance et la grâce de sa fille de même que la mèche rebelle et l’allure néo-romantique du fils. Notre nouveau père nous offrait un frère et une sœur à exalter. On se serait crus dans quelque principauté d’opérette dans laquelle la naissance qualifierait de fait pour être important et mériter les couvertures de magazines. 

Le Protecteur avait réponse à tout et plutôt que de nous faire peur, nous étions rassurés. Rassurés par sa prise de parole quotidienne sur tous les sujets, même les plus inattendus. La fermeture d’un théâtre, les redéfinitions de la féminité suscitaient  de sa part des discours enflammés. Nous étions cernés par sa parole, cernés jusqu’à l’oppression disaient les leaders de l’opposition. En général une réponse cinglante du Protecteur venait renvoyer dans les cordes  ceux qui osaient contester sa manière de faire et d’être. Les sondages d’opinion disaient l’accord  apparent des fils et filles du nouveau père. Nous étions anesthésiés, nous étions endormis comme La Belle au Bois Dormant dans le célèbre conte seulement, le baiser et  l’étreinte qui nous avaient été donnés se révélaient narcotiques. Celui qui nous avait ouvert les bras n’avait pas intérêt à ce que la nation se réveille. Je me souviens des mesures qui ont été annoncées par la parole présidentielle, parole sacrée bien entendu. Des mesures contre les délinquants, contre les empêcheurs de tourner en rond de la société protégée qui nous était promise. Si la méthode était liberticide pour ces derniers, nous ne nous en souciions guère. Ces mesures ne nous atteignaient pas, puisqu’elles ne nous privaient pas de liberté. Les effets d’annonce se multipliaient sans que l’on ait quelque instance pour en vérifier la réalisation. La nation semblait fascinée, j’étais fascinée. Je me souviens du temps où il a été décrété que la mendicité serait désormais pénalement condamnable. Pour notre bien, le protecteur allait nous débarrasser des prostitués, des dealers et des clochards. Je n’en revenais pas qu’il mette les sans abris dans la même catégorie que les prostitués et les dealers. La pauvreté immense qui frappait les clochards était criminalisée sans vergogne. Ils étaient responsables de leur misère. Il s’étaient désocialisés pour ne pas avoir à assumer la responsabilité d’une famille, d’une vie de dur labeur. Ils étaient la lie de la société à la charge des honnêtes travailleurs que nous étions. J’étais mal à l’aise en entendant le chef d’Etat invectiver par des mots odieux toute une population. Des mots manipulateurs étaient utilisés pour nous donner à penser qu’il disait tout haut ce que nous pensions. Je refusais qu’il dise de tels mots à ma place. Je n’étais pas d’accord, ce n’était pas ma pensée. Je me souvenais du visage de Marguerite et de celui de Lucien, deux être brisés par la vie que l’enchaînement de circonstances dramatiques avaient conduit à dormir sur un trottoir à deux pas de chez moi. L’hiver je leur portais quelquefois de la soupe. Leur déclassement social n’avait pas eu raison de la dignité de l’un et de l’autre. Ils m’avaient raconté leur histoire, j’en avais été bouleversée. Ils ne se quittaient pas, se sentant protégés l’un par la présence et l’affection de l’autre. Quand ils se regardaient l’un l’autre l’amour et la tendresse qui passaient dans leurs regards n’étaient pas différent de celui des non clochards qui s’aimaient. Je les enviais d’avoir trouvé cet autre à aimer de manière absolue. Ils avaient tout perdu, mais ils avaient réussi à ne pas se perdre. Je ne les reconnaissais absolument pas dans ce portrait caricatural et violent qui était fait par le chef de l’Etat. Le Protecteur ne protégeait pas les plus fragiles de la société, les exclus, les sans abris, il criminalisait leur détresse pour ne pas avoir à se pencher sur leur situation, pour ne pas chercher une solution pour eux.  Il les criminalisait utilisant le règne de l’émotion pour nous dire combien leur présence nous était odieuse et dangereuse. Je me souviens que d’anciennes bases militaires avaient été réquisitionnées pour les contraindre à quitter les rues. Ils n’avaient pas le choix, c’était le campement ou la prison. Il était impératif de les rééduquer,  leur donner le sens des responsabilités, de leur donner le sens de l’intérêt de la nation qu’ils privaient de leur participation. Ils étaient responsables du manque de réussite de la nation dans la compétition économique que le Protecteur n’avait pas gagnée en quatre ans de présidence et un an avant le scrutin présidetiel suivant.  Je savais qu’ils allaient séparer Marguerite et Lucien, car les camps séparaient les hommes des femmes. Je me souviens du regard de Marguerite et de Lucien le jour où la police les a emmenés au campement. Je crois que c’est le regard de Marguerite, les larmes le long se ses joues et la main collée à la vitre du car de police qui m’ont sortie du profond sommeil dans lequel j’étais plongée depuis le soir au Parc des Expositions. Pourquoi et comment m’étais-je laissée endormir par la voix anesthésiante de celui qui se disait mon Protecteur ? Le soir en rentrant chez moi j’étais désemparée, je ne savais plus qui j’étais. Je ne pouvais plus regarder la télévision qui n’était plus que la caisse de résonance des propos du chef suprême des armées et du guide de la nation. Je me suis coupée des informations tant par voie de presse que par les journaux fussent-ils quotidiens ou hebdomadaires. J’avais besoin de me couper de tous ces bruits pour retrouver ma propre pensée, ma propre voie, et ma voix intérieure. 

Je commençais alors à réaliser le totalitarisme de la pensée dans lequel la nation était plongée, dans lequel j’avais baigné. Comment avais-je pu ne pas m’en rendre compte avant ? Je ne me sentais pas fière en entendant le bruit que faisait le masque de ma sacro sainte intelligence alors qu’il se fissurait. Mes illusions sur moi-même, sur mon invulnérabilité à la manipulation tombaient à grand fracas. Un soir, en relisant le discours prononcé au Parc des Expositions je ne comprenais pas que je n’aie pas entendu le danger manifeste sous les mots, de n’avoir pas discerné que le candidat que je soutenais appelait davantage à l’émotion qu’à la raison. Ma raison n’était pas engagée avec moi au Parc des Expositions ce soir là. Celle qui répondait aux bras ouverts du Protecteur et à ses mots était la jeune fille qui un soir en rentrant chez elle avait rencontré la violence la plus sauvage sur un terrain vague. Les bras ouverts me promettaient que cela ne m’arriverait plus jamais. Les bras ouverts me promettaient que mes agresseurs subiraient un châtiment à la mesure de l’agression. Le candidat d’alors me promettait que le règne de la peur qui s’était installé depuis dix ans dans ma vie prendrait fin. Il me promettait que je pouvais enfin me délester des kilos superflus qui étaient des boucliers contre le désir des prédateurs nocturnes. Je pourrais redevenir femme, redevenir belle sans peur parce que mon Protecteur veillerait désormais sur moi, et désarmerait les prédateurs. N’avait-il pas explicitement dit que ce type de criminel serait sévèrement puni la loi ? Il allait changer loi, la répression serait terrible avait-il martelé. Ce soir là, devant les promesses de retour à la vie qu’il me faisait j’ai abdiqué toute raison. Dans les bras du Protecteur j’ai été rassurée, quelle importance si ma raison avait quitté les lieux. Dans ses bras je redeviendrais la femme que depuis dix ans j’avais peur d’être. 

Au fil du temps le Protecteur, pris dans l’ivresse de son pouvoir incontesté s’était mué en dictateur. 

Ce soir, dans mon pays, l’état d’urgence a été décrété suspendant les libertés individuelles pour le bien de tous. Les élections présidentielles ont été reportées sine die, le parlement a été dissous pour cause de sécurité nationale. Le Protecteur a pris ces mesures pour nous protéger d’un danger fantasmatique. Qui protègera la nation de son « Protecteur » ? 



16 commentaires

  1. Titophe 23 août

    Salut Malaika,

    Ton « protecteur » ne se prénome-t-il pas Nicolas?
    Bravo pour ton talent de narration.

    Titophe – Racisme et Histoire

    Réponse :

    Bonjour Titophe,

    :-)

    Mon Protecteur est la synthèse de tous ceux qui, au nom d’un bien commun fantasmatique et finement instrumentalisé gouvernent par l’émotion et s’en prennent progressivement aux libertés individuelles. Un de ses visages peut se voir dans l’omniprésence et l’omniscience de celui que tu cites, il peut se voir dans l’instrumentalisation du 11 septembre par le Grand Frère américain. La bienveillance de ce Big Brother s’entend à Guantanamo. Et il a été réelu parce qu’il protège l’Amérique. Il peut prendre le visage d’une Indira Gandhi en Inde quand elle suspend les libertés individuelles, il peut avoir le sourire de Berlusconi.
    Mon Protecteur est tout gouvernant qui choisit l’émotion pour mettre en captivité la capacité de penser, de raisonner par soi même. Mon Protecteur est tout gouvernant qui se veut messianique… Le fait d’avoir grandi sous des cieux où le culte de la personnalité était de mise, les protecteurs me donnent des boutons.
    Merci pour ta visite et merci d’apprécier mon sens de la narration.
    Amitiés

  2. vuilsteke nadège 23 août

    comme c’est curieux, cette histoire me rappelle quelqu’un. ta nouvelle est incroyable de réalisme, j’espère qu’elle n’est pas prophétique.

    Réponse :
    Elle ne peut-être prophétique, ici ou ailleurs que si l’on choisit de fermer les yeux, d’abdiquer toute responsabilté pour se laisser conduire les yeux fermés. Les Protecteurs du passé incitent à la prudence et à la vigilance. Je crois qu’il y a une ivresse du pouvoir qui s’empare de n’importe quel être quand il atteint des sommets. La force d’une démocratie c’est la force des autres pouvoirs, notamment le législatif et le judiciaire pour éviter des dérives de toute sorte. Je ne parle même pas de la presse qui est indépendante sauf à Moscou et dans les républiques bananières n’est-ce pas ? La posture « Bushiste » de Fox news face notamment aux exactions de l’armée américaine fait réfléchir. Ce n’est pas que dans ces contrées et à Cuba que des menaces anti-démocratiques existent. Ma nouvelle ne se veut pas prophétique (brrrr !!!), elle met en scène une réflexion et se sert de l’imagination pour la partager. Peut être l’écriture est elle aussi un exutoire de mes inquiétudes inconscientes. Merci pour ta visite. Bises et amitiés

  3. binicaise 23 août

    Je viens de lire avec énormément d’intêret tes deux nouvelles , pour avoir lu la montée et la chute du nazisme c’est vrai que comme le Protecteur tout s’est joué sur le populisme et l’immense pouvoir d’orateur de son chef, hélas la suite ne fut que plus horrible.
    J’espère que ton Protecteur s’arrêtera avant….ou la prise de conscience de ses admirateurs l’obligera à évoluer, tant que le pire n’est pas arrivé, je crois que la voix du peuple peut faire bouger les choses.
    Même avec un merveilleux Protecteur tout le monde ne dort pas………..
    Bisous Jacqueline.

    Réponse :
    Il y a tellement de potentiels « Protecteurs » sur la planète… Notre responsabilité est de dire que nous n’avons pas besoin d’un protecteur. Les institutions quand elles sont bien pensées et jouent leur rôle elles remplissent cette mission. Dans la nouvelle il me semble que c’est l’endormissement des protégés qui est la meilleure arme du Protecteur. Ca fait réfléchir. Bises et merci pour ta visite.


    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  4. Milla 23 août

    Il n’est pas tout, ni au dessus de tout, propagande et réthorique sont les terrains de prédilection des menteurs, mais l’homme a toujours su rebondir, parfois un peu tard il faut bien l’avouer, car l’être humain a un sérieux problème de limites …

    Réponse :
    Personne n’est tout, ni au dessus de tout. Heureusement…

  5. natty dread 23 août

    Pourquoi en te lisant ai je l’impression de me lire (surtout la première partie) ? Pourquoi en te lisant je me revoie un certain jour de mars 2000 au stade de l’amitié de Dakar, un certain jour de liesse, de joie de soulagement mais surtout d ‘ESPOIR…. L’espoir d’avoir enfin trouver LE protecteur…
    Je revoie mes larmes couler, je sens encore mon coeur remplie d’emotion d’assister un un jour que je croyais « historique » …
    et aujourdh’ui je vois venir la suite …qui me fait peur, très peur ….

    Réponse :
    Comme le souligne ton témoignage, le Protecteur est en bien des hommes et femmes (même si c’est plus rare pour des raisons à mon sens davantage mathématiques que sexuées) sous divers cieux. La quête d’un homme providentiel est tapie dans bien de nos attentes inconscientes. Le danger avec les « hommes providentiels » c’est quand ils croient l’être et se soustraient progressivement aux institutions qui les ont conduit au pouvoir. Désigner quelqu’un par la voie de l’élection pour nous représenter ne nous dispense pas d’un devoir de vigilance et d’un droit légitime à demander aux élus des comptes sur leur gestion de la chose publique. J’ai non espoir pour ton pays parce que tout le monde n’est pas plongé dans un profond sommeil et parce que vous avez, contrairement à bien des pays du continent, une démocratie qui a fait ses preuves. Ne te décourage pas, fais passer le message dans ta sphère d’influence et je sais que ça finira par payer. Celui qui a déçu tes attentes et celles de bien des africains par delà les frontières du Sénégal n’a heureusement pas vocation à être éternel et n’est pas dans un royaume transmissible à ses descendants. Ouf !!!!!!!!!!!!! Bises sister

  6. Tao le chat 24 août

    il y a là toute la trame d’un roman (à venir , j’espère :) )
    les derniers elections m’ont suggéré l’idée de qq chose de ce genre ..
    mais j’ai beau avoir plein d’idées , écrire, ce n’est pas mon truc, cela demande un talent particulier , celui que tu possèdes, toi !
    gros bisous

    Réponse :
    Merci pour tes encouragements. Je vais réfléchir à un roman en partant de cette trame en veillant à ne pas me faire peur toute seule derrière mon écran. Bisous à toi

  7. Noah Norman 24 août

    Bonsoir Malaïka,

    J’ai lu avec grande attention mais surtout un grand plaisir les 2 volets de ce fameux « Protecteur »…Mon imaginaire s’est mis au galop et me revient un certain G. Orwel…Bref !

    A ma première question, j’ai trouvé la bonne réponse au fil des commentaires :

    « Ma nouvelle ne se veut pas prophétique (brrrr !!!), elle met en scène une réflexion et se sert de l’imagination pour la partager. »

    Me reste alors une ou deux autres questions : Ce « Protecteur » n’a-t-il pas été berné par d’autres « Protecteurs » ?…Dans ce cas, que protègent ces « Ôtres » ?…Et qui va protéger ma nation ?

    Sinon, quelle plume ! Admiratif, tout simplement et tout simplement merci pour ce « régal »…même si la gravité de la situation et j’en suis conscient, ne permet point de se régaler…Hélas !

    Fraternellement, bises.
    Nono

    Réponse :
    Bonjour Nono, merci pour ton appréciation si positive de ma manière d’écrire. Je suis touchée, très touchée.
    Pour répondre à tes questions, il est possible que mon Protecteur ait été berné par d’autres Protecteurs si l’on croit que les sphères mondiales du pouvoirs sont interconnectées et que pafois il y a une défense d’intérêts particuliers qui priment sur ceux du plus grand nombre. Alors que je te réponds je me demande si le Protecteur a été berné par d’autres Protecteurs où s’il défend en conscience les intérêts de ces autres Protecteurs? La question reste ouverte et elle appelle celle plus effrayante : qui protègera la nation de la narratrice ? Ceci dit je ne voudrais pas sombrer dans la paranoïa du complot mondial ;-)
    Que protègent ces autres ???? Ma réponse est dans mon refus de sombrer dans la paranoïa précédemment mentionnée. Bises et amitiés

  8. mercidemavoirremarque 25 août

    hélas on croit le connaître ou le reconnaître ce protecteur, cet endormeur, cet embaumeur, il a existé ailleurs en d’autres temps, il existera encore. qu’est ce qui le motive? qu’est ce qui l’inspire? à quoi pense-t-il quand il regarde sa femme ou ses enfants? quand il voit son reflet dans le miroir? quand il croise ses sosies? est-il humain, Humain, inhumain?
    en tout cas, belle plume! merci

    Oui je crois qu’il est là en germe partout où on laisse l’émotion immédiate primer sur la raison. Ce que ces protecteurs pensent dans l’intimité… le saura t’on jamais ? Merci d’apprécier ma plume. Amitiés à toi

  9. Papotine 25 août

    J’aurais aimé pouvoir dire que tes récits sont de la science fiction….hélas non!
    Malaïka, il faut vraiment que tu écrives un roman tu as un GRAND TALENT d’écriture vraiment, ajouté à ta sensibilité … c’est le succès assuré !

    Merci pour tes encouragements à écrire un roman. Je vais m’y atteler avec une certaine appréhension. Bises

  10. alicee 25 août

    Je viens de lire avec un grand intérêt, tu as beaucoup de talent. Mais hélas cette nouvelle reste d’actualité, quand on voit ce qui se passe en Afrique du Sud et d’autres pays, malgré les promesses, tout redevient comme avant ou presque. Il y a des hommes qui ont un talent inoui pour soulever des foules… j’en resterais là, car le pouvoir et l’injustice sont pour moi intolérable et je m’emporte…
    merci pour ce récit
    Amitiés
    Alice

    Je m’emporte aussi et je te comprends. Il est des choses qui suscitent des révoltes intérieures. Merci pour ton commentaire. Merci d’avoir apprécié ce récit et merci pour tes encouragements. Amitiés

    Dernière publication sur Alice : Stand By Me - Playing For Change - Song Around The World

  11. Doomu Rewmi 27 août

    Salam Malaika.

    Je parcours progressivement les pages de ton blog decouvert recemment. Et j’ai lu ce texte sur le Protecteur plusieurs fois , fasciné et me demandant comment le classer- Une nouvelle ? Trop sobre. Trop pensif. Une parodie ? Trop serieux. Un essai ? Peut etre oui, sur une style tres allegorique. Et encore.

    Ce que je retiens en tout cas, c’est que tu donnes la clefs qui fait le succès etre le danger de tous les Protecteurs : il s’adresse a l’emotion et non a la raison.

    Le Protecteur, vraiment.

    J’ai deja envisagé de faire un long texte racontant l’Utopie dont je revais personnellement en 2000 au Sénégal. Un truc non pas negatif sur ce qui se passait mais positif sur ce qui aurait pu être. Mais un texte qui décortique les ressorts de ce type de personnage serait fort instructif. Je crois que tu pourrais prendre le temps de développer ton texte en un court roman qui raconterait l’inévitable avenement du Protecteur en exposant ses mecansimes. Ca ne te tente pas ?

    ( dis oui, STP, dis oui)

    Bonjour Doomu,
    Depuis que j’ai écrit ce texte dans un jet au coeur de la nuit, il ne m’a pas lâchée et je réfléchis à son développement. La piste de travail que tu suggères me semble intéressante. Je ne suis pas sûre d’y arriver mais je vais y travailler et qui sait si je n’aurai pas une belle surprise ? Il est vrai que les mécanismes qui conduisent à l’avènement d’un tel Protecteur seraient à décortiquer. Merci pour ta suggestion et merci de revenir me lire. Amicalement

  12. natureinsolite 28 août

    un protecteur comme celui-ci se protège avant tout en créant une société aseptisée et conforme à son image. tout le reste vient petit à petit. parfois la prise de conscience est longue…
    notre monde devrait être plus vigilant!

    Oui Marie, parfois la prise de conscience est longue. Je crois comme toi que la vigilance est dde mise. L’asepsie dont tu parles plus haut est dangereuse parce qu’on s’endort aisément… Bisous et merci d’être passée

  13. natureinsolite 28 août

    j’oubliais: toujours ce petit air de paul auster…

    Merci Marie…

  14. Doomu Rewmi 29 août

    Paul Auster ? Qui a dit Paul Auster ? ou ça ?

    Pardon c’est ma reaction naturelle quand on mentionne paul auster. Parce je suis Fan. Parce que je desespère de transmettre le virus autour de moi (c’est vrai que tenter de refourguer un roman en anglais au francophone de base …)

    Oui il y a du Auster dans ce ton simple detache et captivant de Malaika.

    Youpiiiiiiiii encore un admirateur de Paul Auster !!! C’est un écrivain que j’aime et admire profondément. Alors imaginez mon émoi les amis ! Heu pour transmettre le virus « Austérien » tu pourrais intéresser ton environnement aux livres traduits en français. ;-)

  15. arnaguedon 29 août

    partisan de l’objectivisme… peut être…

    Peut-être

    Dernière publication sur  : STAGE...

  16. tebawalito 16 septembre

    bonjour je t’invite à jeter un oeil sur mon blog, je l’ai crée il n’y a pas longtemps, je l’alimente progressivement pour l’instant. Je te préviens tout de suite que c’est un blog engagée, mais dans plusieurs domaines. Si j’interviens sur ton article concernant les libertés individuelles, c’est parcequ’il me parle. je pense que tu devrais comme tu le fais si joliment, continuer de commenter l’actualité. Sur le discours de notre cher président en Afrique tu pourras trouver sur mon blog rubrique politique une réponse de la jeunesse africaine fais moi tes commentaires. J’ai connu ton blog par un ami camerounais qui l’apprécie. Il est pas mal. Je te rejoins par la musique. Si mon blog te parle fais y un tour et si tu veux on peux echanger des liens.

    Dernière publication sur TEBAWALITO : POUR APPORTER UNE AIDE AUX FEMMES CENTRAFRICAINES VICTIMES DE VIOLENCE OU EX DEPLACEES PARTICIPER AUX COLLECTES DE FONDS CLIQUEZ SUR LE LIEN ET SUIVEZ LES INSTRUCTIONS

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