Cris d’Afrique : ôde à mama Africa après les mots du 26 juillet 2007 à Dakar

globeafrica.jpg

Les mots sont dangereux quand ils sont au service d’une pensée malsaine. Les mots peuvent blesser, violer, avilir, détruire. Je souffre dans ma chair, dans mon africanité des mots qui ont été prononcés à Dakar le 26 Juillet 2007. La colère, la douleur, l’indignation se disputent et les mots viennent à moi pour dire ce que je ressens depuis que j’ai pris connaissance de ce qu’un homme a osé dire, les pieds bien à plat sur une terre qu’il insultait à mots couverts, consciemment ou non, portant par ses mots une vision de l’Afrique qui trouve ses sources dans le regard raciste que portaient des personnes commme Hegel, des théories du dix neuvième siècle dont la violence me demeure indigeste. Des prononcés à l’université Cheikh Anta Diop, un homme dont le travail a mis en lumière ce que l’Afrique avait de richesse et ce qu’elle a apporté à l’humanité par ses richesses sa culture. Il a démontré l’antériorité des civilisations nègres. Dans l’université portant le nom de cet illustre chercheur un discours balaye d’un trait ses recherches et celles de tous les chercheurs africains ou occidentaux qui ont démonté les théories fantaisaistes et haïssables du dix-neuvième siècle. Le discours de Dakar fait comme si le vingtième siècle n’avait pas existé, comme si le 21è siècle n’était pas. Violence de mots sur une terre meurtrie par une histoire récente douloureuse. Viol par mots, viol par l’attitude, viol de la dignité.

Les mots de Dakar m’ont suivie et poursuivie et ont suscité en moi d’autres mots comme ceux d’une fille qui veut consoler sa mère blessée. Les mots d’une enfant d’Afrique qui embrasse sa terre et ses frères et dans la maladresse de ses mots raconte le séïsme de Dakar 2007 et ses espérances pour sa terre. Les mots peuvent blesser, les mots ont blessé ma terre, notre terre. Les mots ont blessé et indigné les fils et les filles de ma terre. J’offre la maladresse de ceux-ci comme des mots qui je l’espère participeront à la guérir.

God bless mama Africa

 

Du fond de mon exil bien loin de toi Afrique j’ai entendu le cri qui montait de ta terre

Venus en conquérants sans respect et sans tact ils ont parlé de toi sans même te

connaître.

Ils disaient te parler les yeux dans les yeux mais ils te méprisaient avec pleine suffisance. 

Ils se disaient venus en amis respectueux ils s’exprimaient en maîtres drapés dans leur dédain .

Et le bruit de leurs pas et le son de leurs voix rappellent à ta mémoire les viols d’autrefois.

Des pas qui résonnaient sur les sentiers d’Afrique pour piller les richesses et soumettre les hommes.

Entends-tu comme moi l’écho de ces théories qui faisaient de tes fils bien moins que des humains ?

Entends tu dans cette voix qui résonne à Dakar le souvenir de toutes celles qui violèrent ta terre ?

Du fond de mon exil c’est le cœur déchiré que j’entends cette voix qui vomit son mépris

Elle l’enrobe de mots qui se disent amicaux pour nier ton histoire, ton droit à la mémoire.

Il y a bien longtemps pourtant c’était hier des gens qui lui ressemblent on fait mal à ma terre.

Au plus profond de moi comme les fils de ta terre je porte cette blessure dans mes soubassements .

Dans leur manque de respect pour la terre d’Afrique ils ont pillé le sol et violé nos croyances, sans le moindre égard pour ce que nous étions, et des cris de douleur sont montés de ta terre.

Et voici qu’à Dakar, à deux pas de Gorée une voix retentit régurgite son dédain

Méconnaissance totale de l’histoire de cette terre insulte à la mémoire de ceux qui sont partis.

Au large de Gorée de la mer monte un chant le souvenir de ceux arrachés à leur terre

La mélopée se mêle à la voix d’aujourd’hui et de la terre d’Afrique monte un cri de colère

Malgré les enseignements qui remontent du passé restés dans une vision aux relents nauséabonds des hommes et des femmes sur ma terre ont marché venus en conquérants comme d’autres avant eux . Ils se sont acharnés à violer ton honneur dans une impunité mêlée de toute puissance Vassale des nations c’est ainsi qu’ils te voient asservie à leurs mots soumise à leurs désirs.

Pour eux tu n’es qu’objet tu n’es pas leur égale tu n’es pas partenaire tu leur es inférieure.

Mépris pour ta culture restreinte dans leurs mots à un simple folklore, à un état d’enfance.

Ils disent te respecter alors qu’ils te proposent de n’être plus toi même si tu veux exister Voici que ton passé dans leurs mots est réduit à des rêveries d’enfant, légendaires utopies.

Tu n’aurais pas d’histoire si l’on en croit leurs dires ni la capacité de forger ton destin. Et voici que j’entends remonter de Gorée le vent qui réunit tous les cris de tes fils.

Hier et aujourd’hui se confondent dans un cri qui mêle à la douleur la rage et la révolte. Le « plus jamais cela » qui monte de Gorée s’empare des étudiants rassemblés à Dakar.

L’écho de leur colère, de leur indignation rejoint la mer au large pour trouver tes enfants.

Ceux du reste de l’Afrique et de la diaspora qui élèvent leur voix pour dire « plus jamais ça ». Plus jamais le mépris et plus jamais les viols, par les mots par les actes ni même par le regard. Plus jamais accepter les pas des prédateurs ne plus courber l’échine se laisser piétiner.

 

Plus jamais nous plier aux desseins des satrapes complices du mépris dont on abreuve ta terre, pourvu que se remplissent leurs panses jour après jour leurs voix ne sont pas nôtres c’est la voix de leurs ventres.

Un cri s’élève du fond de la terre d’Afrique pour dire qu’après le viol vient la restauration, le temps où la blessée la terre qui nous est chère reçois de ses enfants le baume qui la guérit .

Un cri s’élève d’Afrique et de la diaspora pour dire que notre terre comptera désormais

sur ses fils et ses filles sur ceux qui la respectent pour relever la tête et laver son honneur.

Nous dirons à nos fils, et aux fils de nos fils que tu es digne d’honneur, que tu as une histoire. Un cri s’élève d’Afrique le cri de nos racines qui appelle ses enfants à connaître leur histoire.

De moi la fille d’Afrique qui vit loin de sa terre mais qui porte en son sein la mélodie d’Afrique monte un cri qui appelle ses fils à l’unité rassemblés par le cri qui monte depuis Dakar.

Mon cri et ma prière pour mama Africa est que se lève pour elle une saison nouvelle dans laquelle ses enfants secouant les jougs anciens embrasseront enfin leur destinée d’Afrique.

 

africamama.jpg



20 commentaires

  1. narcose 18 août

    je viens de lire votre blog je suis au canada et vous parlez de mots blessants ect..et de douleur ect…mais de quoi vous parlez je ne comprends pas…quels mots blessants…..dites ecrivez ce qu il a dit….sinon vous ne communiquez rien……… vrai mail , vrai nom…je ne me cache pas derriere des faux noms et des faux mails nom comme la plupart des …. sur internet ..merci..

  2. Malaïka 18 août

    Réponse à Narcose,
    Merci de votre visite et de votre commentaire. La question que vous posez est compréhensible et en fait j’avais relayé les propos sur un précédent billet
    http://dipitadidia.unblog.fr/2007/08/15/et-pendant-ce-temps-a-dakarlavenement-du-concept-de-lhomme-africain/
    Vous pourrez prendre connaissance des mots en question. J’ai fait le choix de ne pas laisser apparaître votre email et de couper une expression qui ne cadrait pas avec latmosphère du blog. Je constate que vous venez de créér un blog je vous souhaite une belle aventure syr la blogosphère. Cordialement

  3. binicaise 18 août

    « Un cri s’élève du fond de la terre d’Afrique pour dire qu’après le viol vient la restauration, le temps où la blessée la terre qui nous est chère reçois de ses enfants le baume qui la guérit .  »
    C’est cela pour moi l’Afrique un peuple courageux qui a déjà trop souffert , je me sens responsable de l ‘esclavage même si je n’étais pas là à ce moment.
    Il faut reconnaitre nos erreurs les assumer et respecter ce peuple ami plutôt que continuer à piller ses richesses .
    Les hommes d’état ont leurs amitiés, le président est proche du Président américain et de ces conceptions de la démocratie…..
    Bisous mon amie. Jacqueline

    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  4. Malaïka 18 août

    Réponse à Jacqueline,
    Merci pour ta visite et ton commentaire. Merci de porter un regard respectueux sur l’Afrique.
    Je te cite :  » je me sens responsable de l ‘esclavage même si je n’étais pas là à ce moment. »
    Je ne crois pas que tu doives te sentir responsable et encore moins coupable d’une chose à laquelle tu n’as pas participé.

    Reconnaître en revanche ce qui a existé et qui en étaient les acteurs c’est respecter la mémoire. Nier ce qui a été et ses conséquences, romancer l’innomable pour le rendre acceptable n’effacera jamais le fait que des hommes ont décidé un jour sous prétexte d’être supérieurs d’asservir d’autres hommes les réduisant au rang d’objets. Cette vérité là, il faut l’accepter et aller de l’avant sachant qu’elle fait partie de l’histoire commune de notre humanité. La conscience de cette histoire tragique comme d’autres après elle aide à respecter l’humain en celui qui est différent. Si cette histoire avait servi à cela au moins, ce serait déjà ça. Je t’embrasse mon amie.

  5. Papotine 18 août

    MalaIka, je crois, si tu me permets cette remarque, que tu prends trop à coeur les propos de NS.
    Cet homme est « petit » je ne parle pas evidement de son physique, mais de son esprit! Certes c’est le président de notre pays, mais laisse encore passer quelques mois, et je pense que les Français et le monde entier le jugerons à sa juste valeur…. tu as le droit bien sûr et oh combien je te comprends, de dénoncer ces propos infamants, mais il ne faut pas te sentir blessée, prend cela d’ou ça vient, c’est à dire de très bas et méprise le comme il sait mépriser les « hommes d’Afrique »! Bourde après bourde il s’enfonce…souviens toi de ses propos sur la génétique n’était ce pas aussi effrayant?
    Bizzzzoux Malaïka!

  6. Malaïka 18 août

    Réponse à Papotine,
    Merci de t’être permis de m’encourager à prendre de la distance par rapport aux propos de ce monsieur. Je crois qu’au delà de l’homme ses propos ont fait remonter la mémoire générationnelle de mépris anciens et récents et j’ai trouvé d’autant plus infamant le lieu.
    Mais sois rassurée je sais que même s’il parlait de par sa fonction au nom de la France, il n’a pas parlé avec la voix de tous les français. Heureusement. Comme dirait l’autre « ma France à moi » celle que je porte en moi quoique venant d’ailleurs n’est pas celle là. C’est une France qui ne se contente pas de dire le respect mais qui respecte. Je la vois en toi, et en d’autres ici, je la vois autour de moi. La France qui a parlé à Dakar n’a pas mon respect.
    Merci pour tes observations je vais éviter de me rendre malade même si j’ai ma terre aux entrailles et même si ses blessures sont miennes, forcément…
    Bisousssssssssssssssssssssssssss et respects à vous présidente à vie de notre honorable fan club! :-)

  7. zara whites 18 août

    tu sais ma belle chérie, les mots qui blessent, j’en connais quelque chose; je me bats pour la terre, pour les êtres qui y vivent, et pourtant je dois supporter des insultes, par rapport à mon passé, par rapport à plein de choses, même par ceux qui se disent se battre pour la même cause. Au début, ça me blessait au plus profond de mon être, mais je me suis forgé une carapace, beaucoup de personnes parlent, un peu sans vraiment savoir ce qu’ils disent, ni qui ils visent….que ça ne changera pas ton regard vers eux, car ils sont encore très petits sur l’échelle de l’évolution, et au lieu de te fâcher ou te sentir blessée, il faudrait avoir de la peine pour eux, car, comme le disait bien Jésus, ils ne savent pas ce qu’ils font….

    Réponse à Zara
    Je trouve que tu as une attitude saine par rapport à la bassesse des attaques que tu peux subir. Il vaut mieux en effet trouver un moyen de se protéger ou d’être protégé de ces choses. Quand je suis attaquée en personne je gère mieux je crois les attaques. Mais là on touche à tout un coontinent et probablement sans le dire clairement à une race. Et j’avaoue en avoir marre du sentiment d’impunité qu’il y a à faire des dérapages concernat l’Afrique comme si elle était l’exutoire des sentiments indignes. Dois-je rappeler les propos de Pascal Sevran ? Il y a un ras le bol et un cri qui monte pour dire « assez » !!!
    En revanche si l’indigntion est légitime, le fait d’être blessée est peut être too much. Je vais devoir y travailler pour avancer. Merci pour ton commentaire.

  8. Milla 18 août

    Contrairement à papotine, je te dirai oui Malaika, il faut se méfier des mots jetés à la face des gens et s’en inquiéter, beaucoup d’autres dans le passé l’ont fait, sans scrupules et qui s’en est méfié, tant d’évènements, de mal propagé sans que personne ne bouge ou ne s’interroge, ton billet me plait Malaîka, continue à dire tout haut ce qui est pensé tout bas, et surtout, je te soutiens, les dérapages ça suffit!!!

    Réponse à Milla
    Parce que les mots sont des instruments au service de la pensée on ne peut les prendre à la légère. Ils peuvent être des obus meurtriers et il est trop facile de faremer les oreilles de faire comme s’ils n’avaient pas existé. Bien des régimes indignes sont nés par le verbe, les mots. En revanche il me semble que Papotine ne dit pas que les mots en question sont sans importance mais plutôt de ne pas se laisser atteindre par les mots d’une personne dont la structuration intelectuelle est auxantipodes de la mienne.

    C’est cela Papotine ?

    Merci pour ta viite et ton comm.

  9. christian JULIA 19 août

    je partage ton cri ! les mots peuvent parfois devenir des maux ! ils sont comme des flèches qui peuvent percer notre coeur, ou des fleurs qui guérissent notre âme. Les propos qui t’ont choqué m’ont choqué aussi. L’Afrique, le berceau de notre Humanité… et le regard d’un homme étroit, sans coeur et sans culture… et qui se permet de donner des leçons…
    Tendresses

    Réponse à Christian,
    Je crois comme toi que l’inculture, au moins sur le sujet est au coeur de ce dérapage contrôlé. Contrôlé par une vision de la relation à l’Afrique qui tient de la sujétion…
    Parce que les mots peuvent guérir crier par lécrit a mis de l’apaisement au flot généré par ce funeste discours. Merci pour ton indignation et bises

  10. Papotine 19 août

    Milla, je ne dis pas à Malaïka de ne pas se méfier et de ne pas s’en inquiéter…surtout pas, car cet homme représente sans aucun doute un grand danger…. oui, il faut s’insurger contre de tels propos, mais il ne faut pas se sentir bléssée … révoltée oui , blessée, non!
    …La bave d’un crapaud, ne doit pas ateindre la blanche colombe….

    Réponse à Papotine,

    C’est comme ça que j’avais compris tes mots. Comme je disais à Zara je dois travailler sur la faculté à me laisser blesser par de tels propos. Je dois être à fleur de peau sur certains sujets. Mais j’y travaillerai…

  11. binicaise 20 août

    Savoir toujours s’insurger contre les mauvaises paroles la haine le racisme c’est être vivant, ne pas avoir encore abdiqué , mais il est sur qu’il faut aussi savoir se protéger, car les blessures laissent des traces en nous.
    Je suis et resterai une rebelle mais maintenant je songe à ne pas me laisser atteindre dans mon Moi.
    Bises mon amie Jacqueline

    Réponse :
    Merci pour ton intervention. Je trouve ta façon de voir les choses sages. Je t’embrasse. Bises et encore merci


    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  12. Gibi 20 août

    Bonjour, il y aura tjrs des mots qui te feront souffrir hélàs……. Heureusement, il y a beaucoup de personnes qui pensent comme toi et j’en fais partie.
    Courage. Bises.
    Gibi.

    Réponse :
    Merci Gibi. La souffrance dure le temps d’un instant heureusement. La réflexion la suit et elle fait avancer. Merci pour ton commentaire. Bises

  13. Titophe 21 août

    Bonjour Malaïka,

    Oui, les extraits que tu as tirés de ce discours sont terriblement blessants, voire même insultants. Mais je dirais malheureusement que celà vient plus du fait qu’ils sont énoncés par un descendant des colonisateurs que par leur contenu lui-même. Je pense moi aussi que les traditions peuvent parfois être un poids terrible empêchant les remises en question pourtant nécessaires dans toute transformation. Je suis très mal placé pour en parler, aussi je t’invite à écouter Léonora Miano sur la courte vidéo que j’avais postée dans un ancien billet: L’Afrique va mal, à qui la faute?

    Réponse :
    Bonjour Titophe. Merci pour ton commentaire. Je trouve le discours entier insultant dans ce qui en est sous jacents. Les extraits ne sont que des points saillants d’une pensée insupportable, d’un sentiment de supériorité et d’une infantilisation de l’autre. J’ai d’allieurs pris le soin dans un autre billet de mettre en lien le discours en entier pour que chacun se fasse son opinion.
    Je ne partitionne pas le monde en descendants de colons et descendants de colonisés, établissant de fait le droit de penser ou non sur un sujet loin s’en faut. Ce serait un frein à mon épanouissement intellectuel et à ma capacité à appréhender le monde et ses enjeux et ce serait du totalitarisme intellectuel. L’histoire un notre patrimoine commun quels que soient nos ascendants et il nous appartient d’y poser un regard juste. Je suis tout à fait d’accord avec le fait que les traditions peuvent être un poids terrible et un frein progrès et au changement mais à mes yeux ceci ne retire rien à l’offense et à l’irrespect manifeste des propos tenus. L’identité filiale de celui qui les a prononcé n’est pas seule en cause, le contenu du discours en soi est d’autant plus insupportable qu’il prend sa source dans des théories largement datées et peu honorables à mon sens. Les mêmes propos seraient tenus par un descendant de colonisés je ne les trouverais pas moins insupportables, parce que la source de cette vision de ce qu’on a appelé « l’homme africain » à Dakar demeure la même : les théories racistes du 19ème siècle. Les propos de Léonora Miano je les avais entendus le jour de la diffusion de l’émission. Merci encore pour ton apport à ce billet
    .

  14. Papotine 21 août

    oui c’est cela Malaïka….

  15. Hady Ba 21 août

    Très chère Malaïka,

    Je viens de voir votre très gentil commentaire et il va de soi que vous pouvez faire ce que vous voulez de mon texte.
    Il se trouve que je suis un de vos lecteurs réguliers depuis un certain temps déja via Natty Dread et Doomou Reewmi. J’avoue qu’à la lecture du discours de Nicolas Sarkozy, j’étais partagé entre la consternation et la pitié pour les français qui ont mis à la tête de leur pays un individu si manifestement inculte et grossier.

    Bien cordialement,

    Hady

    Réponse :
    Cher Hady. Honorée de votre visite.
    Le texte du billet était si brillant que j’ai eu envie de le partager. Merci de m’y autoriser. Merci aussi à Natty alias « connecting people » :-)
    Bien à vous

  16. natty dread 21 août

    Merci ma soeur pour ces mots… ces mots si vrai et si sinceres, ces mots qui pleurent et qui cris mais en meme temps qui m’apaisent! Qui m’apaisent de savoir que les files et les fils de mama Africa, ou qu’ils soient dans le monde ne se laissent pas insulter gratuitement parce qu’ils gardent l’amour de la mama dans leur entraillent, dans leur tripes, parce qu’ils la laisseront pas se faire pietiner et insulter… MErci !
    j’espere que cela t’a fait du bien d’ecrire ma soeur. Moi je suis pas arrivée …

    grosse bises !

    ps : ton texte est puissant et ferai un slam qui tue !!! si tu permets j’aimerai le faire lire (en citant ton nom bien sur) à la prochaine soirée slam ce 26 aout Il ne sera pas lu par moi, j’oserai jamais monter sur scene mais j’aimerai tant qu’il soit entendu. Alleeeeeez dis oui pliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiz :)

    hady Contente de te retouver par ici

  17. natureinsolite 21 août

    quand les mots deviennent des maux…
    comme tout a été dit, je n’ai pas grand chose à ajouter! disons que je suis 100% d’accord avec ce que t’écrit zara whites et que j’aurais pu tenir ce même langage.
    bisous malaïka. marie.

  18. fulele 27 août

    Je suis profondément touché par ce texte. Bel hommage, d’une fille à sa mère, à notre mère à tous.
    Et c’est parceque qu’elle est notre mère à tous que je te remercie toi ma soeur Malaïka de lui rendre ce poignant hommage et que mon voeu le plus cher se réalise, celui qui lui rendra l’unité de sa famille que l’on a tant divisé pour nous empêché de laver notre linge ensemble.
    Merci encore pour ce texte, que dis-je ce poême bien plus qu’un hommage un plaidoyé pour une Mama Victime du parjure d’un Enfant qui ignore que la Terre qu’il ose insulter est celle de ces ancêtres et celle sans qui lui ne serait rien.
    force et vitalité à nos ancêtres.

    Dernière publication sur maat ou vanite ? : UN MONDE SANS LES NOIRS

  19. Sarkozy 17 janvier

    @Malaika, je vous emercie pour cette imagen;)

  20. tchitchi 23 septembre

    Je me sens rassérénée de voir que tu as exprimé ce j’ avais été obligée de ruminer pendant des semaines!!

    C’est sorti comme un cri irrépressible.

Laisser un commentaire

Couissiz |
Ker Gwen |
Le Blog de Coco |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Entrez dans mon univer de m...
| Réalité ou rêve ?
| formation-continue-à-l'ubo