Nicole C Mullen : Call on Jesus

http://www.dailymotion.com/video/1jbGNRLe60mmy5bv2

I’m so very ordinary
Nothing special on my own
I have never walked on water
I have never calmed a storm
Sometimes I’m hiding away
from the madness around me
Like a child who’s afraid of the dark

CHORUS:
But when I call on Jesus
All things are possible
I can mount on wings like eagles and soar
When I call on Jesus
Mountains are gonna fall
‘Cause He’ll move heaven
and earth to come rescue me when I call

lalalala….

Weary brother
Broken daughter
Widowed, widowed lover
You’re not alone
If you’re tired and
scared of the madness around you
If you can’t find the strength to carry on

CHORUS

Call Him in the mornin’
In the afternoon time
Late in the evenin’
He’ll be there
When your heart is broken
And you feel discouraged
You can just remember that He said
He’ll be there

CHORUS(2x)

lalalala….

 



Nicole C Mullen : My Redeemer lives

C’est la fondation de mon espérance. Mon coeur chante en accord avec la voix sublime de Nicole C Mullen : Mon Rédempteur vit !!!!!!!!!!

Amen !

http://www.dailymotion.com/video/11SuacQbOxBOw5bw4

Who taught the sun where to stand in the morning
Who told the ocean you an only come this far?
Who showed the moon where to hide ’til evening
Whose words alone can catch a falling star?

Well I know my Redeemer lives
I know my Redeemer lives
All of creation testify
This life within me cries
I know my Redeemer lives

The very same God that spins things in orbit
He runs to the weary, the worn and the weak
And the same gentle hands that hold me when I’m broken
They conquered death to bring me victory

Now I know my Redeemer lives
I know my Redemer lives
Let all creation testify
Let this life wihtin me cry
I know my Redeemer, He lives

To take away my shame
And He lives forever I’ll proclaim
That the payment for my sin
Was the precious life He gave
But now He’s alive
And there’s an empty grave.

And I know my Redeemer, He lives
I know my Redeemer lives
Let all creation testify
This life within me cries
I know my Redeemer lives



Fredericks, Goldman & Jones : Pas toi

Hommage à Carole Frédéricks est décédée A Dakar le jeudi 7 juin 2001 à 23:05 .

« Carole est née une première fois aux Etats-Unis, le pays de ses parents,de son enfance, de sa formation, de sa culture musicale.
Une seconde fois en France, pays de sa reconnaissance artistique, de ses amours et amis, de ses plaisirs, de son domicile.
Une troisième fois au Sénégal, le pays de ses racines, de son cœur, peut être celui où elle se sentait le mieux, le pays de son départ aussi.

Bien que profondément Américaine, Carole était un symbole de ce mixage de cultures qu’elle incarnait de la plus belle des façons : par sa voix, par la musique.[...] En France elle est toujours présente, par ses chansons et dans nombre de cœurs. A travers elle c’est aussi l’Amérique que nous aimons. » Jean-Jacques Goldman http://www.carolefredericks.net/Default.htm

Spéciale dédicace à Joelle E., amie de Carole Fredericks qui a vu ses derniers instants et a été bouleversée par cette mort subite.

http://www.dailymotion.com/video/OsgCa7lPAA9RE2TPw

Think

http://www.dailymotion.com/video/1iEj5znzC4Cxa6Mkb



Michel Berger : un mélodiste talentueux

michelberger.jpg

Une envie de dire en passant que Michel Berger était un mélodiste talentueux. Il avait une sensibilité qui manque. Bientôt quinze ans… C’est fou ce que le temps passe. Je me souviens du moment où j’ai appris sa mort. C’était dans une échoppe à Dakar (Fann) où j’étais en vacances. Je ne le savais pas mort et on racontait ses obsèques. Ca faisait bizarre, irréel, surréaliste. Il était jeune et j’aimais le voir avec France Gall, j’aimais la vérité apparente de son sourire et la générosité avec laquelle il avait avec d’autres comme Balavoine, ou Goldman fait retentir sa voix pour les enfants d’éthiopie. Il représentait pour moi une forme d’équilibre dans un univers dans lequel perdre les pédales semble plus habituel que le contraire.

Il a écrit de belles chansons pour de nombreux artistes et je me demande quelquefois comment il aurait évolué.

Hommage à celui qui est passé… 

La groupie du pianiste en duo avec France Gall

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Seras-tu là en duo avec Jean-Jacques Goldman

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Le Paradis Blanc

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Il y a tant de vagues et de fumée
Qu’on arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l’énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner
Il n’y aura plus d’abonné
Et plus d’idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là où le monde a commencé
Je m’en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu’on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d’enfant
Je m’en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d’argent
Comme, comme, comme avant
Y a tant de vagues, et tant d’idées
Qu’on arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner
Le jour où j’aurai tout donné
Que mes claviers seront usés
D’avoir osé
Toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé

Je m’en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s’amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant
Ce que c’est d’être vivant
Je m’en irai dormir dans le paradis blanc
Où l’air reste si pur
Qu’on se baigne dedans
A jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d’enfant
Comme, comme, comme avant
Parler aux poissons d’argent
Et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d’enfant
Comme avant



Cette absence : Partie 2

Il était son espoir, il désormais devenu sa douleur et son plus grand échec. Le rendez-vous manqué a jeté sur l’avenir un voile qui rend la vie un peu moins lumineuse. Il a eu tant de place tout au long de sa vie que le laisser partir est un deuil absolu. Deuil de sa vie de femme, deuil de ses rêves de mères, deuil de ses projections, le futur n’est plus. Seul le présent sera d’ici à l’éternité.

Il existe sûrement entre les cieux et elle mais elle n’a pas trouvé le chemin jusqu’à lui. Elle ne peut se résoudre à croire que le destin, ironique et cruel ait fait naître un désir, pour mieux ricaner à voir son agonie. Et des questions la hantent, sa mémoire voyage pour retrouver le jour où elle s’est trompée de route.

Ses entrailles ont tari, ses aussi yeux sont secs. Elle sera passée sur terre un souffle et puis plus rien. Qui fermera ses yeux et prolongera sa vie ? Quel bonheur sur la terre hors de la maternité alors qu’elle n’a vécu que pour cette rencontre : donner enfin la vie à son rêve d’enfant. Le bonheur pour elle, sans la maternité, n’est pas le bonheur mais juste quelques sourires dans une vallée de larmes. Elle pense aux petits bras qui n’entourent pas son cou. Elle pense à son odeur que son nez ne sent pas. Elle pense au mot « maman » banni de ses espoirs. Elle pense à leurs deux cœurs qui n’auront pas ensemble battu en harmonie avant sa naissance. Il est dur de se dire que le reste de sa vie elle aura pour compagne la douleur de la l’absence de son rêve d’enfant.

Elle se sent pour toujours la fille de ses parents, condamnée à être l’enfant sans jamais être mère. Elle sera la sœur, la tante, la cousine condamnée par une sentence dont le sens lui échappe à être celle qui est la mère de personne.

Elle n’est pas réveillée par les cris d’un bébé, ses vacances et sorties ne sont jamais contraintes. Libre comme l’air elle et après elle revient si le cœur lui en dit. Libertés amères, et contraintes espérées elle est bizarre la vie se dit-elle quand elle entend ses amies se plaindre de toutes leurs contraintes. Elles rêvent de liberté, elle envie leurs contraintes. Au milieu de tout ceci elle entend ça et là dire qu’une enfant apeurée abandonne son enfant parce qu’elle n’en voulait pas ou ne se sentait pas prête. Et de l’autre côté du lieu où elle vit une femme infanticide congèle des bébés. Ironie d’une vie ou certaines abandonnent et tuent des bébés que d’autres se meurent de ne pas avoir…

Autour d’elle elle entend ces mères qui disent « mon fils », ou qui disent « ma fille » des mots qui n’ont d’existence qu’au cœur de son silence, par la force des choses elle n’a pas le droit de prononcer ces mots.

Elle voulait espérer, mais mon corps l’a trahie et il a refermé à jamais ses espoirs bien plus vite que prévu. L’enfant ne viendra plus pour éclairer ma vie. Sur son lit d’hôpital elle les entend dire que tout s’est bien passé, l’opération disent-ils, a été un succès. La tumeur suspecte logée sur ses espoirs, a été enlevée, balayant ses rêves.

Elle est infirme de lui, et cette infirmité lui est réaffirmée chaque fois qu’on lui demande « avez-vous des enfants ? ». Au milieu des amies, elle est infirme de lui, au milieu des collègues elle est infirme de lui, et même dans sa famille, elle est infirme de lui. Il est des lieux classiques qui ne sont pas accessibles aux personnes handicapés, et ceux qui sont valides dans leur confort d’être ne voient pas pour plusieurs les limites posées à ces derniers par l’infirmité. Ils ne se doutent jamais du moment où ils entraînent celui qui est infirme au delà de ce que son corps l’autorise à faire. Et le voilà cloué, pétrifié de douleur, au milieu des célébrations de ceux qui sont valides. Telle est sa vie sans lui, sans l’enfant espéré, handicapée de lui. Lui son enfant rêvé, lui qu’elle n’a pas eu, lui dont douloureusement, elle apprend à faire le deuil.

Ce deuil elle doit le faire pour continuer la vie, il lui ouvre l’horizon, désert et solitude.

Elle à ces histoires insolites et fantaisistes qu’elle rêvait d’inventer pour lui présenter par l’imaginaire une enfance enchantée. Elle a rêvé de son rire, en entendant rire de ses neveux et nièces.

Autour d’elle ces mamans, certaines le sont par choix, tandis que d’autres non et elle au milieu d’elles se sait handicapée, infirme de cet enfant, de son enfant absent, celui qui n’est pas venu, et qui ne viendra pas. Elle doit faire bonne figure car ce n’est pas leur faute si l’enfant de ses rêves n’est jamais venu.

Sur le lit d’hôpital sur son visage des larmes, il n’y a plus d’espoir. Sur la table d’opération, pour lui sauver la vie, les chirurgiens ont tué ses espoirs d’être mère. Elle n’a pas trente neuf ans, il ne lui reste rien, sinon la certitude de cette terrible absence. Elle ne sera pas mère, elle ne sera jamais, heureuse qu’en pointillés. Cette absence majeure brise la linéarité de ses rêves de bonheur.



Cette absence : Partie 1

Depuis l’âge de sept ans, elle a vécu pour voir le jour de sa venue. Alors elle l’a attendu sans désespérer parce qu’au fond de son cœur, elle le savait en route. De chacune des rencontres qui croiseraient sa route elle ferait une étape qui la préparaient à cette ultime rencontre qui la compléterait. Ceux qui croisaient sa route devenaient des moyens pour l’aider à arriver au lieu de leur rencontre. Blessures et déceptions aussi violentes furent t’elles étaient euphémisées par le bonheur en marche. Elle a connu des ruptures, et des blessures intimes, mais la joie de l’attente, du jour de sa venue pansait comme par miracle les entailles sur son coeur. Le jour n’était pas là mais viendrait en son temps, il ne pouvait pas, en être autrement, car elle se savait née pour cette rencontre là. Tout au long de sa vie, c’était son évidence, son unique certitude, le sens même de sa vie. Celui dont le sourire lui guérirait le cœur, celui dont le regard panserait ses blessures ne pouvait à son sens ne pas venir à elle. Elle a vécu pour le jour où enfin il viendrait jusqu’à elle. Mais il n’est pas venu et elle l’a attendu. Elle n’avait rien à craindre il viendrait en ton temps, il ne pouvait manquer un rendez-vous prévu, dans sa perception depuis l’éternité.

Du jour où elle est née il a été en germe filigrane évidence, sa raison d’exister bien avant qu’à son tour elle atteigne l’âge adulte. Longtemps elle l’a cherché dans ses jouets d’enfants, elle le cherchait c’est vrai, mais ne le savait pas. Elle a comme d’autres femmes vécu bien des douleurs, mais l’espoir de sa venue pansait toutes ses blessures par anticipation. Consolation puisée dans sa grande espérance.

Mais il n’est pas venu, malgré son attente, il n’est pas venu malgré ses suppliques, un rendez-vous manqué de ceux qui dévastent l’être. Le temps a passé éloignant peu à peu sa plus belle rencontre, telle que fantasmée sur la terre des vivants. Elle l’avait imaginé, et donné mille visages, dont la seule constance était le sourire posé comme une lumière sur un visage heureux.

Le visage de son fils, ou celui de sa fille, le bébé dont l’existence lui garderait l’espoir. Mais il n’est pas venu, l’enfant de ses espoirs.

Mais il n’est pas venu, l’enfant de ses espoirs, ni fille ni garçon, il n’était que du vent, du vent dans son sein, du vent dans ses entrailles. Le vent de ses chimères, voici le vent qui souffle, emporte ses espoirs et ne laisse que la douleur.

Elle s’était toujours crue née pour être mère et elle s’est trompée. Dans ses bras il n’est pas, ses bras étreignent le vide, un vide laissé par l’être qui n’a jamais pourtant été un être réel. Mais il était présent par le désir de lui qui était tellement immense qu’il prenait plus de place que les vivants autour. Réel par le poids, du vide de son absence. Ce vide est plus réel que les rêves de lui qui ont l’ont accompagnée pendant plus de temps que le temps nécessaire pour conduire son rêve, du bébé à l’adulte. Son cœur étreint l’absence et ses entrailles se resserrent. Elle n’est pas une mère, au fond elle n’est pas s’étant toute sa vie vue mère de toutes mes fibres. Elle n’a fait que passer, son histoire sur cette terre se fermera en même temps que ses yeux au jour du grand voyage. Son fils n’est pas venu, sa fille n’est pas venue, l’enfant n’est pas venu, son avenir est nu.

 



Fuir le bonheur … Partie 2

Son visage s’imposa à sa mémoire et mit en berne tout ce qui n’était pas lui. Cet homme avait le pouvoir de verrouiller sa mémoire et reléguer dans l’accessoire ce qui était essentiel. Elle ne pensait plus à sa fille, elle ne pensait plus à son fils, ni à ses échecs d’épouse, ni à ces blessures de mère. Le visage, si jeune pourtant, remplissait le cadre ne laissant la place à rien ni personne d’autre. Puis le visage dans sa mémoire se mit en mouvement, s’animant de ce sourire qui la bouleversait et bientôt il s’accompagna du son de sa voix, de la profondeur de son rire. Le flot d’images qui défilait dans l’écran de sa mémoire étaient liées à cet homme, un homme très jeune, trop jeune pour elle, trop jeune pour la bienséance dictée par un surmoi persistant. Elle revoyait leurs promenades sur les quais, leurs discussions autour d’un livre, d’un auteur, prétextes divers pour se voir souvent sans creuser les raisons pour lesquelles ils étaient si souvent ensemble. Puis il y avait ces souvenirs dans l’appartement qu’elle s’apprêtait à quitter, souvenirs de soirées chaleureuses avec lui, assis dans son intérieur, comme une évidence. Souvenirs qui la ramenaient à sa solitude.

Le visage s’imposa à nouveau, le souvenir de la dernière rencontre et son regard posé sur elle racontant des douleurs indicibles qu’il s’obligeait à taire. Machinalement elle avait levé la main vers son visage dans une dérisoire tentative d’effacer la tristesse et la douleur qu’elle y lisait. La main de l’homme était venue à la rencontre de la sienne comme pour la réconforter à son tour. Son regard sur elle s’était fait tendre tandis qu’il raccompagnait ensuite sa main vers elle avant de tourner les talons. C’est elle qui lui avait demandé de partir, il n’avait fait qu’accéder à son injonction, mais il avait au fond des yeux des larmes et derrière elles le doute. Le souvenir de ce doute la hantait, la tourmentait. Elle s’en voulait d’avoir écrit la mélancolie sur ce visage, dans ce regard qui avant ne racontait que la joie de vivre et la foi en l’avenir.

Elle ne pouvait laisser ce doute subsister. Il fallait absolument qu’elle lui parle. Elle ne l’avait pas vu depuis près d’un an. Mais le souvenir de ces larmes retenues, du doute au fond de ce regard lui étaient intolérables. Il fallait qu’elle lui dise qu’il n s’était pas trompé, si elle ne pouvait rien contre les larmes et la tristesse elle se devait d’effacer le doute. Il fallait qu’il sache que jamais il n’avait quitté sa pensée et qu’elle portait son visage comme un tatouage sur son coeur. Les déménageurs ne seraient pas là avant une bonne demi-heure elle avait le temps de lui écrire. Elle s’assit sur le canapé et, se servant d’un carton comme d’une table elle commença à écrire une lettre à l’homme dont le visage ne quittait plus sa mémoire. L’homme qu’elle avait peur de rencontrer pour ne pas céder à la tentation du bonheur. Fuir le bonheur … Il fallait qu’il sache que ce n’était pas sa faute si leur histoire n’avait été qu’un fœtus de bonheur. C’était elle, handicapée de l’espérance et nécrosée du bonheur qui était incapable d’oser le bonheur, persuadée qu’elle était de ne pas le mériter, de ne pas être de celles que l’on aime sans partage. C’était elle l’infirme de l’instant qui se projetait systématiquement dans des lendemains dans lesquels elle était abandonnée, rejetée, irrémédiablement. Elle avait, inscrite dans sa structuration mentale, la certitude irrationnelle qu’elle était une femme de l’instant, une femme fardée qui ne pouvait cacher longtemps aux hommes qu’elle aimait le fait qu’elle ne les méritait pas. Elle se vivait comme une erreur, un leurre le temps que l’on réalise qui elle était derrière le maquillage. Elle qui petite fille n’avait pas été aimée de son père. Rejet fondateur qui allait structurer son rapport à elle, son rapport à l’autre, son rapport aux hommes.

Alors cet homme si jeune, bien plus jeune qu’elle qui levait vers elle des yeux pleins de promesses se trompait nécessairement. Elle e pouvait supporter de vivre le jour où il la rejetterait inexorablement. De lui ce rejet la détruirait. Il ne savait pas, elle devait le protéger, se protéger. Elle ne pouvait le rencontrer, écrire une lettre et disparaître avant de croire le message de son regard et oser la félicité.

Fuir le bonheur…



Tous les trois jours une femme meurt suite aux violences domestiques. Un numéro de téléphone : Le 39 19

femmepleurs.jpg

En France, derrière les portes closes de maisons et d’appartements, des coups pleuvent sur des êtres fragiles. Violences domestiques faites aux enfants, aux femmes, et même à des hommes dont la parole est encore bridée par la honte et la dépossession apparente de leur masculinité. Des coups qui meurtrissent les victimes, les dépossédant d’une légitime estime de soi. Des coups qui nient la dignité de l’autre et qui quelquefois ôtent la vie. Derrière les murs de nos villes, villages et quartiers, des voisins peut être sont livrés au déchaînement de cette intolérable, de cette femmequipleure.jpg inacceptable violence. 

Je voudrais mettre l’emphase sur l’une de ces violences, celle faite aux femmes qui, tous les trois jours tuent une femme, derrière les murs et les portes closes tout près de nous. Heureusement qu’il y a des personnes formées à écouter et à aider ces victimes de violences, pour sortir les mères et les enfants de l’emprise d’un compagnon violent. Il n’y a JAMAIS d’excuse à céder à la violence et à rouer de coup un autre être, plus fragile de surcroît. On a le choix de s’en aller avant que la violence triomphe de nous, on a le choixde demander de l’aide, on a le choix d’arrêter le poing dans la course vers le visage ou le corps de l’autre. On n’est JAMAIS responsable des coups qu’on nous assène. le coupable c’est celui qui frappe. Qui démolit l’autre à coups de poings comme si c’était un objet dépossedé d’âme, de libre arbitre, d’être. Les femmes sont battues derrière les portes closes des banlieues défavorisées et aussi de celles des quartiers huppés de Paris, de Lyon, de Marseille et d’autres villes. La violence est là dans toutes les couches de la société.

Courage à ces personnes victimes de violence conjugale dont les cris intérieurs sont baîllonnés par le peur de leur bourreau. Si vous lisez ceci et êtes victimes de violence conjugale, je vous en prie, appelez le 39 19.

________________________________

Trouvé sur le site de 20 mn, l’article qui suit a été réorganisé mais sans en modifier le moindre mot.

 http://www.20minutes.fr/article/145606/20070314-France-Femmes-battues-appelez-le-3919.php 

Selon les chiffres publiés dans une étude par la Délégation aux victimes, rattachée à la Direction générale de la police nationale, «168 personnes sont décédées en France en 2006, victimes de leur compagnon ou compagne», soit une femme tous les trois jours.  «Cette violence s’exerçant dans le cadre familial, 11 enfants ont également été victimes de violences mortelles exercées par le compagnon sur la mère», relève la Délégation. 
En incluant les suicides des auteurs et les homicides de tiers, ces «violences occasionnelles ont occasionné au total le décès de 228 personnes», précise-t-elle.  Cette étude montre que «la majorité des homicides conjugaux ont eu lieu dans des couples dont la situation matrimoniale était établie (concubinage, mariage)», et que «la séparation apparaît comme la cause la plus souvent présente dans le passage à l’acte des auteurs». Appeler le 39 19

Garantissant une réponse anonyme et personnalisée, dans toute la France, ce numéro, qui a le coût d’un appel local, est accessible du lundi au samedi de 8h à 22h, et les jours fériés de 10h à 20h.

Entre 11 à 23 écoutantes formées et spécialisées dans l’accueil et l’écoute des femmes victimes de violences conjugales seront mobilisées pour répondre aux demandes : assistantes sociales, éducatrices spécialisées et psychologues, qui répondront en plusieurs langues (français, anglais, arabe, espagnol).

 Quelques liens pour approfondir le sujet :

 Le silence des femmes battues : http://www.france5.fr/cdanslair/D00063/249/

Photograpier les femmes battues : http://sadin.rebelle.com/fr/femmes/

Le calvaire des femmes battues : http://ancien.lepoint.fr/dossiers_societe/document.html?did=133478

Tracy Chapman a chanté cette violence domestique qui tue il y a bien longtemps.  Cette chanson m’a bouleversé dès la première écoute et elle garde malheureusement une actualité transfrontalière.

http://www.dailymotion.com/video/5dm2NtD3h0E1e7zFw 

BEHIND THE WALL

Last night I heard the screaming
Loud voices behind the wall
Another sleepless night for me
Won’t do no good to call
The police
Always come late
If they come at all
And when they arrive
They say they can’t interfere
With domestic affairs
Between a man and his wife
As they walk out the door
The tears well up in her eyes
Last night I heard the screaming
Then a silence that chilled my soul
I prayed that I was dreaming
When I saw the ambulance in the road

And the policeman said
« I’m here to keep the peace
Will the crowd disperse
I think we all could use some sleep »



Tracy Chapman : bang bang

http://www.dailymotion.com/video/CRnZTbbCjajbNda57

What you go and do
You go and give the boy a gun
Now there ain’t place to run to
Ain’t no place to run to

When he hold it in his hand
He feel mighty he feel strong
Now there ain’t no place to run to
Ain’t no place to run

One day he may come back
Repay us for what we’ve done
Then where you gonna run to
Where you gonna run

But one fine day
All our problems will be solved
Bang bang bang
We’ll shoot him down

Give him drugs and give him candy
Anything to make him think he’s happy
And he won’t ever come for us
He won’t ever come

But if he does
And if there’s no one else around
Bang bang bang
We’ll shoot him down

If he preys only on his neighbors
Brothers sisters and friends
We’ll consider it a favor
We’ll consider justice done

But if he comes for you or me
And we can place a gun in his hand
Bang bang bang
We’ll shoot him dead

What you go and do
You go and give the boy a gun
Now there ain’t no place to run to
Ain’t no place to run

Now we’ll all be at his mercy
If he decides to hunt us down
Cause there ain’t no place to run to
Ain’t no place to run

If he wants the chances that you took from him
And nothing that you own
Then there’ll be no place to run to
There’ll be no place to run

And if he finds himself to be
A reflection of us all
Bang bang bang
He’ll shoot us down

Before you can raise your eyes to read
The writing on the wall
Bang bang bang
He’ll shoot you down

Before you can bridge the gulf between
And embrace him in your arms
Bang bang bang
He’ll shoot you down



Fuir le bonheur … :Partie 1

Les cartons étaient prêts. L’appartement lui semblait immense. Elle avait rangé vingt ans de sa vie dans des boîtes, des sacs et des cartons. Il était temps, elle le savait de tourner la page, de partir, de changer de vie. Partir avant de changer d’avis, partir avant de céder à la tentation, partir avant de risquer le bonheur. Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve chuchotait la voix de Jane Birkin portant les mots de Serge Gainsbourg. Elle avait été touchée par cette chanson il y a bien des années. La mélodie lui revenait, déposant sur ses lèvres un sourire amer. Ce chant l’histoire de sa vie. Les déménageurs n’allaient pas tarder à venir déplacer sa vie et l’emporter ailleurs, dans un autre lieu, lieu avec lequel tout serait à construire. Elle soupira.

 

Elle regarda sa montre. Les déménageurs ne seraient pas là avant au moins une heure. Elle se dirigea vers la baie vitrée. Combien qu’elle aimait cet appartement ! Il y avait dans ce lieu tant de souvenirs. La mémoire des murs résonnerait longtemps des rires de ses enfants. Les murs pourraient aussi raconter le silence qui avait pris possession de l’appartement après leur départ. C’est dans cet appartement qu’elle avait fait le deuil de sa vie de couple alors que son mari prenait la route d’un ailleurs qu’il anticipait meilleur. Un avenir au visage lisse et aux jambes interminables. Son avenir avait vingt-trois ans. Elle s’était sentie vieille alors qu’elle avait trente-huit ans. Dans les yeux celui qui la quittait elle s’était vue vieille et sans attraits. Quand il était parti, elle avait éprouvé un étrange soulagement. Pendant les dix huit ans qu’avaient duré leur relation elle avait vécu dans la hantise de ce moment. Le bonheur devait forcément cacher un malheur imminent. Le malheur présent la délivrait de l’angoisse qui l’avait accompagnée au cours des années.

 

Sa fille avait quitté la maison en septembre, préférant se rapprocher du campus universitaire. Son fils vivait à Londres depuis trois ans. L’appartement était devenu trop grand pour elle. Sa mémoire commença son voyage. Elle revoyait ses enfants grandir dans l’appartement. Elle les revoyait adolescents. Elle avait essayé d’être une bonne mère. Mais si l’on peut être une bonne mère selon ses propres critères, on ne l’est pas nécessairement dans ceux des principaux destinataire de la maternité, nos enfants. Elle n’avait visiblement pas été une bonne mère pour sa fille. Elle avait échoué dans ce rôle parce qu’elle n’avait pas su cacher à sa fille sa détresse liée au départ de son mari. Elle n’avait pas supporté le drame que sa mère n’avait su lui cacher. Elle n’avait pas supporté de la voir traîner en peignoir toute la journée, elle n’avait pas supporté la dépression de sa mère. L’adolescente était entrée en silence, puis en indifférence pour se protéger. Il y avait bien longtemps que sa fille ne lui avait pas offert la fraîcheur de son rire. Un fossé s’était inexorablement creusé entre la mère et la fille. Il n’y avait pas eu de cris, pas de crise ouverte, pas la moindre scène juste le silence qui avait entre elles pris plus d’espace que les mots. Sa fille avait quitté la maison en septembre, mais il y avait cinq ans qu’elles ne communiquaient plus, en réalité elle avait quitté la maison en même temps que son père elle n’avait fait qu’en matérialiser la réalité en septembre.

 

En septembre son fils lui avait annoncé qu’il allait se marier avec une jeune femme rencontrée en Angleterre. Il n’avait jamais été très disert. C’était un adolescent studieux et féru de nouvelles technologies. Il travaillait dans une grande multinationale d’informatique dans le département de recherche et de développement. Elle n’avait pas osé lui demander s’il était heureux. Son fils ne parlait pas avec elle de sentiments. Il était partisan de l’économie des mots, essentialiste du verbe il se lassait vite des périphrases et autres circonlocutions. Mais il y avait quelque chose dans sa voix qui lui disait que son fils avait trouvé sa voie et le chemin de son épanouissement. Elle s’était sentie heureuse pour son grand garçon, mais elle avait aussi noté qu’il n’avait pas besoin d’elle pour l’organisation de son mariage. En raccrochant le téléphone ce jour là, elle s’était sentie vieille. Ses enfants n’avaient plus besoin d’elle. Triste mois de septembre. A la fin du mois de septembre elle l’avait rencontré. Fuir le bonheur…

 



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