La force des mots et leur faiblesse

pourtoi.gif

Quelquefois sans le vouloir nous faisons de la peine à des personnes auxquelles nous n’aurions pas voulu en faire. J’aime les mots parce qu’ils portent les expressions de l’âme et parce qu’ils ont la vertu de dévoiler ce qui est tapi en nous pour s’offrir à l’autre. J’aime les mots parce qu’ils ont la vertu de nous vider des poisons intérieurs pour faire sortir la douleur par l’écrit. L’écrit devient cri. Cri de douleur, cri de colère, cri pour la justice. Le cri s’écrit et nous libère. Mais il se trouve que la faiblesse des mots trouve son essence dans ce qui fait leur force. Les mots ont en eux la force de laisser des traces et des marques dans ceux qui les lisent et les reçoivent. Leur faiblesse c’est ce qui fait leur force car ils peuvent laisser des traces inattendues celles qui éveillent la peine ou la douleur. Quelques fois nous voudrions d’un trait de plume d’un seul  en effacer les effets involontaires.

pardon.gif

Revenir en arrière pour que ce qui est fait n’ait jamais existé. On le voudrait bien, mais ce n’est pas possible. Les mots comme les actes ont une force intrinsèque et l’on n’y peut rien. La prudence est de mise quand l’on se sert des mots parce qu’ils peuvent servir le contraire de nos voeux.

J’ai posté un billet dans la nuit. Il a fait de la peine à une de mes amies du net. Je l’ai ôté mais trop tard. Il avait fait du mal. Un mal que je n’avais pas anticipé n’ayant qu’une vision parcelaire de ce que je livrais. On ne peut pas se mettre à la place d’un autre. Les limites de l’empathie sont là. Maladresse des mots, inopportunité du verbe. La parole guérit certes, mais la parole blesse aussi. Pardon pour avoir remué des souvenirs douloureux. Pardon à toi qui te reconnais.

Peut-être avez-vous croisé ce billet le temps d’une visite, il me semblait juste de dire pourquoi il n’est plus là.

Cet épisode m’a conduite à une réflexion sur les mots, le rapport à eux et à mon rapport à eux. L’expérience m’a montré que les mots peuvent être vecteurs de maux. Il se trouve qu’ils peuvent l’être sans que l’intention soit de faire du mal.

J’aime les mots parce qu’ils sont forts. Leur force est telle que, quand ils sortent de nous pour aller vers l’autre, ils portent parfois des sens qui dépassent nos intentions premières. Puissance des mots qui prennent leur indépendance et dont le retour surprend celui qui les envoie. Parfois ils nous surprennent en faisant du bien à l’autre, en lui ouvrant des horizons de réflexion, d’émotion, de beauté. D’autres fois, ils nous surprennent en suscitant de la peine…

L’expérience d’aujoud’hui me conduit à réfléchir sur les mots, le rapport à eux et l’incapacité que nous avons à les apprivoiser réellement. J’aime les mots parce qu’ils sont libres, plus libres que moi tout compte fait. Et vous quel rapport aux mots ?

Bonne journée à tous !



29 commentaires

  1. Marie 20 février

    Un mea culpa qui n’a pas lieu d’être. Malaïka, j’ai croisé ce billet bien trop vite certes, mais je n’y ai vu qu’empathie et amour. Je n’ai pas souvenir d’impairs qui se soient glissés dans tes mots.

    Il n’y a pas de recette miracle pour aider l’autre, surtout lorsqu’il n’est pas prêt à entendre ou à comprendre. Le chemin qu’il reste à parcourir pour chacun nous est inconnu.
    C’est une leçon que j’ai apprise il n’y a pas si longtemps et que je résumerais ainsi : on ne peut aider, soulager ou amener à la guérison, l’autre contre sa volonté!

    Et quand nos qualités deviennent des défauts… Ceci se passe quand à vouloir trop bien faire, on pousse le bouchon un peu trop loin… Trop d’insistance, trop de mots, trop de paroles. Même si ces mots ou ces paroles sont censées apporter un peu de lumière, cette intention ne sera pas forcément bien reçue, parce-que incomprise.

    Ne te sens pas responsable, car tu ne l’es pas!
    Bises. Marie.

  2. Tao le chat 20 février

    mais c’est tres difficile tu sais de communiquer uniquement par le net ..les mots peuvent etre mal interprétés sans le secours du regard, des gestes et sans les inflexions de la voix..c’est bien pour cela d’ailleurs que l’on a créé les smileys ! ne sois pas triste, tu t’es excusée et je suis sure que tu seras bientôt pardonnée

  3. Malaïka 20 février

    Bonjour Marie,

    « Trop d’insistance, trop de mots, trop de paroles. Même si ces mots ou ces paroles sont censées apporter un peu de lumière, cette intention ne sera pas forcément bien reçue, parce-que incomprise. »

    Je te remercie de nous donner cette réflexion sur les mots. L’insistance des mots peut être transgression de la liberté de l’autre de ne pas les recevoir. L’intention de bien faire peut être violence inconsciente faite à l’autre. Merci pour ta réflexion qui nourrit la mienne et me fait avancer.
    Bisous et merci pour ta visite.
    Malaïka

  4. Malaïka 20 février

    Bonjour Tao,
    Merci pour ta visite.
    Je ne suis pas triste ne t’en fais pas. Et mon amie du net fort heureusement ne m’en veut pas du tout. Simplement la situation m’a conduite à réfléchir sur les mots. L’hélice de la machine à cogiter s’est mis en route, et ceci est le fruit de cette réflexion.
    Très bonne journée.
    Malaïka

  5. etoile 20 février

    les mots ecrits ne sont parfois pas recu comme on l’espere, c est comme je me souviens a l ecole quand on travaillait sur un poeme d un auteur connu, et que l on devait dire ce que l auteur pensait lorsqu il avait ecrit ces mots…je me souviens avoir souvent penser, comment peut on reussir a savoir ce que l auteur voulait vraiment dire, ce qu il pensait en ecrivant a ce moment la, les professeurs avaient toujours une reponse…la bonne?…j en doute, les eleves avaient tous une interpretation differente…c est un exemple pour dire que les mots peuvent etre interpretes de differentes facons et qu il est impossible de savoir vraiment les pensees fortes et reelles d un auteur…
    Moi, lorsque j ecris, je ne pense pas, ca vient tout seul et je laisse tel que c est quand ce sont des poemes…
    par contre je peux parler de ma vie, reellement par la voix, je suis une grande bavarde lol, le probleme c est que des fois, meme souvent, apres je culpabilise et je me dis que j ai trop parle’, mais quand je dis cela aux personnes avec qui j ai parle’, elles me disent que ca ne les derange pas, ca n empeche que je m excuse a chaque fois ….peur de blesser, de decevoir par mes mots dits, ces mots que par ecrit je n arrive pas a les mettre, pourquoi, je ne sais pas encore…
    tout cela pour te dire, continues d ecrire, et si tu penses que tes mots peuvent blesser, dis toi que la personne concernee viendra te voir pour te merci, et oui moi je ne vois qu un merci car tes mots ne sont que mots d espoir, mots de maux, mots de la vie, mots de ta vie…mots de toi tout simplement, dans une tournure, une ecriture qui coulent si bien, que la lecture en est des plus agreable, ne t arette pas sur ce si beau chemin, bisous, etoile

  6. Malaïka 20 février

    Le mystère des mots. Les mots comme supports de la pensée et outils de communication. Les comme masques aussi de l’être profond, paravents de notre intime. Quand j’écris ils coulent et je me laisse porter là où ils me mènent. Quelquefois ils me suprennent quand ils s’envolent en toute liberté. A d’autres moments je les tiens en captivité pour les contraindre à accompagner une idée. Mais ils sont libres et me surprennent. Ca m’arrive quand je me risque à la poésie de me laisser surprendre par eux, mais aussi de les encadrer.
    Merci pour ta réception de mes mots et pour ta fidélité. merci aussi pour les mots que tu livres sur ton blog.
    Bisous
    Malaïka

  7. fleurdesel 20 février

    Je n’ai pas lu le billet dont tu parles, j’ai beaucoup de mal à être sur la plan^ète blog en ce moment, et m’en excuse auprès de toi si je ne peus être présente sur le tien…. Mais mes pensées se tournet vers toi….
    Les mots peuvent comme tu le dis si bien être vecteur de maladresse…. Mais venant de toi, il m’étonnerait fort que se soit dans une intention blessante… Certes que les mots ravivent des souvenirs. Mais il est vrai que chez toi les mots sont doux et plein d’amour, toujours tourné vers l’autre, et c’est ce que j’aime chez toi…
    Bisous à Toi Malaïka, et merci de ta fidélité.
    Fleur de Sel

  8. Malaïka 20 février

    Chère Fleur de Sel,

    Merci pour ton passage et pour tes mots. Je sais que l’amie dont je parle a été blessée non par moi mais par les souvenirs que le contenu du billet portait. Je sais qu’elle ne m’en veut pas. J’ai été peinée d’avoir fait de la peine de manière involontaire. Parfois on essaie d »être empathique mais pour n’avoir pas vécu les choses plutôt que de consoler on rouvre les vannes de la douleur. J’ai ôté le post pour cette raison aussi. Parce qu’il pouvait avoir cette résonnance chez d’autres.

    Merci de tout coeur pour la délicatesse de tes mots et pour ton amitié.

    Bisous à toi et merci pour tout.

    Malaïka

  9. envolée sauvage 20 février

    la parole est d’argent, le silence est d’or …. ! mais parfois, il est nécessaire de parler pour crever un abcès ou pour juste dire à qq’un « je t’aime » ! mais c’est vrai que les mots peuvent parfois aussi blesser ! même sans intention notoire, ils nous échappent et on voudrait se couper la langue ! mais trop tard ! ils sont partis !!!
    Par contre, ils sont si doux à l’oreille quand ils ne sont que tendresse et amitié !!
    gros bisous pour toi Malaïka et bonne soirée

  10. tanette 20 février

    Merci pour tes mots que tu manies si bien. Il m’est arrivé récemment de blesser quelqu’un parce que j’avais écrit des mots dans un contexte qui n’était pas du tout celui dans lequel elle était pour les recevoir… Mais peut-être à un moment de notre évolution devons-nous entendre ou lire des choses qui ne nous font pas forcément plaisir mais qui sont à propos pour nous faire avancer….Qu’en penses-tu ? Merci en tous cas tes articles sont très intéressants.

  11. Malaïka 20 février

    Merci Envolée pour ton intervention. Les mots finalement précieux pour dire et faire du bien. Pour consoler et communiquer de l’amour peuvent être une arme à double tranchant et, dits légèrement ils peuvent faire du mail. Apprivoiser les mots ou notre rapport aux mots c’est tout un programme. Et si la clé était le fait d’apprivoiser nos émotions pour mieux libérer les mots ? Qu’en pense-tu ?
    Bisous et bonne soirée
    Malaïka

  12. Malaïka 20 février

    Bonsoir Tanette,
    Merci pour ton passage et pour cette belle intervention.
    C’est vrai que quelquefois nous disons des choses mal à propos et nous blessons ou heurtons quelqu’un. Ceux qui nous aiment ont heureusement la possibilité de nous dire des choses que nous n’apprécions pas mais qui à terme nous font avancer. La prudence qu’il me semble devoir avoie c’est le choix des mots et celui de dire les choses sans empiéter sur la liberté de l’autre de nous entendre ou pas.
    C’est pas évident de résister au désir de « sauver » l’autre n’est-ce pas ?
    Merci pour ton appréciation des articles et très bonne soirée.
    Bien à toi
    Malaïka

  13. binicaise 20 février

    Je n’ia pas voulu que ce texte soit supprimé il était magnifiquement bien écrit, il avait une telle tonalité que j’ai eu mal en le lisant mais ce que j’ai exprimé ne voulait pas être une censure loin de là.
    J’

    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  14. binicaise 20 février

    Mon message a été considéré comme doublon par le logiciel.
    Je n’ai surtout pas voulu que tu supprimes ce texte même si je l’avais trouvé très triste.Il était d’une grande beauté par l’amour qu’il exprimait.Tu n’as pas à être pardonnée, je ne t’en ai pas voulu un seul instant
    Tu peux être assurée de mon amitié sincère.Jacqueline

    Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.

  15. Malaïka 20 février

    Ma chère Jacqueline,

    Ne t’en fais pas. Je n’ai pas considéré ta tristesse exprimée à juste titre comme une censure, mais ta peine pouvait être celles de plusieurs autres qui n’auraient pas eu la même liberté de dire ce qu’ils ressentent. C’est pour toi et pour eux que j’ai préféré le supprimer. Merci pour ton message qui me touche. Merci d’avoir apprécié le texte malgré ce qu’il remuait et qui est si douloureux. Tu as un coeur magnifique.
    Je t’embrasse et te remercie pour ta délicatesse.
    Ton amie
    Malaïka

  16. sylvin 20 février

    Comme ces reflexions sonnent justes….Que c’est difficile d’écrire en respectant la richesse des Mots. j’ai moi même fait mal, très mal. cette pauvreté m’accable, car souvent on veut se rattrapper et on fait pire…encore pire…comme quelqu’un pris dans les sables mouvants seule une main extérieure peut nous sauver.

  17. Malaïka 20 février

    Merci Sylvin de participer à cette réflexion.
    Merci pour la richesse de ton intervention.
    J’aime beaucoup l’image de sables mouvants des mots quand nous n’en avons plus le contrôle. Parfois on essaie de rattraper une maladresse et en s’enlise. Puissions nous trouver toujours cette main extérieure qui nous aide à ne pas nous enfoncer davantage. J’aime beaucoup cette image. Merci Sylvin.
    Bonns soirée
    Malaïka

  18. envolée sauvage 21 février

    oui tu as raison Malaïka !! je suis tout à fait d’accord avec toi ! le fait de savoir « s’apprivoiser » soi même, revient à dire « aime toi d’abord, et tu sauras aimer les autres ensuite » !
    Mais je crois (enfin je pense) que pour savoir s’apprivoiser, il faut savoir se remettre en question chaque jour et surtout penser à l’autre !
    Si les gens se disaient « est ce que j’aimerais qu’on me fasse ça, ou qu’on me dise ça ? » et que la réponse est « oui », alors aucun problème !
    Mais dans notre monde, les gens parlent trop vite !
    Certains reconnaissent, d’autres pas du tout ! et je me souviens d’un fait qui c’est passé au bureau : je n’en raconterai pas les termes, mais j’ai été blessée par les mots d’une amie, qui a simplement voulu blaguer ce jour là !
    As tu remarqué que c’est souvent en s’amusant que des mots (plus hauts que d’autres) sortent involontairement ?
    cela a toujours été ma hantise : blesser qq’un alors que je ne le voulais pas !
    Mais cela arrive malheureusement ! les mots que l’on dit, sont mal interprétés ou mal compris et tout le sens diffère ! et ce n’était pas le but !
    Mais je crois aussi, que si ces mots ont choqué une amie, elle oubliera vite car l’amitié est plus forte que les mots.
    tu ne le penses pas ?
    bisous bisousssssssssssssss

  19. Malaïka 21 février

    « Mais je crois (enfin je pense) que pour savoir s’apprivoiser, il faut savoir se remettre en question chaque jour et surtout penser à l’autre ! » Je suis de ton avis. Se remettre en question est essentiel. Repenser son rapport à l’autre en repensant ce que l’on tolérerait pour soi. C’est vrai que les blagues, les plaisanteries sont souvent bien cruelles. Combien de fois sommes nous spectateurs des effets d’un mot qui fuse et que l’on ne peut rattraper. Mais heureusement que les fondations d’une amitié véritable résistent à la maladresse des mots.

    Dans le cas dont je parlais dans le billet, mon amie n’a pas été choquée. J’ai enlevé le billet parce que je l’ai involontairement attristée.
    Elle ne m’en a pas voulu et ça ne me surprend pas vu son grand coeur.

    Merci pour tes interventions qui font avancer ma, notre rélexion.
    Bisous

    Malaïka

  20. balaline 21 février

    J’essaie de rester prudente dans « mes mots », pourtant je me trouve facilement emportée par mon enthousiasme et l’envie de rebondir sur certains messages, certaines poésies qui me parlent plus que d’autres ! l’écrit semble plus aisé et pourtant il recèle les pièges du décalage de nos pensées parfois, de notre vécu , de notre sensibilité ! avancer à petits pas ,oui, mais parfois nous avons besoin de nous libérer, de nous laiser emporter par la vague qui passe…. juste come maintenant !!!! bisous Malaïka ,bonne soirée !

  21. yasmine 21 février

    Bonjour Malaika

    Je réponds à ma manière sur ton superbe texte et ta si délicate façon de t’excuser auprés de ton amie!Les mots, cemoyen d’expresssion fascinnant auquel j’accorde personellemnt trop d’importance!
    voici donc ma réponse

    Il est des mots en velours à moitié prononcés, le type de mots qui au contact avec l’ouie se tissent en étoffe satinée enveloppant tout votre corps ! Hélas, des mots que l’on n’entend pas souvent !

    Il existe des mots qui à peine dis, sonnent si fort à l’intérieur qu’ils ravagent tout à leur passage même la plus solide des branches : celle du regret.

    Certains mots prennent en charge et en toute douceur, une si veille peine et arrivent à dépoussiérer le toit mal bâti d’une si pauvre vie !

    Il y’a aussi ces mots en dentelle qui tellement fins ont le même effet qu’une légère brise de printemps sur une âme en cavale. Il arrive qu’un seul mot, balance, transforme et jette son ancre dans la mer bleue d’une existence brumeuse tel que : « tu me manques » !!

    Imbibé de sensations fortes, fragile car humain, l’être, vit, se ressource et évolue grâce aux mots. Un lien ombilical avec le monde des lettres et un besoin vital de ces « choses » qui ne se traduisent qu’à travers les mots !

    C’est pourquoi un mot dis après un silence est un mot qui pèse lourd car le fruit d’une certitude et d’une réflexion, hormis, le terme « je t’aime » lui, sort tout seul sans préambule, sans préface, ni introduction et oh !combien fort ;

    Et ces mots inventés ,tel une caresse verbale,qui rôdent tout autour d’une vie tachée de tourmentes et d’embuscades,finissent par lui assurer un bien être hors définition !

    Combien d’âmes, d’existences ont pu être repêchées à temps d’un océan en pleine tempête grâce à quelques mots !

    Combien d’ombres cloîtrées, isolées car trahies par le temps, ont réapparues le sourire dessiné sur les lèvres car sauvées juste par un mot.

    Mais ils existe d’autres mots hélas, qui tellement mal dis, mal pesés, qu’ils creusent en profondeur sans pitié, cisaillent, découpent et poursuivent le chemin sans remord aucun ; à ces mots là je dis « non » et je ferme à double tour le plus petit bout de mon chemin.

  22. cergie 23 février

    J’ai coutume de dire que je n’ai pas peur du futur mais du passé
    Sur le passé on ne peut revenir en effet
    Je le réalise en lisant ta lettre
    Blesser c’est vite fait
    Par exemple afficher sa joie d’être mère face à qqn qui ne peut l’être ou a perdu un enfant
    D’avoir un bel amour face à qqn qui a perdu le sien
    Il faut faire attention de ne pas blesser, mais ds la vie on est face à ça aussi
    Ce n’est pas facile, surtout que là on ne sait qui va passer et lire ce qu’on a écrit sans mauvaise intention
    C’est bien que tu aies retiré cette note et que tu t’en sois expliqué Ca permet malgré tout de réfléchir

  23. leblog 26 février

    Oui les mots peuvent faire mal, mais nous ne sommes pas parfaits, l’important c’est de pouvoir reconnaître ses erreurs quand il y a erreur dialoguer et se dire que la vie est courte, alors ne soyons pas trop durs les uns envers les autres.
    le pardon peut faire tellement de bien, autorisons nous nos imperfections.
    bonne soirée

  24. Malaïka 26 février

    Bonsoir Leblog,

    Merci pour ton intervention. Je suis d’accord avec ce que tu partages. Se tromper, être maladroit, ça fait partie de notre essence ce sur quoi nous pouvons agir c’est éviter de couper la communication avec l’aautre et c’est vrau reconnaître qu’on s’est trompé.
    Bonne soirée

  25. Brigitte 28 février

    J’ai un rapport aux mots très fort. Littéraire dans l’âme, ils sont l’expression nécessaire de ma pensée, de mes sentiments, de mon vécu. A fortiori sur un blog.
    Pour ce qui est de leur résonnance chez ceux qui nous lisent, nous ne pouvons prévoir. Aussi jetons-nous ces quelques mots au hasard de la toile en espérant qu’ils ne blesseront pas. Mais on ne sait pas.

  26. Malaïka 3 mars

    Merci Brigitte pour ton passage et pour ce que tu nous partages. Comme à toi les mots me sont nécessaires. Ton approche « naturelle » de l’écrit me parle… Merci !!!!

  27. Hamid 2 juillet

    J’aurais souhaité prendre connaissance du billet cependant votre analyse sur les mots est fortement appréciée. Ma question est simplement technique…le temps qu’il t’a fallu pour t’appercevoir que tes mots sont inappropriés et dans quel contexte ils ont ete écrits

  28. Malaïka 13 juillet

    Bonjour Hamid,
    Désolée de n’avoir pas pu répondre plus tôt. Je me suis rendue compte que mes mots étaient inappropriés à la réaction d’une amie du blog. J’ai effacé le post immédiatemment mais triste de l’avoir blessée j’ai été amenée à réfléchir sur la question des mots et de leur force et faiblesse.
    Amicalement

  29. phil 11 décembre

    les mots peuvent expliquer ou soulager les maux, n’importe qui a besoin d’entendre un jour…un mot.

Laisser un commentaire

Couissiz |
Ker Gwen |
Le Blog de Coco |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Entrez dans mon univer de m...
| Réalité ou rêve ?
| formation-continue-à-l'ubo